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See my dreams all die - Tony & Stephen -

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Avengers
♠ Classe et nom de code : IRON MAN ♠ Emploi : Avenger & PDG ♠ Gif :
MessageSujet: See my dreams all die - Tony & Stephen -    Lun 14 Mai 2018 - 20:12
See my dreams all die
Statut du sujet :  Privé ft. Tony Stark & Stephen Strange
Date du rp : Présent
Météo & moment de la journée : Journée ensoleillée
Autre : Manoir Avengers




See my dreams all die
Un verre, deux verres, trois verres. Sa tête tournait quelque peu, s’engourdissait sous les degrés d’alcool, cependant, ce n’était rien. Ce n’était pas assez. Cette journée pour Tony Stark était une mauvaise journée pour lui. Il s’était levé d’une humeur maussade, enfin, avait-il seulement dormi cette nuit ? Il en doutait certainement. Tony n’avait qu’à lever ses yeux pour voir son reflet dans le miroir du bar. Il était affreux. Ses cheveux noirs étaient en pagaille, des cernes violacés sous ses yeux et ses lèvres étaient gercés. Ses mains tremblaient sur le verre qu’il tenait. Avec un soupire las, il se servit un énième verre d’alcool. Tony fixait le liquide ambré dans celui-ci, le faisant tournoyer par moment dans ses pensées. Des pensées sombres qui étaient revenues le hanter cette nuit alors qu’il était en train de travailler dans son atelier. Ce dernier commençait à mettre au point une nanotechnologie sur son armure afin de pouvoir la modifier selon les besoins de l’armure. Ainsi, il n’aurait pas à refaire et refaire des armures pour un tel domaine. S’il devait faire un vol en orbite autour de la Terre, cette nanotechnologie permettrait à son armure de se modifier, de s’adapter à son environnement. C’était à ce moment-là, qu’il était devenu quelque peu amer. Il avait repensé en ne sachant pas pourquoi à Stane et plus particulièrement à sa trahison.  Cela lui avait fait penser à sa propre idiotie. Une idiotie qui avait coûté la vie à des millions de gens pendant des années.

Il était Tony Stark et il venait d’une famille de boucher. Son père avait participé à la deuxième guerre mondiale, ses armes avaient décimé les lignes allemandes et puis il avait participé à l’élaboration de la bombe H. Et puis, il y avait eu lui avec ses idées innovatrices. Les tirs étant plus précis grâce à son idée de ciblage, la bombe cinétique, le missile Jericho. Tout cela avait coûté la vie d’êtres humains, de plusieurs milliers d’êtres humains. Parmi eux, des enfants, des femmes et des hommes, des bébés. Des maisons détruites, et tout cela créé par lui. Par ses mains, ces mêmes mains qui touchaient ce verre. Il était le plus grand meurtrier de masse de l’histoire de l’Amérique. Un titre peu glorieux dont il était fier auparavant. Il était le marchand de mort. Un autre titre peu glorieux dont il était tout aussi fier auparavant et maintenant, il était là, fixant son verre avec un bras d’amertume, sentant l’huile de moteur et l’alcool à plein nez. Vêtu d’un jogging et d’un t-shirt, il laissait libre court à son alcoolisme.

Personne n’était là pour le surveiller dans cette immense bâtisse. Personne ne voyait son mal-être aujourd’hui. Alors, il buvait un verre, deux verres, trois verres, quatre verres pour oublier le mal qu’il avait pu faire à cause de sa cupidité. Il oubliait sa solitude, le fait que Pepper était partie loin de lui, de ses armures, de son obsession à se racheter coûte que coûte. Il était impardonnable, il ne pourrait jamais remplacer les millions de vie qu’il a détruit. Jamais. Trop absorbé par son verre, il ne vit pas la personne rentrer dans la pièce commune. Il observait et buvait. Il en était à plusieurs verres, voir des bouteilles. En cette journée où le soleil régnait en maître, où la bonne humeur devait être de mise, Tony Stark n’était plus qu’une loque consumée par la culpabilité.
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Sorcier Suprême
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MessageSujet: Re: See my dreams all die - Tony & Stephen -    Lun 14 Mai 2018 - 23:04

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« Stephen Strange. Je viens voir Monsieur Stark. » La jeune secrétaire de l'accueil releva la tête et sembla se figer quelques secondes en détaillant Stephen. Vêtu d'un costume mêlant élégance et décontraction, le Sorcier s'était présenté au hall d'accueil de Stark Industries en tenue civile. Seul son pendentif d'Agamotto persistait au milieu de son torse, et seules ses mèches blanches sur les tempes permettaient d'effectivement le reconnaître au premier coup d'oeil pour peu qu'on daignait regarder son visage. Inutile de se faire remarquer plus que nécessaire avec le reste de son accoutrement de magicien, alors qu'il ne venait pour une fois pas pour des affaires héroïques, et qu'il avait choisi d'entrer par la porte d'entrée, justement, au lieu de s'inviter à travers un portail dimensionnel directement chez son ami. Sans urgence magique ou héroïque, en effet, Stephen préférait agir normalement et ne pas surprendre son ami en train de faire il ne savait quoi, en déboulant sans prévenir. Cela avait déjà eu pour effet de le surprendre dans de facheuses mais amusantes postures, il préférait ne pas ajouter des souvenirs étranges supplémentaires à toute la collection de bizarrerie qui occupait déjà son esprit de par son métier.

Face au léger bug de la jeune femme, qui semblait peiner à réaliser qu'il était bien lui, et qu'il était plutôt bel homme en costume civil, pour sûr, Stephen arqua un sourcil interrogateur, presque impatient, mais poli. Elle était charmante, aussi choisit-il de ravaler un éventuel commentaire autoritaire. « Je... Monsieur Stark n'est pas là. Cela fait depuis hier qu'il n'est pas rentré. Il doit être au Manoir des Avengers. C'est souvent là-bas qu'il travaille quand il ne le fait pas ici, surtout depuis que Mlle Potts ne vient plus trop ici non plus, » finit-elle par répondre. Il lâcha un soupir agacé. Voilà ce qui arrivait quand on voulait revenir à un comportement civil. On perdait du temps. Il la remercia avant de traverser le hall en sens inverse d'un pas conquérant. Mais avant d'atteindre les portes tournantes de l'entrée, il leva une main avec lassitude et traversa dans la foulée le portail qu'il venait de créer devant lui. Il se referma derrière lui dans la seconde. Rester discret n'aurait pas duré longtemps. Par chance, les employés de Stark étaient désormais habitués à voir des choses paranormales ou mutantes arriver, vu les fréquentations héroïques de leur patron.

Stephen mit pied à terre sur le trottoir face au Manoir des Avengers. Ce dernier était bien évidemment protégé par des technologies, mais aussi et surtout, dans le cas de Stephen, par de la magie, afin de parer aux éventuelles attaques de Loki et autres mauvais sorciers ou mauvais dieux. Il n'avait donc pas préféré rentrer de suite dans le Manoir pour ne pas risquer de déclencher les systèmes de sécurité, et ce même s'il avait droit d'entrer. Stephen pouvait être un arrogant emmerdeur au culot légendaire lorsque la situation l'exigeait, mais le reste du temps, il avait de bonnes manières, une bonne éducation. Celle des gentlemen, même. Alors il entra au Manoir par la porte d'entrée, après avoir laissé le temps aux systèmes d'analyser son identité. Un rapide appel à son troisième oeil lui permit de savoir que le Manoir était vidé de ses occupants, hormis d'un seul : celui qu'il cherchait.

Il arriva donc dans la pièce du bar, mains dans les poches, et avança avec nonchalance, le regard rivé sur le dos courbé de son ami. Affalé au bar, dans une tenue déplorable, Tony était déplorable, et ce au premier regard, sans doute permis. Ce n'était d'autant plus pas la première fois que Stephen le voyait comme cela. Il savait donc reconnaître au premier coup d'oeil les signes de l'alcoolisme de son ami. Intérieurement, il soupira. Sans en être vraiment surpris, Stephen avait néanmoins espéré ne pas tomber sur cela. Mais il était de notoriété publique que Tony était son propre pire ennemi, et que ses démons reprenaient souvent le dessus sur sa volonté, surtout concernant son passé de marchand de mort. Stephen n'avait pas besoin de l'oeil d'Agamotto pour lire dans ses pensées à ce niveau-là. De plus, sans Pepper, autant dire qu'il était comme un plant de tomates à qui on aurait enlevé le tuteur censé les tenir droites.

Un fait qui le renvoyait à sa propre situation avec Clea. Elle était partie, et pourtant, lui, il tenait debout, et il se tenait droit. Parfois, souvent même, Stephen se demandait s'il avait vraiment un coeur. Comment parvenait-il à rester hermétique à ce point ? A ne pas finir ébranlé comme son ami, comme tant de ses alliés ? Oui, parfois il se demandait pourquoi il parvenait à maîtriser à ce point ses souffrances, si elles étaient réelles au final. Nul doute qu'il avait été choisi pour être Sorcier Suprême pour sa résilience psychique mais surtout émotionnel, comme blindé face aux misères du monde, des milliers de mondes même, qu'il rencontrait chaque jour. Etait-il capable d'aimer ? De pleurer Clea ? Au fond, Stephen savait qu'il avait mis sous clefs ses émotions pour ne pas les subir, qu'il souffrait en silence, dans la terrible solitude de son statut et de son sanctuaire austère et isolé. Qu'un jour, elles seraient libérées, et dévastatrices. Mais au moins, pour le moment, lui était capable de se tenir droit, et de ne pas flancher. D'accepter que sa vie ne lui appartenait plus depuis qu'il portait ce fardeau. Cela lui donnait la force de pouvoir soutenir les rares personnes qui entraient dans le cercle de ses proches, de ses vrais amis. Ceux qui comptaient. Comme Tony. Oui, cela lui donnait la force d'avoir de la force pour deux. D'avoir la force de protéger ce monde chaque jour sans s'apitoyer sur son sort, car il n'en avait pas le temps, et ne voulait pas en avoir.

« Tony, Tony, Tony... Tu ne ressembles vraiment à rien, » soupira-t-il dans son dos, mains dans les poches. Il finit par s'asseoir au bar, à côté de lui. « Je pense que tu as assez bu pour aujourd'hui, » ajouta-t-il en éloignant par télékinésie toutes les bouteilles et les verres du comptoir du bar, qui glissèrent jusqu'à chaque extrémité de ce dernier. A la place, les étagères de boissons en face, contre le mur, s'animèrent. Des bouteilles de jus de fruits, de fruits pressés, se mélangèrent dans un shaker qui s'agita dans le vide, avant de verser son contenu dans deux grands verres qui vinrent se poser devant chacun d'eux. Stephen prit le sien et en goûta une gorgée. Le dosage était parfait. Fabuleux cocktail de fruits sans alcool, avec un zeste de citron vert et de menthe. Stephen se tourna vers lui sur son haut tabouret de bar. « Ce n'est plus un bouc que tu as, c'est une barbe mal taillée. Tu te relâches vraiment trop mon vieux, » se plaignit-il, plus pour plaisanter qu'autre chose, sans pour autant arborer de réel sourire. « Tu peux rester là à ne rien dire et à marmonner dans ta nouvelle barbe indécente, ou bien tu peux me parler. Je suis médecin, tout ce qui sera dit restera entre nous et Hypocrate, tu le sais bien depuis le temps. » Plaisanterie sans l'être. L'humour de Stephen était et resterait toujours mi-figue mi-raisin, tantôt cynique, tantôt insaisissable pour bon nombre de gens. Par chance, son interlocuteur du jour le connaissait bien assez pour ne plus lui tenir rigueur de ce genre de chose. Enfin, l'espérait-il, car ivre, Tony restait imprévisible.




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Avengers
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MessageSujet: Re: See my dreams all die - Tony & Stephen -    Mer 30 Mai 2018 - 16:32

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L’alcool enivrait ses sens. Sa vision était floue et ses mains tremblaient contre le verre en cristal. Vêtu d’un jogging et d’un T-shirt qui avaient dû faire des jours et des nuits avec lui dans son atelier où il créait des merveilles ou bien des armes meurtrières qui tuaient des gens. Ils étaient entachés de graisses et d’huile de moteur. Il devait d’ailleurs sentir l’essence et l’alcool à plein le nez. Sa tête dodelinait face à son verre. Son esprit se demandant pourquoi est-ce qu’il prenait la peine de prendre un verre afin de boire, Tony pouvait très bien le faire au goulot. Il se saoulerait bien plus vite ainsi. Sa tête tournait et son cerveau semblait tourner au ralenti mais pourtant les idées innovatrices n’arrêtaient pas de fuser dans son esprit. Elles se mêlaient, s’entremêlaient, s’entrechoquaient, se modifiaient parfois sans qu’il ne puisse faire quelque chose. Même ivre, son cerveau ne semblait pas vouloir s’arrêter de penser, de réfléchir. Même ivre, les idées tourbillonnaient dans sa tête avec ses propres pensées sombres qui lui glaçaient le sang et l’empêchaient de dormir. Son regard trouble vint à se poser sur ses mains. Des mains tâchées de sang, abîmés, brûlés comme la chair des victimes de sa bombe. Des mains où le sang ne semblait pas s’enlever malgré ses bonnes actions. Il ne comprenait pas. Tony avait sauvé le monde, deux fois même. Il avait sauvé la vie de milliards de personnes et pourtant, il se sentait encore coupable de ce qu’il avait fait par le passé. Au fond de lui, il savait qu’il ne devait pas l’être. Il était juste entré dans le moule pré-fabriqué de son père. Ce moule qu’était une sorte de propagande. Depuis qu’il était tout petit, on lui avait rabâché que créer des armes étaient bien. Que la paix se faisait avec du sang et des gros bâtons. On l’avait formaté à croire cela telle une propagande destinée pour lui, tout seul. Il se demandait d’ailleurs pourquoi personne ne lui avait dit à quel point, c’était horrible ce qu’il faisait. Pourquoi les américains l’applaudissaient, lui donnaient des trophées pour ce qu’il était en train de faire ? Tout le monde l’admirait alors qu’il récoltait les fruits de la destruction et de la mort. Tout le monde le voyait comme un génie alors qu’il ne faisait que tuer de pauvres victimes. Il avait ravagé des villages entiers,  des familles entières étaient tombées sous ses bombes.

Tony avait beau se cacher derrière un masque de suffisance et d’arrogance, derrière un sourire en coin, il ne pouvait pas fuir cette culpabilité qui le rongeait parfois. Souvent, elle était tapie dans son esprit bourdonnant, se cachant derrière les idées, puis sans crier gare, elle ressurgissait et lui montrait à quel point il était un horrible et odieux personnage, que rien ne pourrait changer ce fait. Pas même l’amour d’une rouquine au tempérament de feu, pas même son héroïsme. Pas même son équipe ou ses « amis ». Tony n’était pas stupide, il avait vite compris qui était son pire ennemi sa vie, ce n’était pas un terroriste, ni un super méchant venu tout droit de l’espace. Son pire ennemi était lui. Il pouvait se battre avec une horde de chitauris, se battre avec un sorcier asgardien, éviter une invasion. Il pouvait donner sans limite aux gens qui étaient dans le besoin mais il ne pouvait pas se battre contre lui-même. Contre son esprit retords qui l’empêchait de dormir, l’assaillant de mille et une images horribles.  Dans son esprit, il voyait des cadavres brûlés, déchiquetés, en morceau lui hurler dessus, l’accusant des milles choses horribles qu’il ait pu faire durant sa vie. D’un côté, il se blâmait ainsi que ses parents qui l’avaient poussé à faire cela, en lui répétant sans cesse que c’était sa place dans ce monde. Le jeune Tony qui voulait révolutionner le monde avec ses idées en télécommunication, en énergie  et même dans l’automobile s’était effacé peu à peu sous tous ces mensonges sur les armes et le bien fondé de la guerre pour la paix. Le jeune Anthony était parti pour laisser place au génialissime Tony Stark et ses idées d’armes encore plus perfectionnistes qu’étaient celles de son père.

Certes, Tony avait fini par arrêter mais pour lui, le mal était fait. C’était terminé. C’était irréparable et il devait vivre avec cela sur sa conscience. Combien de gamins étaient devenus des orphelins à cause lui ? Combien d’enfants avaient perdu la vie sous ses armes ? Il ne voulait pas le savoir. Son cœur bien que tenace, ne tiendrait pas pour ces pauvres enfants qui n’avaient connu que la mort, le feu et le sang. Pendant que des enfants mourraient sous ses bombes, lui, vivait une vie de pacha avec des femmes à ses pieds. Se faisait applaudir pour son patriotisme alors que tout ce qui l’intéressait, c’étaient les fêtes, les femmes et l’argent. Il était admiré comme un héro de guerre mais au final, il n’était qu’un pourri qui pensait qu’à son fric. Il était sans aucun doute le pire des connards, le plus grand meurtrier de l’histoire des Etats-Unis et tout cela parce qu’il voulait encore et toujours gagner plus de l’argent. Il était irrécupérable, il le savait et pourtant chaque jour, depuis qu’il avait arrêté la vente d’armes, Tony essayait de se racheter une conduite. Pas auprès du seigneur qu’il ne croyait pas, pas auprès de son équipe ou de Pepper mais auprès de lui-même. Auprès de cette voix mesquine et ricaneuse qui lui rappelait sans cesse, ses méfaits. C’était à lui qu’il devait se racheter. A lui et personne d’autres. Enfin, peut-être pour Yinsen qu’il devait le faire. Ce pauvre homme qui avait perdu sa famille et qui avait perdu la vie pour sauver la sienne. Une vie qui ne valait pas la peine d’être sauvé, selon son avis mais ça, c’était plutôt l’alcool qui parlait et cette voix mesquine tapie dans son esprit.  Tony fixait son verre tandis qu’une personne venait s’asseoir à ses côtés. Tournant doucement sa tête qui dodelinait presque, ses yeux voyaient troubles.

Tony ne remarquait qu’un bouc et des cheveux noirs. Etait-ce son reflet ? Ah non, son supposé reflet vint à parler alors que sa bouche était restée pâteuse et fermée. A moins, qu’il était trop bourré pour savoir s’il parlait ou non. Ou qu’il a appris la ventriloquie. Dans les deux cas, cela lui semble impossible. En remarquant, qu’un autre homme qui devait être le Dr Strange au vu de son bouc, Tony eut un sursaut alors qu’il le regardait depuis 5 minutes environ. Il vit le verre s’éloigner de lui et il eut un gémissement plaintif d’un animal blessé en voyant cela tandis que le sorcier lui parlait. Il entendait les mots « ressemble à rien », qu’il avait assez bu aujourd’hui. Il vit des verres s’animer et des bouteilles aussi. Il s’était cru en plein trip dans Dumbo, la marche des éléphants. Ok, là, il était ivre mort. Un jus de fruit vint se poser devant lui et il se pencha doucement vers son ami en fixant le verre.

-Est-ce que t’as vu ce que je viens de voir ? Demanda-t-il en pensant halluciner.

Peut-être des fantômes ? Ou tout simplement Strange qui bouge trop vite par rapport à son cerveau ralenti ? Il ne savait rien. Il écoutait d’un air distrait, son ami. Se tournant vers lui, se balançant inconsciemment de l’avant vers l’arrière. Il fronçait les sourcils en écoutant Strange parler, tandis que ses mains tremblaient à cause des grammes d’alcool dans le sang. Il se demandait c’était qui cet hypocrite dont Strange parlait.

-C’est qui cet hypocrite dont tu me parles ? Qu’il aille se faire voir chez les bulgares…, déclara-t-il avant de se rendre compte de son erreur. Ah non, c’est chez les grecs, salakis au bon lait de brebis. Bon, je vais aller faire mumuse dans mon bourbon avec mon atelier, euh…, faire mumuse dans mon atelier avec mon bourbon. En parlant de ça, où est mon bourbon ? Demanda-t-il en regardant Strange. T’es venu pourquoi ? Ajouta-t-il d’une manière un peu méfiante.

Tony plissa des yeux en le pointant d’un doigt tremblant d’accusation. Du style qui voulait dire « petit voleur ». Tony ne voulait pas parler, il voulait juste s’évader et arrêter de réfléchir, de penser à tout cela. Il se leva, faisant grincer le tabouret et il fit « chut » au tabouret avec son doigt…sur l’œil. Tony écarquilla des yeux quand il sentit que son équilibre était précaire sur le sol qui bougeait.

-Hé, le sol bouge trop, rigola-t-il en regardant Strange avant de perdre équilibre et se retrouver sur ses fesses dans un bruit sourd.

Il fit un « oh » étonné et surpris avant d’essayer de se lever en rigolant. Cependant, toutes ses pensées sombres qui s’étaient tues avec l’entrée de Strange revinrent à la charge. Tony n’avait pas le droit de rire, pas après ce qu’il avait fait. Son rire mourut sur ses lèvres craquelées par les angoisses.

-Méchant Tony, marmonna-t-il pour lui-même en lançant un regard mauvais à son corps.

Il devait offrir un pas très beau spectacle mais Tony était bien trop saoul, bien trop ravagé par ses démons pour s’en soucier. Là, il voulait juste arrêter.



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MessageSujet: Re: See my dreams all die - Tony & Stephen -    Sam 2 Juin 2018 - 20:12

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Misère. Il ne fallut pas longtemps à Stephen pour réaliser à quel point son ami était ivre. Pratiquement ivre mort d'ailleurs, au vu de son incapacité à rester immobile et droit, et à parler correctement. Et surtout, avec un minimum de cohérence. L'écoutant balbutier et marmonner sans broncher, le regard fixé sur lui, Stephen haussa un sourcil quelque peu dubitatif face à l'attitude du milliardaire. Ce n'était pas la première fois qu'il le voyait dans un tel état et cela ne le surprenait pas vraiment. Cela le peinait, plus que toute autre chose, car il ignorait comment l'aider. Cela semblait inhérent à sa psychologie, sa personnalité, que de s'auto-détruire sous le poids des remords. Pourtant, bien des héros, ou même des gens lambdas, avaient eux aussi leurs noirs secrets, leurs terribles fardeaux. Mais ils trouvaient moyen de s'accrocher à quelque chose pour ne pas sombrer. Longtemps, le Sorcier avait pensé que Pepper Potts était cet ancrage qui empêchait son ami de définitivement se tuer, par coma éthylique ou accident sous l'effet de l'alcool. Ce que parfois, il recherchait assez clairement, sans se l'avouer à lui-même. Ce genre de comportement tenait du suicide inavoué, lent, lancinant.

Stephen avait ses propres fantômes, ses propres mains tachées de sang bien plus que de cicatrices encore présentes depuis son accident. Son addiction à lui, pour tenir, n'était pas l'alcool, bien qu'il s'autorisait quelques verres d'excellent bourbon de temps à autre après une longue journée. Non, son addiction à lui, c'était son travail, son rôle de protecteur, et son besoin de toujours apprendre, de toujours se dépasser, pour ne jamais laisser le temps à son esprit de repenser à sa famille. Au corps de sa jeune soeur noyée dans ses bras. Entre autres démons du coeur et de l'esprit. Chacun son moyen de survivre, et de vivre. Au final, leurs addictions respectives avaient eu le même effet sur leurs existences : elles avaient fait partir la femme qu'ils aimaient. Mais le magicien avait encore de l'espoir concernant Pepper. Si de son côté, Clea était partie depuis bientôt quarante longues années et qu'il avait dû apprendre à vivre avec, ou plutôt sans, sans savoir encore aujourd'hui si elle lui reviendrait un jour, si elle ne l'oublierait pas, ne tomberait pas amoureuse d'un autre, il savait que Tony en revanche, malgré toutes ses armures, ne bénéficiait pas de la même force, de la même forteresse de l'âme, ou de la même capacité de détachement, de fermeture du coeur et de l'esprit. Non. Tony était un écorché vif, là où Stephen était un reclus au visage impassible, qui ne laissait rien deviner. Tony buvait, s'agitait, faisait savoir au monde entier qu'il était mal, parce qu'il appelait à l'aide, inconsciemment. Stephen, tout l'inverse. Jamais un mot de travers, jamais une faille dans son armure impeccable, dans son flegme à toute épreuve. Sans Pepper, Tony ne ferait que sombrer plus encore. Et le Sorcier ne comptait pas laisser cela arriver.

« C’est qui cet hypocrite dont tu me parles ? [...] T’es venu pour quoi ? » « Je me pose encore la question, » soupira-t-il en toisant son ami qui le pointait d'un index peu stable, suspicieux. Il but son jus de fruit tout en le regardant se lever. Parler au tabouret. Pour mieux tomber à la renverse sur le sol peu après. Stpehen soupira. Les deux mots qui franchirent ensuite les lèvres de l'Avengers firent se serrer son coeur le temps d'une seconde. Il tentait de rester neutre, mais Tony était son ami, depuis plusieurs années désormais, et le voir se détruire à ce point lui faisait mal. A lui, comme à chacun de ses amis, et plus encore de Pepper. Le Sorcier n'avait pas besoin d'aller la sonder par télépathie pour deviner que la jeune femme en avait dû avoir assez de voir celui qu'elle aimait se détruire à ce point. Sans penser à elle, d'ailleurs. Stephen quitta donc son tabouret pour venir s'agenouiller près de son ami plus que mal en point ainsi à terre. « Allez Tony... Reprends-toi... » murmura-t-il en lui attrapant les bras pour l'aider à se remettre sur ses pieds. Il l'y força, et une fois face à lui, ne lui lâcha pas le bras, pour mieux planter son regard sévère dans le sien. Sévère, et concentré. « Pardonne-moi, mais tu me remercieras plus tard. Peut-être. » Il ne laissa pas le temps à Tony de comprendre le sens de ses paroles, ni pourquoi il lui demandait pardon. Il lâcha son bras, et se contenta de le pousser en arrière d'une pression de ses doigts sur son torse. Dans son état, le milliardaire ne put que flancher... droit dans le portail dimensionnel que Stephen ouvrit à la volée.

Le milliardaire chuta dans le vide, passant de l'intérieur du Manoir des Avengers, au ciel bleu et au soleil éclatant de la Californie, finissant ses quelques mètres de chute droit dans l'océan. Le Sorcier tira sur les pans de sa veste pour bien la remettre alors qu'il franchissait le même portail, usant de sceaux tangibles qui apparaissaient sous ses pieds pour descendre dans le vide en escalier au-dessus de l'eau. Il laissa Tony patauger dans les vagues, le temps de se remettre du choc thermique et du choc tout court même. Il descendit ainsi tranquillement son escalier mystique jusqu'à poser pied sur le sable, ce qui détonnait dans un endroit pareil, vu son impeccable costume. La brise marine se perdit dans ses mèches noires, et le magicien savoura le soleil sur la peau de son visage lorsqu'il leva la tête un instant pour admirer la somptueuse villa qui trônait à flanc de falaise un peu plus haut, en bout de plage.Ils n'étaient pas loin de Los Angeles en soi, mais cela suffisait pour un petit dépaysement que de quitter le coeur de la ville. Il s'éloigna de quelques mètres du rivage, à l'abri des embruns et des vagues montantes, et s'assit à même le sable face à la mer. Il se cala sur un coude, à moitié allongé de côté, et joignit ses mains tranquillement sur son ventre tout en observant les vagues qui allaient et venaient avec fracas.

Il attendit tranquillement que son ami daigne se tirer des remous, pour émerger des vagues et le rejoindre. Nul doute qu'il serait probablement furieux d'un tel coup bas, mais au vu de son état, un électrochoc avait semblé nécessaire au Sorcier, s'il voulait avoir une conversation un peu plus décente avec lui. Et ça, il ne comptait pas le laisser y couper. Bien sûr, il ne serait pas sobre en un instant, mais déjà un peu plus réveillé. Tony avait besoin de tout sauf d'être cajolé gentiment, sans quoi cela ne faisait que lui donner raison dans son comportement. Il fallait le secouer. L'affronter, et surtout, lui faire affronter à lui-même, ce qu'il n'arrivait pas à dire sans quelques grammes dans le sang. Le pire était que Stephen n'avait en aucun cas l'intention de s'arrêter là.

Aussi, lorsque le milliardaire s'extirpa des vagues pour venir vers lui, la falaise, la villa, derrière Stephen, tout cela se dissipa lentement à mesure qu'il approchait. Stephen ne bougea pas, laissant ses pensées donner ses ordres subtils à l'Oeil d'Agamotto accroché à son cou, tout en fixant son ami qui se rapprochait. L'artefact, au moyen d'illusions, changea le décor de la plage. Le sable sous les pieds du milliardaire devint bien plus brûlant, alors qu'autour de lui, la beauté de Malibu beach se changeait en falaises afghanes lointaines. En village détruit tout autour de lui. En décombres fumants à l'odeur de souffre et de chair carbonisée portée par le vent du désert. Bien que le Sorcier n'avait pas bougé, il disparut de la vision de l'Avengers, plongé au coeur de son enfer de remords et de culpabilité. Il n'avait qu'à puiser dans les pensées de ce dernier pour rematérialiser le tout tout autour de lui. « Il serait peut-être temps de faire la paix avec ton passé, Tony. Le laisser décider de ton présent et de ton avenir, c'est le reproduire une deuxième fois. Et tu as tant à apporter à ce monde. Des choses bien meilleures que ce que tu as pu faire. » La voix de Stephen, grave, profonde, semblait provenir de nulle part et partout à la fois. En vérité, il n'était pas très loin, physiquement, de son frère d'armes. Mais il restait invisible, pour mieux le laisser s'imprégner de l'illusion. Méthode violente, peut-être, mais Stephen n'était pas connu pour être un homme tendre qui passait par quatre chemins. Au fond, tout ce qu'il souhaitait, c'était aider celui qu'il avait appris à considérer comme un véritable ami, un véritable frère, malgré leurs débuts chaotiques aux égos surdimensionnés. Et les amis étaient avant tout faits pour cela. Non pas pour vous flatter dans vos choix les plus misérables pour ne pas vous vexer, mais bien pour être en mesure de vous dire stop par affection, quitte à ce que cela soit douloureux et mette ladite amitié en péril, temporairement.




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MessageSujet: Re: See my dreams all die - Tony & Stephen -    Mar 5 Juin 2018 - 18:30

See my dreams all die
L’ivresse le mettait dans un état presque insouciant de ce qui l’entourait. Sa vision trouble ne voyait que ce qu’il voulait voir. Des ombres se resserrer autour de lui, lui murmurant des choses qu’il n’arrivait pas à entendre tant ses tempes bourdonnaient. Pourtant, il parvenait à les comprendre sans arriver à les écouter. Des bribes de voix, des murmures, le chaos, du sang, des ombres, c’était tous ce qu’il arrivait à voir dans son esprit baigné dans l’alcool. Il n’arrivait même à se concentrer sur le bon vieux Dr Strange qui était présent. Il était méchant, un véritable méchant dans l’histoire reconverti en super-héros. Il était l’homme qui avait commis le plus de meurtre et pourtant, il était le plus libre des hommes. Un des plus admirés de la planète grâce à son esprit brillant et unique. Unique ? Il n’en pensait pas moins. Son esprit avait été façonné par son père. Peut-être que s’il aurait été né dans une autre famille, il n’aurait jamais construit des circuits intégrés, s’être intéressés à l’informatique et aux robots.  Un esprit brillant, certes mais unique, il en doutait. Il y a eu trop de propagande dans sa prime jeunesse pour qu’il soit unique. Son esprit était comme celui de son père, toujours dans une quête pour un futur visionnaire, poussant les recherches et les expériences plus loin. Les progrès sont de plus en plus fascinants. Le monde de demain se construisait peu à peu grâce à lui et ses idées novatrices. Il devait être fier de voir le monde évoluer grâce à ses découvertes mais pourtant il ne l’était pas. Pas quand il y avait trop de sang innocent sur ses mains. Pas quand il repensait à tous ces gens innocents, à toutes les trahisons qu’il avait dû essuyés pour arriver là. Des trahisons qui avaient ce qu’il était aujourd’hui. Dans un sens, Obadiah l’avait aidé à ouvrir ses yeux mais hélas, il était trop tard. Beaucoup trop tard.  Des milliers de vie ont succombé à ses bombes, toujours plus précises, toujours plus dangereuses, toujours plus mortelles.  Il entendit un soupire lointain, las. Tout comme lui, l’était. Tony était las de cette culpabilité qu’il rongeait, des souvenirs de l’Afghanistan lui remontant sans cesse à la surface. Cela datait d’une dizaine d’année mais il se souviendrait toujours de ce jour où il fut enlevé. Des soldats qui étaient avec lui et qui étaient morts pour le protéger, l’admirant comme un héros alors qu’il ne l’était pas.

Regardant le sol d’un air absent et pensif. La douleur et la culpabilité semblaient bien loin de lui. Il sentit une odeur, des bras qui le relevaient. Debout, sa tête le tournait et son équilibre semblait précaire. Ses deux jambes semblaient engourdies pourtant Tony tentait de se tenir droit et fier. Il fixait de son regard noisette, le Dr Strange en face de lui. Dans son état d’ébriété, Tony n’arrivait pas à voir si son ami était en colère ou pas. En même temps, Dr Strange a toujours été un mélange de lui et de Spock. Avec son bouc et son ego, il ressemblait en tout point à Tony mais sa capacité à rester tout le temps neutre pourrait rendre fou de jalousie le célèbre Spock. Il hoqueta en écoutant Dr Strange parler en disant qu’il allait le remercier plus tard.

-De quoi tu parles ? Demanda-t-il en fixant son ami, se tenant droit bien qu’il chancelait quelque peu à cause de son instabilité.

Son taux d’ivresse ne l’aidait pas à se tenir droit. Ses reflexes étaient au ralenti, d’ailleurs, il ne put croiser les bras, s’attendant à des remontrances digne de Pepper qu’il reçut un petit coup sur le torse. Il serait resté stoïque à ce coup, s’il aurait été sobre mais ivre, il fit quelque pas en arrière et se sentit aspirer. Aspirer ? Pensa-t-il. Il écarquilla les yeux tandis que Tony eut une horrible impression de tomber dans le vide. Ses sens tourbillonnaient et sa vision floue lui fit voir un ciel bleu dégagé malgré la saison. L’air glacé rentrait de tout part mais cela le dégrisa quelque peu. Fermant les yeux, essayant d’aspirer une bonne dose d’air frais qui lui fit du bien. Soudainement, son corps rentra en collision avec quelque chose de froid, de glacé même mais de souple. Ouvrant de nouveau les yeux, il retint de justesse un cri de stupeur. Il était dans l’eau, dans l’océan, au vu des vagues qui le frappaient avec un acharnement sans fin. Il essayait de sortir la tête sous l’eau. Cette chute, cette collision qui lui avait fait un choc, le dégrisa quasi totalement. Rattrapant certains de ses reflexes, Tony finit par nager aux rivages tant bien que mal à cause des vagues déferlantes qui le poussaient ou le faisaient reculer. Heureusement, qu’il était plutôt bon nageur même s’il détestait ardemment de mettre la tête sous l’eau autre part que sous la douche. Ses membres lui faisaient mal et il arriva presque exténué sur la plage où Strange l’attendait, tranquillement. Il ne manquait plus que le parasol et le maillot de bain pour parfaire l’illusion. Levant des yeux meurtriers sur son ami, Tony n’avait qu’une chose en tête, frapper cet homme en face de lui.

-Espèce de sale…., commença Tony avant de remarquer que le décor changeait autour de lui.

La mer se retirait, laissant place à un désert aride, les falaises s’aplanirent, devenant des collines de sables ou des cavernes de pierres. Un décor familier dont il mit directement le doigt dessus. L’Afghanistan. Un village apparut, détruit, fumant. Une horrible odeur de souffre s’en dégagea, lui piquant les yeux. Il reconnut ce village par millier. Tony qui s’était mis debout, tituba avant de retomber sur ses genoux. Ce village ressemblait à tout point à Gulmira. Il voyait que des décombres, des corps inertes sur le sol. Il haleta tandis qu’il entendit la voix de son ami s’élever. Elle était à la fois lointaine et proche de lui, comme un écho dans une caverne. Il fixait ce village, ces ruines, ces ombres. Son passé. Il eut un rire sans joie quand il entendit Strange parler. Un rire qui trahissait ses émotions. Tony n’était plus que tristesse et colère à ce moment. Il ne savait pas contre qui il était en colère. Contre lui-même ou contre Strange. Contre lui parce qu’il aurait pu empêcher cela, ou contre Strange de lui avoir faire cela. Son rire résonna dans l’immensité du désert. Un rire d’écorché vif qui dura de longues minutes avant qu’il ne meurt dans sa gorge.

-C’est le passé qui formate le présent, le futur. J’en ai assez vu de tout ce chaos. J’y fais face tous les jours à ce foutu passé. Et parfois, j’en ai ma claque de lui faire face. Regarde mes mains, elles sont celles d’un meurtrier et non d’un sauveur, marmonna-t-il en fixant un corps fumant qui se trouvait non loin de là.

Que pourrait-il accomplir de plus dans sa vie ? Iron Man était sa rédemption, une des meilleures parties de lui. Non, Iron Man avait beau avoir une naissance obscure mais il n’était pas sombre. En réalité, Tony était le plus sombre et dangereux des deux.

-Ce que j’ai apporté dans ce monde, c’est le chaos et la mort. Et j’ai changé cela mais je suis toujours coupable de tous ces meurtres que j’ai laissé derrière moi, des meurtres que tout le monde a oubliés aux profits de mes exploits en tant que héros. Mais moi, je refuse d’oublier, déclara-t-il, sa voix devenant plus qu’un murmure tant elle était brisée. De les oublier, ajouta-t-il d’un ton bas et rauque.

Tony se releva et chercha le docteur du regard. Il ne devait pas être loin, de toute façon. Il scruta l’horizon, fixant parfois les cadavres fumants.

-T’es content, maintenant Mr Spock? Demanda-t-il d’un ton véhément avant d’étirer un sourire sans joie sur ses lèvres. Quel est votre diagnostique, docteur ? Redemanda-t-il d’un ton mauvais.

A vrai dire, son cœur n’arrivait pas à y faire face. Il ne voyait que du chaos autour de lui. Des traces de sang, de corps étaient là. Il savait que c’était une illusion mais cela lui donnait un haut le cœur en sachant que cela a été vrai. Tony voulait rentrer chez lui, téléphoner à Pepper, aller la voir et limite, se mettre à genoux pour qu’elle revienne. Il voulait partir d’ici, loin de cette vision qui s’était avérée véridique à un moment. Il ne voulait pas pleurer face à cette vision, pas devant Strange. Il devait rester fort. Peut-être était-ce les résidus de l’alcool qui avait parlé ou peut-être parce qu’il en avait gros sur le cœur de tout cela. Il semblait s’être libéré d’un poids. Tony n’en avait parlé à personne, pas même à Pepper de tout ça. Ou très brièvement, ne voulant pas s’attarder sur un sujet douloureux comme celui-ci. Il fixait l’horizon, cherchant les réponses à ses questions, cherchant à partir loin d’ici et de cette vision d’horreur.


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MessageSujet: Re: See my dreams all die - Tony & Stephen -    Dim 17 Juin 2018 - 14:53

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See my dreams all die



« [...] Regarde mes mains, elles sont celles d’un meurtrier et non d’un sauveur. » Debout à quelques mètres de son ami agenouillé au sol, mains dans les poches de son pantalon, Stephen observait, silencieux. Et écoutait. Le rire désespéré suivi de ces mots qui venaient se perdre dans le désert avec une sincérité terriblement lourde. Le milliardaire poursuivit sa torture moral à haute voix. Le pire était sûrement que Stephen ne niait pas ce qu'il confessait. Il n'était pas de ces amis prêts à masquer la vérité avec une compassion hypocrite sous prétexte de vouloir réconforter l'autre. C'était là tout sauf son genre. Après tout, cette illusion dans laquelle il plongeait Tony de force suffisait à le faire savoir. Stephen avait toujours été du genre direct. Déjà jeune, et plus encore lorsqu'il était devenu neurochirurgien, à dire directement à ses patients qu'il fallait leur ouvrir telle ou telle partie du corps pour opérer comme on parlerait de la pluie et du beau temps, sans se soucier du traumatisme psychologique que ce genre d'annonce pouvait engendrer. Tout le monde lui disait que mettre les formes était un semblant d'humanité bienvenu, mais il avait fallu qu'il perde tout lui-même pour envisager de le faire. Et visiblement, il ne l'appliquait toujours pas de manière automatique. Ce que Tony ne manqua pas de faire remarquer au moyen d'un surnom de Star Trek. Il était vrai que son attitude se rapprochait grandement de celle extrêmement rationnelle et détachée de ce personnage. Son caractère, déjà fermé, avait été qui plus est modelé par ses années à Kamar-Taj, où le détachement était le maître mot pour devenir un protecteur efficace. Philosophie qu'il pratiquait déjà en tant que médecin, et qui ne lui avait pas coûté de grands efforts supplémentaires. Stephen aurait souri de cette comparaison si le contexte s'y était prêté, mais il était inquiet pour son ami, et resta de marbre.

« Mon diagnostique, Tony, tu le connais déjà. Tu n'as jamais eu besoin que quelqu'un te le dise. Tu n'arrives juste pas à l'appliquer, » répondit-il en ignorant le ton mauvais qu'il avait employé dans sa question à son égard. Stephen fit quelques pas pour finalement se placer juste à gauche. Il se laissa réapparaître aux yeux du milliardaire, et observa les ruines qui leurs faisaient face. « La guerre est un commerce. Tu étais formaté à servir ton pays, comme ton père. Des guerres pour la plupart largement déclenchées dans l'ombre par les industriels que tu côtoyais allègrement au sein des cercles privés des grands de ce monde. Légalement, tu n'as rien à te reprocher. Les lois humaines sont à la faveur des puissants. C'est ainsi que vont les choses ici comme ailleurs. Mais moralement, ta place serait définitivement en prison. » Ton calme, qui exposait le plus simplement du monde des vérités que Tony connaissait parfaitement, puisque c'était celles-là même qui le rongeaient. L'injustice des lois humaines était aussi vieille que l'humanité elle-même. Si Stephen en avait été énervé par le passé comme beaucoup, il avait fini par se détacher de cela aussi, au profit de considérations plus grandes, plus immuables. Les fondements même de l'univers et de la magie surpassaient les logiques du quotidien des nations et autres problématiques terre à terre, qu'il laissait aux gens avisés et impliqués, comme Tony. Car c'était leur milieu, leur fardeau à eux, que de lutter contre tout ce qui rongeait le monde politique, militaire, économique.

« Cependant, Tony, la vie t'a offert une seconde chance. Tu aurais pu mourir dans ces grottes et tu en es revenu changé. Passer le reste de ta vie en prison serait une pénitence qui priverait le monde de tes talents, et de ta volonté de te racheter, ce que tout le monde n'a pas. Beaucoup de gens mériteraient la prison sans jamais se demander pourquoi, sans jamais ressentir de remords pour leurs actes. Toi, tu as tant à offrir, » reprit le Sorcier en posant sa main sur l'épaule de son ami. Finalement ils se ressemblaient un peu. Ils avaient dû frôler la mort pour changer leurs perspectives. D'un geste de l'autre bras, il changea le décor. Le désert afghan laissa bientôt place au couloir blanchâtre d'un hôpital. Le personnel médical s'affairait à droite et à gauche. Sur les brancards, pas un seul adulte, seulement des enfants et adolescents. Tous blessés, tous malades, mais tous pris en charge. Il incita le milliardaire à faire quelques pas avec lui, vers cet enfant de neuf ans allongé dans un brancard. Sa jambe droite avait été amputée, mais une prothèse high-tech s'y trouvait à la place. « Tu pourrais rester en prison, pour expier tes crimes. Et par prison, je ne parle pas forcément d'une prison physique. Celle que tu traînes est dans ton esprit. Mais regarde ce que tu accomplis chaque jour, et ce que tu pourrais accomplir encore si tu employais autrement le temps que tu passes à t'en vouloir. » Nouveau geste de la main, le décor changea encore. Retour dans le temps lorsque Iron Man intervenait pour sauver des populations. Autre décor, cette fois dans une salle de réunion de Stark Industries. Stephen et lui se trouvèrent dans le fond de la pièce où le conseil d'administration était réuni. Au bout, Tony lui-même devant le paperboard en costume d'affaire, et Pepper à ses côtés, annonçant le financement total des reconstructions de villes détruites, ou encore la livraison de millions de médicaments dans des endroits reculés du monde touchés par la guerre et la maladie.

« Mais si tu veux tout savoir de mon diagnostique réel, Tony... outre tout cela, je pense surtout que la solution est à tes côtés depuis de nombreuses années, » ajouta subtilement Stephen en plongeant sa main libre dans sa poche avec nonchalance, tout en secouant légèrement de l'autre l'épaule de son ami qu'il tenait toujours. Il s'agissait de l'inciter à bel et bien réaliser qu'il parlait de celle qui, au fond de la salle, était auprès de son double sous forme d'illusion. Elle qui occupait son regard à n'en pas douter. Vêtue d'un tailleur chic, sa tablette tactile dans le bras sur laquelle elle pianotait pour afficher les études en lien avec les paroles de Tony, ses longs cheveux roux parfaitement noués en un élégant chignon. Celle qui le rendait meilleur, et qui, par extension, lui permettait de rendre le monde meilleur à son tour. Pepper Potts.




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