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Que le spectacle commence !

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MessageSujet: Que le spectacle commence !   Lun 11 Déc 2017 - 18:23
Que le spectacle commence
Statut du sujet :  Privé ft. Donna Holloway ▬ Envoyez moi un mp pour nous rejoindre
Date du rp : 16 octobre 2017
Météo & moment de la journée : soirée, nuageux
Autre : stade



J’étais seul dans les coulisses. Face à un miroir, je ne voyais que le visage d’un homme terne. Je n’avais aucun plaisir à être ici. J’avais d’autres chats à fouetter. Mais j’avais beau vouloir me venger de la mort de ma famille et le Ghost Rider pouvait aisément se passer de nourriture, de boisson et de sommeil, j’avais encore une partie humaine qui avait des besoins à satisfaire. Et pour satisfaire ses besoins, j’avais besoin d’argent. C’était ainsi que je me retrouvais là, à attendre mon tour. On m’avait demandé de battre un de mes exploits passés : un saut au-dessus de 22 voitures. Je soupirai. A combien de temps remonte le temps où j’étais insouciant ? Beaucoup trop.

Une main frappa à la porte de mon vestiaire et une voix d’homme me fit comprendre que ça allait bientôt être mon tour. Me levant, je regardai une dernière fois la photo que je tenais dans ma main : le dernier vestige de ma famille disparut. La rangeant, je sortis de mon antre. En réalité, mon exploit ne devait servir que d’un prétexte pour mettre en avant une star montante de la moto. Toute la publicité avait été faite autour d’un duel : « L’ancien génération contre la nouvelle génération. Johnny Blaze vs Alain Smith. Le duel au sommet ! » Nom bien pompeux, sachant que tout était truqué. Je devais perdre et cette pensée m’ennuyait quelque peu. Ce n’était pas que je me souciais réellement de ma réputation, mais plutôt que même le monde de la moto et de la cascade en soit réduit à cette mascarade. J’espérais au moins que cet adversaire avait du talent.

Encore en coulisse, je pus admirer les mouvements de mon adversaire et ce que je voyais me déplorer. Les seuls mérites qu’il avait étaient ses capacités de mise en scène, à base de pyrotechnie, et sa capacité naturelle à paraître. Un visage lisse, une tignasse parfaitement coiffée, un sourire ravageur pour la gente féminine… De quoi plaire, mais point de vue technique, il n’était pas bien avancé. Si sa moto n’était pas aussi neuve, il ne pourrait même pas faire le quart de ses actions qui n’étaient pas bien impressionnantes : sauts dans des cercles, figures aériennes, assez simples dans l’ensemble, saut au-dessus de 3 camions. Rien de bien incroyable pour un chevronné en cascade.

Une fois son spectacle achevé, le présentateur commença à s’exprimer.
« Voilà le talent I N C R O Y A B L E du jeune Alain Smith. Maintenant, je vous demande de vous préparer pour la démonstration de son adversaire pour ce grand duel au sommet. Cet adversaire va réaliser un saut au-dessus de 25 voitures. Je vous demande d’accueillir l’élève du grand Crash Simpson : JOHNNY BLAZE. »

Durant tout le long de sa tirade, le décor précédent avait été retiré à l’aide de nombreux ouvriers pour y planter le mien. 25 voitures et deux rampes me permettant mon saut. Une fois que mon nom avait été prononcé, j’avais démarré à pleine vitesse depuis les coulisses, déjà enfourchés sur ma moto. Sortant à pleine vitesse, je partis en flèche et, sans hésitation, je roulais sur la première rampe et semblai m’envoler alors que je passais au-dessus des nombreuses voitures. C’est seulement après quelques secondes que je réattéris sain et sauf de l’autre côté. Stoppant ma course effrénée, je descendis de ma moto, retirai on casque et saluai la foule. Je pus admirer le stade dans lequel je me trouvais. Un stade de 10 000 personnes, deux écrans géants permettant de voir au mieux l’action et qui étaient en train de me filmer. Mon visage, fermé, à la vue de tous, obligea le présentateur à mettre terme à mon apparition pour éviter que ma mauvaise humeur mette à mal toute l’excitation qui l’avait pu mettre en place jusqu’ici.

« Mesdames et messieurs, vous venez de voir le meilleur de ces deux grands cascadeurs ! Le duel aura lieu juste après cette petite pause. »
Vu son annonce, je me retirai dans les coulisses attendant la fin de la pause. EN tout cas, ce présentateur savait comment animer son public. Il avait commencé par montrer quelques cascadeurs pour mettre l’eau à la bouche, ensuite, il a montré de grands noms du milieu, pour finir par la super star, qui est le héros du jour, face à son adversaire incroyable, moi. Jetant un dernier coup d’œil en arrière, je pus apercevoir des vendeurs se déplacer un peu partout. Certaines choses ne changent jamais…
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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence !   Sam 16 Déc 2017 - 1:24
The show must go on !

Perdue dans mes pensées, j’ai un peu de mal à réaliser que je suis bien venue ici. Même si c’est le plus en haut possible et que le spectacle n’est pas mon genre de préférence, je fais acte de présence pour savoir juger et jauger mes pouvoirs. Me focaliser sur quelqu’un en particulier, où sur moi où sur rien. C’est faisable, je le sais, j’en suis convaincue. A quoi bon me donner ces présents, s’ils ne sont là que pour pourrir ma vie. Non, mes pouvoirs sont là pour autre chose.

Je n’étais pas certaine que c’était la bonne solution, mais s’il y a une solution, c’est qu’il n’y a pas de problème. Je ne peux pas entendre,  ni comprendre la moitié de ce qu’il se passe dans leurs esprits. J’entends les cris, l’excitation, le respect, la jalousie, l’admiration, la colère parfois même. Mon regard oscille entre le spectacle devant moi, qui reste, tout de même, très impressionnant, mais j’essaie surtout de mettre des visages sur des pensées où bien, tout simplement, de les faire cesser, de les éloigner. J’essaie de me concentrer, sur le spectacle, ces figures, ces cascades, ce jeu perpétuel contre la mort. C’est dangereux et je ressens une autre pointe d’excitation. Du cascadeur ? Du public ? Des fans ? De l’équipe organisatrice ? C’est un bordel et des émotions que je ne connais que peu ou pas se diffusent. Les pensées traversent mon esprit alors que mon regard semble, après tout, apprécier le spectacle. C’est se libérer de soi, se faire confiance, confiance en sa vie et son destin. J’en serais incapable, mais je peux comprendre ce besoin de lâcher prise.

Les visages des deux stars apparaissent sur les écrans. L’un, jeune et confiant, amoureux de son public, baignant dans la luxure de leur applaudissement. L’autre plus âgé, plus d’applaudissement pour une carrière plus grande et pourtant, ce regard si… Vide ? Est-il blasé de ce qu’il a toujours connu ?

Une envie pressante se fait ressentir. Ca m’arrange, je dois et veut partir de cet endroit, profitant de la pause, oui, mais surtout après avoir compris que ça n’était pas la bonne manière de réagir en fonction de mon état. C’est en faisant des erreurs que l’on grandi. Grandir n’est pas juste une question d’âge.

Un groupe de groupie qui hurle fait son apparition. Le service de sécurité semble débordé par ces « fans » voulant approcher la star du moment.  Leur cri, leur joie, leur excitation –dans tous les sens du terme-, tout ce qu’elles me renvoient me fait mal à la tête. Rester ici, dans ce couloir, n’est pas l’idée du siècle, surtout si le service de sécurité me prend pour l’une d’entre elles. Je recule d’un pas, jusqu’à ce que mon dos touche une poignée de porte. Aussitôt, je la tourne pour m’engouffrer dans cette pièce, refermant la porte, m’y adossant, la tête brisée par une grimace de douleur. Ferme ton esprit Donna ! Ferme ce fichu esprit !

- Une seconde…Je vous en prie…


Je sais que je ne suis pas seule. Une main cache mon visage, je ferme les yeux, je tente de respirer, de me calmer, d’oublier au maximum les voix qui se heurte dans ma tête. Tous ses esprits, plusieurs centaines de personnes qui hurlent en elle et qui se répercute en moi. Bon sang Donna, tu as d’autre idée de génie ? Venir ici… Crétine. Je m’en veux et pourtant… Ca n’était pas si insurmontable que ça. De toute façon, tant que mon esprit ne sera pas fermé, je ne pourrais pas les oublier alors me forcer à leur faire face, à me battre contre toutes leurs pensées, c’est un bon exercice.

Je relève la tête, étonnée de tomber face à l’homme à la moto. Avec toutes ces pensées, je n’avais pas perçu son esprit si distinctement. D’ailleurs, je le perçois assez peu.

- Excusez-moi ! Je ne voulais pas vous déranger. Je chercher les toilettes et je me suis perdue…Et il y avait ce groupe de furies dehors alors…Je… Excusez-moi Monsieur Blaze.

Le regard un peu fuyant, contrariée d’avoir failli à mon exercice et de me présenter à lui, alors qu’il devait rester concentrer sur cette soirée qui n’était en rien finie. Une marque de respect, puisque après tout, il est mon ainé.

- C’était très impressionnant tout à l’heure… Pour quelqu’un qui ne semble pas s’amuser beaucoup.

A l’instant même où les mots passent mes lèvres, je le regrette presque aussitôt. Je n’ai clairement pas envie de faire une rencontre avec le service de sécurité. Aussi, autant arranger les choses.

- Je veux dire… Vous n’aviez pas le visage de quelqu’un qui est concentré et pourtant…Vous risquez votre vie, c’est que vous devez y trouver une certaine satisfaction, non ? Je ne vous juge aucunement… Vous avez le courage de braver la mort, c’est un sacré choix de carrière.

Que de rester bien au chaud derrière un comptoir dans une librairie et dans un quartier bien tranquille de la grande ville.

- Je peux rester, le temps que les agents partent et ne me prennent pas pour une fan hystérique ?

Parce que, ça n’est pas mon genre. Le bout de mes doigts masse ma tempe. Ca ne sert à rien, c’est juste devenu un réflexe quand la douleur est trop forte. Et si c’était supportable, assise dans les gradins, ça semble l’être moins, en bas. La douleur n’est que passagère, ça passera, ça partira. Je lui adresse un léger sourire en coin, voulant lui faire comprendre que non, je n’étais pas une de ces hystériques dans le couloir à la recherche d’une quelconque photo avec la jeune star où la star plus expérimenté.




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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence !   Sam 16 Déc 2017 - 22:03
Assis dans ma loge, les yeux dans le vide, j’entendis très rapidement un vacarme assourdissant de l’autre côté du mur : les fans de la nouvelle star. Le spectacle n’était même pas encore fini que les gens se précipitaient comme des demeurés. Mais bon, quand j’étais au sommet de ma « gloire », était-ce la même chose ? Je ne savais plus.

Alors que j’étais perdu dans mes pensées, j’entendis la porte de ma loge s’ouvrir. Le show allait reprendre. Bizarre : j’entendais encore le bruit de la foule en délire. Me retournant, je fus surpris de découvrir une jeune femme rousse qui ne semblait pas être au sommet de sa forme. Toujours un peu étonné, je me levai pour lui proposer mon aide.

« Excus… »

Je me fis aussitôt couper la parole par celle-ci. Un peu vexé, j’attendis qu’elle se reprenne. Une fois un peu remise, elle commença alors à enchaîner un monologue d’excuses. A première vue, elle voulait juste trouver des toilettes et, à ses gestes, elle semblait souffrir de migraine. La rassurant d’un pauvre sourire et d’un geste de la main, je lui dis :

« Pas de problème. Je ne compte pas appeler la sécurité. Si vous voulez, j’ai des toilettes, plus ou moins propres. Enfin, pas sûr que vous trouverez mieux dans ce stade... »

En effet, les toilettes n’étaient pas aussi sales que celles réservées aux spectateurs, mais elle ne valait pas celles de la vedette du ce soir. Lui indiquant la porte du fond de ma loge, je rajoutai, présentant un gène possible :
« Surtout ne vous inquiétez pas, ça ne me gêne pas. »

Alors qu’elle partait aux toilettes, je cherchai après des médicaments… Peu probable que son mal de tête fut lié à son besoin d’aller aux toilettes. Dans une de leur « boîte de secours », je trouvai une boîte de dafalgan et, en regardant la boîte, je pus constater, assez surpris, que la date de péremption n’était pas écoulée. J’espérais que cela calmerait sa douleur. Prenant une bouteille d’eau, je la pris ainsi que les médicaments et déposai le tout près de la chaise.

M’asseyant sur le bureau, je laissai la chaise libre pour la nouvelle venue et attendis le retour de la jeune femme. En attendant, je remarquai avec quelques amusements à quel point la production n’avait rien à cirer de mon sort. Il n’y avait personne qui gardait ma porte. D’un autre côté, ce n’était pas comme si quelqu’un allait venir me voir. La seule personne qui était venue s’était perdue. Je crois que, le pire, c’était que je m’en moquai. Sortant la photo de ma famille, j’essayai de me rappeler la dernière fois que j’avais vraiment été heureux. Alors que la mélancolie s’installait, le bruit caractéristique de la chasse d’eau se fit entendre. Levant les yeux vers la porte des toilettes, je vis la jeune rousse sortir. Prenant la parole, j’en profitais pour déposer la photo sur le bureau :

« J’ai vu que vous aviez mal à la tête. Je vous ai mis des médoc. Si vous voulez, vous pouvez rester ici, le temps que la foule regagne leur place. »

Je fis un geste de la main vers la chaise et les médocs.

«  A moins que je vous préfériez tenter votre chance dans la fosse là-bas ? »

Pour donner sens à mes paroles, je tendis mon doigt vers la sortie.

« Sinon, vous savez comment je m’appelle, mais moi, je ne sais pas qui vous êtes. Alors à qui ai-je l’honneur ? »

Je savais à quoi cela pouvait ressembler. La star qui essaye d’attirer la fille dans ses bras avec un petit « médoc » en prime. Ce n’était évidemment pas mon attention. Je crois que je voulais juste parler normalement à un autre être humain.
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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence !   Mer 20 Déc 2017 - 13:43
The show must go on !

C’est mal de couper la parole, mais je ne me vois pas l’écouter, réellement, dans cet état, ni avec cette pointe de douleur. Il faut que ça passe, que je respire, que je pense à autre chose. Mais elles hurlent tellement, dans leurs esprits, de leurs bouches. Comment peut-on manquer de savoir vivre à ce point ? Ce sont des hommes, rien de plus, rien de moins.

Il ne semble pas s’offusquer de ma présence ici, c’est déjà ça. Combien de fans a-t-il dû voir ? Repousser ? Il me sourit, je tente la réciproque, mais c’est assez peu convainquant. Je suis du regard sa main. C’est même très gentil de sa part. Il aurait pu ouvrir la porte pour me faire sortir. Je lance un très léger merci avant de me diriger vers cette porte. En soit, ça ne changera sans doute pas grand-chose. Je glisse un léger « Merci » avant de me cacher dans cette pièce, dos contre la porte de nouveau. Les yeux fermés, me revient en tête la technique de Frank, qui ne me quitte plus. Et je compte, j’inspire, et je compte, je respire. Et je recommence encore et encore. Je veux faire partir tout ça de ma tête. Je veux que ça sorte, que la douleur disparaisse.  

Je glisse mes mains sous l’eau fraiche du robinet avant de les appuyer contre mes mains. J’ai chaud, j’ai mal, mais ça va passer. Parce que tout passe. La douleur  physique n’est que temporaire. J’entends les fans hurler après la star de la soirée, pourtant, ils sont deux. Alors pourquoi il n’y a personne avec celui qui est derrière la porte ? La pression dans ma boite crânienne est forte, beaucoup trop forte. Je sais que je ne pourrais pas rester ici longtemps, sans craindre pour moi…Ou mes pouvoirs.  

Je finis par sortir, un peu moins blanche, pourtant, je ne trompe personne. Je vois la bouteille, les médicaments, la place libre. C’est pourtant une sommation dans son domaine et il semble garder les pieds sur terre. Je suis tout de même gênée. Ses pensées me parviennent, mais moins perceptiblement que les autres. Parce que trop de monde autour de nous ? Il me laisse deux choix et je serais folle et menteuse de dire que j’ai réfléchi. Les couloirs grouillent de monde, ça finirait pas être dangereux. J’esquisse un petit sourire gêné et vint m’asseoir sur la chaise qu’il me propose. Je sais, qu’en général, les cachets ne font rien, mais cette fois, j’ai besoin d’y croire. Je hoche la tête, prenant les cachets en faisant attention de ne pas croiser son regard. La concentration pour oublier. J’aimerais m’enfermer dans un trou de souris. La bouteille d’eau me fait du bien, j’en bu une bonne partie avant de tourner, enfin, mon regard vers lui.

- Merci, Monsieur Blaze…

Je tente de sourire un peu plus, tentant d’être convaincante. Ca fonctionne ? Je serre un peu mes doigts sur la bouteille, je l’entends craquer, je suis nerveuse.

- Je m’appelle Donna... Je suis encore désolée d’avoir fait irruption dans votre loge, je sais que le spectacle n’est pas terminé…

Je repose la bouteille sur le bureau, le bruit du plastique entre mes doigts serrés me dérange et quand je retire mon bras, je fais glisser sur le sol ce qui semble être une photo.

- Oh, désolée.

Je me penche en avant, la prenant entre mes doigts avec délicatesse, lui rendant avec un sourire d’autant plus gêné.

- Je suis maladroite… Elle est jolie cette photo. C’est votre famille ? Vous…Allez bien ?

J’ai fais une erreur. J’avais perçu, rapidement, quand j’étais dans les toilettes, ses pensées en rapport avec cette photo, sa vie passée. Ca ne serait pas la première fois que je mets les pieds dans le plat. Bon… Il accepte que je reste, le temps que je me calme, que les couloirs se libèrent, peut-être que je pourrais rattraper mon erreur sur cette photo ?

- C’était…réellement impressionnant tout à l’heure. Vous…n’avez pas peur, en l’air, je veux dire…

Oui, bon, on admettra que parler n’est pas mon fort, mais je fais des efforts. Il faut, de toute façon que je me vide la tête et… il veut parler, non ? Il n’y a aucune réaction hystérique dans ma question. Avant aujourd’hui, je ne le connaissais pas, alors que je ne comptais pas faire comme toutes ces folles que j’avais rencontrées plus tôt. Son choix de carrière est  assez étonnant.





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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence !   Jeu 21 Déc 2017 - 19:39
La jeune rousse, qui s’appelait Donna, semblait aller un peu mieux, juste un peu. En effet, son teint était des plus blanchâtres. Son mal semblait assez puissant. Elle accepta également la proposition de John de rester à l’abri de la foule. Elle accepta également la bouteille et les médicaments s’en se poser de questions. Elle était soit suffisamment malade pour ne pas trop réfléchir, soit elle faisait bien trop vite confiance. Quoiqu’il en soit, elle avait eu de la chance de tomber sur moi et non pas un de ses nombreux détraqués vivant en liberté.

Souriant pour essayer de la rassurer de ses inquiétudes quant à son « dérangement », je ne fis pas attention à un de ses gestes qui fait tomber la photo que j’avais négligemment déposé sur le bureau. Elle se rendit plus vite compte de sa maladresse que moi. Inconsciemment, mon visage se crispa quand elle parla de cette photo et ce qu’elle représentait : ma famille.

Manifestement, elle perçut ma crispation et elle changea vite de sujet. Attrapant mécaniquement la photo, il la rangea dans sa veste n’écoutant juste d’une oreille la réflexion de Donna. S’extirpant de sa rêverie, il lui répondit d’un air absent :

« Heu…Ben… C’est que, voyez-vous, bah, c’est une question d’habitude. Au bout d’un moment, on ressent plus de peur… Certains cherchent plus d’excitations alors ils tentent encore plus fous. C’est à cause de ça qu’il y a autant d’accidents. »

Je ne m’étais même pas rendu compte à quel point ma réponse avait été assez hors propos et confuse. J’étais perturbé. Bizarrement, je ressassais toujours cette sombre histoire dans ma tête. Je devrais y être habitué… Pourtant, il avait suffi qu’une personne me parle de ma famille pour que je sois totalement perturbé et confus. Comment cela pouvait-il être possible ? Inconsciemment, je portai ma main à mon cœur, à l’endroit précis où était rangée la photographie.

Se tournant vers Donna, je repartis sur un sujet qui était fini, un sujet qui aurait pu rester dans le passé, un sujet que je ne voulais pourtant pas abordé. Mais je le fis, je me mis à parler de la photo et de ma famille.

« Pour la photo, c’est… »
Je secouai la tête.
« Non, c’était ma famille. Ils sont … morts. »

Une vague d’émotions commençait à m’envahir. Ses émotions, je les avais déjà connues lors de la mort de mes parents adoptifs. Mais là, c’était un niveau encore plus fort. C’était une espèce de relâchement de ces dernières années. Est-ce que je n’avais dit, ne serait-ce qu’une seule fois, que ma famille était morte à quelqu’un, ou même à voix haute. Non, jamais. Malgré une gorge qui se nouait, je continuai à parler.

« C’est durant la purge. Des sentinelles étaient venues et… »
C’en était trop. Tremblant sous l’émotion, je me précipitais vers le mini-bar, pris une des nombreuses bouteilles de bière et, me servant du bureau comme d’un décapsuleur, j’ouvris la bouteille et la finis d’une traite. Posant la bouteille sur le bureau, j’y mis trop de force et celle-ci se brisa, coupant ma main au passage. Encore tremblant et ne remarquant pas le sang coulant de ma main, j’essayai de se rependre.

« Désolé, c’est vous qui n’allez pas bien et je vous assomme avec mes problèmes. Désolé. »

Cela ne me ressemblait pas. J’étais totalement la proie de mes émotions et cela avait quelques risques certains me concernant…
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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence !   Mar 2 Jan 2018 - 23:30
The show must go on !

U n léger regard à mes mains, qui trahissaient la couleur de ma peau pour voir le contraste avec les siennes. D’un peu, on aurait pu me dire que j’étais albinos. Le désavantage d’avoir connu les murs humides d’une cave.  Si la confiance n’est pas donnée à tout le monde, ma télépathie m’aide à chaque instant, si bien que, parfois, j’aime à me dire que je ne crains rien. Que j’ai un coup d’avance sur les autres.

Quand je vis son visage, suite à ma maladresse, je le regrettais d’avantage. J’aurais du faire attention, mais avec cette pression dans ma tête, cette sensation de ne plus entendre que les autres, m’oubliant moi-même. Cette douleur de les entendre crier, s’amuser, s’exalter alors que moi, j’ai cette impression d’être le réceptacle à tout cela, sans le comprendre, sans le vouloir, sans rien avoir demandé, si ce n’est de profiter d’une soirée.

Je m’en voulais d’avoir été si idiote. Je devais m’endurcir, moi et mes émotions, mon ressenti, tout autant que mon esprit. Sans doute que je n’aurais pas fait une action qui puisse lui faire du mal. Parce que c’est ce que je lui avais fait et je le regrettais.

Il répond, assez distraitement. Je comprenais bien plus qu’il ne pouvait se douter. Ses paroles n’étaient pas si importantes que ses silences ou son esprit. J’avais réveillé la douleur et je me sentais atrocement coupable. Je baissais la tête, lorsqu’il parla, peu à l’aise. Peut-être devrais-je penser de nouveau à devenir une ermite. Ca serait sans doute bien moins dangereux. Pour moi, comme pour eux.

Je préférais ne rien répondre, pour ne rien aggraver, pour ne pas le blesser d’avantage. Du coin de l’œil, je le regardais, anxieuse, mais attentive. Je n’avais aucune idée de ce que je devais dire ou faire dans ces conditions.

Je me redressais un peu, comprenant qu’il allait me parler. Je dois donner l’impression que l’on peut me parler, moi qui sait, en général, tout. Je ne suis pas du genre à tourner le dos aux autres, ou simplement à me moquer des autres. Que l’on me parle est un signe fort et j’apprécie.

La sentence tombe, même si je l’avais déjà compris.

- Vous n’êtes pas obligé…

Ma voix est légère, douce, un murmure. S’il en a besoin, il peut. Parait-il que l’on discute plus facilement avec les inconnus. Sa famille est morte…  Et j’ai réveillé cette douleur.

- Je…Je suis désolée…

Il n’en avait jamais parlé… Pourquoi à moi ? Sa douleur me fait de la peine, j’aimerais tellement pouvoir faire quelque chose. Il a été cordial avec moi et moi, je n’ai fais que de réveiller, sans doute, son pire cauchemar. Et je comprends les cauchemars, voir même un peu trop. Cette sensation étrange de se mélanger dan notre pire cauchemar, un mélange entre la réalité avec la fiction, se sentir perdu et détruit.

La purge… Ses parents. Sa famille. Il a tellement de douleur en lui. L’Etat, les sentinelles. Le peu que j’avais appris m’avait fait froid dans le dos. Je me relève, quand il s’éloigne, ma main légèrement levée pour venir le chercher, sans pour autant continuer dans mon geste. Je n’ose pas approcher, je n’oses pas parler, je n’oses presque pas respirer.

Lorsqu’il se prend une bière, je réagis encore moins et pourtant, la seconde d’après, je pousse un léger cris. La bouteille se brise, le liquide glisse, se mêlant à une masse rougeâtre, facile à reconnaitre.

- Johnny ! Votre main !

J’attrape la première serviette de je trouve, me précipitant vers lui.  Je prends sa main dans la mienne, les sourcils froncés. Je tends légèrement sa main, avec une douceur non dissimulé.  Je prends attention à ce qu’aucun bout de verre ne soit encore dans sa paume avant de glisser la serviette dans sa paume.

- Ne dites pas de sottises… C’est de ma faute, je suis sincèrement désolée.  

Je gardais sa main dans la sienne, la regardant elle et non lui, pour ne pas montrer la crainte que j’avais en ressentant ses pensées. Etait-ce si grave que ça ? Avais-je quelque chose à craindre ?

- Je… Je n’ai pas de famille. Je ne peux pas comprendre… Je…

A dire vrai, pourquoi je viens de dire ça ? Je commence à paniquer. J’ai du mal à discerner mes pensées, à les suivre, à les ranger, tout simplement.

- Vous avez du désinfectant ? Votre main…

Je tire doucement sa main et lui, avec, forcément, pour rejoindre les toilettes, il faut nettoyer tout ça. Il faut le soigner. J’en oublierais presque le danger.






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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence !   Jeu 4 Jan 2018 - 23:36
L’émotion avait bloqué mon cerveau. Je n’avais même pas fait attention à tout ce sang qui jaillissait de ma main. Je n’aurais probablement rien remarqué si Donna ne s’était exclamé sur ma main. D’un air un peu désorienté, je la soulevai et la regardai. Malgré l’état bien amoché de celle-ci, mon cerveau ne fit pas directement le lien. Encore nonchalant, je regardais Donna s’activer. J’avais l’impression d’assister à une scène d’un film. J’avais l’impression que tout était irréel.

La rousse s’approcha de moi et, avec une gentillesse que je n’avais pas vu depuis longtemps, s’occupa de ma main meurtrie. Elle me parla et j’appris de nouvelles choses sur elle : elle n’avait pas de famille. Une chance ? Je n’étais pas en mesure de réfléchir à ça, pas maintenant. Je ne faisais guère attention à ses actes. Je me laissais porter par elle. Elle me demanda s’il y avait du désinfectant. Je ne l’entendis que d’une oreille. Je ne réagis pas tout de suite. Mon esprit était embrumé, mais une sensation bien familière m’attrapa aux tripes. Je sentais venir en moi ce désir de vengeance, de haine et de mort. Cela suffit à me remettre mes idées en place.

« Oui, du désinfectant, il en a dans la pharmacie ! Merci en tout cas. »

J’essayai d’être le plus rassurant possible. Pendant qu’elle allait chercher le désinfectant, je retirais la serviette entourant ma main. D’où venait-elle, je ne saurais le dire… Surement Donna. Faisant couler l’eau du robinet sur cette blessure. J’essayai de me reprendre, ravaler ce démon à l’intérieur de mon corps. Fermant les yeux, quelques secondes de concentration me suffirent pour remettre mes esprits en place. Les rouvrant, je vis Donna sur mon côté, le désinfectant en main. Tendant la main, je souriais pour lui indiquer que tout allait bien.

« Merci. Ne vous en faites pas, la blessure n’est que superficielle. J’ai connu pire. »

Et le mieux, ce n’était pas un mensonge. Malgré le sang qui s’était écoulé, la blessure n’était pas très profonde. D’ailleurs, le sang ne coulait presque plus. Utilisant le désinfectant, j’en versais sur la blessure, le liquide quelque peu rougeâtre s’écoula sur la plaie, me faisant quelque peu grimacé. Je connaissais cette douleur et j’avais déjà souffert bien plus auparavant, mais bon, ce n’était toujours pas agréable. Rendant la bouteille à Donna, je la remerciai encore une fois.

« En tout cas, vous êtes gentille. C’est une qualité qui se perd vous savez. Par contre, j’ai encore un service à vous demander. J’aurais besoin de votre aide pour le bandage. J’aurais du mal à le faire seul. Je me suis coupé ma bonne main. Enfin, continuons à parler en dehors des toilettes… C’est pas que c’est bizarre, mais, en fait, ça l’est. »

Certes, j’essayais de jouer la plaisanterie, mais la peine se lisait encore sur mon visage. La douleur de cette perte était plus vive que ces dernières années, mais elle n’était pas aussi douloureuse qu’au tout début, elle était différente. Elle était plus crue comme si je venais d’en prendre réellement la conscience.

M’asseyant sur une chaise, je repris la parole, déposant ma main meurtrie sur le bureau.

« Je crois que ce serait mieux si on se tutoyer, non ? »
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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence !   Dim 7 Jan 2018 - 11:57
The show must go on !

UC’état de ma faute. Ma maladresse pour cette photo. Si j’avais fait attention à mes actes, à mes mouvements, si je n’avais pas été submergé par les voix, la joie, la colère parfois, la crainte, l’exaspération, l’envie de chacune de ces personnes ici.  

Son état, je n’en manquais pas une seule miette, sans doute était-ce pour ça que je prenais les devants, comprenant qu’il était dans sa propre douleur, son propre passé, ses propres démons. Qui n’en a pas, après tout ? Sans doute pas la petite presque orpheline que suis. Orpheline… Sans famille, sans attache, sans sensation, comme beaucoup.

Au moins, il est docile. De son propre chef où parce que son cœur et son cerveau semble être ailleurs ?

Il me remercie, mais à quoi bon ? Je suis sans doute la coupable de tout ceci, je ne vais pas le laisser se débrouiller alors que je le sais meurtri. Ca n’est pas ce que je suis. D’Holloway, je n’ai que le nom, je ne serais jamais comme Jack.

Je me tourne vers la pharmacie, me dépêchant sans être un peu plus maladroite et lui faire regretter, pour de bon, que je sois rentré dans sa loge. Ses pensées me frappent, avec un air de déjà vu. Ca me rappelle étrangement Frank.  Je le regarde en coin, étonnée par certaines choses que je n’avais pas envie de creuser. Lui laisser la sensation d’être seul pour ne pas m’attirer sa colère. Il semble si proche de craquer…

A peine revenue vers lui, il semble aller mieux, mentalement s’entend. Ce que l’on peut dire, c’est qu’il est maitre de lui-même. Un peu trop, d’ailleurs. Sans doute a-t-il l’habitude de ressentir ses émotions et se calmer, il a l’habitude ? La personnification de sa douleur en démon est quelque peu exagéré, non ?

Je patiente, l’air de culpabilité, inquiète, bien imprimé sur le visage. Son sourire n’y change rien.

- Oui, j’imagine… Mais tout de même…

Je n’ai pas le temps de réaliser que la bouteille de désinfectant n’est plus dans mes mains et que son contenue coule à flot sur sa main.

- He !  Non !  Pas comme…ça…

Je suis surprise par sa manière de faire quelque peu…Barbare ? Je reprends la bouteille, de toute façon, je n’avais rien à dire, il avait déjà fait et je n’étais personne pour lui faire changer d’avis, prendre les devants où le faire m’obéir. Aussi superficielle qu’elle était, il n’avait pas à agir de la sorte. Sa main lui était importante pour son travail, non ?

Je suis…gentille ? N’est-ce pas normal d’agir de la sorte ? Je suis un peu surprise, bien qu’appréciant le compliment, néanmoins.  Est-ce réellement une qualité qui se perd ? Est-ce réellement une bonne chose ? Je hoche la tête, attentive à ses paroles alors que je réalise, réellement où nous sommes. Un léger sourire amusé perle sur mes lèvres avant que je ne hoche la tête, une fois de plus.

- Bien sûr. Sans soucis…

Je me rend de nouveau vers la pharmacie, prenant tout ce qu’il me faut pour bander sa main et le rejoins, l’air aussi triste que lui. Ses pensées me font du mal, mais sans doute bien moins qu’à lui. Pourrais-je… Non, je n’y arrive pas… Et pourtant, il en a besoin. Mais si je rate, je risque de lui faire mal…Et s’il comprend que… Non, je ne peux pas utiliser mon pouvoir sur lui. Et pourtant, il suffirait d’une simple concentration pour lui permettre d’aller mieux et de laisser cette douleur si vive derrière lui. Peut-être que, plus tard…

Je m’installe, à genoux devant lui, prenant sa main pour la glisser sur sa cheville. Concentrée, je prends une compresse, pour nettoyer de nouveau la plaie, avec tendresse, tentant de ne pas lui faire aussi mal que lui, plus tôt. Je finis de nettoyer sa main, de la soulager comme je peux, avant de commencer à bander, lentement, sa main.

- Bien sûr. Je ne sais pas si c’est réellement…gentil, ce que je fais. Pour moi, c’est normal… Je sais aussi que c’est dur de parler… Mais je sais écouter, si jamais…tu as besoin.

Savoir écouter et sans doute un euphémisme, puisqu’écouter est la base de mon pouvoir. Je pourrais rendre les gens tellement heureux avec ce que je suis capable de faire, si seulement je pouvais le maitriser.

Je bouge très doucement sa main pour l’entourer de la bande, espérant de lui faire aucun mal, concentrer sur ce que je fais. Mes sourcils se froncent, le nouveau cascadeur fait son entrée dans le stade, les cries reprennent, j’ai l’impression que ma tête va exploser de nouveau. Ma main revient sur ma tempe, il faut que j’arrive à oublier, il faut que j’arrive à faire abstraction de tout ça, pour lui. Je prends plusieurs respirations rapides, puis une plus profonde avant de me relever.

- Je ne suis pas experte dans le bandage pour les autres, généralement, c’est sur moi que je m’entraine. Je veux dire…Oubli, c’est rien. Tout va bien ? Tu es sûr ?

Un poil maternel, la Donna. Parce que m’occuper des autres, être sur que tout va bien, c’est quelque chose d’important pour moi. Sans doute que le manque d’avoir été protégée me donne envie d’être une mère poule avec les autres.


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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence !   Dim 28 Jan 2018 - 17:46
Donna s’occupa de ma main avec une grande tendresse. Elle essaya de nettoyer cette plaie avec une extrême douceur. Elle était presque maternelle. Elle avait quoi ? 25, 30 ans au grand maximum. J’avais dépassé la 40 et c’était moi qui prenais le rôle de l’enfant. C’en était risible.

Elle m’expliqua aussi qu’elle ignorait si elle était gentille. Elle faisait cela naturellement. Je ne pus réprimer un sourire.

« Je crois bien que c’est le propre de quelqu’un de gentil : faire le bien naturellement. »

Je ne le relevai pas tout de suite sa proposition de parler. J’en avais peut-être besoin, mais je ne pouvais pas réellement parler. Les héros, les dieux étaient devenues monnaie courante et apportaient de l’espoir, mais le revers de la médaille était souvent occulté et j’appartenais à ce monde : le monde de l’enfer et des démons. Elle n’avait pas besoin de savoir ça. Je préférai me taire que d’en révéler trop.

Elle laissa également échapper une information des plus délicates : elle avait l’habitude de faire des bandages sur elle, mais pas sur les autres. Cela titilla mon esprit mais, avant d’avoir pu répondre, la porte s’ouvrit d’un coup. Un homme, la trentaine rentra à demi dans la pièce. Nous regardant, un sourire narquois se dessina sur son visage.

« Pas le temps pour une gâterie. Tu dois retourner faire le show. »

Levant un sourcil, je ne compris pas directement le sens de sa phrase. C’est seulement quand mon regard se posa sur Donna que je compris : une fille, dans une loge, à genoux devant « une star ». Certes, il avait surement l’habitude de voir ça et, hors contexte, cela aurait pu porter à confusion. En autre temps, j’aurais été compréhensif, mais là, je n’étais pas en état pour supporter cette réplique. Me levant d’un coup, je sentis la température de mon corps monté anormalement. Mon esprit s’échauffait. Avançant d’un pas décidé, je le plaquai d’un coup, mon bras collé sur sa gorge. D’un ton empreint d’une forte colère, je lui dis :

« Fais ce pourquoi t’es payé et arrête de réfléchir. Ca pourrait te couter cher, très cher. »

Ma voix, pendant un court instant, avait changé de tonalité. Une voix beaucoup plus grave, rugueuse, démoniaque. Reprenant un timbre de voix normal, je me retournai vers Donna et, essayant d’adopter un timbre de voix plus doux :

« Si tu veux continuer à parler, je te retrouve ici. Mais si tu préfères partir, je te comprends. Dans tous les cas, ça aura été un plaisir. »

Desserrant mon étreinte, je laissai choir l’homme et allai sur la piste. Je n’avais même pas pris le temps de reprendre mon casque. Je n’étais clairement pas en état et pourtant, je me dirigeais vers ma la scène. Enfourchant ma moto, je rentrai dans le stade. La foule acclamait moi et mon adversaire. Le présentateur parla, mais je n’entendis rien qu’un mélange de sons discordants et incompréhensibles.

D’un coup, je démarrai. Je ne savais même plus quel signal l’avait déclenché : un bruit, une voix… Je ne savais plus. La course avait commencé. Trop perturbé, Je ne voyais à peine la piste. Je passais ainsi les obstacles, oubliant la foule et mon contrat. Alors que j’arrivais vers la ligne d’arrivée, je ne fis pas attention à ma route et ne vit pas tout de suite une plaque se relevait. Ce ne fut qu’au dernier instant que je l’aperçus. J’essayai de l’esquiver, en vain. Ma moto se braqua et je fus éjecté et roulais sur le sol. Passablement sonné, je ne vis qu’à moitié mon concurrent me dépassait. Me relevant péniblement, j’aperçus des médecins s’approcher de moi.

Un peu déboussolé, j’essayai de comprendre ce qu’il venait de se passer. Tournant la tête, je ne voyais plus cette plaque qui avait provoqué ma chute. Était-ce un piège tendu pour assurer ma défaite ? Ou était-ce le fruit de mon imagination ? Je ne le savais pas et je m’en moquai un peu. Cela avait juste accentué ma rage. Me relevant tant bien que mal, je chassais les médecins autour de moi et titubais vers les vestiaires. Je fus interrompu dans ma course par le champion du jour. Il me demanda si j’allais bien. Pensant qu’il se moquait de moi, son nez rencontra mon poing. Je finis mon chemin sous la huée du public.

Je ne savais comment, mais je pus regagner ma loge. Au seuil de la porte, j’ouvris celle-ci et un ancien sentiment s’empara de moi. Ce n’était pas le démon, non juste l’effet de ma chute, surement une commotion. Je chutais alors dans l’inconscience.
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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence !   Mer 31 Jan 2018 - 13:29
The show must go on !

Le visage rouge de honte en écoutant la voix de celui qui était venu chercher Jonathan. Les mains sur les genoux, la tête baissée, je me sentais mal à l’aise. J’avais honte de l’image que je pouvais donner de moi, mais aussi de lui. Que diraient les gens en nous voyant ainsi ? Oui, sans doute ce que venait de dire l’homme qui avait fait irruption dans la loge.

Quelque chose d’étrange était en train de se produite chez l’homme à qui j’essayais de soigner la main. Un intonation de voix qui me fit peur, qui me fit frissonner. Un long frisson qui parcouru mon échine alors que mon regard mi étonné, mi apeuré se glissait vers les deux hommes et la violence qui les entourait.

Me relevant lentement, Jonathan me regarda avec un regard, une voix se tintant de douceur. Il ne me mettait pas dehors, au contraire, il acceptait même de discuter avec moi plus tard ? Je finis par hocher simplement la tête, lui accordant un petit sourire en coin, un petit sourire discret et il s’en va. L’homme venu nous interrompre me regarde étrangement, je saisis son esprit, ses allusions. Il me met clairement mal à l’aise, mais part rapidement.

Quand à ma décision, de rester ou non, elle est tellement évidente que je ne réfléchis pas.

Debout, face à la télévision, je suis les images qui s’affolent alors que Jonathan et le plus jeune s’approche de la ligne de départ. Une mauvaise impression, alors que mes mains se croisent entre elles. Il est parti énervé, ça n’est pas une bonne chose, n’est-ce pas ?

Suivant la course, un cri fini par passer mes lèvres alors que mes mains se glissent devant ma bouche pour étouffer d’autres cris. Jonathan vient de tomber et visiblement, salement ! Je n’ai pas suivi le pourquoi du comment, mais apercevoir l’homme à terre me terrifie. Mon souffle se coupe, espérant le voir se relever rapidement. Ce qu’il fit avec un soupire de soulagement sonore qui traverse mes lèvres.

Fronçant les sourcils, j’assiste, démunie à ce qu’il se passe, à sa colère palpable, surtout lorsqu’il frappe, sans retenu, son adversaire. Un cri, de nouveau, passe mes lèvres avant de me tourner vers la porte. Pourquoi avoir refusé les médecins ? Et frapper son adversaire ? Et que c’est-il réellement passé ? Alors que la porte s’ouvre, j’ai juste le temps de m’élancer vers lui alors que je le vois, tout bonnement, chuter. Sous son poids, je m’effondre aussi, mais s’il pouvait éviter de prendre un coup supplémentaire, il serait moins en danger.

Je le pose sur le dos, à genoux près de lui, ma main caresse son visage sans presque aucune retenue alors que je me met à hurler pour demander de l’aide. Les gens arrivent, parce que, de toute façon, Jonathan devrait rendre des comptes quand à son attitude.

Après des rapides examens, il est décidé de l’emmener à l’hôpital, pour être sur qu’il n’’ai rien de grave. Je ne sais pas ce qui m’a poussé à presque le crier, mais j’indiquais que je l’accompagnerais. Alors que je pris ma veste, une fois les secours arrivé, je pris sa photo avec moi, avant de le suivre tout bonnement. Sans doute que mon sérieux et les paroles de celui qui nous avait interrompu avait finalement permis que je puisse.  

Seule la famille est autorisé à avoir des nouvelles, à être auprès des  patients. Alors quand on en vint à me dire, après une cession d’examen, qu’il n’était pas en danger, mon cerveau fit un rapide topo et je demandais à être présente pour son réveil. Si le médecin ne semblait pas pour, il suffit pour moi de dire qu’il était mon père pour que je puisse être amené à sa chambre.

Allongé et inconscient, je le regardais avec inquiétude. Pourquoi ? Que s’est-il réellement passé ?

Après une petite heure, une infirmière vint me voir, moi, Jonathan aussi, qui préféré, visiblement, resté allongé. J’étais très inquiète et le lien familial ne fut pas mis en doute. Elle reprit les résultats d’examen, expliquant qu’un mauvais coup à la tête, sans son casque l’avait plongé en inconscience, mais que ça n’était pas grave. Que mon père était résistant.

Une grimace de douleur alors qu’au lieu de penser à Jonathan, je pensais à Jack, mon vrai père, mon vrai monstre. Installant le fauteuil près du lit, je glissais la photo de sa famille sur la table de chevet, bien à la vue du malade. Ca lui ferait peut-être plaisir de voir cette photo. Et de me voir ? Après tout, je venais de m’immiscer d’avantage dans sa vie.

Lorsqu’il revint à lui, j’étais comme assoupie sur le fauteuil, tenant sa main bandé, par mes soins, dans la mienne.



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