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Now, my life belongs to you.

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MessageSujet: Now, my life belongs to you.   Mar 5 Juin 2018 - 21:16
Now, my life belongs to you.
Statut du sujet : Privé ft. Amora ▬ Envoyez moi un mp pour nous rejoindre
Date du rp : Juin
Météo & moment de la journée : Journée qui touche à sa fin.
Autre : Tour Liesmithe





"Now, my life belongs to you."

Demain, dans une semaine, un an, ou encore dans un putain de siècle, peu m'importe combien de temps ça me prendra... mais je te sauverai, maman ! - Ahsoka




    Je reprends mon souffle, tandis que le portail se referme derrière nous. Il a fallu que je cours pour attraper le poignet de la déesse, prise de surprise parce qu'elle se gardait encore sous la manche, c'est-à-dire le portail en question. Je la croyais à bout de force, c'est ce qu'elle semble être en ce moment. Pourtant, allez savoir comme elle a fait pour réussir ce coup de maître avec ce qui lui reste de magie. Je regarde autour de moi, faisant silencieusement le tour de la pièce pour m'arrêter vers la fenêtre. Je reconnais très facilement le paysage de Los Angeles, je perçois d'ici « la rose noire » la boite de nuit de maman où se trouve aussi sa demeure et la mienne à l'étage. L'immeuble ressemble au Lux de la série Lucifer, mais en bien plus jolie. Cependant, je ne saurais pas reconnaître dans quel bâtiment nous sommes exactement. Mais la question, c'est pourquoi nous a-t-elle téléporter ici sachant qu'on a Strange qui va certainement utiliser un sort de localisation.
    Non clairement, ce ne sera pas tellement logique de la part d'une magicienne de son acabit que de nous envoyer vers une simple tour. De plus, j'ai très clairement saisi à présent que c'est une femme qu'est du genre à prévoir ces coups en douce à l'avance, elle a forcément choisi cet endroit pour une raison. Et les minutes défilent sans que pour autant le sorcier suprême ne montre le bout de son museau. Je jette parfois quelques regards vers Amora sans toutefois lui adresser la parole pour l'instant. Me préoccupant plutôt de m'intéresser à l'immobilier, fouillant la pièce sans aucune gêne histoire de trouver un semblant d'information. Peut-être que la magicienne avait toutes les réponses aux questions que je me posais, mais je voulais savoir par moi-même et ce par pur caprice, ou orgueil. Puis, je décide d'ouvrir la porte d'entrée avant de la refermer immédiatement sous l'activité sociale qu'il y avait dans le couloir. Cela aurait été trop beau si le bâtiment était vide, aucune chance qu'on passe inaperçue avec une femme en piteux état dont l'odeur laisse en plus à désirer. Surtout que j'ai pu apercevoir un cortège de gardes en costard cravate comme si c'était la maison blanche ici... Ah mais putain...

     « On est à la tour avec cette espèce de L géant ! » Les gardes sont présents pour veiller sur les membres du gouvernement présent. Mais, ce n'est pas logique, pourquoi on est dans cette tour ? Si on se fait chopper, je parie les fesses Kelly Jenner qu'on va nous tirer dessus avant de nous poser des questions. « Okey, éclaire-moi... Comment ce peut-il que cette tour, lieu provisoire où siège le gouvernement, nous protège de la magie de Strange ? » Crachais-je en direction d'Amora, il est clair qu'elle sait quelque chose que j'ignore. « Puis, en fait non. Je ne veux pas savoir. Je pense que moins j'en sais, mieux je me porte. » Crachais-je en retourner près de la fenêtre, j'attrape une chaise en passant. Bonjour, l'orgueil. Je m'installe juste en face de la vitre, mon regard s'évadant un moment. À la suite, rentrant mon dos sur le siège, fermant les paupières dans un premier temps, puis l'instant d'après me voilà flottant au-dessus de mon propre corps... Le besoin de voir les lieux sous forme astrale avec un peu plus d'observation. Je prends seulement quelques minutes histoire de vérifier où nous pourrions aller si on devait sortir de cette pièce, puis je reviens.
     Je me relève calmement, laissant le malaise passer... Même si on a réglé l'histoire précédente entre autre, j'ai toujours cette impression que ma magie est difficile à utiliser. Peut-être qu'il faut attendre un moment avant que tout revient à la normal... Ou peut-être ai-je besoin de méditer et me concentrer davantage. « Il semblerait que les étages plus haut sont beaucoup moins fréquentés. » Ma voix est un peu froid et sèche pour certaine raison personnelle, une rancune que j'ai pour cette femme. Je me suis rappelée que je lui voulais à cette fichue magicienne pour m'avoir laissé en plan alors que je venais tout juste de lui offert ma vie en échange de cet élixir. Et même si je sais à présent que c'est parce qu'elle était prisonnière, je n'ai pas envie de l'excuser. Je le confesse, j'ai la réaction d'une gamine pourrie gâtée à qui on a osé dire non. Mais j'en ai rien à faire, j'ai cherché Amora pendant de longs mois avant que je me résigne à retourner à mes recherches seules. J'ai limite pensée qu'elle n'était qu'une pauvre charlatan au final. Oui, pas un seul moment j'ai pensé qu'elle aurait été victime de la destruction de Nex York. Trop simple et puis je voulais la haïr, pas avoir pitié d'elle. Bref, voilà pourquoi je ne voulais pas engager facilement la conversation avec elle.  



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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Mer 6 Juin 2018 - 8:48
L’odeur de l’ozone, propre à la magie du Bifröst, emplissait encore les narines de la magicienne même plusieurs secondes après son arrivée à destination. Essoufflée, le corps perclus des douleurs que lui avaient infligé les Arcanes par une utilisation trop intensive de ces dernières malgré l’état de l’asgardienne, Amora resta de longues minutes enfermée dans son silence. Dans son esprit, elle retraçait le fil des derniers évènements : le temple, le rituel, la défaite de Dormammu ... son échec à elle … la fuite. Car même si elle avait contribué à empêcher l’asservissement de ce monde, Amora n’en avait pas moins mis en place chacun des éléments qui avaient amorcé cette situation … marchandant par la suite son aide … usant de chantage … Des actes qui, elle le savait, ne seraient pas oubliés. Alors plutôt que de devoir endurer un procès, voire une nouvelle fois les fers, elle avait préféré la fuite.

Ouvrant son poing jusqu’alors resté fermé, l’Enchanteresse y trouva le cadeau d’adieu qu’Heimdall lui avait offert des années plus tôt … un présent dont elle ne s’était jamais séparée. Une nouvelle fois, son devoir accompli, la gemme qui le constituait avait perdu son éclat lorsque sa magie avait été consumée pour déchirer l’espace. Une nouvelle fois, ce cristal fait de la même roche que le Pont Arc-en-ciel lui avait offert une porte de sortie. Mais cette fois-ci, au lieu de se fendre en son centre, la pierre précieuse tomba en poussière, glissant telle une cascade de paillettes entre les doigts de la magicienne. Cette nouvelle utilisation avait eu raison du présent ... une nouvelle fois, Amora devant renoncer à l'un de ses derniers souvenirs matériels d'Asgard.

Pour la première fois depuis son arrivée, elle posa son regard émeraude sur celle qui avait traversé le portail à ses côtés : Ahsoka. Que faisait-elle là ? Pourquoi l’avait-elle suivie ? Elle la revoyait se jeter sur elle, au moment même où l’Enchanteresse invoquait le pouvoir du cristal, la saisissant au niveau du poignet, juste à temps pour que toutes les deux se fassent happer par la brèche spatiale. Et à présent, elles se retrouvaient toutes les deux dans la Tour Liesmith.

Sur le visage de la midgardienne, Amora pouvait clairement lire l’incompréhension, mais également la rancoeur. La jeune sorcière, aussi silencieuse que la déesse, observait les lieux, collectant des indices, sans doute pour déterminer leur point de chute … pour comprendre. La laissant faire, ne lui prêtant pas plus d’attention, la magicienne alla gagner un sofa sur lequel elle se laissa reposer. Elle devait récupérer des forces. Tout ceci lui avait tant coûté : pénétrer le temple et déjouer ses protections, lever le sortilège qui protéger la rune, et enfin, ouvrir un portail pour s’échapper. Et tout ceci alors qu’elle venait tout juste d’échapper aux geôles de Dormammu, après des semaines de détention et de sévices.

Ici, elle se savait en sécurité … tout du moins provisoirement. Elle ne doutait pas un seul instant que Loki ait tissé plusieurs sortilèges de protection autour de ce bâtiment. Au cœur du fief midgardien du Trompeur, Amora se sentait dissimulée aux regards de ses ennemis.

Revenant vers la magicienne, Ahsoka lui demanda en quoi une telle destination les protégeraient de Strange et de ses pouvoirs, avant de finalement se rétracter. Visiblement, la jeune femme n’était pas certaine de vouloir se retrouver mêlée aux affaires d’Amora. Face à ce bavardage, l’Ase soupira , blasée autant que fatiguée.

« Le monde est certes sauvé, mais le type de magie qui a été mobilisé n’aura pas manqué de provoquer de lourds déséquilibres sur le plan mystique. Crois-moi : le Sorcier Suprême va avoir mieux à faire que de courir après une magicienne asgardienne. »

L’agent de Kamar-taj alla ensuite s’installer dans un fauteuil, entrant dans une sorte de méditation. L’espace d’un instant, Amora ne sentit plus la présence de la jeune femme, comprenant alors à quel exercice s’adonnait cette dernière. Son voyage astral terminé, Ahsoka annonça que les étages du dessus étaient plus tranquilles.

Les doigts d’une main plaqués sur son front, Amora prenait sur elle pour surmonter un nouveau vertige. En cet instant, les énergies vivifiantes d’Asgard lui manquaient terriblement. Ce moment désagréable passé, elle rouvrit les yeux. Ahsoka posait encore sur elle ce regard chargé de reproches, et dans sa voix aussi sèche que distante, la magicienne pouvait sans difficulté sentir toute l’animosité que ces dernières années n’avaient pas manqué de faire naître en elle à son égard. Nerveusement, l’asgardienne ne put réprimer un rire.

« Alors tu m’as suivie jusqu’ici dans le seul but de me montrer ton visage le moins aimable ? Si tu es là pour me réclamer des comptes, prends un ticket et fais la queue
, lança-t-elle sur un ton sarcastique. Je ne sais pas si tu es au courant mais en ce moment, je ne suis pas là personne la plus populaire de ce côté-ci de la galaxie. »

Soupirant tout en roulant des yeux avec résignation, l’Enchanteresse finit par se relever, marchant jusqu’à venir se tenir debout devant la baie vitrée. D’ici, elle surplombait le quartier des affaires de Los Angeles. Au loin, le soleil commençait à gagner l’horizon, alors qu’en dessous, les rues étaient toujours fourmillantes d’activité.

« J’imagine que me voir ainsi te procure une certaine forme de satisfaction ... », finit-elle par dire d’une voix trahissant son désarroi lorsqu'elle aperçut son propre reflet dans la vitre.

Alors, Amora se tourna vers la jeune femme, sa silhouette apparaissant en contre jour dans le coucher de soleil. Quelques secondes, elle l’observa, silencieuse. Elle lui paraissait différente de leurs premières rencontres, quelques années plus tôt. Quelque chose avait changé chez Ahsoka, sans que l’ensorceleuse ne réussisse véritablement à déterminer quoi … sans doute y avait-il un peu moins de lumière en elle, ce qui ne manqua pas de faire naître chez l’asgardienne une pointe de compassion. Certains événements au cours d’une vie avaient cette faculté d’abîmer même le meilleur des êtres, de peu à peu l’égarer sur un chemin peu recommandable … et Amora en savait quelque chose.

« Puisses-tu ne jamais endurer ce que j’ai vécu ... »
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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Mer 6 Juin 2018 - 12:23


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Demain, dans une semaine, un an, ou encore dans un putain de siècle, peu m'importe combien de temps ça me prendra... mais je te sauverai, maman ! - Ahsoka




    Amora m'explique qu'il y a toujours un déséquilibre sur le plan mystique et que Strange avait du coup bien mieux à faire que de pour chasser la déesse. Elle se donne à mes yeux bien trop peu d'importance sachant qu'elle est celle qui a causé ce déséquilibre en question, j'aurai été à la place de Strange j'aurai tenté avant tout à chercher à stopper la source du problème avant de m'attaquer au problème en question. Mais soit, je ne suis qu'une « jeune » sorcière à côté de Strange et surtout à côté d'Amora, je ne comprends donc pas encore toutes les subtilités du monde mystique comme le comprennent ces deux-là. Enfin, peu après, lorsque je reviens de mon voyage astrale, je ressens un malaise : cette impression d'ivresse soudain, la tête qui se met à tourner désagréablement. Je respire calmement surtout pour empêcher une envie soudain de vomir. C'est vraiment très chiant comme situation, je passe ma vie à pratiquer la magie, et cela fait un petit moment que ce petit problème dure.
     Puis, soudainement, la déesse se mit à rire, mon regard se pose sur elle avec un sourcil qui ne manque pas de s'arquer, ne comprenant pas vraiment sur le moment. Mais les mots de la déesse qui s'en suivent, m'éclairent bien vite, je soupire en la lâchant du regard pour contempler le paysage urbain baignant bientôt sous la lueur rougeoyante du coucher de soleil. Comme si je partageais la même rancoeur que les autres par rapport à elle. Je m'en fous pas mal sur le moment qu'elle est faillie faire sombrer ce monde, ce que je sais par contre c'est que son humour provocateur est toujours aussi chiant. Et puis, elle me fait passer pour une simple petite conne en plus qui la déteste parmi tant d'autre, alors que ce n'est pas le cas. Je me considère bien plus important et surtout, je ne la déteste pas, je lui en veux un peu beaucoup, c'est différent. C'est une nuance subtile qu'il faut prendre en compte, s'il vous plaît... Et puis, je ne me serais pas fatiguée à la lui courir après juste parce que je la déteste ou bien parce que je veux lui montrer que je suis fâchée... Please.

    Et en fait, pour tout avouer, ça m'énerve intérieurement qu'elle ne saisisse pas mon geste ou bien qu'elle fasse probablement exprès de ne pas comprendre pourquoi je l'ai accompagné. Elle se lève à la suite sous un soupire qui ne me laisse pas indifférente, je ferme les yeux pour inspirer et expirer afin de réprimer cette frustration presque douloureuse. Elle finit par me rejoindre avant de rajouter un commentaire qui, là, me fait serrer les dents un peu plus. Putain, elle croit savoir ce qui me satisfait, alors qu'elle a tort... Je me retourne vers elle lorsqu'elle termine sur une note bien mélodramatique. Que je puisse ne jamais connaître ce qu'elle a vécu... Et je n'ose imaginer ce qu'elle a vécu pour être dans cet état, puisque bien qu'elle soit une Ase et que sa force physique est largement supérieure à la mienne, j'ai l'impression qu'elle n'est actuellement plus qu'une fragile brindille. Mais je ne pardonne pas pour autant son manque d'attention à mon égard. « Tu es peut-être bien trop supérieure à nous autres faibles créatures que nous sommes pour te rendre compte de la véritable raison de ma présence ici. » Ma voix avait une note un peu moins froid, plus douce, bien que toujours empli de sentiment de rancune.
    En fait, je ne saurais même pas dire pourquoi je l'ai suivi, ça a été un réflexe irréfléchi. Oui. En fait, je n'ai répondu qu'à cette pulsion qui me poussait à être à ses côtés avant que je la perde de vue... encore. Je crois que c'est ça, j'avais peur de la perdre à nouveau, peur qu'elle finisse par disparaître encore pendant je ne sais combien d'année. Quand je l'ai revu dans cette tente pour la première fois depuis si longtemps, je n'ai pas pu m'empêcher d'être bouleversée intérieurement. Je m'étais faite une raison et voilà que sa simple présence avait balayé d'un revers de la main la pyramide de carte que j'avais si délicatement confectionner en moi. « Quel plaisir aurais-je à voir dans cet état la femme qui est supposée être le maître de mon existence... » Je me retourne à nouveau vers elle, le regard bien moins engorgé de mépris, plus humide. « Ma vie t'appartenait déjà à l'époque... Pourquoi ne m'as-tu pas utilisé pour la dimension noire, si c'était ton projet ? Est-ce que j'étais si faible que ça, si inutile à tes yeux ou si peu fiable ? » Au lieu de ça, j'ai cru qu'elle m'avait simplement abandonné.

    Wow... Je crois que c'est à présent un fait, j'ai peur d'être abandonnée par les gens que j'approche et à qui je m'attache ne serait qu'un peu... J'ai peur que maman finisse par me tourner le dos, un sentiment renforcé un peu plus lorsque j'ai pensé que cela avait été le cas d'Amora. Ça aurait été normalement moins difficile avec la déesse, je ne l'ai pas connu très longtemps pourtant le coeur à ses raisons que la raison ignore... J'ai été dévastée quand elle a disparu et je me hais pour avoir pu ressentir cette douleur si facilement pour elle, pour l'avoir laissé me marquer de la sorte en si peu de temps.
     Ironiquement, j'étais déjà prête à tout pour ma mère à l'époque, mais je n'aurais pas décidé de donner ma vie à n'importe qui. Amora m'avait fait forte impression déjà à l'époque, pas seulement sur le plan magique, mais sous bien d'autres aspects. Le fait est qu'elle sous-estime l'importance qu'elle a à mes yeux, m'arrache un profond regret pour ma stupidité passée. Si cette femme n'a pas conscience de son importance, elle n'est peut-être plus la déesse que j'espérais qu'elle soit... Celle que je croyais connaître, celle qui pue la confiance en elle et ses charmes, au point de faire boire d'alcool à une jeune sorcière qui n'en avait jamais touché auparavant. J'ai encore le goût amer de cette liqueur sur la langue tant ça m'a marqué. Je prends une grande bouffée d'air et expire calmement, avant de lever ma main dans une direction pour créer un portail qui arrive difficilement à se former, mais qui se forme quand même. « On monte, là-bas tu seras plus à l'aise. » De plus, il y a de l'alcool dans cette pièce, chose qui m'écoeure toujours autant mais qui ravira certainement l'Asgardienne. Parmi toutes les pièces que j'ai visitées, celle-là semblait la plus grande et la plus importante en plus d'être la plus confortable. J'ai l'impression que c'est ici que monsieur Liesmith vient passer du bon temps quand il n'est pas en bas avec le reste de son gouvernement... D'ailleurs, où est-il ? J'avoue que c'est lui que j'ai cherché en premier pour voir à quoi il ressemble en vrai plutôt qu'à l'écran, mais je ne l'ai pas trouvé.  



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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Sam 9 Juin 2018 - 8:34
Suite à la déclaration de la déesse, Ahsoka eut une réaction qui laissa sa maîtresse pensive. Son intonation, le choix de ses mots … dans chacun de ces éléments transparaissait encore la rancune que la jeune sorcière semblait tenir envers Amora. Mais il y avait également autre chose. Une énigme. Qu’est-ce qui avait pu pousser la midgardienne à un tel acte ? Pour quelle raison avait-elle voulu suivre l’Enchanteresse ?

De longues secondes, elles se fixèrent dans les yeux, chacune semblant chercher des réponses. Puis, finalement, Ahsoka brisa le silence, détournant le regard pour le focaliser sur l’extérieur, rappelant qu’elle appartenait à son interlocutrice … un pacte passé deux années plus tôt. Cette gamine avait-elle à ce point de l’honneur pour ne pas avoir essayé de profiter de l’occasion pour échapper au joug d’Amora ? Ou bien espérait-elle encore de cette dernière un miracle pour sa mère ? Pas dans l’état dans lequel se trouvait l’ensorceleuse actuellement en tout cas.

Alors, l’humaine défia une nouvelle fois du regard la magicienne, lui reprochant de ne pas avoir fait appel à elle lorsqu’Amora s’était lancée dans ce projet dément. Un nouveau silence s’empara des lieux. Dans le regard d’Ahsoka, l’Enchanteresse pouvait encore voir de la colère. Mais à présent, il était évident qu’elle ne lui était pas uniquement destinée à elle. Non, c’était également contre elle-même que la midgardienne éprouvait ce sentiment.

Se détournant totalement de l’asgardienne, Ahsoka traça un cercle dans les airs du bout des doigts. S’ouvrit alors un portail, dont la destination, comme la jeune femme venait de le préciser, n’était autre qu’un endroit plus calme et moins fréquenté dans les étages supérieurs. Ensemble, elles franchirent le passage, pour arriver dans une sorte de suite luxueuse. Un sourire en coin, Amora reconnut sans peine le faste dans lequel aimait vivre Loki, si bien qu’elle n’eut aucun mal à deviner où elles avaient atterri.

Sans hésitation, la magicienne fit comme chez elle, déambulant avec cette légèreté qui était la sienne dans le vaste salon, et ceci malgré son épuisement. Après quelques pas, elle jeta son dévolu sur une méridienne, s’y étendant avec audace autant qu’avec noblesse. Elle était dans son élément. Dans la demeure d’une divinité, où l’opulence et la richesse étaient les maîtres mots, ou l’art côtoyait le raffinement.

« Si tu m’avais assistée ces derniers mois, tu serais morte. C’est indéniable, annonça la magicienne sans aucun tact. Or, un serviteur mort ne m’est d’aucune utilité. »

Une façon de dire qu’elle l’avait protégée en la tenant à l’écart de son projet, dissimulée derrière une provocation. Son regard émeraude et pénétrant posé sur Ahsoka, l’Enchanteresse laissa un sourire légèrement moqueur s’étirer sur ses lèvres, gardant volontairement le silence suite à cette remarque.

« Et puisque tu tiens à ce point à te rendre utile … alors sers-moi un verre
, ajouta-t-elle avec un ton légèrement hautain. Je suis certaine que notre bon président possède des crus particulièrement chers et délicieux dans sa réserve personnelle. »

Piocher dans les propriétés de Loki pouvait passer pour un affront … mais Amora n’en avait cure. En fait … elle espérait même le faire enrager lorsqu’il s’en rendrait compte.
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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Sam 9 Juin 2018 - 16:32


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Demain, dans une semaine, un an, ou encore dans un putain de siècle, peu m'importe combien de temps ça me prendra... mais je te sauverai, maman ! - Ahsoka




    Un serviteur mort ne lui est d'aucune utilité... C'était ce qu'elle voulait me faire croire ? Est-ce qu'elle cherchait à faire passer la pilule de mon inutilité déjà présente ? Venant de sa bouche ses dernières phrases qui ne cachent pas sa provocation, semble terriblement adapter à Amora, je reconnais déjà mieux. Je serais en effet peut-être morte, dans mon inutilité... Et comment argumenter après ce qu'elle a dit, et malgré le ton utilisé, c'est fortement vrai. Me voilà de nouveau confronter à ma faiblesse, je serre de nouveau les dents silencieusement. J'aimerais tellement être différente, plus forte, plus compétente... Mais que dois-je faire pour acquérir le pouvoir, les connaissances, la réussite. J'en ai franchement marre de me sentir incapable de tout, inutile comme personne ne peut l'être... Parce que, oui, même si un serviteur mort ne lui est d'aucune utilité, moi je ressens présentement très fortement mon inutilité. Je tends à devenir un maître des arts mystiques, mais si je ne vis aucune expérience enrichissante, je vais finir par ne plus progresser du tout... Je pense que rester le nez plonger dans des livres, ne pourra jamais être plus efficace que l'expérience qu'on subit en situation de danger.
    Puis, soudain, je réalise dans ma frustration intérieure des propos qu'à utiliser Amora sans prendre en compte le côté provocateur. Et là, une question émerge dans mon esprit : je suis une servante, je suis à elle, elle aurait pu donc utiliser ma vie comme bon lui semble... Puisque je ne pensais pas être autre chose à ses yeux qu'un pion. Mais me serais-je trompée, Amora accorde-t-elle un peu plus de valeur à ma vie qui est la sienne désormais, une vie à laquelle, moi-même, j'accorde très peu de crédit ? Dans mon silence, mes pensées fusent dans une profonde réflexion et le doute prend lentement sa place dans un coin de mon coeur. Et le calme avait inconsciemment regagné mon être, mon regard étant beaucoup moins colérique et bien plus tendre et doux envers la déesse, mais restant toujours dans une expression neutre. J'observe la déesse alors un moment, toujours perdu dans mes pensées. Je ne comprends pas pourquoi j'en arrive à ressentir cette émotion, être avec elle me rend progressivement heureuse... Et je pense que personne ne comprendrait ça. J'imagine que c'est le choc de la retrouver après tout ce temps à la chercher au point d'en perdre espoir, le désir de la retrouver m'ayant presque consumé entièrement.

    Mais, ce qu'il y a de vrai et que je compte ne jamais avouer, c'est que le sentiment d'appartenir à quelque chose, un ensemble, me plaît et me rassure au point de craindre terriblement le rejet. Peut-être suis-je devenue qu'un simple outil ayant un peu de valeur à ses yeux, mais le fait de lui appartenir provoquer en moi une autre forme de sécurité... Je sais, j'ai ma mère alors pourquoi irai-je délibérément vers une autre. Je vous arrête tout de suite, je ne remplace pas ma mère. Maman est la chose la plus importante à mes yeux, mais je la vois faire tant d'effort pour contrôler sa soif en ma présence que je culpabilise. Je sais que même si elle m'aime, ça reste pour elle une torture lorsque je viens chercher dans ses bras un peu de réconfort. Un jour où l'autre je vais devoir volontairement m'écarter de maman si les choses se passent mal, si elle ne le fait pas avant. C'est la raison principale pour laquelle j'ai été prête à donner ma vie à une autre dans le but de trouver tout ce qu'il y a à trouver pour éviter que cette situation hypothétique entre ma mère et moi arrive un jour. Mais la gamine que je suis, l'orpheline que j'ai été, est incapable de renoncer à ce sentiment de faire partie de ce rassemblement d'engrenages...
    Et avec Amora en plus de ma mère, j'ai l'impression de faire partie de ce petit quelque chose. Et même si j'ai maman, je sais maintenant que je ne veux pas renoncer à cette femme, cette déesse. Sauf si c'est elle qui me rejette volontairement... Rien que lors de sa disparition, quand j'ai cru qu'elle m'avait abandonné, eh bien jusqu'à ce que je la retrouve dans cette tente, je ne m'en étais pas remise. Faible que je suis, incapable de refaire face à la solitude. La voix de la déesse s'élève à nouveau pour donner cette fois un ordre. Lorsqu'elle termine, je suis déjà en mouvement en direction de la réserve en question que j'avais aperçu sous forme astrale et elle était forte importante. Je me demandais comment les gens peuvent aimer autant l'alcool, ça fait mal à la gorge et puis ça me rend toute chose, enfin pour moi en tout cas. Il a fallu que je le découvre justement avec la femme en piteux état que j'ai en face de moi. « Je n'arrive pas à croire qu'on vole le président des Etats-Unis. » Tout comme je n'arrive pas à croire qu'Amora ait tenu à prendre refuge ici, que va-t-il se passer si on est découverte ? Je ne suis une même pas de nationalité américaine moi...

    Je me tiens devant les bouteilles, mais je ne sais pas lequel prendre, je ne m'y connais pas en boisson de ce genre. Puis je me dis que si c'est dans la réserve du président, c'est que toutes les bouteilles que je vois, doivent être excellentes pour les gens qui aiment ça. Je prends une bouteille et un verre que je dépose le temps d'ouvrir la bouteille. J'enlève d'ailleurs le bouchon de cette dernière avant de verser la liqueur dans le verre de la déesse avant de lui tendre ce dernier. Je dépose à la suite la bouteille sur la table basse juste à côté de cette espèce de sofa de luxe sur lequel se trouve mon maître. Je m'installe à mon tour un peu plus loin sur l'un des sièges, continuant à observer la blonde, emmurée dans mon silence pendant quelque petite seconde. J'avais fait ce qu'elle m'a dit sans même hésiter, comme s'il était naturel de le faire. « Que comptes-tu faire pour récupérer ta magie ? » C'était la question qui me rongeait l'esprit présentement. « Si Strange a mieux à faire que de te pourchasser, peut-être qu'on devrait en profiter pour trouver un moyen de restaurer tes forces. »  



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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Lun 11 Juin 2018 - 8:28
Répondant à la demande de la magicienne, Ahsoka se dirigea vers le bar du salon. Déjà, l’asgardienne ne prêtait plus attention à sa servante, trop occupée qu’elle était à planifier la suite … la tour Liesmith ne pourrait être qu’un refuge temporaire. Tôt ou tard son propriétaire se rendrait compte de la présence de sa vieille amie en ce lieu, et Amora n’était pas certaine qu’il accepterait de la couvrir indéfiniment … pas avec ce qu’il venait de se passer.  Pas après le cataclysme auquel ils venaient tout juste d’échapper. Loki refuserait de prendre un tel risque … une telle responsabilité.

Il y avait toujours la possibilité de quitter cet endroit, mais pas sans un plan de rechange, pas sans avoir un minimum récupéré des forces. Et surtout, pas avant d’avoir profité un maximum des plaisirs de cette sublime suite au frais de la princesse.

Ahsoka revint, tendant un verre à l’Enchanteresse qui constata alors que la jeune humaine ne s’était rien servie. Amusée par ce constat, elle haussa cependant un sourcil. Cette mauvaise habitude qu’était la sobriété devrait changer … elle s’en assurerait. En silence, Amora but son verre cul sec. Elle en avait bien besoin après ce qu’elle venait de traverser. Et encore … elle trouvait cet alcool midgardien bien léger. Face à la question d’Ahsoka, l’ensorceleuse rit légèrement.

« Inutile de nous précipiter. Profitons déjà du fait que nous soyons en vie … et libres. »

Se servant un second verre, Amora le but tout aussi rapidement que le premier.

« Pour récupérer des forces, il me faudrait me rendre sur Asgard, ce qui actuellement … n’est pas l’idée la plus judicieuse
, finit-elle malgré tout par répondre. Ou bien je pourrais siphonner la magie contenue dans un artefact asgardien … sauf que je n’en ai pas sous la main, et que ce n’est pas le genre de babioles que l’on trouve à chaque coin de rue. »

Déposant son verre sur la table basse, Amora se releva de la méridienne, s’étirant avec grâce une fois debout.

« Je vais donc devoir faire preuve de prudence et de malice durant quelques temps. Mais pour l’heure … »

D’une démarche aérienne et désinvolte, Amora se dirigea vers l’une des portes qui donnaient sur le salon, tout ne commençant à dénouer le lacet sur le haut de sa robe de coton blanc.

« J’ai envie d’un bain. »

Alors, la magicienne disparut dans la pièce voisine.

Plus d’une heure était passée lorsqu’elle réapparut. Glissée dans un peignoir de satin vert sombre marqué d’une lettrine représentant un L d’or brodé au dessus de la poitrine, elle revint jusque dans le salon de son élégante et envoûtante démarche féminine, ses fins pieds nus touchant à peine les dalles de marbres qui recouvraient la salle. Sa généreuse chevelure ondulée de la couleur des blés en été, retombait de part et d’autre sur ses épaules, encadrant un visage à présent reposé et détendu.

« Et à présent, si tu me racontais ce qui t’a amenée jusqu’au camp asgardien, demande-t-elle en venant une nouvelle fois s’étendre sur la méridienne. Ce n’est pas vraiment le genre d’endroit où l’on s’attend à voir un agent de Kamar-taj. »

D’un geste quelque peu désinvolte, elle se pencha pour venir piocher une nectarine dans la coupe de fruits placée au centre de la table basse, avant de la porter à ses lèvres et de croquer dedans. Le goût sucré du fruit estival ne tarda pas à envahir sa bouche. Elle avait l’impression de ne rien avoir mangé depuis des jours.
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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Mar 12 Juin 2018 - 0:01


"Now, my life belongs to you."

Demain, dans une semaine, un an, ou encore dans un putain de siècle, peu m'importe combien de temps ça me prendra... mais je te sauverai, maman ! - Ahsoka




    L'asgardienne ne semblait pas vouloir se précipiter, alors que de mon côté son état m'inquiétait, j'avoue que je préfère la voir en de meilleures conditions... Surtout depuis que je sais à quel point elle est adorée des siens et du sorcier suprême. Pardon, plus d'euphémisme, promis. Elle veut profiter de sa vitalité prolongée, je laisse un soupir m'échapper avant de me résigner dans mon coin. C'est elle qui commande après tout, je n'émettais que des suggestions pour l'aider. Posée sur mon siège, je laisse tout le poids de mon corps s'enfoncer dans ce dernier. Une fois plus détendue, je ressens alors le poids de cette fatigue accumulée me rattraper d'un seul coup. Me forçant à rester éveillée au bout d'un petit moment, ainsi que rester concentrée sur les paroles de la déesse. Même quelques mots finissent par m'échapper, ce pourquoi je relève ma tête, frottant à la suite mes yeux. Mon regard se pose sur la magicienne lorsqu'elle annonce qu'elle devra siphonner des objets afin de régénérer ses pouvoirs.
    Je pose ma tête sur le siège, lâchant à nouveau un soupir. Ce n'est pas une vie ce qu'elle propose, est-ce qu'au moins elle s'en rend compte ? Donc c'est quoi son projet de vie, jouer l'apprentie aventurière et partir à la recherche d'anciens artefacts comme Indiana Jones. Pitié, ce n'est pas sûr que la terre possède de tel objets et si c'est le cas, où et comment les trouver. Et puis ce serait-là fort étonnant que le Shield ou bien Hydra n'ait pas mis la main dessus bien avant... En plus du fait que Kamar-Taj ou le sorcière suprême ne laisserait certainement pas traîner ces bombes nucléaires dans la nature. « Donc, elle va jouer les vampires. Quelle ironie... » Avais-je chuchotée à moi-même, tandis que la princesse se relevait de son côté. De nouveau dans une position confortable, je ne me rends même pas compte que les paupières de mes yeux se sont longtemps fermées. Les derniers mots qui me sont perceptibles, sont « envie » et « bain ». Bien sûr, elle n'aura aucune réponse de ma part, étant déjà emportée dans les abysses oniriques de mon esprit. Et des imagines ne tardent pas arriver, transformant les abysses en un monde plus coloré.          

La lune est immense dans le ciel parsemé d'étoile, on peut distinguer cette chère Voie-lactée qui passe derrière l'argente lune ronde. Le vent caresse ma chevelure de son léger chant accompagnant les va-et-vient des vagues non loin. Mes yeux fixent l'horizon qui grâce au soleil gris de minuit, est tout aussi visible qu'on plein jour. Je sens mon sourire s'étire sur mon visage, laissant mes pieds nus s'imprégner du sable chaud et agréable. Maman n'est pas loin, c'est notre truc de marcher sur la plage la nuit tombée... Il fait bon, tellement que je ne remarque même pas que la lune argentée prend soudainement une couleur bien plus sanglante... L'air chaud devient soudainement plus glacial, tandis que le vent quant à lui, est bien plus violent. Je sens mon coeur s'accélérer... Maman n'est plus là, disparue, je cris son nom, mais elle ne répond pas. Puis, j'entends les pleures d'une enfant, le son vient de derrière moi. Quand je me retourne, je suis alors dans une pièce, mes pieds marchant dans une étendu de sang. Devant moi, deux corps jonchent le sol où entre eux se trouve un bébé, une enfant en larme, en pleure... Mon coeur bat dans ma poitrine avec une telle force, j'ai l'impression qu'il va en sortir. Et voilà que...

     Je me réveille en sursaut et en sueur, la respiration légèrement saccadée. Je me lève alors pour reprendre alors le contrôle de mes inspirations et expirations. Je pose une main sur ma poitrine, voilà que je suis effrayée par un rêve maintenant, c'est si pathétique. Et la peur ne semble pas vouloir redescendre, je prends le verre d'Amora et verse l'alcool que je lui ai apporté. Et je bois cette merde cul sec, avant de me resservir et boire de nouveau, ce jusqu'à ce que je ne ressente plus cette fichue angoisse. C'est de pire en pire ces rêves, pourquoi faut-il toujours qu'ils finissent de la même manière : avec cette enfant en larme, assise dans une mare de sang, entre deux cadavres... Seule et dans le noir, elle a froid en plus. Enfin, je crois qu'elle a froid, je ne sais pas... J'ai seulement l'impression de savoir qu'elle a froid. Peu importe, ce n'est qu'un fichu rêve qui provoque toujours en moi ce malaise, cette peur, cette angoisse. Je serre les dents et me sers mon cinquième verre qui me rend toute chose. Je m'assois par terre à la suite, le haut de mon corps adossé contre le mur quand je vois que le paysage commence à bouger, alors que je suis immobile.
    Je dépose le verre et la bouteille à côté de moi quand je sens mon portable vibrer... Maman. Je prends une nouvelle inspiration avant de décrocher. « O... ouais, m'man ? » Je me frotte l'arrière de ma nuque en l'écoutant. « Ouais, non... Je... j'peux pas trop être là ce soir, tu vois. » Ma voix est un ton au-dessus de la normal. « Ouais, ouais, non mais j'vais bien, tranquille... Dis a Hayden de m'remplacer, c'tout. » Le ton de maman devient plus nerveux, nerveux comme inquiet. « M'man, j'te dis que ça va, t'as pas d'soucis à te faire.... Bon euh, je dois y aller... Je t'aime forme. » Forme ? Oh et puis zut... Je lui raccroche au nez alors qu'elle essayait de me parler... Ce qui veut dire que j'ai signée mon arrêt de mort. Je penche ma tête sur le côté en questionnant ce comportement qui ne me ressemble pas. Quand le portable vibre de nouveau je le place dans mon verre avant de remplir ce dernier de la liqueur qui me rend ainsi, du moins ce qu'il reste de la bouteille désormais vide.

    Je reste un moment à contempler le vide avant de me relever difficilement, la gravité me semblant beaucoup plus difficile à affronter tout d'un coup. La nuit était là, belle et étoilée... La boite de nuit de maman ouvrait déjà ses portes, mais je ne travaillerai pas ce soir. Je peux voir le bâtiment de luxe de la rose noire, mais pas vraiment l'attroupement qu'il y a souvent à l'entrée de la boite. Mauvais ongle de vue. Je sens la transpiration, il va falloir que me décrasse aussi. Au moment où je commence à me demander depuis combien de temps l'asgardienne est de l'autre côté, n'ayant même pas réalisé vers quel moment elle était partie, la voilà de retour. J'étais près de la vitre, m'appuyant dessus afin de laisser mon regard balayé le paysage urbain. Le monde bouge toujours malgré que je suis encore immobile et si je ne suis pas appuyée sur la vitre via mon avant-bras gauche, j'ai le sentiment que je vais tomber sans difficulté. Amora posa alors une question... Puis, j'inspire un moment avant de me retourner et me laisser glisser le long de la baie vitrée.
    « En même temps... Tu as causé pas mal de gros soucis dernièrement, si l'agent n'avait pas été moi, les grands maîtres auraient envoyé quelqu'un d'autre. » Je m'étais sacrément concentrée pour réussir à m'exprimer de nouveau clairement. Il est hors de question que je parle à Amora de la même manière que j'ai parlé à maman. Je n'ai pas envie de me rabaisser devant elle, là où je n'ai pas peur d'être moi-même avec la femme qui m'a mis au monde. Je place mes deux mains devant moi, avant de balayer ma chevelure vers l'arrière. Je relève la tête pour poser celui-ci sur la vitre sur laquelle je suis appuyée, mon regard se fixant Amora redevenue aussi jolie qu'avant. « Je me sens bien moins présentable en ta présence désormais. » Mon corps sent un peu trop l'effort physique passé... Je lève les yeux un moment, lâchant au passage l'asgardienne. Je sens de nouveau la fatigue, mais me rappelant de ce qui m'avait réveillé, je redresse légèrement le dos. Croisant les bras comme si j'allais y trouver un refuge, une sécurité.

    ** Pourquoi Amora est-elle si à l'aise dans cette tour, celle du Président en plus ? ** « Bonne question... » Ai-je répondu, avant que mon regard se pose sur une petite fille qui... Est mon portrait craché à son âge, en fait... Non en fait, on dirait vraiment moi à neuf ans. Je détourne mon regard alors qu'un lamentable petit portail dimensionnel se crée et qui se maintient... Un portail pas assez grand pour que j'y passe ma tête, mais assez pour y faire entrer ma main. De l'autre côté de la pièce un autre portail s'était aussi ouvert à côté de mon verre avec mon portable dedans. J'y passe mon bras pour le récupérer. Le portail se referme aussitôt que j'enlève ce dernier avec mon verre en main. Je me débarrasse du téléphone et bois ce dernier verre. ** Allez, tu ne veux pas deviner pourquoi elle est ici, ta maîtresse ? ** « Et qu'est-ce que ça m'apporterait de savoir ? D'abord, t'es qui ? » Et puis, comment elle est entrée ici d'abord cette petite curieuse ? ** Pour l'amour du jeu et puis je ne suis qu'une amie... Allez, quel lien pourrait avoir Amora avec le Président ? ** « Aucun. » C'est tellement peu probable, c'est une Alien nordique qui s'est cachée sous l'identité de Sarah Hagen et son modeste cabaret à l'époque, cela avant qu'elle disparaisse pour faire la fête dans la dimension noire. ** Et que sait-on d'ailleurs du Président ? ** « Bah, qu'il est président depuis quatre ans maintenant. » ** Et avant ça ? ** « Bah... » Je n'ai pas la réponse... Je fronce les sourcils. ** Tu commences à comprendre... Ce Liesmith est quand même apparu comme par magie non ? **
    Merde, pourquoi cette petite qui parle comme une adulte me fait prendre conscience de quelque chose qui me semble subitement très important ? Je me relève alors difficilement, mon regard quittant la gosse pour se poser sur Amora. Comme si Strange avait mieux à faire à courir après elle, après ce qu'elle a fait... Je m'avance vers elle. ** Elle n'a pas beaucoup d'amis ta maîtresse, tu te souviens... Et pourtant, rappelle-toi qui a pris sa défense dans cette tente avant toi. ** « Loki... » ** Dieu de la malice en personne. ** Ai-je laisse échapper à Amora alors que je vacille debout en face d'elle, l'alcool étant péniblement en train de me faire tourner la tête. « C'est Loki... Hein ? » Ce fou n'aurait pas osé prendre la tête de la première puissance mondiale, c'est impossible, les Avengers n'auraient pas laissé faire. « Ne m'dis pas que c'que dit la gosse est vrai ? » Je me retourne vers la fillette, la pointant du doigt, mais... Elle a disparu. Dans le mouvement ma tête tourne à nouveau et je trébuche sur le sol douloureusement à cause de la perte d'équilibre, m'ouvrant le coude qui se met à saigner presque immédiatement... Cela, plus une envie de régurgiter tout l'alcool que j'ai avalé.  



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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Mar 12 Juin 2018 - 15:37
Face à l'une des baies vitrées de la vaste salle, Ahsoka se tenait debout, l'avant-bras en appui contre le verre, à contempler la ville en contrebas, lorsque l'Enchanteresse revint dans le salon, lui demandant ce qui avait bien pu la conduire à rejoindre le camp asgardien plus tôt dans la journée. Se tournant pour faire face à la magicienne, la jeune femme soupira tout en se laissant glisser le long de la vitre pour finir assise à même le sol … une attitude qu'Amora n'avait encore jamais vu chez la gamine, et ne manquant pas de lui faire arquer un sourcil. Le regard métissé de l'humaine était à présent différent … plus lourd de fatigue. A l'en croire, Kamar-taj avait envoyé l'un de ses agents afin de faire un compte rendu des bouleversements provoqués par la magicienne. Cette réponse avait été prononcé sur un rythme plus lent que d'accoutumé … plus grave. Comme si …

Instinctivement, Amora porta son regard sur la bouteille et le verre qu'elle avait utilisés avant de se faire couler un bain. Dans le verre à moitié rempli, trônait à présent un téléphone cellulaire en partie immergé … tandis que le niveau de la bouteille avait drastiquement diminué. Les lèvres pincées dans une moue légèrement désapprobatrice, l'ensorceleuse hocha lentement la tête de manière négative … et en plus, cette idiote ne savait pas boire sans se mettre à l'envers. Lorsque l'asgardienne reporta de nouveau son attention sur sa servante, ce fut pour la voir se plaquer les cheveux en arrière tout en appuyant sa tête contre la vitre. A la remarque qu'elle lui fit, Amora se redressa, dégageant d'un geste de la main sa chevelure pour la basculer d'un seul et même côté.

« 'Désormais' ?, l'interrogea-t-elle simplement pour l'effet de style. Je t'arrête tout de suite chérie … ça a toujours été le cas. »

D'une démarche aussi incisive qu'élégante, l'Enchanteresse se rapprocha de son sujet d'un pas lent mais décidé, alors que cette dernière semblait peu à peu piquer du nez pour finalement se ressaisir dans un sursaut. Venait-elle de parler toute seule ? Désappointée par l'état de la midgardienne, Amora la jugea d'un regard sévère et un brin dédaigneux. Pourtant, Ahsoka venait de récupérer par magie le verre à moitié rempli, se débarrassant du téléphone s'y trouvant, pour ensuite vider d'un trait le liquide ambré. N'y aurait-il donc aucune fin à cette mascarade ?

« Mais qu'est-ce que tu racontes ?!, s'agaça la magicienne. Tu n'es tout de même pas ivre au point de ne plus savoir qui je suis ?! »

Toujours plongée dans son délire, Ahsoka continuait de déblatérer des inepties, sous l’œil intrigué d'Amora. La gamine tenta de se relever … sous-estimant visiblement les effets de l'alcool circulant dans son organisme. Elle y parvint toutefois péniblement, tanguant légèrement une fois redressée, fixant sur l'ase un regard embrumé mais presque sévère. Qu'est-ce que Loki avait à voir dans toute cette histoire ? Dans quel genre de délire de poivrot s'était-elle perdue ?

Amora écarquilla légèrement les yeux d'inquiétude lorsqu'elle réalisa que cette idiote venait de comprendre que Loki et Liesmith étaient une seule et même personne. Comment était-elle arrivée à une telle conclusion dans sa beuverie ? Si jamais il l'apprenait … aucun doute, il s'assurerait qu'elle ne puisse vendre la mèche.

« M'enfin, il n'y a personne ici en dehors de toi et moi ! », pesta-t-elle lorsqu'Ahsoka lui parla d'un troisième individu, désignant un espace vide comme s'il devait s'y trouvait quelqu'un.

Il y avait bien assez d'elle qui venait de percer le secret du Trompeur ! Il était inutile d'impliquer d'avantage de monde dans toute cette histoire !

Totalement ivre, la jeune femme s'écroula au sol, s'entaillant le coude dans sa chute, alors qu'elle commençait à être prise d'un réflexe nauséeux qui ne présageait rien de bon. Face à ce triste spectacle, Amora leva les mains au ciel avant de les laisser lourdement retomber tout en roulant des yeux d'exaspération. Il était hors de question qu'elle gère une petite imbécile qui ne savait pas se tenir, ni gérer sa consommation d'alcool. Tendant une main en direction de l'humaine, l'Enchanteresse traça dans le vide une arabesque complexe du bout des doigts. Le mouvement exécuté, elle prononça trois syllabes à la consonance nordique, dont le son résonna étrangement dans la pièce comme s'il surgissait de partout à la fois et pas uniquement de la bouche de la blonde.

Immédiatement, la magie opéra, frappant l'agent de Kamar-taj … purgeant son organisme des méfaits de l'alcool, dissipant l'ivresse … sans pour autant effacer la honte de sa situation, ou bien ce qu'elle venait de découvrir.

Amora vacilla légèrement, la poussant à faire un pas de côté pour rétablir son équilibre, tout en lâchant au passage un râle d'exaspération. Ce n'était pourtant qu'un sortilège mineur … En constatant le sang ruisselant au sol, l'asgardienne serra les dents. Cette imbécile pouvait toujours se brosser si elle espérait un nouveau coup de main magique pour réparer ses âneries ! Bien que toujours agacée, l'Enchanteresse alla malgré tout jusqu'au bar où elle récupéra plusieurs serviettes de papier ainsi qu'une bouteille de gin, avant de revenir vers Ahsoka. Débouchant la bouteille, elle en but une longue gorgée avant d'en verser sur l'une des serviettes, pour ensuite la tendre d'un geste impérieux à la jeune femme.

« Désinfecte ! Ensuite, tu stopperas le saignement en comprimant avec les serviettes sèches ! »

Contrariée, Amora croisa les bras sous sa poitrine tout en regagnant la méridienne afin de s'asseoir dessus, le visage sévère et fermé.
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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Mar 12 Juin 2018 - 17:45


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    Elle m'envoie une punchline, comme quoi j'ai toujours été pas très présentable devant elle. Ce qui me blesse un peu intérieurement, je n'ai jamais été très féminine et en fait, ça ne m'encourage pas à l'être ce commentaire. Je porte des vêtements décontracter en ce moment, des vêtements simples qui fait le café. Maman a déjà réussi à me forcer à porter des vêtements qu'elle avait choisis pour moi, histoire que je puisse travailler au bar sans que je tape l'affiche à sa boîte... Et quand je vois comment mes formes ressortent et attirent le regard des hommes, c'est pour moi une délivrance de les retirer pour mes fringues banals... Mais bon, si je m'écoutais, je garderais sur moi ma tenue jaune de sorcière de Kamar-Taj. « Eh bien, navrée de l'être... » Ai-je simplement craché, je ne rajoute rien d'autre avant que l'enfant fasse son apparition, allez savoir d'où elle vient. Sa voix, son apparence, jusqu'à la tenue qu'elle porte, me rappelle moi au même âge. Moi à l'époque où j'étais maltraitée et rejetée par les autres enfants de mon âge aux Tibet.
    Je n'entendais à peine Amora, préoccupée à écouter l'enfant. D'ailleurs, pour tout avouer, j'étais incapable de me concentrer sur l'une ou l'autre en même temps, alors forcément c'était la petite qui avait toute mon attention. Elle me fait prendre conscience de quelque chose sur l'attitude si posée d'Amora et le fait qu'elle ait choisi cet endroit, même si c'est foutrement insensé, voire complètement impossible. L'homme qui nous a envoyé les Chitauris ne peut pas être le Président. Pourtant, pourquoi ai-je le sentiment désagréable que de refuser d'y croire ne mènera à rien de bon. Ce n'est qu'une théorie, pas vrai ? Rien de ce que je dis est forcément vrai, pas vrai ? Mais alors pourquoi la réaction de la déesse la trahit de la sorte lorsqu'elle réalise que j'associe ce dieu fourbe au Président des Etats-Unis ? Ce n'était pas vraiment des yeux écarquillés que je voulais voir apparaître sur son visage, Putain merde ! J'aurais voulu qu'elle se moque de moi, qu'elle me rassure avec son assurance et son arrogance que ce n'était pas le cas, que j'imaginais des choses. Je sens une immense colère monter en moi, contre ces fichues divinités qui se permettent tout et n'importe quoi dans notre monde.

    Je tombe sur le sol, m'ouvre le coude... Je ne me sens pas bien, l'alcool remonte et j'ai le sentiment que je vais le régurgiter sous peu. Quand la magie si unique d'Amora éveille mes sens, cette dernière finit par me débarrasser des maux qu'a provoqué en moi l'alcool. Tout le malaise s'envole et disparaît, je reste un moment inerte sous le choc de ce qui vient de se passer dans ma tête, ne prêtant même pas attention à la douleur au bras. Mon regard balaye la pièce pour y chercher la petite qui fut présente, me demandant où elle est passée, ignorant complètement la présence d'Amora jusqu'à ce qu'elle m'apporte ce papier imbibé d'alcool. Dans un réflexe, j'attrape la serviette sans toutefois faire ce qu'elle me demandait, me contentant de la fixer... Et me rappelant de l'expression de la déesse quand j'ai mentionné Loki, la colère se manifesta de plus belle. Je me lève lâchant rageusement la serviette au sol. « Est-ce que tous les dieux sont aussi perfides et manipulateurs que toi et Loki ? Tu savais qu'il était Liesmith ! »
    Je sers le poing avant de la pointer du doigt... « Je vais le dénoncer aux Avengers et toi, je ferai en sorte que tu ne m'en empêches pas espèce de menteuse ! » Dis-je avant d'inspirer profondément, dans un geste simple et précis je balance une colonne miroitante et transparente qui nous envoie toutes les deux dans la dimension miroir. « Je t'ai donné ma vie, c'est pourquoi quand je t'aurais aussi livré aux Avengers ou plutôt à Strange, je lui dirai de m'arrêter et de me punir aussi pour avoir commis le péché d'être devenue tienne. » Terminais-je en envoyant un lasso mystique s'enrouler et se resserrer autour d'elle. Je vacille à mon tour, tandis qu'au même moment le lasso perd de sa stabilité. La fatigue de cette journée est toujours présente malgré qu'Amora m'ait lavé des effets de l'alcool. Et ce, en plus du fait que la magie fait toujours des siennes. « Laisse-moi te livrer, maîtresse... Tu diras dire tout ce que tu sais à propos de Loki à Strange. Ne me force pas à te combattre. » Peut-être bien que c'était la colère et la rage qui parlaient en moi, peut-être qu'au fond je m'en voulais à moi-même d'avoir laissé mon coeur s'attacher à elle de cette manière... Simplement parce qu'elle est magnifique, forte et intelligente... Parce qu'elle est ce que j'admire le plus chez une femme. Et surtout, parce que je sais que je serais prête à faire n'importe quoi pour cette femme et peut-être que ça me fait peur.

    Peut-être que ce n'est pas vraiment Amora que je veux punir, peut-être que c'est tout simplement moi-même. Je me concentre malgré la fatigue et le désordre dans la magie pour renforcer la puissance du lasso.  



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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Mar 12 Juin 2018 - 18:39
Lorsqu'Amora, depuis sa position sur la méridienne, vit la jeune midgardienne se redresser avec un air furibond à son encontre, jetant au sol les serviettes qu'elle venait de lui donner, et refusant d'obéir à un ordre direct, la magicienne se releva aussitôt. Elle ne tolérerait pas un tel affront … encore moins venant d'un insecte ! Soudain, la frêle midgardienne lui lança son invective avec rage, l'accusant d'avoir toujours su pour le président. La mâchoire serrée, la magicienne se contenta simplement de hausser un sourcil. Pour qui se prenait-elle à lui parler ainsi ? Puis, Ahsoka la menaça de tout dévoiler aux Avengers. Si seulement elle savait cette petite idiote ! Les nouveaux Avengers mangeaient dans la main de Loki. Quant aux anciens … ils n'auraient jamais assez de poids pour faire tomber un président.

Mais avant qu'Amora ne puisse réagir avec une cinglante réplique comme elle en avait le secret, la métisse généra autour d'elles deux une poche dans l'espace, les plaçant en dehors du monde … un lieu aux frontières miroitantes et irisées, comparable à la surface d'une gemme taillée. De nouveau, elle menaça l'Enchanteresse, lui annonçant qu'elle allait la remettre à Strange, avant d'elle-même se livrer au jugement du Sorcier Suprême pour s'être associée à l'ase. Alors, l'envoyée de Kamar-taj tissa un lasso mystique qu'elle lança en direction d'Amora, l'enroulant autour de la taille de cette dernière tout en piégeant ses bras le long de son corps. Furieuse d'un tel acte envers sa personne, la magicienne tenta de se débattre, usant de sa force surhumaine pour rompre les liens. Elle les sentit crépiter sous la tension exercer, sans pour autant céder. La magie déployée par Ahsoka se révélait plus forte que ce quoi se serait attendue l'ensorceleuse. Pourtant, l'asgardienne voyait bien que sa servante était en difficulté, faisant naître chez elle un sourire carnassier, alors qu'en même temps son regard émeraude devenait plus déterminé.

Une nouvelle fois, la magicienne força sur le lasso, mettant sa résistance à l'épreuve, tout autant que la maîtrise des Arts Mystiques d'Ahsoka, cette dernière suppliant sa maîtresse de ne pas lutter et de se laisser être livrée au docteur.

« A quel moment … t'ai-je laissé croire … que je devais te rendre des COMPTES ?!, pesta la redoutable asgardienne. Comment oses-tu te rebeller contre MOI ?! Comment oses-tu croire pouvoir me SURPASSER ?! »

A chaque fin de phrase, à chaque mot hurlé, Amora frappait le sol du talon, faisant trembler toutes les limites de la dimension miroir, fissurant sa surface un peu plus à chaque nouveau coup au niveau du point d'impact. La captivité … un sévisse qu'elle n'avait que trop enduré ces derniers temps … Et cette petite idiote osait lui proposer d'y retourner ?! Elle venait de signer son arrêt de mort …

« Mais puisque tu sembles croire que ta pitoyable magie peut rivaliser avec mon pouvoir … alors, jouons ! »

Serrant les poings, Amora prit une profonde inspiration. Puis, les doigts de nouveau détendus, elle esquissa de délicate et fines circonvolutions dans les airs du bout des phalanges, tout en prononçant des mots de pouvoir dans un langage méconnu des hommes. Le lasso doré se couvrit alors d'une brume de la couleur du jade, s'enroulant autour pour remonter peu à peu jusqu'à Ahsoka. Finalement, le lien d'or se transmuta en une longe froide et verdâtre recouverte d'écailles y dessinant un motif zébré tout du long. Sans attendre, le serpent planta ses crocs venimeux dans le poignet de l'humaine, la douleur de la toxine lui faisant lâcher prise et perdre sa concentration. Libérée de ses entraves, Amora disparut dans un nuage de fumée verdoyante, pour réapparaître aussitôt à quelques centimètres de la mortelle. D'un geste vif, elle la saisit à la gorge, la soulevant sans difficulté pour venir la plaquer sans ménagement contre la surface cristalline de cette prison dimensionnelle.  Lentement, l'Enchanteresse approcha son visage de celui de son sujet, la foudroyant du regard, tout en resserrant peu à peu ses doigts autour de son cou.

« Fais-nous immédiatement sortir d'ici … ou je te promets que tu préféreras la mort à ce que je te réserve. »


Pour accompagner son geste à la parole, Amora saisit de sa main libre le bras blessé de la jeune femme et pressa son pouce au niveau de la plaie du coude, y enfonçant son ongle.
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