Merci de recensez vos actions rps ici pour que le contexte les prenne en compte !
N'oubliez pas de voter !


Partagez | 
 

Les deux râleurs [PV Daisy Johnson]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant

MessageSujet: Les deux râleurs [PV Daisy Johnson]   Jeu 17 Mai 2018 - 0:03
Les deux râleurs
Statut du sujet : Privé ft. Daisy Johnson
Date du rp : Présent [il se déroule avant l’épisode où Zebediah Killgrave fiche un boxon pas possible et où Lola est encore intacte au niveau du capot]
Météo & moment de la journée : Matinée, 10:47. Il fait beau, un soleil presque de plomb avec toutefois quelques nuages gris au loin…
Autre : Le début du rp se déroule dans une rue insalubre de NY Town, un recoin malfamé, un peu plus loin, il y a des commerces et notamment un café…



En ce moment, il était fréquent de retrouver l’Agent Coulson une tasse de café à la main. La caféine l’aidait à tenir depuis l’évacuation et la théine lui permettait de gérer son stress ; bien qu’à dire vrai, il aurait mieux valu qu’il tourne à la tisane. Sauf qu’on ne va pas se mentir : la camomille, c’était moins badass que le café. Par contre, la tisane risquait moins de donner des problèmes d’haleine et de digestion – qui a dit « gestion » ?!
L’Agent, à l’agenda tellement rempli qu’il avait du mal à relire ses propres notes pourtant convenablement écrites mais en tout petit, soupira à nouveau en regardant ce qu’il avait à faire, sans oublier les possibles missions qu’on pouvait lui rajouter au dernier moment. N’avoir aucun pouvoir ne le dérangeait absolument pas mais il devait tout de même l’avouer : se téléporter ou se dédoubler serait tellement utile ! Le terme de vacances lui était inconnu depuis un bon moment déjà… et encore, il considérait que des missions calmes et chouchouter les recrues sous ses ordres étaient les vacances idéales ! - chacun sa vision de la chose. Et oui, l’Agent Coulson peut être considéré comme étant barge. Mais gentil. Mais fou. Mais sympathique. Mais un peu trop accro au travail. Mais vraiment gentil. Mais vachement flippant quand il s’y met. Mais on vous a déjà dit qu’il savait bien cuisiner les cookies ?… ok on s’éloigne du sujet – mais il en fait de très bons, aux pépites de chocolat ou au caramel ou au chocolat blanc, selon votre convenance et ce qui lui reste dans sa cuisine quand il a le temps ! Ok d’accord, on revient à l’action principale.

Il se mit à regarder quelques dossiers qui avaient été déposés sur son bureau. Il s’agissait de nouvelles recrues potentielles qui avaient quelques soucis divers et variés mais qui pouvaient toujours être utiles, d’une manière ou d’une autre, au S.H.I.E.L.D. Et par soucis, l’Agent Coulson n’avait qu’à lire en fronçant quelque peu les sourcils ; il savait qu’on voulait avoir son avis mais certains cas n’étaient malheureusement pas récupérables et cela lui faisait bien mal au cœur ; il n’était pas la super-nounou du S.H.I.E.L.D. pour rien. Il trouvait quelque chose de bon envers les recrues.
Un petit toussotement se fit entendre derrière lui et par réflexe, il se retourna prêt à en découdre. Malheureusement, ce n’était qu’une jeune agente comme une autre, venue le voir, une pile de dossiers dans ses bras. La jeune fille sursauta violemment et laissa tomber une partie de ce qu’elle portait. Il posa aussitôt sa tasse de café et l’aida à ramasser, se confondant en excuses. Celle-ci refusa son aide, lui indiquant qu’il était expressément demandé pour une mission ; elle n’avait pas bien compris l’intitulé exact mais il s’agissait d’une histoire de fusillade dans une rue de New York Town. Alerte, l’Agent Coulson partit aussitôt se renseigner et quelques minutes plus tard, il était avec une équipe sur place.

Effectivement, il n’y avait pas à avoir de doute sur ce qu’il s’était passé. Quelques cadavres gisaient sur le sol et quelques personnes étaient en train de mourir. Les sirènes d’une ambulance retentissaient au loin, mais vu les dégâts, il en aurait fallu au moins une autre, chose qu’il indiqua à l’agent le plus proche de lui. Quant à ce lui qui avait fait ce carnage, il s’était réfugié dans un bâtiment fermé et s’il avait bien entendu un des blessés les plus proches d’eux, il y avait au moins un otage.
Il jura intérieurement. La situation était évidemment tendue.
Le périmètre était bouclé de toute façon. Il fallait entrer dans le bâtiment.

Plusieurs coups de feu retentirent. Les agents se couchèrent au sol. Phil se releva doucement pour voir l’ampleur des dégâts. Cela avait été pour eux. Un des agents cria de panique et l’Agent Coulson se retourna ; l’un d’eux, qui n’avait sans doute pas eu le temps de se mettre à l’abri, avait pris une balle en pleine tête et gisait désormais sur le sol, inerte. Et dire que pour celui-ci, c’était sa première – et donc dernière – fois sur le terrain.
Phil dut toutefois se reconcentrer sur le tireur. Il devait vite trouver une solution et agir. Il repensa au fait qu’avec son ancienne équipe, qui elle ne changeait pas potentiellement à chaque mission, cela ne serait pas arrivé…
Vous savez quoi ? Parfois, le hasard fait bien les choses…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
SHIELD
♠ Classe et nom de code : Quake | Skye ♠ Gif :
MessageSujet: Re: Les deux râleurs [PV Daisy Johnson]   Mar 22 Mai 2018 - 19:35
We're more than a team.

Les passes temps de Daisy Johnson sont connus de tous. Vous avez de grandes chances de la trouver dans la salle d’entrainement à passer ses nerfs sur les sacs de frappes où les nouvelles recrues. Elle est aussi dure que May et Ward avait pu l’être avec elle et en y repensant, c’était précisément à cause du dernier qu’elle était si dure. Elle profitait des entrainements pour faire passer sa colère, sa frustration, son extrême douleur, en vain. Elle aurait besoin de temps, elle le savait. Si elle n’y était pas, elle était sans doute dans la salle commune, son ordinateur sur les genoux, bien installé dans le fauteuil, une tasse de café à la main. Sinon, dans la salle de contrôle à encore et toujours vérifier le système informatique. Où bien, chez elle, mais ça, personne ne connait son chez elle. Sauf Coulson, mais Coulson sait tout d’elle. Sauf Fitz, mais Fitz est son frère. Sauf Simmons. Sauf son ancienne équipe, en fait. Du moins, ceux qu’elle revoit et ceux que son chien tolère. Il était drôle l’époque de la rencontre de Spock, son adorable berge allemand et de celui qu’elle aimait et admiré comme un père. Elle aimait, parfois, y recevoir ses proches, dans un endroit où elle n’avait pas à faire semblant. Et si elle le voulait les regards de Coulson et de son chien avaient raison d’elle. A dire vrai, à part le côté plus câlin de Spock, Coulson et le chien se ressemblait, ce qu’elle n’arrêtait pas, bien évidemment, de répéter à l’animal comme à l’homme. Parfois, elle se sentait si heureuse.

Elle avait du travail, beaucoup de travail, mais trouvait toujours du temps pour passer la tête dans le bureau de son ancien patron vérifier sa consommation de café où dans le labo, voir ses amis et compères de toujours, où une séance avec Noa. Parfois, elle allait voir Fury. Elle voulait et faisait en sorte de n’avoir pas une seule seconde à elle pour penser.

Elle savait, aussi, pour avoir suivis des mails qu’elle n’aurait pas dû lire, que son comportement inquiétait. Elle était devenu versatile, susceptible, froide par moment. Bien sûr, elle avait toujours une blague, un rire franc et une accolade pour ses proches, mais elle se méfiait des autres. Elle avait simplement peur de souffrir et la douleur qu’elle ressentait la rendait, parfois, un peu dangereuse, plus borderline qu’elle ne l’était au début. C’est pour dire.

Elle avait dans l’idée, dans un coin de sa tête, de les inviter, ses proches. Coulson, Fitz et Simmons pour une soirée, chez elle, à l’abri de tous, comme avant. Coulson savait se dérider avec eux, avec elle, mais Fitz et Simmons, ça n’était plus aussi simple et pourtant, Léo avait besoin de sa famille pour aller bien. Il faudrait, tient, qu’elle leur en parle, un jour. Pourquoi pas.

Elle fut sortie de ses pensées par Mac. On avait besoin d’elle sur le terrain et elle ne se fit pas prier. Elle venait d’apprendre qu’une équipe venait d’être envoyer, mais qu’elle devait être là en renfort, sur les toits. Elle arrive avec son arme rapidement, l’œil dans le viseur elle s’arrête sur le superviseur. Tiens, on ne lui a pas dis que c’était son ancien boss qui était là. Elle balaye la scène de crime, aperçoit les corps partout. Des coups de feu pleuvent rapidement, elle balaye le bâtiment qu’observe Coulson et entend des cris. Avant que son œil ne trouve son ancien boss, son cœur s’arrête. Elle avait craint de le perdre. Alors, elle se reconcentre sur le bâtiment et sors un petit ordinateur de bord. Elle arrive facilement à trouver le serveur des caméras de surveillances et alors que l’un des assaillants arrive près d’un angle potable pour Daisy, elle tire, sans sommation. L’homme est touché, à la tête. Un prété pour un rendu. Elle ne connaissait pas l’agent du SHIELD tombé, elle n’en aurait pas l’honneur, mais cet abruti mort, n’aurait plus l’honneur de rien. Elle voit les regard et ouvre enfin le canal pour parler à son chef. Sait-il qu’elle est ici ?

- Agent C ! A l’abri où je considère que j’ai Lola en héritage.

Elle sait qu’il n’aime pas qu’elle l’appelle comme ça, mais s’en amuse. Elle veut dédramatiser, elle vient de tirer sans ordre direct, mais dans le feu de l’action, elle s’autorise ce droit. Pourtant, au fond d’elle, ça la tiraille. Elle ne peut pas laisser Coulson, en bas, seul. C’est inconcevable, aussi, demande-t-elle à ce que l’on la remplace. Elle est de niveau 10, elle aussi, on obéit à son ordre et une minute plus tard, elle est près de Coulson, l’air grave, malgré le léger sourire présent.

- Je suis désolée pour votre agent. J’ai accès aux caméra de surveillance. Il reste un homme, instable. Laissez-moi y aller !  Je peux m’en charger, un petit salut dans le mur et l’affaire est bouclée !

Elle est nerveuse, elle sait qu’elle pourrait aussi le tuer, mais elle s’en moque. Combien en ont-ils tués, eux ? Elle lui montre le petit écran scindé en plusieurs autres petits pour toutes les caméras. Le second tireur est nerveux et fait les cents pas. Pourtant, elle ne le craint pas, bien au contraire. Et d’un coup, une souvenir lui revient May et Ward aurait désapprouver son idée. Elle aurait eu le soutient technique de Fitz et Simmons et Coulson aurait encore subit les disputes –douces- de son équipe. La belle époque.



Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Les deux râleurs [PV Daisy Johnson]   Jeu 24 Mai 2018 - 22:06
- Agent C ! A l’abri où je considère que j’ai Lola en héritage.

Ah ! Il n'y avait qu'une seule personne qui l'appelait ainsi sans se prendre le regard assassin mais calme de Phil. Malgré la situation et le jeune agent mort, il sourit. Sa petite choupinette était là ! - n'allez surtout pas répéter que, dans sa tête, il l'appelle comme ça, ce ne serait pas très crédible pour elle...Et encore, il l'appelait parfois par différents surnoms tout aussi "mignons" et ne s'était même pas encore décidé sur lequel il devait garder. Chouquette ? Choupette ? Choupinette ? Ouais non, ça allait pas le faire. Et puis ça faisait trop papa gâteau; déjà qu'il était la Super Nanny du S.H.I.E.L.D. ... Il considérait bien Daisy Johnson comme sa petite fille chérie mais bon... elle était loin d'être une petite fille. Elle était même une terrifiante adolescente par moment...

Quelques minutes plus tard, il était à l'abri avec son équipe provisoire, la jeune femme à ses côtés qui venait d'arriver.
Il garda pour lui le fait qu'elle n'aurait pas que Lola en héritage si jamais il lui arrivait quelque chose mais l'heure n'était pas à parler de ce genre de choses; un peu trop macabre pour lui dans l'immédiat et ce n'était pas vraiment le moment.


- Je suis désolée pour votre agent. J’ai accès aux caméra de surveillance. Il reste un homme, instable. Laissez-moi y aller ! Je peux m’en charger, un petit salut dans le mur et l’affaire est bouclée !

- Hum...

Il était en train de peser le pour et le contre, regrettant parfois les douces disputes de son ancienne équipe.

Ce serait une bonne idée, avait soufflé un autre jeune agent qui semblait avoir légèrement peur; et c'était normal, c'était aussi sa première mission. Une autre recrue, une jeune femme - qui avait plutôt des airs d'adolescente - s'était écriée qu'il était hors-de-question d'envoyer une personne seule et une autre qui voulait qu'on en finisse vite avec le moins de morts possibles. Ce qui n'aidait pas du tout l'Agent Coulson qui n'aimait ni la violence ni la mort; un poil ironique vu son travail...
Il se mit distraitement à penser à une bonne tasse de caf...COULSON TU TE CALMES AVEC LA CAFEINE ! BORDEL ! REPOSE TOUT DE SUITE CETTE TASSE DE CAFE QUI N'EXISTE PAS DANS L'ACTION ACTUELLE MAIS QUE DANS TA TÊTE ! Voilà, merci...

Phil était tiraillé entre deux choses qui se valaient. Il regarda ce que lui montrait Daisy; elle avait toutes les chances de réussir mais elle risquait de tuer cet homme et il serait impossible de savoir pourquoi il y avait eu tout ce bordel. Que faire ?


- On y va tous les deux. Je vais essayer de négocier. Ou du moins de savoir pourquoi il y a eu ça, d'accord ? Et si on ne peut pas...on le neutralise comme on peut.

C'est-à-dire que s'il ne coopère pas, il va sûrement foutre la merde et faire plus de dégât, donc pas le choix, on le dégomme. Donc on le bute. Mais si on peut éviter et juste lui foutre une bastos pour l'assommer c'est encore mieux. Ah et quand Coulson dit "on y va tous les deux", c'est qu'il y va aussi, pas le choix...enfin vous connaissez l'Agent. De toute façon, il a son gilet pare-balles et de quoi se défendre; ce n'est pas comme s'il risquait quelque chose, n'est-ce pas ? - tu sens la merde qui vient dans la suite avec cette question rhétorique...

- Au fait, bonjour Skye.

Tu passes une bonne journée, ça va ? Quoi de neuf ?...ahem...certes, non, ce n'est pas vraiment le moment.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
SHIELD
♠ Classe et nom de code : Quake | Skye ♠ Gif :
MessageSujet: Re: Les deux râleurs [PV Daisy Johnson]   Ven 25 Mai 2018 - 13:32
We're more than a team.

Skye. Bonjour Skye. Skye. Daisy se raidit et tourne la tête vers celui qu’elle voit comme un modèle, comme son père. Skye. Ce petit mot tourne en boucle dans sa tête et a raison d’elle. Presque automatiquement, elle se calme et se met à réfléchir. Il est le seul à l’appeler ainsi. Fitz a perdu cette habitude. Simmons s’est rapidement fait à Daisy. May aussi. Ward…Non, d’un geste de la tête presque imperceptible, elle le supprime de sa tête pour ne pas flancher. Mais Couslon. Mais Phil, lui. Ca avait toujours été plus compliqué. Elle s’en voulait de l’avoir trahi et au fond d’elle, se demandait si tout était pardonné. Un lien inébranlable les unissait et il était le seul à pouvoir la sermonner, à la faire écouter. Le seul à pouvoir le calmer d’un simple mot. Comment et pourquoi cet ancien prénom, ce pseudo sur internet, l’identité qu’elle avait choisi elle-même pour vivre du temps où elle devait se faire discrète, dans sa bouche, faisait cet effet là ? L’une des raisons étaient évidente. Skye et Coulson. Skye avec son équipe. Skye avec sa famille. Le bon vieux temps.

Et pourtant, elle avait prévu de râler, oui. Elle avait prévu ne pas être d’accord avec Coulson, malgré qu’elle sache fortement que faire changer d’avis l’agent était presque impossible, même pour elle. Plusieurs pensées avaient éclatés au même instant quand Coulson avait dit qu’il venait. Déjà, pourquoi venait-il ? Elle pouvait le faire seule, elle n’aurait pas besoin de jouer la mère poule avec lui, il n’a pas le monopole de cette façon de faire. Elle savait négocier, elle faisait des missions de ce genre depuis des années à présent, alors pourquoi la chaperonner ? Pourquoi ne pas lui faire confiance ? C’était donc ça ? Elle avait perdu sa confiance ? Il pensait qu’elle n’y arriverait pas ? Pensait-il qu’elle viendrait à le tuer sans questionner ? Elle aurait pu s’offusquer, mais ne venait-elle pas de tuer un homme ? Oui, elle voulait protéger son boss, son équipe. Oui, elle voulait venger l’homme qui venait de mourir dans leur camp. Oui, elle n’avait pas hésité, oui, elle avait écouté son instinct plus que la raison. Daisy réprima un grognement de contradiction et croisa les bras après avoir posé son petit écran sur le capot d’un suv du HSIELD.

A moins que Skye ne soit que le retour de son « Agent C » ? Pourquoi, quand il s’agissait de lui, elle se posait milles questions ? Ah oui… Ne jamais décevoir l’agent Coulson. Ne plus jamais voir le même regard que le jour où il apprit que Daisy était une agent de niveau 10, comme lui, infiltré dans son équipe.

- Bonjour, Coulson…


Elle chérissait la relation qu’ils avaient plus que son métier. Elle avait trouvé, pour une fois dans sa vie, sa place et elle l’avait trouvé dans ses yeux. Alors, devant les autres, parfois, elle intimait une certaine distance qui ne durait jamais bien longtemps.
Elle se tourna vers les autres agents, certains étaient blancs de tous ces morts autour d’eux et Daisy fronça les sourcils. Elle regarda la femme qui avait presque hurlé qu’il était hors de question qu’un agent y aille seul, à quoi Daisy avait répondu par un regard assassin qui l’avait fait taire.

- Le secret, c’est de ne penser qu’à la mission. Vous devez tout prendre en compte, même les pertes, mais si vous vous focalisez sur eux, vous n’avancerez pas. Comprenez que vous ne pouvez plus rien pour eux, mais qu’autour de nous, il y a des vivants. Ne pensez pas qu’on est insensibles. On fait ce métier depuis assez longtemps pour mettre des barrières, même si l’on ressent encore et toujours la peine. C’est elle qui nous pousse à être meilleurs. Alors, vous allez soufflez et vous aller devoir nous aider de l’extérieur.

Elle avait parlé avec sérieux et pourtant, malgré son attitude de replis avec ses bras croisés, elle avait parlé avec douceur pour les guider. Certains étaient nouveaux, ça pouvait se voir et elle se souvenait bien de sa première mission avec Fury. Elle avait dû se faire violence et elle l’apprenait à d’autres. Elle se souvenait, aussi, de sa première mission avec Ward et Coulson. Ward lui avait presque hurlé dessus et l’avait bloqué, alors que Phil, lui, avait compris. Parce que même en tant qu’agent depuis des années, elle avait du rejouer l’ingénue et la dégouté. Mais au fond, ça n’était pas un rôle, elle l’était toujours, dégoutée par la mort.

- Toi, tu vas suivre les caméras. On n’est pas à l’abri d’un troisième larron qui se cache. Toi, tu vas aller voir le sniper, tu es blanc comme un linge, prendre de la hauteur ne te fera pas de mal. Toi… Et bien, toi, tu t’occupes des alentours. Et tu verras, quand il y a une fusillade, il y a beaucoup à faire.

Elle avait donné ses ordres, presque outrepassant Coulson, mais dans le feu de l’action, Daisy réagissait plus avec instinct. Elle était devenue imprévisible et susceptible et cette mission conjointe avec Phil la rendait nerveuse. Une balle perdue et elle savait pertinemment que le quartier serait rasé. Jamais, au grand jamais, elle ne pourrait penser à continuer sans lui. Il vaudrait mieux préparer des calmants, parce que sans lui, elle ne tiendrait jamais. Elle ne cacha pas son inquiétude en se tournant de nouveau vers lui, cherchant son approbation, tout de même, sur les directives qu’elle venait de donner. Puis, quand les trois autres furent partis, Daisy s’approcha de Phil, ouvrant la veste de celui-ci, elle tira un peu sur le gilet par balle pour s’assurer qu’il le portait bien avec ce sourire purement angélique qui n’était destiné qu’a lui et ce regard qui voulait tout dire : Je prend soin de mon père, oui, un soucis avec ça ?

Elle ne prit pas la peine de lui demander de faire attention et finalement, elle se mit en route, faisant attention à ne pas être repéré. Elle n’avait pas encore sorti son arme, parce qu’elle savait l’évidence, l’arme, c’était elle. Près de l’une des portes de secours qu’elle avait trouvé sur l’une des caméras, elle se tourna vers Phil, c’était lui, le chef de l’opération, après tout.

- Tu entres en premier ? Où je fais le spectacle ?

Elle savait la réponse. Elle avait compris le message. Oui, mais dans le doute, il aurait peut-être changé d’avis.

- On est en position. Ils sont toujours deux ? Où est l’otage ? Comment se comporte l’assaillant ?

Par leur oreillette, Daisy quémanda des informations sur le futur assaut qu’ils allaient faire. Oui, un assaut. Même à deux. Parce qu’il n’y a rien de plus à craindre que leur équipe.




Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Les deux râleurs [PV Daisy Johnson]   Jeu 31 Mai 2018 - 3:13
Quand elle s’était adressée aux autres agents, il avait senti une pointe de fierté paternelle poindre. Il avait occulté, l’espace d’un instant, qu’elle avait toujours été une professionnelle, même lorsqu’elle était Skye dans son ancienne équipe, comme si elle avait tout appris sous son égide et grâce aux autres membres du groupe ; mais ce n’était pas le cas. Et sincèrement ? Il s’en battait les couilles. Pas littéralement parce que ça fait mal et qu’il n’est pas masochiste – à part dans des fanfictions cheloues concernant Maria Hill et lui-même mais on est pas là pour se traumatiser. Mais sinon, oui, il s’en carrait carrément. Skye ou Daisy Johnson, au fond, c’était pareil. Ok, il aurait préféré Skye et quelque part, elle l’était. Non, en fait, elle était Skye. Et Daisy Johnson. Elle était juste elle. Enfin, vous avez compris. Elle était sa choupette.
…ok, Coulson, tu vas garder ce type de surnoms pour toi. Je ne suis pas sûre qu’elle veuille te démonter la gueule pour ça mais on va juste éviter de tester. Surtout en pleine mission en fait. Non, Coulson, ne pense pas au café mais à la mission. Oui, voilà. Jeunes agents traumatisés qui se pissent dessus – pas littéralement à part le quatrième du fond qui a le malheur d’être malade et qu’on a envoyé en mission quand même (non mais on nous présente toujours des agents du SHIELD courageux, inflexibles et efficaces ; faut pas oublier les petites recrues ou les figurants en arrière-plan, merde ! - faut pas croire, mais même Coulson quand il était plus jeune, lors de missions périlleuses il avait peur ; il avait juste une vessie plus performante que ses collègues ; et il l’a toujours et comme on rentre dans des détails un peu trop triviaux et que cette phrase devient vachement longue, on va s’arrêter ici) – et qui se font servir un discours pas piqué des hannetons de la part de Daisy Johnson. Daisy Johnson qui agit plus rapidement et donne des ordres vachement plus précis que les tiens parce que t’as encore l’esprit trop embrumé PAR CE PUTAIN DE CAFÉ ! Ou...non...n’y pense pas. Pas à ça. Ok, un vrai carnage mais non. Ressasse pas les mauvais souvenirs. Ça te rappelle quelque chose de mauvais. Non. N’y pense pas. De toute façon, rien ne peut être changé. Il faut finir la mission et sauver le plus de monde possible.
Et bordel, est-ce qu’on a sorti l’expression « pas piqué des hannetons » dans un rp ?!

Il approuva totalement ses directives. Il se sentit un peu inutile sur le moment. Il arqua un sourcil quand elle ouvrit sa veste afin de vérifier le gilet pare-balles.


- Tu t’inquiètes trop… dit-il en réponse de son sourire purement angélique ; elle était choupie sa fille.

- Tu entres en premier ? Où je fais le spectacle ?

Il n’avait pas besoin de répondre. Elle savait. Il se contenta de la regarder l’air de dire « A ton avis ?! ».

- On est en position. Ils sont toujours deux ? Où est l’otage ? Comment se comporte l’assaillant ?

Il y eut deux réponses venant de deux personnes différentes à des endroits différents. Dans l’ordre ça donnait :

- De ce que je vois avec les caméras, il y a deux personnes, le tireur et l’otage.

L’agente qui s’était faite fermer sa gueule par le regard assassin de Daisy Johnson prit la suite, avec une voix avec un peu plus de peur et beaucoup moins d’assurance.

- Madame, je crois que j’ai trouvé un deuxième t...

Coup de feu.

Coulson n’avait peut-être pas entendu la discussion mais il avait compris que ce n’était pas l’agente envoyée voir les alentours qui avait tiré.

Second coup de feu. Soit l’agente avait rendu un tir et n’était que blessée, soit elle avait été blessée d’abord puis maintenant achevée.


- On sauve l’otage et on les neutralise. Quoiqu’il arrive.

Il avait le regard noir mais il ferait son travail, comme d’habitude. Il entra, le plus doucement possible pour ne pas se faire repérer. De là où il était, il sentait une odeur de sang et ça ne lui plaisait pas du tout.

- Phillip Coulson, agent du SHIELD. Je suis là pour négoc...

Vous savez, Coulson a beaucoup de patience. D’autres collègues auraient tiré dans le tas, d’autres auraient sûrement démissionné ou encore seraient devenus fous ; et peut-être que l’Agent l’était un peu devenu à force, à sa manière, mais il était toujours là et faisait correctement, et du mieux qu’il le pouvait, son travail. Il pouvait supporter et avait supporté énormément de choses. Se faire torturer, un jeu d’enfant. Une invasion extraterrestre, ça arrive presque tous les quatre matins. Se faire empaler par Loki, une joie !...euh non, ne sortez pas ça de son contexte. Mais bref… Les prises d’otages, il en avait déjà vu, ça s’était parfois mal terminé mais il avait toujours fait au mieux. Mais il y a des fois où il a de la patience pour des gens qui ne méritent même pas d’en avoir. Et là vous vous demandez pourquoi on parle de ça. Ok, description de la situation.
L’otage, c’était un gamin. Allez, à tout casser, sept ou huit ans. Il serrait très fort un nounours esquinté contre lui et avait versé beaucoup de larmes. Ce qui pouvait facilement se comprendre. Et de ce que l’Agent pouvait voir et analyser, il manquait presque une partie du visage du gamin. Dans le sens où un connard lui avait très récemment bolossé si sauvagement la tronche qu’une partie du visage de l’enfant était un peu...étrange. Ok, « il manquait presque une partie du visage », c’est exagéré...mais c’était dégueulasse à voir. Et étant donné que celui-ci réprimait des larmes, c’était sûrement parce qu’il ne supportait pas les pleurs du gamin.
La dernière partie de la phrase de Coulson était morte dans sa gorge. Il réprima un haut-le-cœur. Des doutes l’assaillirent. Voulait-il vraiment négocier avec...ça ?!


-… négocier…Je vous promets qu’aucun mal ne vous sera fait si vous relâchez cet enfant...

Il n’avait pas vraiment envie de négocier et dehors, il y avait quelqu’un d’autre qui avait tiré sur un de ses agents…

- Qui êtes-vous et qui est l’autre personne avec vous ?

- Dégage de là papy ! Et emporte la poufiasse avec toi ! J’fais qu’suivre les ordres. Le reste, m’en cogne !

Coulson, calme-toi, ne fais pas de connerie s’il te plaît...OH BORDEL IL A VRAIMENT TRAITE DAISY JOHNSON DE POUFIASSE ?! MAIS QUE QUELQU’UN LE T...ah oui non, la mission. La mission, on reste calme, la mis...

- Et quelle autre personne ?!

Ok, ça, c’était une information utile. L’autre information utile était que le tireur avait pas vraiment l’air d’un tireur d’élite mais juste d’un gars paumé, sûrement ayant tendance à prendre des substances illicites et ayant reçu un gros joujou et des instructions pour faire un maximum de dégâts. Et qui défonçait des gamins. Un connard quoi. Un connard qui n’allait pas tarder à avoir des emmerdes parce que...

- Daisy at...

Coup de feu. Encore. Comme un réflexe dont il a l’habitude, l’Agent se met devant Daisy et recule puis tombe sous l’impact. Fort heureusement pour lui, il a un gilet pare-balles ; mais ça fait quand même mal de se prendre une balle, même équipé d’un tel gilet. Il était temps de rendre la pareille. Mais surtout de tout faire pour que le gamin s’en sorte.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
SHIELD
♠ Classe et nom de code : Quake | Skye ♠ Gif :
MessageSujet: Re: Les deux râleurs [PV Daisy Johnson]   Jeu 31 Mai 2018 - 19:35
We're more than a team.

Daisy ne se laisse pas démonter. Elle sent en elle l’adrénaline couler dans ses veines. Elle ne devrait pas aimer ce genre de mission, mais c’est toute sa vie. Elle se sait excellente, elle se sait douer, elle sait qu’elle va gagner, puisqu’elle n’a pas le choix. Elle sent la tension d’avoir Coulson avec l’air, toujours avec l’envie de le rendre fier d’elle, mais aussi de le protéger. Elle comprend Ward. Ward préférait travailler seule et maintenant qu’elle regarde ses arrières pour être sur qu’il n’arrive rien à Coulson, elle le comprend. Le risque est trop grand pour ceux que l’on aime. Bien sûr, elle évitera –pour l’instant du moins- elle évitera de dire à Coulson qu’elle pense à Grant. Il les a abandonnés, surtout Daisy. Elle en avait le cœur en miette et a toujours du mal à s’en remettre. Il suffit de la voir parler aux gens, il suffit de la voir s’énerver pour un rien. Si elle n’est pas reine de diplomatie, elle a toujours fait attention, beaucoup moins quand elle est aveuglé par la colère. Et la colère, elle ne la quitte jamais. Loin d’être un gros bonhomme vert, elle reste une bombe à retardement.

- Ressors en un seul morceau…

Parce qu’il était clair que c’était lui qui allait rentrer en premier. Pourquoi ? Parce qu’elle allait tout casser ? Qu’il restait le plus réfléchis des deux ? Qu’il avait, véritablement, perçu le changement. Autant faire de cette mission, une réussite, comme ça, la leçon de morale possible n’aurait pas lieu.

Deux personnes. Rien ne change dans les plans. Ils entrent, exfiltrent l’otage et s’il ne fait pas de vague, elle le laissera avec Coulson au lieu de s’en charger à sa place. Puis une voix, puis un coup de feu. Et plus rien.

- REPONDEZ ! QUE SE PASSE-T-IL ?

Cette femme. Daisy l’avait envoyé dans la rue pour se venger d’avoir parlé. Daisy se relève, prête à y aller elle-même, mais un second coup de feu l’arrête dans son élan.

- BORDEL VOUS ALLEZ REPONDRE OUI ?

Daisy s’énerve, elle tremble, c’est très mauvais. Outre les erreurs qu’elle pourrait faire, c’est le quartier qui pourrait disparaitre.

- Agent à terre ! Elle ne bouge plus !

Daisy se fige, son regard se perd dans le vide et prend quelques secondes pour se calmer. Elle ne doit pas craquer, pas ici, pas maintenant, pas avec Coulson qu’elle pourrait blesser et décevoir. Elle hoche la tête aux paroles de Coulson qu’elle entend lointaines. Daisy le suit quand il rentre, elle ne sort pas son arme, non, elle est l’arme. Et l’arme tremble.

Daisy se fige de nouveau. L’otage. Un enfant. Un enfant bordel ! L’agent Johnson a de plus en plus du mal à respirer. Elle se fait prête à craquer et pourtant, l’homme se tient trop près du gamin. Elle obéissait à Coulson, elle avait à peine un pas d’écart, légèrement en retrait. Il dirigeait, elle le laissait faire et il était la raison pour laquelle cet homme tenait encore sur ses jambes.

Elle avait entendu la voix de Coulson. Elle n’était pas la seule à être énervé. Elle n’était pas la seule à vouloir et retenir de craquer. Pourtant, elle resta dans l’ombre de l’agent. Du moins, pour l’instant. Questions posées, il ne reste à cet abruti qu’une chance pour que Daisy ne se lâche pas. Chance qu’il ne suivit pas. Dommage pour lui.

« Papy » ? Daisy rage dans un premier temps, mais lorsque les mots la touchent elle… "Poufiasse" Elle penche la tête, sa bouche forme un sourire qui ne présage rien de bon. Poufiasse ? Il suit les ordres ? Daisy repère cette information et la note tout de même dans un coin de son esprit. Même dans un état second, elle sait rester professionnelle. Du moins, pour l’instant.

Daisy pose son regard sur l’enfant. Elle se veut bienveillante et lui accorde un léger sourire avec un signe de tête. Elle espère que ses yeux parlent pour elle. Ils vont le sauver. L’enfant se met à pleurer, Daisy respire de plus en plus vite. Ses dents sont serrées, ses poings sont blancs tant elle est tendue.

Et d’un coup, ça va trop vite. Elle, elle ne lâchait pas le regard du gamin, elle voulait qu’il ne voit qu’elle, son sourire, qu’il oublie le cauchemar. Elle n’avait pas vu l’arme se levé. Et quand le coup de feu retenti, elle vit Coulson face à elle. Elle écarquilla les yeux, poussa un cri de surprise alors qu’elle venait de comprendre ce qu’il venait de se passer.

- COULSON !

Ok. Là. Faut courir, mon grand. Daisy voit la silhouette de celui qu’elle admire au sol et fait un pas vers lui, le batiment se met à trembler. Le tireur panique, ça se voit, mais elle, elle s’en fou de sa panique. Elle s’en fou de ses erreurs. Elle s’en fou de ses ordres à elle, de ceux de ce con. Il n’y a plus qu’une chose qui compte. Personne, au grand jamais, personne, ne touche à Coulson.

- COURS !

Le gamin a compris. Il comprend que c’est le moment pour lui de partir. Il tient fermement son ours contre lui et Daisy, d’un geste net fait aller son bras dans la direction du tireur qui vient s’écraser violemment  contre le mur derrière lui. Elle ne relâche pas la pression de ses ondes. L’homme est à quelques mètres du sol, il hurle, il sent les os de ses jambes se briser et Daisy, elle, elle tremble d’avantage, tout comme le bâtiment où ils sont.

Et une voix. Sa voix.  Les ondes de choc s’apaisent petit à petit et l’homme s’écrase de nouveau, mais cette fois sur le sol. Elle se retourne et court vers Coulson, pour être sûr que tout va bien. Ce qui semble être le cas, pourtant, la colère de Daisy n’arrive pas à se faire. Elle peut se lire dans les yeux, un savant mélange de crainte et de haine.

- Pourquoi ?!

Pourquoi tu t’es mis devant moi et prendre une balle pour moi ? La question comme la réponse était inutile, mais pas pour Daisy. Une larme, seule, petite, unique, infime glissa sur sa joue. Un mélange de hargne, de peine, de soulagement. Elle se releva avant de courir de nouveau, mais cette fois vers le jeune garçon.

- He bonhomme… Je m’appelle Daisy. Ne t’en fais pas, mon ami va bien et lui… Oublie le d’accord ? Je vais te sortir de là, d’abord, tu peux me dire si tu es blessé ?

Oui, s’occuper du garçon, ne pas penser à la balle qui aurait pu tuer Coulson. Un regard  l’homme et Daisy voit que le mur est fissuré par endroit. Ah. Elle y a été trop fort. L’homme gémit de douleur, mais ça, elle s’en moque royalement.

- Il faut sortir d’ici ! Le bâtiment va s’effondrer ! On à l’otage !

Elle avait hurlé,  à la fois pour Coulson et pour ceux qui écouter, pour qu’ils les couvrent. Il faut quelqu’un pour venir chercher le nouveau déchet que représenter le tireur, mais aussi savoir où était l’autre. Il disait travailler seul ? Qui avait tiré, alors ? Etait-il encore caché ? Et l’agent ? Non, Daisy ne pouvait pas admettre que la jeune femme dehors était morte, par sa faute.


Codage par Libella sur Graphiorum


Everyone needs a family Daisy Quake Johnson;

I never thought I would love someone as I love them. They are my family. My team. My past & my future. I would never leave them.× by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Les deux râleurs [PV Daisy Johnson]   Ven 1 Juin 2018 - 2:24
L’Agent se releva tant bien que mal. Il était vivant, la balle lui avait fait mal mais ça n’avait pas été mortel. Un peu de crème apaisante en rentrant ce soir et ça irait très bien. Ce qui l’inquiétait, c’était ce bâtiment qui tremblait et cela était normal. Il comprenait. Il n’en aurait même pas voulu à Daisy si elle avait tué cet homme ; il aurait fait un rapport en sa faveur, elle n’avait sûrement pas eu le choix. Mais elle ne l’avait pas abattu. C’était bien. Une part de lui le regrettait ; il évapora aussi vite que possible cette pensée. Il ne fallait surtout pas commencer à songer à ceci. Non. Il avait un travail qui consistait à sauver le plus de monde possible, même les ordures et à abattre ces gens si cela était absolument nécessaire pour des questions de sécurité. Et en plus, ce type avait des informations. Oh, il regrettait parfois certaines décisions qu’il avait dû prendre au cours de missions, allant jusqu’à se demander s’il n’avait pas mieux fait « d’échouer » ; cependant, il avait toujours fait le plus efficacement possible son travail. Il ne devait pas échouer. Ou alors il devait mourir au cours de la mission. Ce qui était loin d’être agréable ; et cela, il pouvait l’affirmer pour l’avoir expérimenté. Mourir, c’est douloureux, effrayant et salissant. Ne parlons même pas de la résurrection.

- Pourquoi ?! 

- J’ai...un gilet pare-balles.dit-il naturellement, occultant la longue partie inutile où il aurait pu sortir « Parce que je ne veux pas te perdre et que j’ai eu la possibilité de le faire ! » - mais elle le savait déjà. Et même sans gilet pare-balles, il l’aurait fait. C’était devenu un réflexe ; quand un projectile était destiné à Daisy et qu’il pouvait l’arrêter, même avec son propre corps, il le faisait. Que ce soit elle ou un autre membre de son équipe mais surtout quand c’était elle. Ou Lola. Non, c’est de la déconnade, il tient plus à Daisy qu’à Lola. Lola se répare. Daisy...pas de la même manière.

- He bonhomme… Je m’appelle Daisy. Ne t’en fais pas, mon ami va bien et lui… Oublie le d’accord ? Je vais te sortir de là, d’abord, tu peux me dire si tu es blessé ?

Le petit garçon tenait fermement son nounours contre lui. Il avait vu ce qu’elle avait fait, il savait que ça avait été pour le sauver mais il avait peur. Pas d’elle mais de tout ce qu’il avait vu et vécu. Et son visage était gravement endommagé, il avait des bleus et il saignait. L’arcade sourcilière droite était ouverte et une partie était légèrement enfoncée. Le nez était peut-être cassé et une dent avait sauté. Le preneur d’otages l’avait frappé sans pitié au visage. La seule chose que l’enfant pouvait sortir de sa gorge étaient des gémissements de douleur et des pleurs. De temps en temps, on entendait des « Papa ! » faibles et inaudibles ; il avait mal. C’était à fendre le cœur. Il n’y avait que les lâches sans couilles et les monstres pour s’en prendre aux enfants.

- Il faut sortir d’ici ! Le bâtiment va s’effondrer ! On a l’otage !

Coulson s’était relevé et se dirigea à la va-vite vers l’autre couillon pour le récupérer. Daisy était avec l’enfant, il pouvait donc s’occuper de l’autre. Cet autre qui essaya mollement de se défendre mais qui fut maîtrisé sans problème. L’Agent sortit presque en traînant le déchet humain qu’il laissa aux bons soins des autres agents qui étaient venus entre temps.
L’enfant fut pris en charge par une équipe médicale, là où s’étaient regroupées quelques ambulances. Les dégâts étaient énormes et avaient été causés par un seul connard. Il avait déjà vu plusieurs fois l’horreur humaine mais il demeurait toujours aussi imperturbable, extérieurement. L’enfant avait fait un petit signe de la main en direction de Daisy, comme pour dire au revoir.

L’Agent alla voir du côté des blessés, espérant y voir celui de l’agent de tout à l’heure. Lorsqu’enfin il la vit, étendue sur un brancard, il se précipita, faisant signe à Daisy de le rejoindre afin de la rassurer. Non, elle n’avait pas envoyé quelqu’un à la mort ; mais elle ne semblait pas non plus en pleine forme. Un des infirmiers présents confirma :


- Elle a perdu beaucoup de sang, si on ne fait rien elle va mourir. Vous savez si elle a de la famille qu’on peut contacter ?

- Oui, mais je doute qu’il soit en âge de pouvoir faire quoique ce soit ; c’est moi qu’il va falloir contacter.

- D’accord, et vous êtes ?

- Son supérieur, Phillip Coulson, agent du SHIELD.

L’infirmier acquiesça et disposa pour installer la jeune femme inconsciente dans l’ambulance.

- Anita Bault, dit-il à Daisy, elle a vingt ans et s’est réfugiée dans le travail afin d’offrir une vie décente à son fils Jacob, depuis que son mari a disparu. Mari que j’ai retrouvé dans un bar avec sa maîtresse. Ça fait trois ans qu’Anita galère à joindre les deux bouts alors de temps en temps, l’agent Peyton – tu sais, la secrétaire à qui tu confies tes rapports à rédiger ? - garde le petit Jacob. Il n’a que six ans et il adore les mathématiques…

Il regarda l’ambulance s’éloigner.

- Je veux qu’on retrouve ce deuxième tireur et qu’on l’arrête le plus vite possible.

Il serra le poing mais se détendit quelque peu.

- Agent Coulson ! Agent Johnson ! C’était l’agent qui avait été envoyé sur le toit et qui avait presque vomi à la vue de son camarade mort ; il n’allait toujours pas bien et était vraiment blanc comme un linge, à tel point qu’on pouvait confondre son teint avec celui d’un cachet d’aspirine. Le deuxième tireur s’est pris une balle dans la jambe de la part d’Anita, il n’ira pas bien loin...j’ai pris la liberté de signaler ceci et euh...y a des agents qui sont partis l’intercepter… Il n’était pas sûr de son action et apparemment, il avait agi sans vraiment consulter la hiérarchie ; il était plutôt paniqué en fait.

Coulson allait le rassurer tout en le réprimandant légèrement mais…


- On a intercepté le deuxième tireur, on vous l’amène ou… ?

- On va l’interroger dans un endroit plus apte. Quant à vous, agent Cham… je vous félicite ! - pensez simplement à prévenir la hiérarchie au plus vite la prochaine fois. Il lui sourit. Je pense que je vais appuyer votre demande pour ne plus avoir à faire au terrain… Il soupira. Je me ferai bien un café...

- M-mais...vous aviez dit que votre fille vous avez déconseillé le café ! bredouilla le jeune agent Cham, ignorant totalement que la « fille » en question était juste à côté.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
SHIELD
♠ Classe et nom de code : Quake | Skye ♠ Gif :
MessageSujet: Re: Les deux râleurs [PV Daisy Johnson]   Sam 2 Juin 2018 - 0:58
We're more than a team.

Ne le tue pas Daisy, ne le tue pas. Si tu le tue, parce que tu es en colère, le mur va céder, et sans doute tout ce qu’il y a derrière. Et s’il y a des civils ? Ou des agents ? Ou même un chien ? Hors de question qu’elle tue un chien, ça serait comme tuer Spock et c’est impossible. Et tuer des humains ? Avoir Hill sur le dos, savoir que Coulson ne la laissera jamais tomber et mettre en péril sa carrière ? Si la carrière de Daisy sombre, ça sera de son fait, mais elle n’entrainera pas Coulson. Alors elle ne tue pas l’homme, elle lui brise juste les jambes dans un excès de colère.

Et en colère, elle l’est aussi contre Coulson. Elle ne se cache pas, elle le fusille du regard, à ses côtés, quand elle est sûr qu’il va bien. Elle n’a qu’une envie, c’est de lui hurler dessus qu’il est un crétin et ça, elle est presque sûre qu’elle lui laissera entendre ses paroles.

C’est sans doute pour ça qu’elle préfère de loin s’occuper du petit et aussi parce qu’il a besoin qu’on le rassure et Daisy sait le faire, même si elle sait qu’elle lui fait ressentir de la crainte après ce qu’elle vient de faire. Dans un autre moment, elle aurait sans doute pu être comparée à une super Héro, mais elle devait l’inquiéter. Elle avait levé une main prudente vers lui, comme lorsqu’on apprivoise un animal et était venue caresser son visage avec tristesse et espoir. Elle l’avait pris finalement contre elle avec force, certes, mais une grande douceur pour courir dehors, pour le faire sortir de son enfer personnel. Elle l’amena vers l’ambulance et le laissa seulement quand elle fut sûre qu’il était entre de bonnes mains. S’occuper de lui permettait à Daisy de repousser l’instant où elle devrait faire face à celle qui était à terre, par sa faute.  Elle le regarda partir, lui adressa un petit sourire et se tourna vers l’attroupement. Nerveuse, elle remit en place ses gants protecteurs, avança prudemment quand Coulson lui fit un signe, mais elle ne pu se résoudre à s’approcher d’avantage. Daisy semblait loin de toute émotion, mais au fond d’elle, elle souffrait de son ordre. C’était sa faute, son unique faute.

Philip se rapprocha d’elle, lui racontant l’histoire de cette femme tombé par sa faute et ravala ses larmes de culpabilité. Cette femme, Anita, elle n’avait voulu que protéger l’agent seul qui aurait pu rentrer et elle, Daisy…Elle l’avait envoyé à l’abattoir. C’était une gamine, qui avait elle-même un gamin à s’occuper et elle était la responsable des troubles causés.

- Je suis…désolée…

Et elle l’était réellement. Elle détourna le regard se jurant d’aller voir cette femme avec une grosse boite de chocolat. Tout le monde aime le chocolat, non ? Elle hocha néanmoins la tête quand Phil reprit, repensant de nouveau au travail pour se calmer ou du moins, pour tenter de tout oublier. C’était son crédo depuis la fin de l’équipe de Coulson et la disparition de Ward.

Pourtant, cette agent avait tout de même tiré sur le tireur. Elle devait être une bonne gâchette ou avoir beaucoup de chance. Pourtant, Daisy se mit à sourire, Coulson mettait la pression aux jeunes agents. Un fardeau des niveaux 10, surtout les plus connus, les plus impressionnants. En tant qu’inhumaine, elle avait son propre lot de fans et de détracteurs, mais tant qu’elle faisait son travail, on lui laissait la paix. Même Hill. Et ça n’était jamais tout rose entre elle. N’aimant pas particulièrement les ordres et qu’elle préférait de loin voir Fury à la tête du SHIELD, Hill et Daisy ne s’entendaient pas particulièrement bien tous les jours.
Et ils venaient d’attraper ce couillu de deuxième tireur. Ca aurait dû lui faire plaisir, mais pour elle, cette mission était un échec. Elle vit dans le regarde de l’agent qu’il était heureux et fier d’entendre ainsi les paroles de Coulson et il y avait de quoi. Déjà, pour la fierté personnelle, mais aussi pour l’assurance de ne plus retourner sur le terrain.

Daisy redressa pourtant la tête vers la conversation, vers les deux hommes avec un léger sourire qui pourtant cacher bien plus que ce qu’elle ne voulait montrer. Elle était prête à répliquer à Coulson, que le café, c’est mauvais, mais elle fut prise de court par l’agent et apprécia naturellement les dire. Ainsi, la fille de Coulson le lui avait interdit ?

- En vérité, elle lui a interdit le café…Sa fille.

Une fois l’agent parti, s’éloignant pour continuer sur sa lancée de gérer le second tireur, Daisy ouvrit sa veste en penchant la tête pour faire craquer sa nuque.

- Tu as une fille ? Tu me l’aurais caché… ?


Elle le taquine, elle est sûre que c’est elle. Du moins, elle est presque sûre que c’est elle, parce qu’elle, elle le voit comme celui qu’elle aurait aimé avoir comme modèle et pour l’éduquer. Mais ça, il l’avait déjà fait.

- Tu peux avancer devant, je…Je vais attendre un peu. De toute façon, le mec doit sans doute passer par l’équipe médicale et, de toute façon, c’est ta mission. Tu n’as plus besoin de moi. On se voit plus tard.

Elle lui adresse un petit signe de tête et prend son téléphone pour appeler une équipe, pour sécuriser le bâtiment qu’elle à bien abîmer au point de le détruire presque. Elle passe une main dans ses cheveux, retire la queue de cheval, retire finalement sa veste et prend une longue respiration. Elle s’approcha finalement de sa moto, déposant sa veste dessus et baissa la tête. Elle aurait dû se retourner, se battre pour une place dans la mission, pour l’interrogatoire, lui offrir un verre à défaut d’un café, faire quelque chose et pas juste abandonner. Il avait prit une balle pour elle, l’agent avait prit une balle par sa faute. Elle passa une main sur ses yeux, ravalant larmes et soupire. Au pire du pire, quand l’autre équipe serait arrivée, elle irait faire un tour sur sa moto et ne reviendrait que le soir.



Codage par Libella sur Graphiorum


Everyone needs a family Daisy Quake Johnson;

I never thought I would love someone as I love them. They are my family. My team. My past & my future. I would never leave them.× by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Les deux râleurs [PV Daisy Johnson]   Sam 2 Juin 2018 - 1:45
L’agent Cham s’éloigna, l’air légèrement ahuri, comme s’il avait compris que Daisy Johnson était la fille en question et qu’il analysait ce fait. En vrai, voici ce qu’il se passait dans sa tête : « L’agent Coulson a l’agent Johnson comme fille ? Mais...ce n’est pas possible ? Pourquoi ils n’ont pas le même nom ? Et si en fait... » - beaucoup trop de théories se bousculaient dans la tête du jeune agent que vous aurez tout le temps de revoir au cours de futurs bouts d’histoire.
Ah les jeunes…


- Tu as une fille ? Tu me l’aurais caché… ?

Il faillit répliquer que oui et qu’il avait aussi une liaison secrète avec May depuis longtemps pour la taquiner aussi mais il ne le fit pas. ET ON SE CALME, IL N’A PAS RÉELLEMENT DE LIAISON SECRÈTE AVEC MAY ! - seulement avec Nick Fury, si on en croit certaines fanfictions anglaises et pour votre et notre santé mentale, nous n’allons pas les aborder plus profondément...littéralement...ahem… De toute façon, tout le monde sait qu’il préfère le Captain. Il a une collection d’images érotiques de lui !...je déconne, ne croyez pas ça. Il en a seulement une. Ok, on dégage.

- Tu peux avancer devant, je…Je vais attendre un peu. De toute façon, le mec doit sans doute passer par l’équipe médicale et, de toute façon, c’est ta mission. Tu n’as plus besoin de moi. On se voit plus tard.

Il acquiesça, la laissant appeler une équipe pendant qu’il allait voir ce qu’il advenait du reste. Faire son travail en somme. Mais il retourna bien vite auprès d’elle.

- Daisy ? Ça te dit de venir boire un verre avec moi quand on aura fini de débarrasser tout ça, histoire de parler du bon vieux temps ? demanda t-il en souriant ; elle n’avait peut-être pas osé mais lui si ; les rares moments qu’ils passaient ensemble ces derniers temps, c’était lors de missions où ils se croisaient souvent très peu, pas comme au bon vieux temps. C’est peut-être ma mission mais tu es une agente très compétente qui peut encore être utile ici.

Il s’était pris une balle qui avait été inefficace grâce au gilet mais il faisait comme s’il se portait comme un charme. A dire vrai...il avait déjà vu pire. Empalé par Loki, ce n’était pas rien. Un dieu bordel. Être empalé par un dieu ! Celui de la malice en plus, ce sadique. Il l’avait eu et il s’était écroulé et...pourquoi à chaque fois qu’on parle de ce passage de sa vie, ça peut porter à confusion niveau double sens ?!
Coulson restait Coulson. La supernanny du SHIELD. Oui, il s’était pris une balle. Oui il douillait un peu. Mais il allait bien. Et sa fille, non. Il fallait la rassurer, faire en sorte qu’elle se sente bien. Il savait qu’elle se sentait coupable mais...hé, c’était lui qui s’était jeté entre la balle et elle...et il n’aurait pas accepté qu’elle soit blessée. Jamais. Il aurait descendu le mec sinon. Et ça l’aurait pas fait. Du tout. « J’ai descendu ce type parce qu’il a insulté l’agent Johnson que je considère comme ma fille et lui a tiré dessus. » - ouais non...moyen. Pourtant, cela lui semblait un bon motif pour descendre ce type. C’était juste pas professionnel. Et c’est mieux pour tout le monde si personne ne lit dans ses pensées, actuellement.

Enfin bref, une discussion entre les deux agents s’imposait. Depuis le temps…

****

Trois jours plus tard, au SHIELD.

Selene Peyton apporte du courrier à l’agent Johnson ; une enveloppe décachetée qui avait été vérifiée par les services du SHIELD, au cas où. Mais le contenu était tout sauf dangereux.
C’était un dessin représentant, selon l’imagination d’un enfant de sept ans, un monsieur avec des jambes cassées, une superhéroïne qui faisait trembler les murs, un monsieur qui tient une arme à feu et un enfant qui tient son nounours entre eux deux. Le dessin était signé Daniel et un « merci » était écrit en haut à gauche en écriture d’enfant. Sur l’enveloppe, il y avait l’adresse de l’hôpital.

****

Retour à l’action présente où Coulson aurait mieux fait de faire attention à certains détails, ce qu’il regrettera par la suite. Toutefois, nous gardons ici un peu le suspense, sinon ce ne serait vraiment pas très drôle. Et non, ce n’est absolument pas parce qu’on manque d’inspiration pour parvenir à au moins mille mots. Bon en vrai, peut-être que si. Mais en fait non. Mais en fait si. Mais finalement non. Bon, ok, on s’arrête là.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
SHIELD
♠ Classe et nom de code : Quake | Skye ♠ Gif :
MessageSujet: Re: Les deux râleurs [PV Daisy Johnson]   Dim 3 Juin 2018 - 13:32
We're more than a team.

L’envie de partir loin se fait ressentir. Elle a connu des échecs. Sa mission avec Coulson, avec l’équipe avait été un échec autant qu’un succès. Echec parce qu’elle avait dû avouer la vérité, un succès parce qu’elle avait gagné plus qu’elle ne pensait, apprit beaucoup, aimé surtout. Aimer Ward, oui. Se faire un frère, une sœur. Trouver un modèle, un père, un rempart. Un peu comme le phare dans la nuit, la main toujours tendue. Et aujourd’hui, elle sentait vaciller sa propre foi. Et si elle n’était plus capable de faire son métier ? Elle avait effrayé un enfant, presque tué un homme au lieu de l’immobiliser, et était responsable de la blessure d’une jeune maman. Et si elle avait été maitresse d’elle-même ? Et si elle n’avait pas eu peur ? Coulson avait son gilet, elle avait vérifié elle-même et pourtant… Personne ne blesse ou n’effleure Coulson. Ne la privé pas –égoïstement- de celui par qui elle tient encore debout. Ne la privé pas d’un père.

Elle se repose sur sa moto, sort son téléphone pour se perdre dans internet, dans les dossiers du SHIELD, dans ses recherches pour des jeux spéciaux pour les chiens, tout ce qui peut la faire patienter alors qu’elle attend l’autre équipe pour s’assurer qu’elle ne sera pas responsable d’un autre blessé.

Pourtant, vers elle, elle voit les pas de quelqu’un et relève légèrement son regard vers Coulson avec une légère inquiétude. Pourtant, avec ses paroles, avec son sourire, elle se sent rassurer tout de suite.

Depuis quand n’étaient-ils pas sortis, à deux, de la base, juste deux amis et pas que des agents ? Comme ses débuts dans le bus où elle se cachait dans un SUV parce que ça lui rappelait son van et que Coulson, venait l’y retrouver, pour parler, de missions, du SHIELD, de tout et surtout de rien. Allait-il laissé le deuxième tireur, dans un premier temps, seul pour rester avec elle ? Ou après ? Et devait-elle accepter ? Bien sûr qu’elle devait accepter ! De toute façon, il y a très peu de choses qu’elle soit capable de lui refuser, surtout quand ça lui permet de profiter un peu.

Pourtant, elle ne répond pas tout de suite et s’inquiète. Parler. Parler, c’est se livrer. Parler, à deux, dans un endroit extérieur, c’est ne plus avoir de faux semblant et de dire la vérité. La vérité qu’elle souffre, qu’elle se sent perdue et qu’elle se sent perdre pied. La vérité qu’elle ne veut pas assumer, surtout pas en face de lui. Elle veut rester forte et fière, comme il aime la voir. Pas si fragile, pas si…Skye. Skye a toujours été plus fragile que Daisy, c’était dans sa mission, mais aussi un choix tactique, puisqu’elle pouvait ainsi faire face à ses sentiments sans la pression du SHIELD. Elle pouvait faire des erreurs. A présent, tout change. Pourtant, elle sait que si elle parle, elle comprendra, aussi, un peu mieux Phil qu’elle sait un peu plus fragile, lui aussi. Il n’a jamais bu autant de café.

- J’en serais ravie…

Elle est sincère. Malgré son sourire hésitant, elle est sincère. Passé du temps avec lui, elle aime ça. Elle se sent elle-même et elle sait aussi qu’il peut ainsi relâcher la pression.

Utile… Elle regarde autour d’eux et pousse un profond soupire avant de montrer le bâtiment chancelant du visage.

- T’appelle ça utile ?

Pourtant, elle se redresse et s’approche de lui, le plus sérieusement du monde. Bras croisés, elle le toise et n’est pas prête à rire. Non, elle s’est inquiété et remarque seulement –tardivement- qu’il joue les supers héros et qu’il n’a pas été voir les médecins. D’un geste de main, elle attire l’attention d’un ambulancier, la dernière entre présente et lui mime d’attendre une petite seconde. Avant d’appuyer à l’endroit même où trône la balle encastrée dans son gilet.

- Je viens boire un verre avec toi si tu vas voir les médecins pour qu’ils me rassurent sur ton état.

Elle savait très bien que c’était juste pour cette raison qu’il accepterait. Il se savait en forme, sinon il ne serait pas debout. Elle le savait parfois un peu trop sur de lui, l’homme toujours debout parce qu’il devait l’être et surtout pour rassurer les autres, mais après ce qu’il venait de faire, elle avait besoin d’être rassurée. Rassurer sur beaucoup trop de choses qu’elle voulait bien admettre. Elle appuya donc là où elle savait que viendrait une petite douleur. Elle s’était pris des balles aussi, avec ou sans gilet, avec plus ou moins de sang, avec plus ou moins la vie qui s’éloigne d’elle. Elle savait alors qu’elle ferait un peu mal, mais cette douleur, cette réponse serait l’argument choc pour qu’elle n’abandonne pas.

- Je t’ordonne donc d’aller vers l’ambulance, de leur montrer, de les laisser t’examiner et après… on voit si ton acte héroïque ou purement fou peut être passé sous silence, d’accord ?

Oui elle venait de lui ordonner. Oui, elle était terriblement sérieuse et n’accepterait aucun refus sauf s’il voulait un esclandre et qu’elle l’y emmène de force.  Mais aussi et surtout, oui, elle lui souriait avec tendresse et une pointe de gêne, ou de peine, qu’elle tentait d’occulter.

Elle le quitta rapidement cependant quand l’équipe qu’elle attendait arriva, bien plus vite que prévu. Il peut y avoir bon nombres de détracteurs du SHIELD, c’est tout de même une organisation très rapide. Avec eux, elle examina les dégâts qu’elle avait faits, aida à mettre le bâtiment sous surveillance. Elle savait qu’il devrait être détruit, elle avait fait bien trop de dégâts pour qu’on puisse le « sauver ». En soit, ce bâtiment devait être détruit, elle n’avait fait qu’aider à aller plus vite, c’était sa maigre consolation.


Codage par Libella sur Graphiorum


Everyone needs a family Daisy Quake Johnson;

I never thought I would love someone as I love them. They are my family. My team. My past & my future. I would never leave them.× by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Les deux râleurs [PV Daisy Johnson]   
Revenir en haut Aller en bas
 

Les deux râleurs [PV Daisy Johnson]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant


 Sujets similaires

-
» Skye (Alias Daisy Johnson)
» La solitude c'est mieux à deux ( pv Tom )
» Deux âmes perdues sur les falaises. [Nagate SEUL]
» Nos vos leurs s'accusent
» Deux humoristes virés du poste





Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Marvel Evolution Reborn :: Los Angeles :: NY Town-