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Que le spectacle commence !

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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence !   Lun 5 Fév 2018 - 16:53
J’étais seul dans un espace blanc. Le monde y était infini et vide. J’étais là et je marchais depuis un temps impossible à déterminer. Je ne sentais plus mon regard. Lorsque j’essayais de me rappeler mes souvenirs, je me voyais chuter et Donna se précipitait vers moi. Et puis, plus rien. Je ne me rappelais même plus m’être réveillé ici. Je continuais à marcher.

Etais-je mort ? Était-ce le long couloir avant la mort ? On m’avait toujours dit qu’on se sentait bien et apaisé. Mais ici, je ne sentais qu’une sensation malaisante, lourd, empreinte de mort et de souffrances. Était-ce simplement un rêve ?

J’entendis une voix derrière moi, une voix que je connaissais que trop bien : Zarathos.

« Tu ne rêves pas, enfin, pas totalement. Mais tu n’es pas encore mort. »

« Tu me veux quoi ? »

Ma voix était teintée de colère. Je regardais ce monstre qui m’habitait : un squelette enflammé. Pas un seul vêtement ne cachait cette silhouette cauchemardesque.

« Pas grand-chose mais, à première vue, tu veux mourir. »
« T’inquiète pas pour ça, je compte pas te donner ce plaisir. »
« Vraiment ? T’as pas essayé de te tuer à l’instant ? Tu es un simple mortel, mais tu n’es pas totalement stupide. »
« Va te faire foutre, démon de merde. »

Sur ces mots, je tournais les talons et continuai à marcher, m’éloignant de cette monstruosité. Pourquoi voulait-il me parler ? Pourquoi devait-il être doté d’une conscience ? C’était plus simple lorsqu’il se taisait. Le pire, c’était qu’il avait raison, je le sentais : j’avais voulu me tuer. Mais pourquoi ? De chagrin, non… J’étais malheureux, mais je vivais pour venger ma famille… Alors, malgré mon but, pourquoi j’avais fait ça ?

« Tu sais pourquoi. »

Il était de retour, face à moi, le regard vide, me fixant. Je ne m’étonnais même pas qu’il puisse savoir à quoi je penser. Nous étions dans ma tête après tout. Il reprit de cette expression sans vie.

« Pose ta question. »

Je n’avais pas de question. En fait, si j’avais une question, mais je ne voulais en connaitre la réponse car j’étais persuadé de la connaître. Alors que je voulais me taire, mes mots fusèrent hors de ma bouche :

« Où est Roxanne ? »
« En enfer ! Elle doit servir de jouer à Méphistos en ce moment ! Alors satisfait. »

Il partit dans un rire qui emplit cette espace vide. Me tenant les oreilles, j’essayai de ne pas l’entendre, non pas le rire, mais la confirmation de mes craintes : elle avait vendu son âme pour sauver la mienne. C’était la culpabilité qui m’avait poussée dans la mort.

D’un coup, mes yeux s’ouvrirent. Un plafond, un lit, une perfusion, une femme, une photo… Mes idées se bousculaient. Je me redressais un peu, scrutant les environs. Je compris cependant où j’étais : un hôpital. Regardant sur le côté, je vis Donna et je remarquai aussi que ma main compressait avec force la sienne. Aussitôt vu, aussitôt je lâchai sa main et je me laissai retomber.

« Désolé… et merci de m’avoir conduit à l’hôpital, je suppose. »

Ca me faisait bien plaisir de voir son visage et non celui de l’autre enfoiré. On n’avait essayé de me tuer ! Je compris aussitôt une incohérence : je m’étais persuadé d’avoir essayé de me tuer. Cependant, il y avait une tentative de meurtre. En tout cas, je le supposais. La tête encore embourbée, je continuai la conversation :

« Bizarre, d’habitude, seuls les membres de la famille sont autorisés à aller voir le malade… Du coup, je suis quoi ? Père ? Oncle ? »

Je regardais Donna, essayant tant bien que mal de ne pas regarder la photo de ma famille.
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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence !   Mer 7 Fév 2018 - 20:03
The show must go on !

C a n’était pas mon genre de m’immiscer dans la vie des autres. Et avec lui, je commençais à sacrément le faire. Ca n’était pas de mon propre chef, une suite aléatoires d’événements, de non maitrises de pouvoirs, de semblant de confiance, de discussion, de soutient, même.  Et je n’allais pas laisser un homme qui ne semblait plus rien avoir dans la vie. Ca commençait à être mon lot de connaissances, sans doute que les chiens à défaut de faire des chats, n’attirent pas les matous. Quand on n’a plus rien, on comprend les autres. Je voulais bien faire, faire en sorte qu’il ne se réveille pas seul. Qui aimerait se réveiller seul dans un tel endroit ?

J’avais fini par m’assoupir près de lui, réellement inquiète. Ce coup sur la tête, ce truc sorti de nulle part qu’il s’était pris, mais aussi sa colère envers l’autre concurrent. Et puis, il était tombé, face à moi, dans mes bras, assez traumatisant d’ailleurs.

Ma main fraiche le tenait pour m’indiquer quand il serait réveillé, mais surtout, par pur contact…gentil ?

Ce fut sa main, retirait vivement de la mienne qui me fit ouvrir les yeux. Un peu surprise d’une telle réaction, je n’en fis pas mention.  Après tout, qui était-il pour moi ? Qui étais-je pour lui ?

- Tu supposes ? Ca n’est pas moi qui t’aies emmené… Je… Je n’ai fais que suivre…

Assise sur le devant de la chaise, pour me rapprocher, le scruter, savoir si réellement tout va bien, je perçois son trouble pour la photo. Pas avec ses yeux, son attitude, mais bel et bien avec son esprit. Son esprit me frappait avec violence, dans ce qu’il venait de penser et je montrais une certaine surprise. Il pensait qu’on avait essayé de le tuer ?! Qui était cet autre enfoiré ? J’ouvris la bouche, pleine de question, mais préférait me taire. L’esprit des autres, chez les autres. Même si…Même si c’est tentant.

Lorsqu’il comprit que j’avais menti pour être à ses côtés, je baissais la tête légèrement, le regard fuyant. Je n’aime pas mentir et si je n’avais pas été inquiète pour lui, on aurait compris la supercherie, je ne sais pas mentir. Ou très peu. Sur certains sujets s’entend.

- Père… Je trouvais que la différence d’âge passé bien et…C’était la seule idée que j’avais pour m’assurer que tu allais bien… Je suis désolée…

Tout en parlant, je pris la photo entre mes doigts pour la reposer face cachée sur la table de nuit. Je me moquais bien qu’il puisse comprendre que quelque chose clochait alors qu’il n’avait rien demandé. Nerveuse, je jouais avec mes doigts, avant de remonter, lentement, mon regard vers lui, toujours aussi inquiète.

- Tu…Tu vas bien ? Tu as pris un sacré coup sur la tête. Les médecins disent que ça n’est pas trop grave, beaucoup de repos. Ils disent que tu es résistant et que tu as eu beaucoup de chance… Tu as besoin de quelque chose ?


Je commençais à croire, à comprendre aussi, que j’avais peut-être dépassé les bornes en venant ici. Surtout sous l’identité de sa fille, alors que la perte de sa famille, comme il avait pu me le dire dans sa loge, lui avait fait du mal. C’était d’ailleurs pour ça, la première de ses blessures, celle à la main.

- Si tu veux…Je peux partir. Je comprendrais si tu trouves que ça n’est pas ma place…

Je suis nerveuse. Je ne sais pas pourquoi je suis autant nerveuse, mais je le suis. Peut-être parce que, comme beaucoup, je n’aime pas les hôpitaux ? C’est pleins de malade, de mort, d’espoir, de remords…C’est triste, les hôpitaux.



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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence !   Lun 12 Fév 2018 - 23:16
Père… Oui, cela pouvait être cohérent. Ce n’était pas ce que je préférais, mais cela faisait sens.
« Bon, ce mensonge a eu l’air de passer. Heureusement qu’ils ont pas vérifié ta carte d’identité. »

Je ne sus comment mais Donna semblait savoir que cette photo me mettait mal à aise. Etais-je un si mauvais acteur ? Ou était-elle plutôt rapide d’esprit ? Je n’en savais rien, mais son geste n’était clairement pas anodin. Ne disant mot, j’écoutai le résumé de mon diagnostique.

« Hein, un coup à la tête. Ca fait longtemps que j’en avais pas reçu un qui m’avait envoyé à l’hosto. »

En effet, des coups, j’en m’en étais pris beaucoup dans ma vie mais, depuis quelques temps, ces coups ne me faisaient plus rien. J’avais oublié ce que c’était que d’être seulement un homme. L’autre est increvable, pas moi. Elle me demanda également si je désirai quelque chose. Décidément, elle était d’une incroyable gentillesse.

«Non merci. Il n’y a pas grand-chose que vous puissiez faire. »

Elle remit en question sa place à mes côtés.

« C’est toi qui vois, il n’y a personne qui occupera cette place de toute façon. Mais bon, dans ce lit non plus, il n’y aura bientôt plus personne. »

Accompagnant le geste à la parole, je me relevai et me tournai pour sortir de ce lit. Me levant de ce lit, je fis un pas et vacillai quelque peu. Me rattrapant de justesse, je me stabilisai. Faisant quelques pas, je me rapprochais de la seule table de la chambre. Là, mes vêtements y étaient entassés encore sales de ma chute. Alors que je marchais, je sentis u air frais sur l’arrière de mon corps… J’oubliai toujours ce détail dans les hôpitaux. Prenant mes affaires sous le bras, je me retournai vers Donna, ignorant ma semi nudité.

« Bon, j’ai clairement pas les moyens de me payer l’hosto. Et je peux clairement pas vous demander de le payer. D’autant plus que plus on reste ici, plus il y a de chance qu’ils remarquent ta supercherie. Donc, à part partir, on a pas masse choix. »

Me dirigeant vers la toilette pour me changer, je lui adressais encore un mot :
« T’as pas l’air hyper à l’aise, donc si tu préfères partir seule, je te comprends. »

Je m’engouffrai alors dans la pièce. Tapotant sur les murs, j’atteignis un interrupteur et l’actionnais. La lampe clignota quelques fois avant de s’allumer pour de bon. La pièce se montra alors à mes yeux : une toilette, un évier et une douche. Quelques poignées étaient disposées pour aider les handicapés. Une salle de bain ordinaire d’un hôpital. Tout en me changeant, je réfléchissais un peu stressé. Certes, sortir d’un hôpital n’était pas bien difficile. Je l’avais déjà fait à maintes reprises. Mais cette fois, c’était différent : une innocente était présente et plus elle restait avec moi, plus elle était en danger. Certes, j’avais déjà sympathisé avec certaines personnes, mais elles étaient toujours capables de se défendre ou je ne restais jamais bien longtemps avec. Mais là, cela faisait un certain moment qu’elle était avec moi et ce n’était guère prudent pour elle. Après tout, beaucoup de personnes voulaient ma peau et j’ignorai ce qu’ils connaissaient de moi. Une fois prêt, je sortis de cette pièce, prêt à m’enfuir.
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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence !   Ven 23 Fév 2018 - 16:25
The show must go on !

C louée sur place. Mal à l’aise, le regard fuyant et évitant soigneusement le sien. Discrète au possible, désolé, surtout. L’impact d’une famille perdue ou non, à mes yeux, reste très compliqué. Privé de ce sentiment toute ma vie, c’est particulièrement difficile de comprendre la nuance. Pourtant, il ne faut pas être idiot pour comprendre ce qu’il ressent. Je sors de nulle part, il me dis perdre sa famille, ses enfants, il va à l’hôpital et constate, que, même si présente, je me suis identifiée comme sa fille. M’en veut-il réellement ?

- Désolée…

Un léger murmure, mais terriblement sincère. Raviver une quelconque douleur n’est pas ce que je veux, au contraire. Bien sûr qu’il vit que je cachais la photo, comme si j’avais pu le découvrir, le deviner dans ses gestes et attitudes, loin de s’imaginer que, ne maitrisant pas mon esprit, c’était totalement de la triche. Mais une triche que je ne peux pas changer encore pour l’instant. Je ne réponds pas à sa phrase suivante. Parce qu’en soit, je n’arrive pas à trouver les mots pour ne pas trahir mon inquiétude et parce que ses paroles, du moins, ses pensées, sont suspectes. « L’autre est increvable » ? Un instant, je suis inquiète, intriguée, mais je tente de ne pas le montrer, ne pas lui faire comprendre que, comme beaucoup, il ne peut être seul dans sa tête en ma présence. Il ne me demandait ni de rester à ses côtés, mais ni de partir. Loin de penser que j’étais un poids mort ou importante. Pas insignifiante, mais pas importante non plus. Qui peut lui en vouloir ? Je m’approchais de lui, alors qu’il sous entendais partir.

- Quoi ? Non, tu…


Il tanguait, faisait attention et m’offrait une vue étonnante. Rougissante, je détournais les yeux immédiatement. Ok, ça, je ne l’avais pas prévu.

- Tu devrais rester…

Il parla, j’écoutais. Un mélange de tutoiement, de vouvoiement. Et pourtant, il marquait un certain point. Le système médical américain n’aide personne et je n’ai pas les moyens et si je les avais, aurait-il seulement accepté ? Peut-être que je les ai, je ne me souviens pas de combien je dispose avec la mort de Jack.
Il m’offrait la possibilité de partir. Il ne m’en voudrait pas et il comprendrait. Alors que la porte de la salle de bain se fermait, je me posais la question avec sérieux. Devais-je partir ? L’abandonner à son sort ? Il n’avait sans doute pas besoin de moi. Et pourtant… Alors que j’approche de la porte de la chambre, mes pieds restent figés. Je ne partirais pas. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne partirais pas. Je pouvais suivre le fil de ses pensées et un léger sourire couplé à un soupire passa mes lèvres. Encore en danger à rester avec la mauvaise personne ? Ca commende à devenir un vrai crédo, ça.

Lorsqu’enfin il sortit de la pièce, je le regardais de haut en bas, la main sur la poignée de la porte.

- Je peux te faire sortir d’ici, sans que personne ne nous voie. Mais tu vas devoir me faire confiance, tu vas devoir me suivre et ne pas poser de questions.

Sans attendre sa réponse, je pris sa main, fébrile dans la mienne avant de le tirer en dehors de la chambre. Prenant un couloir qui ne menait pas aux ascenceurs, mais plus aux escaliers. J’étais concentrée, la pression était moins forte que là où nous nous étions rencontrés. Dans cet hôpital, il y a pleins d’esprits fragiles qui ne deviennent que des murmures pour moi.

Après avoir relâché sa main, à certains moments, je le plaquais d’une main dure, mais douce, contre un mur, la tête baissée. Je faisais ça très sérieusement et nous ne croisions personne sur notre chemin. User de la présence, des idées, des pensées des malades et des médecins pour sortir de là. Pourtant, je devais me concentrer sur certaines, tenter d’en éloigner d’autre et ça n’était pas facile. J’avais appris à ne plus subir les maux de crânes du à mon pouvoir, acceptant simplement la douleur pour la supporter, mais cette fois, c’était plonger dedans et les grimaces qui perlaient sur mon visage était la preuve que j’avais mal.
A la sortie, à l’arrière, loin de l’entrée principal, je me tournais vers lui, tentant de faire le vide en moi, sans réel succès.

- Je viens de te faire sortir d’ici. Alors, tu vas continuer à me suivre. J’habite à l’hôtel, pas loin d’ici. Alors, accompagnes moi, repose toi, une nuit. Je te demande une seule nuit, pour être sur qu’il ne t’arrive rien et… Après, je te laisserais partir.


Je sortis la photo que j’avais pris, ne voulant pas l’oublier et je la glissais dans sa poche, sans la déplier.

- S’il te plait…

Le sérieux avait laissé place à la tendresse, à l’inquiétude, oubliant mes propres douleurs pour ne penser qu’à lui. C’est toujours plus facile  de penser aux autres.



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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence !   Sam 24 Fév 2018 - 13:02
Donna était finalement restée. Un étrange mélange m’envahit alors, un mélange de soulagement, de culpabilité, de curiosité, mais également une pointe de méfiance.

Qui était-elle vraiment ? Pourquoi restait-elle ici ? Son âme ne m’indiquait pas une personne mauvaise, malveillante ou violente. Mais j’avais déjà rencontré des créatures sans âme, littéralement. Était-ce l’une d’entre elles ? Je n’avais aucune preuve… Elle était peut-être tout simplement gentille.

Je souris intérieurement. J’avais une réponse à une grande question : à partir de quand peut-on être considéré comme paranoïaque ? La réponse ? Quand on a plus facile de croire que son interlocutrice est un démon qu’une personne gentille.

Mes pensées auraient pu rester à ce stade s’il n’y avait pas eu l’après. Elle pouvait me faire sortir d’ici… Intéressant et étrange… D’un geste de tête, j’acquiesçai.

« Bien, je te suis. »

La curiosité et aussi la méfiance se déployaient et commençaient à étendre ses longs fils. Je la suivis donc… La suite fut encore plus étrange. S’il n’y avait pas eu les bruits des patients, toussant, soupirant, des médecins parlant, des chariots roulant sur le sol ciré de cet hôpital, j’aurais cru que nous étions seuls. Nous ne rencontrâmes pas une seule personne, ni médecins, ni patients.

Fruit du hasard ? Certainement pas. Je n’étais certes pas un grand détective, mais je n’étais pas stupide… Elle savait qu’elle pouvait nous faire sortir d’ici, c’était bien qu’elle pouvait faire des choses impossibles pour la plupart des gens. Cependant, ce qu’elle faisait, peu importe quoi, semblait lui demander un grand effort.

A plusieurs occasions, j’aurai aimé lui dire d’y aller plus doucement. Néanmoins, la prudence était de mise. J’avais été trop de fois abusé et trompé. Je préférai donc ne rien dire et faire, juste au cas où…

Nous arrivâmes bien vite hors de cet hôpital avec une facilité déconcertante. Une fois à l’écart, elle me proposa de dormir chez elle… Elle semblait bien plus déterminée et une espèce de volonté l’animait. Gentillesse ou manipulation ? Aucune idée… Le mieux aurait été de rentrer dans mon vieux camping-car et de dormir un peu. Cependant, cette affaire me turlupinait… Curiosité ou prudence ? Sacré dilemme.

Après une ou deux secondes d’hésitation, je décidai de tenter le tout pour le tout. Croisant les bras, je lui expliquai la situation :
« D’accord, on va jusqu’à ton hôtel mais, avant de décider de rester, tu dois comprendre que j’aimerai savoir comment tu t’y es pris pour nous faire sortir d’ici, sans aucun témoins. Donc allons-y car je suppose que tu n’as pas très envie de parler de ça ici… »

Si elle avait une explication à cela, qui n’impliquait pas d’être un démon, ma réponse devait être dure à entendre. Après tout, elle m’avait bien aidé ce soir. Mais le risque 0 n’existe pas. Nous allâmes jusqu’à son hôtel. Durant ce voyage, je ne pipai pas un mot. Je me devais être prudent.

Une fois arrivé chez la demoiselle, je prononçais mes premiers mots depuis un certain temps :
« Alors qui es-tu vraiment Donna ? »


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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence !   Ven 2 Mar 2018 - 14:36
The show must go on !

Il se posait des questions sur ma personne. Son regard me détaillait et son esprit s’inquiétait. Il est donc sur la défensive ? Certes il a perdu sa famille, mais c’est forcément plus profond que ça. Je le sais moi-même avec Jack. Si l’on a peur, si l’on a quelqu’un qui nous pourchasse, si l’on a des ennuis, il est facile de se perdre dans sa paranoïa, dans ses craintes, de voir le mal partout, d’imaginer que tout le monde nous veut du mal. Et moi, j’aime peut-être simplement aider les gens qui en ont besoin. Et il peut dire ce qu’il veut, il a besoin d’aide. Toute âme perdue à besoin d’aide, non ?

Il était intrigué et par ce que je venais de dire, mais aussi par la manière dont j’avais de le faire. Je lui avais dit que nous pourrions sortir d’ici sans être vu et nous n’avons pas été vus.

Son esprit tentait de comprendre, de saisir comment et pourquoi j’arrivais à faire tout ça. Comment j’arrivais à nous faire avancer, déambuler dans les couloirs, alors que je ne regardais pas. Et pourtant, j’arrivais à regarder, à entendre, à comprendre, à savoir nous diriger sans aucun doute. Et ses éventuelles questions me faisaient peur. Il devrait forcément poser ses questions à un moment donné. Aussi, je voulais parler, faire taire ses inquiétudes, mais je savais très clairement, que ça ne pourrait pas fonctionner, pas avec lui.

Et sa voix résonna. Il acceptait, oui. J’étais satisfaite qu’il se laisse faire, qu’il accepte de venir à mon hôtel pour qu’il puisse se reposer, sous ma surveillance. Un léger pas en arrière, le regard fuyant, hésitante. Oui, bien sûr il se doutait que non, je ne voulais pas en parler ici. Qui sait qui pourrait entendre. Qui sait qui pourrait ne pas se montrer à mon esprit et nous écouter. Qui sait si Jack n’est pas là, non loin ?

Une fois dans la chambre d’hôtel après un long silence pendant le trajet, je fermais la porte et sursautais quand sa voix repris. Je pris une profonde inspiration avant de me tourner vers lui, légèrement mal à l’aise. Non pas légèrement, totalement mal à l’aise.

- Je…Je suis juste Donna.

Déposant ma veste sur un fauteuil, je vais lui servir un verre d’eau. C’est une chambre d’hôtel, je n’ai pas de bien, je n’ai pas grand-chose à moi.

- J’ai… J’ai une bonne ouïe alors… J’entends…J’entends bien.

Pas la meilleure des menteuses, n’est-ce pas ? Je savais que je venais de l’intrigué d’avantage, attisé sa paranoïa, ses craintes et ses doutes  envers moi.

- Je… Tu voulais sortir, je t’ai fais sortir… Est-ce que… C’est pas assez ?

Non, parce qu’il est clair que je n’ai pas envie qu’il vienne à savoir, à comprendre que j’ai des capacités, que je suis une mutante. Que je suis une télépathe, qu’il vienne à saisir qu’il n’aurait aucun moyen de se protéger de moi.

- Je…Prends le lit pour te reposer. Je dors souvent dans le fauteuil de toute façon…

Quand on a pas l’habitude de dormir dans un lit, un fauteuil se trouve être un bon lit. Il se demandera surement, aussi, pourquoi je vis ici, seule, dans une chambre d’hôtel. Autant clarifier la chose avant qu’il ne voit mon mal-être, non ?

- Je… Je suis arrivée ici après New-York. C’est plus facile de vivre ici… Je n’ai pas les moyens pour un logement, enfin…c’est compliqué…

En fait, j’ai peut-être fait pire en parlant. J’ai peut-être soulevé d’autres questions, non ?




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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence !   Lun 5 Mar 2018 - 15:22
Je m’étais tu, la scrutant, regardant dans son âme, une des âmes les plus pure que j’avais pu voir de ma vie. Mais il restait un point noir dans cette histoire que je ne pouvais éclairer : comment nous avait-elle fait sortir ? Certes, elle me donna une réponse, fort peu convaincante. Elle n’était clairement pas une bonne menteuse et, pour s’en rendre compte, je n’avais guère besoin de lire en son âme.

Cependant, je ne l’interrompis point. Elle continua à perler et à me révéler des informations sur elle. Je ne la comprenais pas. J’aurais peut-être du arrêter là, mais je devais, je voulais connaitre le fin mot de l’histoire.

Elle me servit un verre d’eau que j’ignorai, allant m’installer dans le fauteuil. Posant mes bras sur les accoudoirs, je continuai à la regarder

« Si tu n’as rien fait, je m’excuse d’avance… Mais je dois avoir. Qu’as-tu fait réellement ? Ne me dis que t’as de bonnes oreilles. Je suis pas totalement con. Si tu crois m’effrayer en me le disant, ça se voit que tu ne sais rien de ce que j’ai vécu. »

Mes yeux se fermèrent un instant. Plusieurs flashs me revinrent : des mémoires, des souvenirs de tueurs, violeurs, pédophile, la mort de ma famille, l’enfer, les âmes torturées depuis des lustres par des démons avides de souffrances et de morts. Mes yeux se rouvrirent, chassant les souvenirs du passé.

« Et m’as-tu vraiment aidé par pure gentillesse ? On t’as peut-être contraint… »

Un symbole et un nom me venaient à l’esprit : Hydra. M’amadouer avec une personne innocente qui servirait d’appâts. C’était bien le genre d’une organisation nazie. A moins que ce soit carrément le SHIELD… Difficile à dire…

« A moins que ce soit pour de l’argent… »

C’était une possibilité que je ne pouvais écarter. Elle n’avait pas de famille selon ses dires et vu la pauvreté des lieux, l’argent aurait pu être un déclencheur par l’amener à me tendre un piège. Peut-être que cela était plus vicieux encore.

« Un pacte peut-être ? Une invocation, une incantation qui a mal tourné ? »

Me levant, j’avançais à l’opposé de la pièce lui tournant le dos.

« Tu sais si quelqu’un t’as engagé pour me tendre un piège, il voulait sûrement te voir mourir. Soit je te tuais, soit ils te tuaient, peu importe qui… »

Tournant ma tête sur le côté, je la regardais en biais.
« Je dois savoir si tu comptes me planter un couteau dans le dos ou si je peux t’accorder un peu de ma confiance. Quoiqu’il arrive, je ne resterai pas ici, bien longtemps. Dans aucun cas, ce serait une bonne idée. »

Me retournant totalement, je me rapprochais d’elle. La dominant de toute ma taille, je la prévins une dernière fois.

« Qui es-tu Donna ? Et que veux-tu ? Je ne le répèterai pas deux fois. Alors réfléchis bien. La vérité finit toujours pas éclater. »

Mon corps commença à laisser s’écouler une chaleur de hellfire : étrange sensation de chaud et de froid, te pénétrant jusqu’au fond de ton être. Rien de dangereux, juste lourd, enfin, pour le moment…


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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence !   Ven 16 Mar 2018 - 15:20
The show must go on !

Je fuyais simplement son regard, cette force, cette intransigeance, ces questionnements. Je fuyais tout ce qui pouvait avoir un quelconque rapport avec mes pouvoirs, alors la simple crainte qu’il puisse me faire du mal. J’avais mon téléphone dans la poche de ma veste, d’un jeu du doigt, je pourrais appeler Noa qu’elle vienne me sauver, m’aider, qu’elle intervienne en une fraction de seconde, mais il n’avait jamais été un danger pour moi, n’est-ce pas ? Et qu’elle est donc cette pensée de sonder mon âme ? Suis-je aussi pure qu’il le dit, qu’il le pense ? Alors pourquoi, je ne pouvais pas croire en moi, en ce qu’il pensait ? Oui, Jack…Encore et toujours ce monstre.
J’étais restée près de la porte, comme si la savoir proche de moi me rassurait. Je pourrais partir rapidement, sans me retourner. Courir pour sauver ma vie, mais pourquoi ai-je cette impression que c’est lui qui se protège et non moi ?
Il s’excusait, mais il avait besoin de réponses, qui suis-je pour ne pas lui donner ? Mais que pense-t-il des mutants ? Est-il un danger ?

- Ce que j’ai fait ? Tu voulais sortir…Je t’ai simplement fait sortir… N’est-ce pas assez ?

Une fois encore, je venais à lui demander en soupirant. Mes yeux l’imploraient de cesser. Quelques temps plus tôt, j’avais subi une attaque, des hommes anti-mutants, parce qu’ils avaient pensé que j’en étais une et si c’était à raison, je ne voulais pas recommencer aujourd’hui. Lorsque ses yeux se fermèrent, mes mains vinrent se poser autour de mon visage en grimaçant, sa vie revenait à lui, mais à moi aussi. Ses douleurs étaient les miennes. Son passé était à ma vue et les larmes montèrent à mes yeux. Autant de tristesse, de douleur, de violence… Pourquoi le monde est-il ainsi ? Et la suite, qui n’avait rien d’humains. Je reculais, le regardant avec étonnement, avec crainte, avec à mon tour, beaucoup de questions à poser. Ma respiration se fit plus rapide, plus effrayée et mes mains se mirent légèrement à trembler. Qui était-il, lui ?

Il remettait en question mes actes, voulant leurs trouver une raison, un acte perfide contre lui, alors qu’il me cachait lui aussi sa vraie nature. Hydra… Je connais Hydra. Je sais que je connais Hydra, j’ai déjà entendu ce terme, mais c’est quoi, réellement ? Lui qui avait de nombreux secrets…Oui, d’une certaine manière, c’était logique qu’il vienne à penser ça, mais depuis notre rencontre, avais-je seulement montré quelque chose de mauvais contre lui ? Et ses visions ? Celles qui revenaient sans cesse en moi, comme pour tenter de comprendre. J’arquais un sourcil, étonnée malgré la crainte de la situation, un pacte ? Une invocation ? Une incantation ? Qu’est-ce qu’il était en train de me dire ?

Il est et était totalement parano. Je n’avais rien fait pour lui montrer quelque chose de néfaste en moi, j’avais tout fait pour l’aider, même si j’avais la cruelle impression de n’avoir été qu’un souci depuis notre rencontre. Mais penser que je puisse lui vouloir du mal, ou que je puisse le faire pour quelqu’un me blessait. Je le montrais, sans le dire, à quoi bon parler ? A-t-il seulement envie de m’écouter ? Y a-t-il seulement une chance qu’il me croit ? Plus il s’écartait, plus je me sentais mieux. Comment pouvait-il croire à son flot de pensées ? Mourir… Ma tête se baissa en soupirant de nouveau. Vouloir ma mort, quelqu’un qui puisse me manipuler, me forcer… Oui, je connaissais ce problème pour l’avoir vécut une bonne partie de ma vie.

Il se rapprocha et moi j’étais bloquée par la face fraiche du mur qui me retenait. Allait-il me tuer ? Allais-je finir par mourir ? Ma vie s’arrêterait ici alors que mon seul but n’avait été que de vouloir l’aider ?

- Je…Je ne veux rien. La seule chose que j’ai voulu faire…c’est t’aider à sortir de là… Peut importe ce que tu penses…

Je fermais les yeux en respirant un peu plus profondément. Ma voix tremblait, elle était faible et dénoté la frayeur. Il voulait savoir ?

- Tu as pensé qu’Hydra m’avait envoyé vers toi où si ce n’est eux, que ça serait le SHIELD. J’ai su que la photo de ta famille te dérangeait…Parce que tu l’as pensé. Comme tu as pensé à ton passé il y a quelques minutes. La mort, la violence, ta famille…

Mes bras se croisèrent, comme pour me replier sur moi-même alors que ce qu’il dégageait me terrifiée. Je pinçais mes lèvres, en dernière action pour retenir les larmes que j’avais en moi avant de fermer les yeux pour ne pas le voir agir, si tel était son but que de me tuer.

- J’ai atterrit dans la loge, parce que la puissance des pensées du stade m’oppressait. Et au fur et à mesure, j’ai réussi à me concentrer sur toi, sans que les autres ne viennent à me briser de l’intérieur. Je sais tout de toi, tout ce que tu as pensé, ce que tu as vécut, je sais tout. Je ne l’ai pas choisi. Je n’arrive pas à me contrôler, alors toutes les pensées des gens aux alentours se percutent en moi. Je ne t’ai jamais voulu du mal…moi…

J’arrivais à m’extirper de cette posture en m’éloignant de lui, alors qu’une larme de terreur avait finit par couler sur ma joue.

- Si tu veux me tuer, de toute façon, je ne pourrais pas t’en empêcher. La seule chose que je te demande, malgré ta paranoïa et tes craintes, c’est de ne pas me faire souffrir.

Et s’il ne me croyait pas ? Et s’il en voulait aux mutants télépathes ?

- Je t’ai amené ici, parce que je voulais être sûre que tout irait bien pour toi et que, comme moi, tu n’as plus personne pour veiller sur toi !

Je tremblais. A quelques centimètres à peine, loin du mur, près de lit, lui tournant le dos, je tremblais. A quel moment avais-je fauté ?





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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence !   Mar 20 Mar 2018 - 18:45
Mes yeux ne l’avaient pas quitté. Peu importe ses propos et ses déplacements, mes yeux la scrutaient, pénétrant son âme, scrutant ses péchés. Télépathie… Explication possible après tout. Elle ne semblait pas mentir. Pas de péchés supplémentaires. Et ces dires, cela était cohérent avec mon passé. Cela restait assez vague, mais suffisant à mes yeux.

À la suite de cette révélation, je ne pus m’empêcher de me questionner intérieurement. Jusqu’où avait-elle vu ? Evidemment, mes secrets revenaient immédiatement à ma mémoire. Mon invocation et pacte de Méphistos. Zarathos, mon démon. Nos combats pour le contrôle de mon corps. Moi, devant un miroir, dont la seule image qui était renvoyée n’avait rien d’humain, juste un squelette enflammé : le Ghost Rider. Penser, ce n’était peut-être pas la meilleure idée face à une télépathe.

La regardant, je ne pus constater l’ironie de la situation. Elle avait surement craint que j’en veuille aux mutants. Elle ne devait clairement pas être très habile avec ses pouvoirs.

« Mutante, je suppose. Tu te serais évitée bien des peines si tu me l’avais dit tout de suite. »

J’allais vite savoir si elle lisait dans mes pensées… En effet, je fis remonter mes pensées, en particulier ma croisade. Je repensais à mes recherches sur les responsables de la purge, à ces mutants que j’avais aidés, mais aussi ceux que je n’avais pas su sauver, arrivé trop tard. Je repensais à ce scientifique qui utilisait les mutants comme de simples sujets de test, sa mort de mes mains. Je n’avais pas su les sauver, mais j’avais pu venger ses innocents dont la seule faute était d’être différent. Mais cette vengeance, ma vraie vengeance, poussait par ma fille, mutante. La purge, les sentinelles, la mort…

La nostalgie, la tristesse gagne ma tête. Je la chasse d’une pensée. J’en avais l’habitude, mais je ne savais pas encore combien de temps je pourrais faire cet exercice. Mieux valait ne pas y penser.

Reprenant la parole, je repris la parole, détournant le regard.

« Je suis désolé de t’avoir effrayé. Mais je devais m’assurer à qui j’avais affaire. Je ne sais pas jusqu’où tu as lu dans mon esprit. Si tu as vu des choses réellement monstrueuses, désolé. Si tu me prends pour un fou, continue. Tu n’en dormiras que mieux la nuit. »

La regardant de nouveau, je continuai à parler, la voix adoucie :

« Tu ne mourras pas aujourd’hui, en tout cas pas de moi. Je vais te donner un conseil. Développe ton don. Ne cherche pas quelqu’un qui te protègera. Trouve quelqu’un qui t’aidera à te protéger. Le monde est bien plus sombre que tu ne l’imagines. Tu es une bonne personne Donna, trop bonne. »

Je me dirigeais vers la porte. Ma main appuya sur la clinche. Entrouvrant la porte, je lui adressais une dernière parole.

« Au revoir Donna. »
J’espère que tu ne me croiseras plus. Tu ne seras que plus en danger.

Cette dernière pensée clôtura la discussion. Rapidement, je sortis hors de l’immeuble. L’air frais de la nuit me prit au visage. Direction mon camping-car, plus pauvre que jamais.


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MessageSujet: Re: Que le spectacle commence !   Mar 3 Avr 2018 - 0:37
The show must go on !

Il avait le don d’effrayer. Non pas son aspect menaçant, mais tout ce qu’il avait en lui. Il semblait inquiet, et visiblement, nous avions ce point commun parmi tant d’autres. Devons-nous réellement nous craindre ? Pourtant, je sentais qu’il était content, satisfait, ou simplement qu’il me croyait quand à mes pouvoirs. C’est déjà ça, non ?

Je tournais mon regard vers lui. Il avait bon nombres de questions et la grimace sur mon visage indiquait, que oui, je pouvais l’entendre. Que devais-je faire ? Répondre, affirmer ? Lui montrer que c’était vrai ? Ou que c’était réel ? Et là… J’aurais beau faire tout les efforts possibles, jamais je ne pourrais cacher ce que ses pensées, sa vie venait de m’offrir. Je me reculais, contre le mur, apeuré. Si j’aurais pu, j’aurais voulu ma cacher, partir et non avoir les larmes aux yeux en ressentant presque ce qu’il pouvait ressentir.   Un démon…Un pacte avec le diable. J’étais effrayée par lui et je ne pouvais et ne voulais pas lui cacher. Et la fuite n’en fut que plus dramatique. Ce que j’avais sous les yeux, lui…Non, pas lui, un squelette. Un cri s’étrangla dans ma gorge et mes mains se posèrent devant ma bouche pour tenter de calmer les cris qui voulaient sortir, s’expulser, rugir pour trahir l’étonnement,  l’effroi.

- Qu’est-ce que…tu es…

Il est ? Il était ? Il est quoi ? Une chose ? Un homme ? Lorsqu’il reprit, moi qui peinait à calmer mes frayeurs, lui, me disait que je devais, du moins, que j’aurais dû lui parler, lui dire ce que j’étais, alors que lui… J’ignorais complètement ce qu’il pouvait bien être, mais il n’avait pas été plus honnête que moi, n’est-ce pas ?

J’avais la presque impression que ses pensées n’étaient pas que pour lui, mais pour moi. Voulait-il me faire passer un message en me montrant sa vie et ce qu’il faisait ? Du moins, ce qu’il avait fait, vécu, perdu aussi. Sa fille, la mutante, celle qu’il a perdue. Sa vie était complexe et une fois encore, il me montrait être un homme bien, qui pourtant avait eu beaucoup trop de mal. Il ne m’attristait pas comme l’on a pitié de quelqu’un, mais il était aussi seul que moi et pour ça, je le comprenais. C’était aussi peut-être ça qu’il cherchait, non ?

Il s’excusa, finalement. Je pouvais comprendre la base, mais pas la totalité de ce qu’il venait me dire. Parce qu’une partie de mon cerveau, de mon esprit restait focalisé sur ce que j’avais vu et appris sur lui. J’en été toute chamboulée, si bien que je me demandais si je n’étais pas en train de rêver. Ma réaction devait être une réponse positive, oui, j’ai lu dans son esprit, oui, je sais tout et visiblement, il doit le savoir. Que je le prenne pour un fou ? Visiblement, il est tout, sauf un fou, un homme meurtri, un homme…habitait d’un démon, sans doute, mais pas fou. Sauf si la douleur rend fou et ça, j’en connais un rayon.

Je relever la tête vers lui, à sa manière, il prenait soin de moi. Il voulait mon bien ? Il m demandait d’être plus forte encore, de me battre avec moi, contre moi ? Il avait sans doute raison…  Je ne voulais pas que l’on me protège, je voulais faire face à Jack, sans mettre quelqu’un en danger. J’étais, à ses yeux, une bonne personne ? Alors pourquoi le monde s’acharne autant sur moi ?

- John… Je ne sais pas qui tu es. Et je ne suis pas bien sûr de vouloir le savoir réellement… Je suis tout de même contente de t’avoir rencontré et…j’espère que tout ira mieux pour toi… Au revoir, Jonathan…

J’avais tenté de garder une certaine constance, mais ma voix avait trahi la frayeur que je ressentais depuis qu’il m’avait laissé voir sa vie. Je n’allais sans doute jamais le revoir, sans doute réellement. Il était gentil, il avait sans doute perdu trop pour apprécier d’avantage la vie, mais il était quelqu’un de bien. Alors que sa silhouette disparaissait de ma chambre d’hôtel, je me laissais tomber au sol. Ca avait été une grande rencontre.






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Que le spectacle commence !

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