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Don't be shy, step into the light [Privé ft. Jessica Drew]

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Sorcier Suprême
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MessageSujet: Re: Don't be shy, step into the light [Privé ft. Jessica Drew]   Sam 2 Juin 2018 - 15:37

Docteur Strange & Jessica Drew
Don't be shy, step into the light



Rêvait-il ou venait-elle réellement de lui prendre le livre des mains ? Surpris par son irruption furtive, Stephen resta sans bouger, fidèle à lui-même, se contentant de relever lentement la tête pour la regarder. Il haussa un simple sourcil à sa remarque pour le moins chauvine sur l'Irlande. Les Anglais, si tatillons. Et cette Anglaise, en l'occurrence, était surtout extrêmement belle, à le toiser de haut, dans cette chemise blanche qui lui appartenait, et qui ne pouvait que mettre en valeur son aura de brune ténébreuse. Elle se pencha vers lui, pour mieux lui prendre le verre, avec une nonchalance charismatique que la nuit accentuait sans mal. Un frisson lui parcourut l'échine quand sa main effleura la sienne sans qu'il ne s'y soit attendu, tel une décharge subtile. Frisson très vite suivi par une étrange vague de chaleur qui le troubla. Soit il était fatigué, soit... soit il avait envie d'elle.

Loin de se douter qu'elle était dotée de pouvoirs liés aux phéromones, Stephen s'efforça de se reprendre intérieurement. Il venait de la sauver, de lui faire traverser les pires épreuves. Il avait lui-même partagé ses souvenirs, ses peurs, ses désespoirs, en tant que témoin. Bien sûr que cela créait irrémédiablement un lien humain, qu'il le veuille ou non. Il la savait brisée, intérieurement, derrière son masque désinvolte, qu'elle tenait toujours dans la main d'ailleurs. Et face à la souffrance, il n'avait qu'une envie, l'alléger tant bien que mal, l'aider à porter ce fardeau. Comme pour mieux cesser de souffrir lui-même, par ricochet de compassion. Cette envie de l'étreindre et de l'embrasser ne pouvait découler que de ce rapprochement brutal forcé par ce qu'ils venaient de vivre. Il ne voyait pas d'autre raison. Hormis le fait qu'elle était une très belle femme. Et qu'il aimait beaucoup les femmes.

Il la regarda se tourner pour clairement feindre de l'ignorer, attardant son regard sur sa silhouette plus qu'il ne le devrait. Toucher sa peau pour ressentir cette même décharge devint une douce et silencieuse obsession. Ce furent ses paroles suivantes qui le surprirent et stoppèrent ses divagations. Elle s'excusait. Certes, de dos, en s'éloignant, sans assumer son regard, mais tout de même. Venant de sa part, c'était inattendu. Elle ne semblait pas être le genre de femme à regretter ses paroles. Mais Stephen savait désormais que tout tenait au fait de paraître. Qu'au fond, elle était consumée par bien des regrets et des remords. Soudain, elle s'éloigna, et avec elle, cette étrange sensation qui l'enveloppait diminua légèrement. « On m'a récemment fait remarquer que je ne restais pas assez pour l'après... Contrairement aux apparences, je suis capable d'écouter et de corriger mes erreurs, ou du moins d'essayer, » répondit-il avec un léger sourire. Il ne changerait pas ses habitudes du jour au lendemain. D'autant plus qu'elles étaient là pour une bonne raison, celle de garder de la distance pour supporter le poids émotionnel et psychologique de ses interventions. Une froideur nécessaire pour demeurer bon dans ce qu'il faisait. Mais en l'occurrence, au vu de ce qu'ils avaient partagé, aujourd'hui comme il y a cinq ans, il ne pouvait plus juste refermer la porte comme si tout cela n'avait eu aucun impact sur lui, sur sa façon de la considérer.

Aussi, bien qu'elle eut dit cela sans méchanceté cette fois, Stephen comptait bien ne pas refaire la même erreur, étant donné le tourment que son départ sans explication lui avait causé. Il s'en voulait, mais peinait à l'avouer à haute voix de la même manière qu'elle avait dû peiner à lui faire ses excuses. Elle voulait partir, mais au seul ton de sa voix il devina qu'elle ne le ferait pas. Il l'observa, figée, à regarder son masque. Cette séance l'avait ébranlée, il le savait. Elle ne pouvait pas ne pas en accuser le coup et repartir comme si de rien était. Il ne la laisserait pas faire.

Lorsqu'elle commença à évoquer le Mage, Stephen se crispa dans son siège le temps d'un instant, avant de se lever pour la rejoindre, touché par sa détresse, refusant de la laisser sombrer dedans une fois encore. En s'approchant, il sentit cette chaleur revenir l'envahir, mais n'y prêta pas de suite attention. « C'est le coeur de notre métier j'en ai bien peur. Si on devait écouter les autres, ce monde serait sans nul doute un champs de ruines à l'heure actuelle, et beaucoup de gens bien ne seraient plus des nôtres, » répondit-il à son interpellation maladroite sur l'entêtement des sorciers. Sous-entendu, des gens comme elle. « Cependant nous sommes loin d'en avoir l'exclusivité, tu es plutôt bien placée pour le savoir, » ajouta-t-il avec un sourire en coin en cherchant son regard, penché légèrement vers elle. Elle avait son lot de défiance elle aussi, comme bien des héros d'ailleurs, et ce même si elle refusait de se considérer comme telle.

« Magnus a fait son choix. Tu ne peux pas te reprocher plus longtemps ce qu'il a fait. Tu dois lui laisser la dignité de son libre-arbitre, et honorer les raisons de son acte. Il l'a fait par amour. Il n'y a pas plus belle raison. Ne lui retire pas cela, » dit le Sorcier d'une voix compatissante. Elle refusait de le regarder, fixée sur le masque dans sa main qu'elle serra, crispée, luttant intérieurement contre ses tourments. Très lentement, il attrapa cette dernière dans la sienne, pour lui intimer de se détendre, de desserrer ces mains, de lâcher prise, d'accepter ce qu'elle peinait à laisser partir. Il finit par lui prendre le morceau de tissu avec douceur, immisçant lentement ses doigts entre les siens de telle sorte qu'elle ne cherche pas à résister. Il y avait longtemps que Stephen n'avait plus honte de ses mains abîmées, marquées de cicatrices, même si cela pouvait parfois le gêner encore. Il aurait pu les enlever, retrouver ses mains parfaites, précises, sans blessures, grâce à la magie. Mais il avait choisi de ne pas le faire, et il mettait un point d'honneur à les garder telles qu'elles étaient. Pour se rappeler, pour ne pas oublier que du jour au lendemain, tout pouvait basculer. Pour ne pas oublier son passé malgré les décennies qui désormais défilaient sans influer sur son âge, et repoussaient dans le fond de son esprit ses premières années de vie. Il était trop aisé d'oublier ce qui dérangeait. Or il ne le voulait pas. En touchant la peau douce de ses mains, contrastant avec la sienne, il perçut cette décharge mystérieuse qu'il se languissait de retrouver depuis ce premier contact quelques minutes auparavant.

« Il a jugé que celle derrière ce masque en valait la peine. Tout comme moi. Tu n'en a plus besoin, Jessica. Pas ici, en tout cas. Pas avec moi. » Il fit léviter le masque jusque sur la table basse, loin de sa portée, et ce, sans détourner son regard de son visage alors qu'elle remettait nerveusement ses cheveux en place d'un geste de la main. Nouveau frisson. Elle était magnifique, enveloppée dans cette fragilité triste qu'elle cherchait tant bien que mal à contrôler. En vain. Les yeux perçants du sorcier ne quittaient plus ses traits depuis un moment déjà, et rien ne lui échappait, comme hypnotisé sans en savoir vraiment la raison. Quelque part, il s'en moquait. Tout ce qu'il voulait en cet instant, c'était être avec elle. Plus près d'elle. Sans vraiment réaliser son geste, sa main trouva lentement sa joue. Il essuya du pouce la seule larme qui avait quitté ses jolis yeux. Penché vers elle, son visage frôla le sien jusqu'à sentir son souffle chaud sur ses lèvres. Oui, tout ce qu'il voulait en cet instant, c'était tout simplement, l'embrasser. Guidé bien malgré lui par l'attraction de ses phéromones, sans nul doute. Mais pas que.




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Hydra
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MessageSujet: Re: Don't be shy, step into the light [Privé ft. Jessica Drew]   Dim 3 Juin 2018 - 20:05
Help me. Please. Help me.

Sa voix résonne avec une touche d’étonnement dans les oreilles de l’araignée. Elle n’y entendait aucune gêne, ni aucun jugement, encore moins une pointe de colère. Il ne semblait pas lui en tenir compte et pourtant, Jessica savait qu’elle avait touché la corde sensible. Stephen Strange n’est pas un nigaud insensible, il est tout sauf ça, bien au contraire. Avec ce qu’il venait de faire pour elle, ce qu’il avait vu et entendu, elle le savait différent de ce qu’elle avait pensé de lui en arrivant. Il s’était battu pour la faire revenir, elle se souvenait de sa voix, de ses gestes, de cette proximité pour qu’elle ne perde pas pied et ça n’était pas dans le seul but qu’il revienne, mais qu’elle revienne aussi. Tout avait été fait pour que le poids de ses épaules soit retiré, même si ça prendrait plus que quelques minutes. Elle devrait accepter le sacrifice de Magnus, elle devrait accepter d’avoir mis à nue toute sa vie, ses craintes, ses remords, ses erreurs, elle devrait, un jour, le regarder dans les yeux et espérer y lire autre chose que de la pitié. Il y a un sentiment de fierté quand un homme comme lui prouve qu’il écoute, qu’il comprend et qu’il est prêt à ne plus faire les mêmes erreurs. Elle se sent flattée et même s’il ne peut pas le voir, parce qu’un dos tourné est l’un des meilleurs moyens de défense, pourtant, malgré la situation, elle sourit. C’est si léger qu’elle doute même de la véracité de son sourire, pourtant, les paroles du sorcier allègent le cœur de Jessica. Elle pourrait lui dire, lui montrer, faire un pas, mais elle ne peut pas. Elle se bat intérieurement contre l’envie de partir, de fuir loin de tout ça, se dire que tout ça n’est qu’un mauvais rêve. Une illusion. Pourtant, elle le sait, de son illusion elle est sorti et doit faire face au monde. Son monde. Au fond d’elle lui murmure une voix ; qu’importe sa façon d’être, sa façon de se dérober, elle sait pourtant qu’il est là, qu’il n’est pas dupe. Etre vu si fragile a quelque chose de perturbant pour la jeune femme qui n’en a pas l’habitude.

Quelque chose avait changé chez lui. Elle pouvait le sentir. Aussi, elle s’inquiéta de savoir si cela concernait ses phéromones. De tout temps, elle a toujours eu les hommes dans la poche, un soutient indéfectible par ce qu’elle était capable de sécréter. Elle voulait se rassurer, se dire qu’un sorcier n’est pas sensible à ce genre de chose, mais avant d’être un sorcier, n’était-il pas un homme ? Diablement séduisant. Son masque d’impassibilité lui donné un charme supérieur, de par son visage ainsi ou la rareté de ses sourires, ou l’intensité de sa voix.

Comme il est bon pour elle de parler avec quelqu’un qui a vu, mais surtout de parler à quelqu’un qui connait le monde de Magnus. Chaque personne qui dédie sa vie à la sureté de ce monde –ou comme Strange, de plusieurs- a son lot de désillusion, de complexité. Combien avait été dure les décisions qu’ils avaient pu prendre ? Combien de fois Magnus avait aidé Jessica pour lui offrir la possibilité, à ses dépends, de vivre. Combien de fois avaient-ils eu à choisir par la raison et non les sentiments ? Un peu comme le dilemme du tramway de Foot. Ils prennent une décision qui impacte le monde, mais impacte aussi et surtout ce qu’ils pensent, ce qu’ils sont. Qui ne l’a jamais fait ? Sans doute jamais à cette échelle. Sans doute jamais avec cette possible erreur. Elle lui en avait voulu, dans son illusion, de la laisser supporter ce qu’elle avait vécut, mais il avait eu raison. Elle était plus forte encore que ce qu’elle pensait.

Une fois de plus, dans le jeu de celui qui trouve les mots pour faire réagir, cœur et âme de l’autre, il sut qu’il avait raison. Aussi, ses lèvres se mirent à s’étirer en un fin sourire. Dans la gêne et la tristesse, elle arrivait tout de même à accepter ses paroles. En tête brulée qui n’accepte que rarement les conseils et prend sur elle, Jessica mérite sans doute une palme, elle aussi, elle aurait fait ce que Magnus avait fait…D’une certaine manière elle l’avait fait. Elle avait arrêté de se battre pour revenir, pour laisser ses proches, tous ceux qu’elle aimait, vivre plus ou moins normalement. Elle aussi, elle avait du faire des choix, tout au long de ce siècle pour sauver la majorité. Pourtant, combien de fois s’était-elle arrêté sur une personne en particulier parce qu’elle avait vu l’importance du cas, non pas à l’échelle mondial, mais à l’échelle d’une vie.

Elle finit par relever le regard vers lui, le sentant encore plus près, se sentant observer. Elle voulait se perdre dans l’immensité de son regard, là où elle avait eu confirmation : Il ne la jugeait pas. Il n’avait pas pitié d’elle. Bien au contraire, l’homme froid et distant avait disparut, comme son opposé en Jessica. Ils étaient beaucoup plus naturels, car dans ce monde bien trop grand, rare sont ceux qui comprennent une longue vie de douleur, de choix. Eux, ils se comprenaient. Il avait vécut l’accident qui avait cessé sa carrière de médecin de renom, elle avait été irradié. Ils avaient souffert, perdus des êtres chers, fait des choix qu’ils ne comprenaient que seuls.

Il trouve les mots pour alléger, de nouveau, le cœur brisé de l’araignée et pourtant, de la même manière, il alourdit la douleur. Respecter la décision de Magnus ? Elle ferme les yeux, ravalant ses larmes qui peinent à rester cacher. Comment peut-elle seulement accepter qu’il soit mort pour elle ? Non, elle ne pouvait accepter. Ni d’avouer sa faiblesse dans un regard, ni d’accepter la décision de Magnus. Elle n’avait pas eu le choix, elle n’était pas d’accord. Elle avait accepté sa mort, pourquoi la faire revenir ?

- Il a choisi pour moi… J’étais prête. J’avais accepté mon sort. Morgane était vaincu, j’avais disparut, mais tout irait bien… Je ne peux…pas…

Ne pas accepter. Ne pas accepter… Comment pouvait-elle seulement accepter ? Sa main tremblait. Jessica refusait de laisser passer le moindre sentiment, elle ne pouvait pas se permettre d’être encore plus faible, mais elle avait sans doute oublié qu’elle n’était pas seule. Elle ne sursauta pas quand il prit sa main, mais elle en fut surprise. Cette proximité était un gêne et un plaisir. Une gêne, parce qu’elle se demandait si c’était par la faute de ses pouvoirs et un plaisir d’être soutenu, d’être en sa compagnie. Elle appréciait bien plus encore maintenant la compagnie du sorcier.

C’était une sensation étrange que d’obéir à ce qu’il intimait par sa douceur, sa patience, sa compassion, sa tendresse. Elle baissa le regard vers leurs mains, regarda avec attention ses gestes, ce masque, sa défense qui s’éloignait d’elle et surtout, ce contact. Des mains qui se rejoignent, qui s’apaisent, qui se comprennent. Elle serra ses doigts sur les siennes et sans qu’elle ne puisse réellement s’en rendre compte, son pouce dessinait, par des caresses lentes, les cicatrices du sorcier. Elle n’en était pas dégoûtée et elle les traitait avec une certaine pudeur couplée d’un respect. C’était à ce moment qu’il avait souffert, à ce moment que sa vie s’était brisée pour devenir plus belle, plus forte encore. Elle, ses cicatrices ne sont pas visibles à l’œil nu et pourtant, il venait de les traiter avec respect, alors, pour Jessica, il était normal de le traiter pareillement. Même si, elle n’avouerait pas que cette simple caresse ne tenait pas du respect, mais de la simple envie.

Une fois de plus, elle releva le regard vers lui. Ses paroles… Elle pouvait sentir son cœur les entendre, s’en repaitre et battre tellement plus fort. Depuis combien de temps ne l’avait-on pas traité ainsi ? Au fond d’elle, elle espérait encore longuement que ça n’était pas ses pouvoirs, qu’elle pouvait se reposer sur sa tendresse. Et c’était devenue, sans qu’elle ne s’en rende compte, une tendresse tentatrice. Ses paroles avaient un impact non négligé sur la jeune femme. La promesse de pouvoir être elle, juste elle, sans détour, sans mensonges. Retrouver la femme, sans avoir besoin de se cacher derrière un costume. Elle se sentait aussi soulagée que perturbé quand il fit partir son masque, son unique moyen de défense depuis des années. Elle devrait se retrouver et il était là. Là pour l’aider, la guider, la rassurer. Un premier frisson se déclencha en elle quand elle entendit son prénom dans sa bouche. Il y avait quelque chose d’autres que plus tôt, quelque chose de plus intense. Un second frisson venait d’exploser en elle quand la seconde main du sorcier se trouva sur sa joue. C’était si agréable et une fois de plus… si intense. Comme un aimant, si elle venait de fermer les yeux pour profiter de son geste, elle les ouvrit bien rapidement pour se replonger dans ceux du sorcier face à elle. Cette caresse fit naitre un troisième frisson en elle et ses yeux dérivèrent vers les lèvres du sorcier. Tentatrices, Séductrices. Quelque chose était en train de naitre en elle, quelque chose qu’elle n’avait pas pu ou pas voulu reconnaitre. Si bien qu’à l’instant, chacun des gestes, des respirations, voir même des battements de cœur de Stephen résonnait bien trop fort en elle. Le quatrième frisson fut encore plus violent pour elle. Ils étaient si proches, ses lèvres s’ouvrirent, elle était prête à céder à ce qu’elle venait de comprendre être une envie irrésistible.

Pourtant, dans sa tête une décharge la ramena à la réalité. A la triste et dure réalité. Elle posa sa main sur le torse du sorcier, sur son pendentif. La sensation froide l'aida à ne pas perdre pieds dans le regard hypnotique du sorcier. Il fallut beaucoup de courage, de résignation à Jessica pour le repousser, alors qu’elle n’avait qu’une envie, finalement, c’était de sentir et d’apprécier ses lèvres.

- Stephen, non…

Elle s’éloigna d’un pas, détruisant le lien de leurs mains avant de fuir, une nouvelle fois, son regard.

- Tu… Tu n’as pas envie de le faire, crois-moi. Ce que tu as envie…C’est poussé par moi, par… le retour de l’un de mes pouvoirs. Les phéromones… Tu es médecin, je n’ai pas besoin de t’expliquer… Je… Je ne sais pas comment, mais je me suis réveillée ici en sachant que je l’avais retrouvé…

Elle osa un rapide regard vers lui, un regard qui signifiait bons nombres d’excuses, mais aussi et surtout un au revoir. Elle aurait voulu rester, se reposer, profiter de sa présence, de son savoir, de lui, finalement, mais ça n’était plus possible si même lui ne pouvait pas résister à l’attraction des phéromones.

- Tu vois… Je ne peux pas être…moi-même. Ici…Avec toi…

Et pourtant, il avait forcément dû le voir, il avait forcément dû comprendre qu’elle en avait envie, elle aussi. Elle se dirigea donc vers la porte, elle devait fuir, elle ne pouvait pas rester ici, c’était une perte de temps à présent. Pourtant… Attendez, qui a pensé plus tôt que la magie, c’était beau ? La magie c’est  un beau bordel oui ! Alors qu’elle passait la porte, elle se retrouva…Au même endroit. De nouveau dans la même pièce, avec Strange en face d’elle. Elle s’arrêta net, prête à refaire le même geste, mais elle ne voulait pas se tourner un peu plus en ridicule.

- Qu'est-ce que… Et ça t’amuses, vraiment ?!

Oui, elle était exténuée, oui, c’était beaucoup trop demandé à Jessica de réfléchir convenablement. Elle était à peine sortie de son enfer personnel, vivant difficilement la raison de son retour sur cette Terre, le trépas de Magnus, elle avait pensé qu’elle pourrait ici se reposer. Ses pouvoirs, eux, lui refusait et, prête à se sacrifier à ne plus faire d’erreurs –comme avec le Rider-, elle se retrouvait à être tourné en ridicule par un sorcier à l’humour douteux ? Elle serra les poings, sans doute était-ce la fatigue, sans doute était-ce la frustration, un savant mélange des deux, mais sa patience atteignait des limites bien trop rapidement. Elle devait trouver un moyen pour se calmer, parce qu’elle ne l’était plus, plus depuis qu’elle se sentait idiote d’avoir été la proie de la magie, d’une magie aussi… irrespectueuse.

- Sorcier de malheur !

Elle se tourna alors vers la table. Son masque. Un verre. Une bouteille. Sa solution a tout, comme à son habitude. Le plus rapidement qu’elle put, elle se retrouva près de la dite table, masque de nouveau entre ses mains alors qu’elle se servait un verre, bien plus qu’une dose normale. Et si son instabilité tenait presque par miracle, elle fut prise d’une rage folle par un tour de passe-passe de trop du sorcier suprême. Son masque serrait fermement dans sa main, le verre l’autre, elle lui tournait encore le dos, ne l’ayant pas entendu ou ne voulant pas entendre plutôt, qu’il arrivait vers elle. Elle apporta le verre à sa bouche et à peine le liquide eut-il touché ses lèvres rosies, elle réprima un grognement.

Elle s'était attendu à du whisky, pas à….de l’eau. Elle écarquilla les yeux, gronda en serrant les dents, serrant plus fermement encore son masque et se retourna pour hurler sur un sorcier qu’elle pensait loin. Et loin, il ne l’était pas, aussi, eut-elle un geste de pure colère, de pure fuite. Elle se devait de l’éloigner d’elle. Comment pouvait-il refuser de comprendre qu’elle faisait ça pour lui et non pour elle. Le contenu du verre fut jeté en plein visage du sorcier, le regard noir. Il était déjà bien assez compliqué d’éprouver une attirance pour un homme qui est charmé par un pouvoir, alors qu’il se joue ainsi d’elle…

- Vas-tu seulement me laisser un peu tranquille, Stephen ?!

Elle s’abaissa pour reposer le verre sur la table et tout en se relevant, elle leva sa main pour vouloir l’abattre sur le visage du sorcier. Il ne faut pas jouer avec une araignée qui souffre et qui est prête à se mettre en retrait pour quelqu’un. Surtout pas.


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Sorcier Suprême
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MessageSujet: Re: Don't be shy, step into the light [Privé ft. Jessica Drew]   Mer 6 Juin 2018 - 23:46

Docteur Strange & Jessica Drew
Don't be shy, step into the light



« Stephen, non…  » Une pression sur son torse, sur son pendentif. Ses lèvres lui échappèrent d'un court centimètre, ne laissant qu'une terrible frustration. Désagréable décharge électrique, brusque retour à une réalité que son désir pour elle lui avait fait progressivement quitter sans même qu'il ne s'en aperçoive véritablement.  Il la suivit du regard encore un peu étourdi par ce flot d'émotions dans lesquelles il baignait depuis de longues minutes déjà, sans vraiment comprendre, jusqu'à ce qu'elle réponde à ses questionnements intérieurs. Il fut pour le moins surpris. Des phéromones. Son esprit scientifique jamais vraiment parti, il comprit en quelques courtes secondes ce que cela impliquait sur lui, comprenant alors avec le recul pourquoi il s'était montré si entreprenant subitement.

Un sentiment d'embarras ne tarda pas à l'envahir, mais il ne dura pas bien longtemps. Le fait d'apprendre qu'elle s'était réveillée en ayant retrouvé ce pouvoir signifiait que la séance avait fait son effet. Qu'elle avait retrouvé cette partie d'elle qui lui avait trop longtemps fait défaut au point de la faire sombrer dans les tourments qu'il avait partagé avec elle quelques heures plus tôt. Il savait qu'elle ne pourrait jamais être entièrement guérie de ses traumatismes, pas plus que lui des siens. Mais il espérait que, comme lui, elle ait entamé un semblant d'acceptation qui, avec le temps, apaiserait son quotidien. Apprendre à vivre avec, et non pas à survivre sans. « Tu vois… Je ne peux pas être…moi-même. Ici…Avec toi… »

Il voulut répliquer, mais elle prit les devants, et prit la fuite vers la porte. Un sourire en coin naquit sur les lèvres du Sorcier. L'instant d'après, elle était revenue au point de départ, passablement énervée. Et lui, plus qu'amusé, ce qu'elle ne manqua pas de remarquer verbalement.  « Beaucoup, oui, » admit-il avec son honnêtement habituelle. Il ne put s'empêcher de lâcher un rire franc à son insulte suivante, la regardant retourner droit vers l'alcool et son masque, sans grande surprise pour le magicien. Cependant, cela le fit sortir de son immobilisme, pour avancer vers elle, mains dans les poches, s'assurant par magie que le verre qu'elle se servait se transformait aussitôt en eau avant d'atteindre ces lèvres qu'il avait échoué à conquérir. Echec sur lequel il ne comptait pas rester. Ses explications n'avaient eu aucun impact sur son ambition, bien au contraire. Au fond, il en était plutôt amusé, et il ne lui avait pas fallu longtemps pour savoir que, derrière ces phéromones traîtresses, résidait déjà une terrible envie de l'embrasser et de partager bien autre chose que des souvenirs douloureux avec elle.

Son pas déterminé le mena droit vers elle qui lui tournait encore le dos. Cependant, il avait probablement sous-estimé sa colère, et l'angoisse qui la tenaillait quant à son pouvoir et son envie de fuir d'ici. Il se retrouva soudainement le visage et les cheveux trempés par cette eau qu'il lui avait imposé en interdisant à son addiction pour l'alcool d'avoir court en ces lieux. Cela le stoppa dans son élan, face à elle. Il n'eut pas vraiment le temps d'accuser le coup de la surprise ni de la colère primaire qu'il ressentit instantanément face à son acte, percevant à ses paroles et ses gestes furieux ce qui allait irrémédiablement suivre.

Il avança de nouveau, bloqué sur cette pensée qui ne le quittait pas quant à ce baiser qu'il avait presque conquis, qu'elle avait manqué de si peu de lui céder. Elle se retourna pour le gifler. Il saisit son poignet au vol. En quelques pas il la força à reculer jusqu'à la bloquer contre les étagères de livres non loin. Danse étrange mêlée d'une passion peu dissimulée tandis qu'il plaquait son poignet contre les livres, interdisant toute échappatoire en venant la bloquer de son propre corps, son visage au plus près du sien. « Seulement si c'est ce que tu veux vraiment, Jessica... » lui murmura-t-il, accrochant ses iris perçants dans les siens. Son autre main frôla volontairement sa hanche à peine vêtue pour venir se poser contre le rebord de l'étagère, la bloquant ainsi définitivement de chaque côté. « Je n'ai pas attendu que ton pouvoir revienne pour avoir envie de t'embrasser, crois-moi... » Son coeur s'accéléra sous cette seule proximité qui ne demandait plus qu'à être brisée. Son front frôla sa tempe, cherchant son souffle contre le sien déjà court. Ses yeux glissèrent vers ses lèvres, et cela eut raison de sa raison. Précisément. Cette femme était bien trop belle, bien trop envoûtante pour s'entêter à résister, pouvoirs ou pas. Après tout ce qu'ils venaient de traverser, après ce lien qu'ils avaient forgé malgré eux au travers de ce partage intimiste, tout ce dont il avait envie, c'était d'être plus proche encore. Autrement que par l'esprit, cette fois. Par le corps et le coeur, même si cela ne devait durer qu'une nuit. Sa fragilité, son histoire, sa force, avaient eu raison de son armure impassible, et tout ce qu'il désirait en cet instant, c'était pouvoir apaiser ses tourments par une tendresse passionnée autrement plus intime.

« Laisse ce masque... » Dernier ordre soupiré avant de lui voler ce baiser fougueux qu'elle lui avait si cruellement refusé plus tôt. Sa main quitta l'étagère pour mieux s'immiscer sous la chemise et saisir sa hanche, à la recherche de sa peau si douce, si interdite jusqu'à présent. Le masque s'échoua sur le sol, très vite suivi par cette chemise prêtée qui la rendait bien trop désirable pour la lui laisser. Ses mains s'emparèrent de ses hanches et de ses jambes étreignant définitivement son corps pour la soulever contre lui, perdant de fiévreux baiser le long de sa mâchoire, de son cou, de sa poitrine, s'abandonnant à ce désir qui avait su le consumer progressivement depuis longtemps déjà, sans se l'autoriser. A chaque vêtement qu'elle lui ôta, il défaillit un peu plus. Il la conduisit sur la table la plus proche avec une vibrante impatience, happé par cette fougue animale qui possédait désormais ses moindres gestes, exigeant plus de contact, de passion, de chaleur à chacun d'eux, presque avec autorité. En cet instant, et pour toute cette nuit, il ne voulait rien d'autre qu'elle, et elle seule, à l'insu du monde. Deux âmes perdues à la recherche d'un semblant d'humanité et de tendresse, d'un semblant d'autre chose que ce que leur offrait leur quotidien d'immortels et le fardeau de leurs existences.




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Hydra
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MessageSujet: Re: Don't be shy, step into the light [Privé ft. Jessica Drew]   Ven 8 Juin 2018 - 20:19
Help me. Please. Help me.

Elle en voulait beaucoup au sorcier. Comment pouvait-il la retenir ici, alors qu’elle souffrait de ce qu’il avait presque fait, qu’elle aurait aimé qu’il fasse, mais certainement pas dans ces conditions ? Elle le repoussait, pour le protéger, s’oubliant une fois de plus au détriment de ses pouvoirs et des autres. Elle n’était pas du genre à aimer les tours de passe-passe et il était clair qu’il venait d’énervé la jeune femme. Comment se pouvait-il qu’un homme aussi intelligent puisse ne pas comprendre ce qu’elle était en train de faire ? Pourtant, Jessica n’aurait sans doute pas le choix. Il était seul, il n’avait pas sa cape, si elle agissait rapidement, elle pouvait lui lancer une décharge qui l’assommerait et elle pourrait partir d’ici. Elle était prête à en arriver à ce stade s’il refusait d’écouter. Combattre le mal par le mal, se mettre le sorcier suprême à dos, se faire détester de cet homme et vivre avec la culpabilité. L’attitude désinvolte et moqueuse de Stephen était en train d’user les derniers remparts de Jessica. Elle était épuisé, sous le conte coup de ce qu’elle avait vécu, venait de faire preuve de courage en ne cédant pas et il agissait comme un enfant capricieux. Elle n’apprécia pas plus pourvoir se fondre dans l’alcool. C’était sa soupape pour réussir à tenir depuis des années, à pouvoir dormir et dans son état, l’alcool ferait effet bien rapidement. C’était ce qu’elle recherchait. Pourtant, avec son esprit de contradiction, il en faisait à sa tête. Elle trouvait ça si charmant et très agaçant.

Une fois de plus, elle le sentit s’approcher et malgré elle, sa peau frissonna. Elle aurait aimé ne pas ressentir ce quelque chose de plus. Ses yeux ? Sa voix ? Son calme ? Sa façon d’être ? D’agir ? De parler ? Son flegme britannique ?
Elle aurait pu détruire le verre, de sa poigne, mais elle ne voulait pas plus se donner en spectacle, sachant très bien que le coup du sort de son approche servirait à son dessein de vengeance.

Alors que son regard se tourna vers lui, sa chemise blanche collant déjà bien trop rapidement à sa peau. Transparente pour rendre encore plus attirant ce que Jessica se refusait, pour ne pas jouer avec le sorcier. Ses cheveux l’attirait avec la furieuse envie d’y enfouir ses mains alors qu’elle céderait, mais elle ne devait pas et ne pourrait pas céder. Son combat n’était jamais fini. Elle se moquait bien de l’énerver, peut-être même que c’était ce qu’elle recherchait, ainsi, il la laisserait partir.

Elle ne pouvait qu’admettre qu’il était rapide. Il attrapa sa main, Jessica ne cacha que peu sa surprise. Son regard s’attarda sur leurs mains avant de suivre, lentement, son bras pour venir y trouver de nouveau son regard. Il n’y avait pas de colère, au contraire. Bien au contraire. Elle se redressa, gonflant sa poitrine en sentant les différentes couvertures des livres contre elle. Elle respirait fortement, soulevant bien vite sa cage thoracique. Elle avait peur, bien sûr. Peur d’avoir énervé le sorcier et qu’il veuille se venger, mais il serait mentir de dire que c’était la peur la plus prédominante. L’autre peur n’était pas celle du sorcier, mais d’avouer ce qui était en train de céder, d’exploser en elle. Elle se devait de lui résister et pourtant, sa peau frissonnait de toute part, son rythme cardiaque s’accéléra et son esprit sembla vaciller. Sa main se retrouva bloquer, elle savait pourtant très bien qu’avec sa force, elle pouvait le faire reculer. Son corps se retrouva bloquer, la pression de sa silhouette sur la sienne, mais ne pas répondre, ne pas réagir était une réponse à ce qu’il venait de dire. Elle n’avait aucunement envie qu’il la laisse tranquille, surtout pas maintenant qu’elle se laisser aller à ce qu’elle voulait. Elle déglutit en sentant le toucher rapide du bout de ses doigts sur sa peau nue et, couplé à ses paroles, elle abandonna.

S’il prenait le dessus sur elle, sans que ça ne la perturbe, c’était principalement fait avec la passion, elle pouvait le lire dans ses yeux, dans la chaleur de son corps, dans les battements de son cœur. Cette situation, bloquée contre les livre, privé de liberté par ce corps qu’elle voulait découvrir avait quelque chose qui ramené Jessica parmi les vivants. Depuis quand ne s’était-elle pas vu comme femme ? Il savait tout d’elle et sans doute qu’ils voulaient s’accorder ce qu’ils avaient le droit après avoir souffert tout d’eux. Beaucoup de héros ne peuvent comprendre, lui, il la comprenait. Elle, elle l’avait compris et cerné.

Son sang bouillonnait en elle, poussé par la passion, l’initmité, la situation. Poussé par l’homme qui la surplombé sans qu’elle n’en soit fâché, bien au contraire. Elle lui devait beaucoup, mais au-delà de vouloir payer la dette qu’elle lui devait, elle n’avait, simplement, qu’envie d’être proche. Assez proche pour qu’il recolle les parties brisées de son âme, qu’il puisse apprivoiser ce corps qu’elle refusait de donner, qu’elle refusait de voir, bien souvent. Il n’y avait rien de plus flateur que d’entendre ce qu’il pouvait lui dire, d’être ainsi traité. Avec respect, avec passion, avec l’amour du corps, avec l’attention qui était propre à cet homme et qui le rendait désirable de prime abord.

Elle ferma les yeux, ouvrant légèrement sa bouche, comme pour chercher à respirer, ou à s’accaparer ce qu’elle ressentait de lui, alors qu’il frôlait leurs deux visages. Elle pouvait sentir les deux souffles se mêler, comme prémisse à ce qu’il allait faire et qu’elle n’était pas sûre de vouloir retenir une fois de plus. Ca n’était pas qu’un corps qui approchait d’un autre, c’était une âme qui se retrouvait dans les bras de l’autre.

Trois petits mots. Trois mots qui résonnait en Jess bien plus qu’elle n’aurait cru. Parlait-il seulement de ce qu’elle tenait dans sa main ou de ce quelle voulait faire, ce qu’elle semblait combattre ?

Et ses lèvres trouvèrent enfin les siennes, faisant exploser en Jessica, une décharge puissante. Son corps, son esprit, son cœur, son âme se réveilla alors que danser une valse endiablée les langues des deux immortels. Jessica passa une main derrière sa nuque, l’attirant, la collant à elle pour profiter, pour céder à ses instincts, céder à son sorcier. Son masque, si bien le tissu que ce qu’elle combattait n’existait plus que pour faire face à la femme envieuse de ce corps qui la pressait contre cette bibliothèque. Une fois la chemise éparpillée sur le sol, Jessica usa de sa force pour retourner la situation. Elle plaqua le sorcier contre la bibliothèque, retirant la chemise de Stephen avec force, si bien que sur les deux chemises, trônaient des boutons brisés. Sa bouche se fit plus passionnée, délaissant doutes et…Et tout le reste. Il ne restait plus que cet homme, son envie, leurs envies et la nuit qui les attendait. Elle ne saurait dire combien de temps dura se baiser, avant que littéralement, elle ne touche plus le sol. Ses jambes entourèrent sa taille, ses bras se croisèrent derrière sa nuque, une main dans ses cheveux, l’autre caressant sa nuque.  

Le souci d’être dans un état comme ça, enfin souci, tout dépend du point de vue, c’es la destruction des vêtements du sorcier. Jessica revenait d’un long voyage, elle était exténuée et ô combien tentée par Stephen. Prise d’une bouffée d’excitation, elle le déshabilla entièrement, ne laissant que des lambeaux de vêtements parsemés le sol.

Elle pouvait suivre à la trace les lèvres et caresses de ce sorcier qui rendait sa peau plus brulante qu’elle ne l’avait été depuis un petit moment. A l’unisson les cris et divers gémissements brisé le silence de cette salle, de cette maison qu’elle espérait inoccupée à par Strange.

Son corps n’avait été qu’une bombe à retardement qui explosé sous le plaisir que lui donnait et qu’elle sentait venir du sorcier. Il n’y avait plus de douleurs, de doutes, d’interrogations, de culpabilité. Deux corps s’unissant, toute au long de la nuit, trouvant les réponses dans ses baisers endiablés, par des caresses brulantes et un plaisir sans cesse trouvé.

Ils quittèrent le salon, elle ne se rappelle plus réellement comment ils en étaient venus à se retrouver entourés des draps soyeux, protégeant ce qu’ils étaient en train de découvrir. Encore et encore. Jessica trouva un second souffle à son envie, mais aussi à ce qu’elle voulait vraiment, jouant sans détour avec ce corps qui lui était offert avec le plus grand des plaisirs.

Sur ce lit, dans ces draps, dans cette ambiance différente, elle se retrouva à le dominer par son corps. Une tête relevée, sa cascade brune qui glisse sur sa peau, la chatouille, l’effleure. Un regard qui s’accroche au sien, la passion, l’envie que l’on peut lire. Un sourire sincère et réel qui ne prend fin que dans un baiser. Tendre, doux par instant, fougueux, passionné par un autre. Ses mains qui s’agrippent aux siennes, les doigts entremêlés, la force de la passion. Ce qui revient encore et encore dans l’esprit de la brune, depuis le début. Elle se redresse, l’admire, le couve du regard, imprime chaque détails dans son esprit. Elle joue avec lui, par sa force, à travers ses mains, elle lui interdit de bouger. Elle veut se venger de ce qu’il lui a fait de la plus belle des manières. Sa bouche qui, au fur et à mesure ses lèvres tentatrices pour sa peau. Son nuque, son épaule, son torse, parsemés d’un millier de baiser voluptueux. Si elle doit se damner dans la luxure, elle ne pourra pas le regretter. Et une union supplémentaire de deux corps qui ne font plus qu’un ce soir. Une danse, tantôt lente, tantôt plus rapide, sur la seule musique du mélange deux cœurs qui se rapprochent, se touchent, fusionnent se comprennent. Une main comme appuie, mais aussi pour lui indiquer le profit. Une main qui tient toujours la sienne. Un regard, un sourire. Le son du plaisir.

- Rassures-moi… Ton ami de tout à l’heure, il est…parti, hm ?

Au petit matin, de la matinée déjà bien entamée, elle se retrouva à se réveiller dans les bras du sorcier, nue et terriblement heureuse de la nuit qu’ils venaient de passer. Elle serait menteuse de dire qu’elle n’en profita pas. Elle resta quelques minutes, bercées par le rythme cardiaque du sorcier suprême, profitant, aussi, de la vue qu’il lui offrait. A peine recouverts, leurs corps nus et sans aucune pudeur après ce qu’ils avaient partagés.

Et pourtant, on ne change pas si facilement, Strange aurait dû le savoir. Elle se redressa, observant avec attention la pièce. Ils n’étaient pas dans la chambre où elle avait séjourné après son retour du plan astral. Elle devrait donc partir, sans le réveiller, prendre son costume dans l’autre pièce, ouvrir la fenêtre et partir. Elle cacha à peine sa poitrine en se redressant totalement, échafaudant un plan pour ne pas réveiller celui qui avait partagé sa nuit et hocha la tête quand ce fut clair. Cependant, elle se permit un geste étonnant de la part de quelqu’un qui fuit. Elle se pencha sur lui, le frôlant de son corps avant de déposer un baiser chaste, mais profond sur sa joue avant de sortir du lit.

Ce qu’elle n’avait pas pensé, cependant, c’est que la magie, si c’est beau, bordel que c’est chiant ! Elle n’eut pas le temps de passer la porte de la chambre qu’elle se retrouva entourée par la cape de Strange. Elle eut tout de même le temps de trouvé le tissu bien doux sur sa peau nue avant de commencer à se débattre.

- STRANGE ! Fais…un truc !

Elle grogna, visiblement, elle n’avait aimé être prise sur le fait. C’est pourtant plus facile, en général, de fuir de n’importe qu’elle situation. Strange n’est pas n’importe qui et il lui avait prouvé dés son arrivée, il ne la laisserait jamais fuir.

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Don't be shy, step into the light [Privé ft. Jessica Drew]

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