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Now, my life belongs to you.

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♠ Classe et nom de code : Piàn ♠ Emploi : Sorcière du Kamar-Taj ♠ Gif :
MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Mar 12 Juin 2018 - 21:16


"Now, my life belongs to you."

Demain, dans une semaine, un an, ou encore dans un putain de siècle, peu m'importe combien de temps ça me prendra... mais je te sauverai, maman ! - Ahsoka




    J'étais prête à tout pour mettre Amora aux arrêts et dénoncer la perfidie de Loki. Il est hors de question que ces fichus Asgardiens commettent impunément davantage de crime. Je me tenais en face d'elle, lasso en mains que je tentais de garder stable et puissant malgré mon état de fatigue. Je n'aurais pas ressenti autant de mal à maintenir une personne si la personne en question avait ma force physique... Cependant, face à la puissance musculaire hallucinante d'Amora, je suis obligée de puiser dans mes forces l'énergie nécessaire pour ne pas que le lasso flanche. Evidemment, que je ne voulais pas affronter cette femme, je la sais plus forte que moi. Si elle désire me tuait elle n'aurait certainement aucun mal à le faire. Combien même elle réussit à m'avoir, je l'ai emmené ici pour qu'elle n'ait justement aucun moyen de s'échapper si elle m'ôte la vie... Vie qui lui appartient ironiquement. Il semblerait que sa magie soit différente de la mienne, donc il est peut-être peu probable qu'elle sache utiliser les doubles-anneaux... Du moins, je l'espère.
    Elle frappe du sol à chaque fin de phrase, le mot qu'elle hurlait, semblait comme me transpercer l'âme. Et malgré la puissance des frappes de son pied, je reste concentrer sur le lasso. « Je ne crois pas te surpasser maîtresse, c'est pourquoi je t'ai emmené ici, dans cette dimension... Je t'y laisserai le temps de dénoncer Loki, si je ne peux pas te convaincre de te livrer à Strange. » J'étais déterminée et en colère, ses paroles et sa frustration ne changeront rien... Même si au fond de moi, je ressens le besoin de renoncer à faire ce que je suis en train de lui faire. Mais, je me dois de rester forte afin de ne plus écouter mes émotions, elles me rendent déraisonnable et vulnérable. Je n'ai pas le droit de faiblir et même si à ses yeux je dois donner l'impression de la trahir, c'est surtout pour elle que je fais ça. Si je peux la sauver d'elle-même, alors peut-être que c'est ce que je dois faire, même si je dois en mourir. Et je suis vraiment navrée que cela se passe ainsi, peut-être qu'un jour elle comprendra mon geste, ainsi que l'affection que je lui porte.

    Amora finit par utiliser un sortilège que je ne comprends pas, celle-ci change ma chaîne mystique en serpent qui mord à la suite la main qui le tient. Je laisse échapper un gémissement de douleur, alors qu'au même moment je perds la divinité de vue, avant qu'elle réapparaît juste à quelques centimètres de moi. Lorsqu'elle me prend par la gorge, je sens alors littéralement le poids de sa main. Et à la seconde où elle me plaque contre le mur miroitant de cette brutalité dont elle fait preuve, je me sens déjà l'envie d'abandonner face à elle. Les larmes commençant à monter en réalisant qu'il lui suffirait juste de refermer sa poigne pour me briser la nuque et m'arracher la vie. La peur de mourir s'empare entièrement de mon être et la vérité, c'est que je ne veux pas mourir en sachant que cela va me séparer à jamais de maman. Le visage d'Amora bien plus proche du mien, j'ai malgré tout bien du mal à garder mon regard contre le sien. Tout comme j'ai de plus en plus de mal à respirer, ses doigts se resserrant contre ma gorge, la douleur est insupportable.
    Je reste silencieuse lorsqu'elle me demande de « nous » faire sortir de la dimension, je suis étonnée qu'elle utilise encore le nous dans l'une de ses phrases. Puis, soudainement, une intense douleur me prend au bras, je serre les dents pour ne pas laisser un gémissement m'échapper à nouveau. Je dois rester forte et même si la déesse provoque désormais de la terreur en moi, je suis psychologiquement préparée à ce qu'elle me prenne la vie... Elle ne sortira pas de cet endroit, maintenant que je sais qu'elle ne va pas sagement m'accompagner. Les larmes commencent à tomber parce que malgré que je tente de rester forte, je ne suis pas insensible à la douleur. Toutefois, au moment, où je perds l'envie de me battre plus longtemps et que je suis sur le point de demander pardon à Amora... Du coin de l'oeil, j'aperçois alors une silhouette dans une partie sombre de la pièce. Mes yeux s'écarquillent quand je comprends que c'est l'enfant de tout à l'heure, légèrement différente... Cette fois elle a un chignon et une couronne d'or qui cache ses yeux. Elle pose son index au-dessus sa bouche comme pour m'indiquer de me taire.

     Je ne sais pas pourquoi la petite est là, ou pourquoi elle me demande de me taire comme si elle savait ce que j'allais dire... Mais je prends conscience que j'étais sur le point de cracher sur ma propre fierté, j'aurais été indigne d'être une sorcière de Kamar-Taj, indigne d'être Ahsoka fille de Chinara, ancienne et grande guerrière du Wakanda. Et surtout, j'aurais prouvé une chose à Amora : que son esclave aurait été en vérité une lâche, ma vie n'aurait pas été digne de lui appartenir. Et puis, je dois sauver cette enfant avant qu'Amora s'en prenne à elle. Alors, malgré la douleur, que ce soit celle de la morsure du serpent ou bien la pression qu'exerce la déesse sur ma blessure au coude, je réunis toutes mes forces dans une profonde inspiration. Et dans un geste vif, je frappe la poitrine de la déesse et insuffle en elle une forte quantité d'énergie mystique, cela en un point précis. Ma paume s'illumine l'espace d'un instant, d'un flash lumineux et la seconde d'après le corps astral d'Amora est éjecté de son corps physique temporairement.
     Sa main me relâche, tandis que son corps tombe inerte sur le sol, je reprends de grande bouffée d'air frais à la suite, une main posée sur mon cou. Je pose une main sur ma poitrine sous le poids de la fatigue qui se fait plus violente, je cherche alors l'enfant. « Où es-tu petite ? Il faut quitter cette dimension avant qu'elle revienne à elle. » Je ne comprends pas, où s'est-elle cacher à nouveau ? Si j'avais su qu'elle était encore dans la pièce, je ne nous aurais pas envoyées ici. « Petite ! » Un frisson me parcourt le corps quand je sens la présence astrale d'Amora de nouveau dans la pièce, regagnant son corps. Comment se fait-il que ce soit aussi rapide ? Je ne peux plus plus utiliser qu'un seul sort à présent au vu du peu de force qu'il me reste et je préfère garder cette dernière ressource pour invoquer un portail dimensionnel. Je sors une dague propre au combattant de Kamar-Taj, je n'ai plus le choix que de donner tout ce que j'ai. L'acier n'a rien de spécial, ni même ensorceler... Si j'avais su qu'un jour j'affronterai une asgardienne, je l'aurai assurément fait ensorceler.  



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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Mer 13 Juin 2018 - 0:31
Sous la poigne de fer d'Amora, l'enfant de Kamar-taj commençait à manquer d'air, ses yeux exorbités par la panique et sa bouche ouverte dans une vaine tentative de reprendre une inspiration salvatrice. Sur son visage qui commençait à devenir de plus en plus pâle, la douleur qu'elle ressentait dans son corps était lisible. Pourtant, elle ne lâchait rien, s'entêtant à refuser d'écouter l'asgardienne. Soudain, alors que l'Enchanteresse continuait de planter ses yeux verts pénétrants dans son regard, ainsi que son ongle dans sa plaie, Ahsoka tourna le visage, comme si elle avait vu quelque chose sur le côté. Sans lâcher sa prise, Amora fit de même … pour constater qu'il n'y avait rien dans cette direction, hormis les reflets miroitants de cette dimension prison.

Contre toute attente, la mortelle réussit à porter une attaque, frappant de la paume de sa main le sternum de l'ase dans ce moment d'inattention, accompagnant son coup d'une décharge d'énergie Chi qui arracha le corps astral de la magicienne en dehors de son enveloppe physique. Sa conscience ainsi projetée au loin, le corps d'Amora tomba inerte, libérant la métisse qui tomba à genoux, tout en reprenant son souffle bruyamment.

Dans une sorte de ralenti décomposé, Amora se vit quitter son corps, expulser en arrière par une force invisible et implacable, flottant littéralement au dessus du sol. Bien que secouée dans un premier temps pour la puissance du coup, l'asgardienne retrouva rapidement ses esprits … ne comprenant que trop ce qu'il venait de lui arriver. A présent, sa projection astrale lévitait à quelques centimètres au dessus du sol cristallin, immobile, son équilibre rétabli, et le regard plissé de colère posé sur la jeune femme qui … était en train de parler encore une fois à quelqu'un d'autre … à quelqu'un qui n'existait pas. Mais qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez cette gamine ?! Lentement, la conscience de l'ensorceleuse flotta en direction de son corps. Ahsoka ne perdait rien pour attendre … car une fois que l'ase aurait réinvesti son corps, elle se chargerait d'elle. Sans doute l'humaine l'avait-elle senti, car elle venait de sortir une lame pas plus grande qu'une épée d'enfant asgardien. Qu'espérait-elle accomplir avec son cure dent ?

Enfin, Amora regagna son corps, glissant lentement dans son enveloppe charnelle. Il lui fallut encore quelques secondes, le temps d'y reprendre correctement place, avant qu'elle ne revienne à elle. C'était comme si elle avait vraiment perdu connaissance … tout son corps était comme engourdi … avec un désagréable fourmillement au niveau de la poitrine, là où Ahsoka l'avait frappée. Péniblement, l'Enchanteresse se remit sur ses jambes, sa chevelure légèrement en désordre et retombant en partie sur son visage, l'un des pans de son peignoir débraillé, dévoilant son épaule. De son seul œil découvert, elle fixa la pointe de la lame avec un air sévère, avant de regarder l'humaine.

« Sérieusement … t'as pas trouvé plus ridicule ?! », lui lança-t-elle sur un ton hargneux.

D'un mouvement de tête, elle dégagea son visage en envoyant sa chevelure généreuse en arrière. Puis, d'un haussement d'épaule et d'une main, elle réajusta sa tenue, dissimulant de nouveau sa nudité partiellement exposée. Des deux mains, elle exécuta un rapide mouvement circulaire de manière symétrique, avant de tendre les bras en direction de la métisse, libérant sur elle un projectile magique verdoyant. A l'impact, l'explosion projeta la jeune femme une nouvelle fois contre la paroi miroitante, lui faisant lâcher son arme sous le choc.

Alors, Amora proféra une nouvelle fois une succession de syllabes aux consonances rudes et fortes, le venin de la morsure précédente se répandant sous l'effet de cette magie dans les veines de la jeune humaine, ne tardant pas à attaquer son système nerveux … à brouiller ses sens et sa perception du monde. Le temps que le poison ne se propage et n'agisse pleinement, l'Enchanteresse se rapprocha d'un pas lent et élégant de sa proie, passant une main délicate devant son visage qui prit alors les traits d'une femme de couleur à l'air sévère … une femme qu'Ahsoka ne connaissait que trop bien.

La toisant de toute sa hauteur, Chinara posa un regard acéré et autoritaire sur sa fille.

« Qu'as-tu fait, Ahsoka ?! Tu nous as enfermées ici ! Dans cette pièce exposée plein est … alors que le soleil ne va plus tarder à se lever ! Libère-nous de cette prison, ma fille ! Libère-nous avant qu'il ne soit trop tard pour moi ! »
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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Mer 13 Juin 2018 - 2:31


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Demain, dans une semaine, un an, ou encore dans un putain de siècle, peu m'importe combien de temps ça me prendra... mais je te sauverai, maman ! - Ahsoka




    Mains tremblantes, j'observe la déesse se relever. Il ne me reste plus aucune solution face à elle, je ne peux rien faire. Mais en tant que guerrière, je suis prête à affronter cette femme même si elle n'a rien à craindre de mes coups. Elle demande si je n'ai rien trouvé de plus ridicule... Et malheureusement, c'est tout ce qui me reste présentement, j'aurais pu utiliser la dimension pour en modifier la forme partiellement dans la limite du possible pour une sorcière de mon niveau... Cependant, je n'ai plus assez de force pour faire ce genre de choses, je peine à tenir debout alors que j'ai actuellement de l'adrénaline dans le sang. Je voudrais l'implorer de s'arrêter maintenant et d'accepter de se livrer, mais je ne suis plus en position de force. Je ne veux pas l'insulter davantage avec une attitude hautaine. J'ai défié mon maître et j'ai échoué, j'en paye désormais le prix. Je détourne le regard cherchant des yeux la petite, je ne vais pas pouvoir la sortir d'ici. Quelle horreur, j'ai condamné cette pauvre enfant avec mes bêtises, je ne mérite peut-être pas d'être une sorcière.
    Une lumière verte attire mon regard avant que je comprenne doit quoi il s'agit, l'objet à explose à mon niveau. La violence du souffle me propulse contre une paroi, le choc me fait lâcher l'arme avant que je tombe salement sur le sol. Et je pense sentir à la suite différente douleur de mon dos à mes côtes. Je crois d'ailleurs que mes côtes sont cassées, en position fœtus je n'ose plus bouger à cause de la douleur. Puis ma main droite où se trouve la morsure de serpent, ainsi que la blessure au coude se met soudainement à brûler. Une sensation acide parcourant mes veines se répand à travers mon bras. Et là, je n'ai plus la force de retenir mes gémissements, les larmes tombent de plus belle et je pleure sous cette malicieuse douleur. Je veux que tout s'arrête, je ne veux pas endurer plus. Je ne suis pas aussi forte que maman et je n'ai pas son caractère. Je voudrais lui ressembler, mais je suis faible et fragile. Je pleure... Comme je pleurais autrefois quand j'étais cette enfant délaissée, seule dans une solitude forcée.

    Je sens maintenant cette brûlure à mon bras arriver jusqu'à ma tête et je crie de plus belle tant à cet endroit la souffrance n'est que plus horrible. Une silhouette approche et je pleure de plus belle en pensant qu'il s'agit de la déesse venue me faire plus de supplice. Ce n'est qu'en entendant la voix de la dite silhouette que je lève mon regard humide en direction de la femme. Et je ne comprends pas, qu'est-ce qu'elle fait là aussi ? Comme ai-je pu embarquer ma mère dans cette histoire ? Ma mère et cette petite fille ? Je ne suis si misérable, j'ai osé mettre la vie de ma propre mère en danger. Elle a dû partir à ma recherche après que je lui ai raccroché au nez. Quand maman finit de parler, je la regarde un moment, les larmes continuant à l'observer avant de balayer du regard la pièce pour chercher Amora... Où est ma maîtresse ? Je ne peux pas la laisser toucher ma mère. ** Ouvre le portail ! ** La voix attire mon attention, c'est la voix de la petite fille se tenant juste à côté de maman. ** Tu vas mourir, ouvre le portail ! ** Brave petite, maman va pouvoir l'aider à sortir de cette dimension, je balaye à nouveau la pièce du regard.
    « Reste... près... de ma mère petite... je vous sors de là. » Dis-je en tentant de me redresser, passant de ma position de fœtus à celui assis, dos appuyé contre la paroi. Je me rends compte que je n'ai même plus mal, j'ai juste un peu plus froid que d'habitude. ** Ouvre ce portail maintenant ! ** Je lève alors ma main pour m'exécuter, je remarque alors qu'elle est rouge... Je baisse alors mon regard et constate que ma propre dague était plantée dans mon abdomen, entourée d'une large tache rouge sur mon vêtement. Merde. Je suis tombée dessus après l'avoir lâché. Je me concentre malgré tout et un portail dimensionnel s'ouvre. Utilisant mes dernières force je me sens sombrer de nouveau à travers les abysses oniriques. « Maman... ma maîtresse doit... sortir aussi... parce que... » Je n'arrive pas à finir cette phrase, mes paupières se referment sous la fatigue. Il ne me restait pas beaucoup de force quand j'ai ouvert ce portail, alors il ne va certainement pas rester connecté très longtemps. Je ne sais pas où est Amora, mais elle doit passer le portail finalement. Comme d'habitude, la colère et l'adrénaline passées, me voilà de nouveau assujettie par ma fragilité d'esprit et mes émotions.

Finalement, je suis incapable d'imaginer la magicienne coincée ici, si derrière je ne peux pas l'en ressortir.  



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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Jeu 14 Juin 2018 - 3:47
En larme, terrassée par la douleur, Ahsoka gisait à même le sol, n’ayant jamais trouvé la force de se relever suite à la dernière attaque de l’Enchanteresse. L’esprit embrumé par le venin qui courrait dans ses veines, elle était désorientée, si bien que l’illusion dressée par Amora fonctionna à merveille. Face à la vision de sa mère lui demandant de les sortir de la dimension miroir, la jeune métisse fut sidérée par le désespoir à l’idée d’avoir mis cette femme qu’elle tenait en si haute estime en danger de mort. Encore une fois, l’envoyée de Kamar-taj s’adressa à une personne qui n’existait pas, une fillette en déduit la magicienne au terme de ‘petite’ employé par Ahsoka lorsqu’elle s’adressait à elle. Il aurait été facile de mettre ce délire sur le compte du poison et de la douleur … mais ces hallucinations avaient commencées bien avant la morsure du serpent … bien avant que n’éclate cette rixe.

Lorsque la jeune mage se redressa pour s’asseoir, Amora remarqua la flaque de sang à l’emplacement où se trouvait sa servante l’instant d’avant … ainsi que les vêtements de cette dernière, imbibés du même liquide carmin au niveau de son abdomen, à l’endroit exacte d’où ressortait le manche de la dague avec laquelle Ahsoka avait menacé sa maîtresse. La magicienne pesta intérieurement. Les humains étaient si fragiles !

Mais malgré sa blessure et son hémorragie, l’humaine trouva encore la force de mobiliser ses pouvoirs pour ouvrir un portail vers le monde réel. Dans une ultime requête, elle supplia sa mère de trouver l’asgardienne afin de la faire sortir également, avant de perdre conscience. Un instant, la brèche dans la dimension miroir ouverte derrière elle, Amora étudia le corps inanimé de la midgardienne … repensant à ses derniers mots. Si elle la laissait ici, elle mourrait à coup sûr. Si elle lui faisait franchir le portail … sans une intervention magique de l’Enchanteresse, elle mourrait également.

Amora ne pouvait le nier, même si cette gamine était une tête à claque et qu’elle avait tenté de la trahir, elle avait malgré tout du potentiel et de la ressource. Qui plus est, même face aux menaces les plus atroces, elle était capable de tenir tête à ses opposants. De nombreuses qualités que l’ensorceleuse pourrait toujours mettre à profil. À condition qu’Ahsoka survive … et qu’elle reste à sa place par la suite, oubliant ces idées stupides de dénoncer Loki et de la livrer à Strange.

Résignée, Amora poussa un long soupir d’exaspération, alors même qu’elle reprenait sa véritable apparence, et avant d’attraper sans ménagement le poignet de l’humaine pour la traîner à sa suite au travers du portail.

De retour dans la suite présidentielle, l’asgardienne mit un genou à terre à côté du corps inanimé de la métisse.

« N’avise plus jamais de me trahir, Ahsoka, fille de Chinara, commenta-t-elle tout en sachant qu’elle ne pouvait l’entendre dans cet état. Surtout vu ce qu’il va m’en coûter de te remettre sur pied ! »

Plaçant ses mains au dessus du corps étendu de l’humaine, paume vers cette dernière, Amora ferma les yeux, se concentrant pour percevoir l’énergie vitale de sa servante. Elle était faible … très faible. Mais les mortels étaient faciles à réparer, ce n’était donc pas un problème. Non, le vrai problème, c’était que les forces de l’Enchanteresse étaient à présent comptées, et que cette idiote la forçait à en gaspiller. Rouvrant les yeux, l’asgardienne psalmodia une longue et monotone litanie, déplaçant des mains au dessus d’Ahsoka. Des énergies verdoyantes s’échappèrent des doigts de la magicienne, dessinant des arabesques éthérées et harmonieuses, serpentant jusqu’autour du corps inconscient. Soudain, la voix d’Amora se fit plus forte … plus grave, poursuivant son incantation, alors que le salon se plongeait dans une obscurité surnaturelle, uniquement percée par la lueur des énergies émeraudes libérées par la thaumaturge, donnant aux traits de son visage et de celui d’Ahsoka une apparence d’outre-tombe. Subitement, l’ase arracha d’une main et dans un geste vif la lame plantée dans le ventre de la mortelle, maintenant toujours son autre main à quelques centimètres au dessus d’elle, sans interrompre son sortilège. Dans la pièce, des vents mugissants et tourbillonnants se levèrent, comme venus d’un autre monde, entraînant la chevelure blonde d’Amora dans une danse frénétique, qui continuait de réciter son sort d’une voix puissante pour couvrir les hurlements de la tempête.

Soudain, toutes les énergies rassemblées et mobilisées par l’Enchanteresse semblèrent disparaître d’un coup, l’obscurité laissant immédiatement place à l’éclairage artificiel de la pièce, les dernières feuilles de papier emportées par les vents mystiques, retombant doucement au sol dans une danse aérienne. Assise aux côtés de l’humaine, Amora était essoufflée, à bout de forces, les mains en appui sur le sol, le visage baissé vers le dallage de marbre, sa chevelure ébouriffée retombant devant elle.

Étendue sur le sol, Ahsoka respirait à présent de manière calme et régulière, son corps dépourvu de la moindre blessure, débarrassé de la moindre toxine. Endormie, elle paraissait détendue et exempte de tout tracas. Sans tendresse ni douceur, Amora la secoua d’une main au niveau de l’épaule, tout en reprenant son souffle.

« Réveille-toi, idiote ! Il faut qu’on parle ! »

Oui, il y avait des choses importantes dont elles devaient discuter. C’était indéniable.
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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Jeu 14 Juin 2018 - 5:49


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Demain, dans une semaine, un an, ou encore dans un putain de siècle, peu m'importe combien de temps ça me prendra... mais je te sauverai, maman ! - Ahsoka




    Lune argentée, au-dessus d'une plage qui en reflétait la couleur. Maman n'est pas loin, les pieds dans le sable, accueillant les vagues. Je lui souris bêtement quand elle se tourne vers moi, c'est notre truc à nous de marcher sur la plage la nuit tombée après tout... J'aime ces moments-là, je voudrais que cela ne s'arrête jamais. Il fait bon, au point... au point... Que je ne sens pas ce temps refroidir. Voilà encore cette lune rouge, voilà encore cette enfant qui pleure dans cette pièce ensanglantée. Je me bouche les oreilles et ferme les yeux comme pour me couper du monde, ne voulant plus l'entendre, ni même la voir. J'ai l'impression de ressentir ce qu'elle ressent et c'est atroce comme sentiment pour un si petit être. Puis, une voix, une voix que je connais que trop bien se fait entendre comme si celle-ci venait de l'intérieur de ma tête. Quand j'ouvre les yeux à nouveau, je l'aperçois devant moi... « Maîtresse ? » Nous sommes dans l'obscurité, il y fait un froid glacial... Elle m'annonce alors que je l'ai trahi et abandonné... Que je l'ai abandonné comme je crains de l'être. Et elle me demande comment j'ai pu lui faire une chose pareille... Les larmes tombent alors sur mes joues avant qu'elle me tourne le dos et s'éloigne progressivement de moi. « Non, ce n'était pas mon intention, maîtresse... Je vous en prie, pardonnez-moi... » Je m'étais bien sûr mise à lui courir à après, pourtant c'était comme si j'étais restée sur place... Je finis par tomber à genoux, noyée dans mon chagrin. « Ne me laissez pas toute seule, pitié. »
    De petits bras viennent m'enlacer soudainement. « La peur d'être seule... N'a jamais cessé de te hanter, n'est-ce pas ? » Annonce la petite fille à la couronne d'or, j'acquiesce simplement de la tête sans vraiment me soucier de sa présence. J'acquiesce de la tête, parce que c'est vrai. Je ne supporte pas la solitude, être seule et dans le noir provoque en moi une angoisse qui ne peut être calmée. « Et tu en connais la raison, n'est-ce pas. » J'acquiesce de nouveau de la tête avant de relever enfin mon regard vers l'enfant qui s'écarte légèrement de moi sans pour autant me lâcher de ses petits bras. « La petite fille qui pleure dans cette pièce, c'est moi... » Ai-je répondu, ce qui s'était passée ce soir-là a été gravé au fer rouge au plus profond de moi. Oui. Et même si je n'avais pas de souvenirs clairs de cette scène, mon inconscience lui se rappelait. Je ne veux pas être seule, pour ne pas avoir à ressentir ce que j'ai ressenti cette nuit-là... « Alors, réveille-toi ! » Annonce soudainement l'enfant à la couronne, elle me bouscule soudainement et rajoute... « Réveille-toi, idiote ! Il faut qu'on parle ! »  

***

    Je me redresse en sursaut, mon regard se perdant un moment en direction de la baie vitrée en face de moi, contemplant le paysage qui s'offre à moi le temps de me remettre. Je prends un moment à réaliser que je m'étais réveillée, car la fatigue était présente et je savais que si je fermais l'œil maintenant, je m'endormirai aussitôt. Désorienté, malgré tout, je cherche rapidement dans ma mémoire ce qui s'est produit avant que je dorme. Je balaye la pièce du regard, étrangement en désordre. Ce n'est que lorsque mes yeux se posent sur la femme juste à mes côtés, semblant aussi exténuée que je le suis, que tout me revient en mémoire. Je recule par réflexe d'un mouvement de la hanche, à cause de la peur que la déesse m'inspire sur le moment. Sans toutefois m'éloigner d'elle, me demandant malgré tout pourquoi j'étais encore vivante. Non. Plus important, je balaye de nouveau la pièce des yeux. « Maman ! » Criais-je dans un autre réflexe, le souvenir de l'avoir vu dans la dimension miroir me hantant l'esprit.      
    Mais la raison me percute bien vite, elle ne peut pas être là, c'est impossible... Elle n'aurait pas su où me trouver et je n'aurais pas embarqué ma propre ma mère sans que je l'aperçoive. Je n'aurais pas pu la mettre en danger ainsi, j'aurais mille fois préféré subir des supplices plutôt que d'assister à cela. Mon regard se pose sur Amora et je comprends que c'est elle qui est responsable de ça, elle a utilisé la même perfidie magique que Loki... Une nouvelle fois je la fixe rageusement, mais lorsque je réalise qu'elle m'a complètement vaincu, mais que pourtant elle a décidé de sauver l'infâme servante que je suis... Mon regard la quitte aussitôt, s'humidifiant au passage. Je baisse alors la tête et je m'approche d'Amora en prenant soin de garder ma tête baissée pour venir la poser sur son épaule. Maman m'a un jour raconter comment certaine espèce qui doit obéir à une forme de hiérarchie du plus fort, doit montrer leur plus totale soumission au mâle alpha. J'étais prête à m'humilier en faisant ce même geste de soumission, afin de montrer à Amora qu'elle est mon maître et moi son bien. Et les larmes coulent, car je sais qu'intérieurement je dois choisir de renoncer à dénoncer Loki. Il est devenu clair que je ne lui ferai pas changer d'avis et elle était prête à me briser pour que je lui sois soumise, c'est après tout son droit.

    « Je renonce... Maîtresse. Je renonce. » Soudainement, je repense à ce rêve où je la vois s'éloigner de moi sans que je puisse la rattraper. « Pardonnez-moi, je vous en supplie... Pardonnez-moi. » Lamentable petite chose que je suis, j'étais prête à renier mes principes pour qu'elle me garde comme sa chose, son objet, un simple outil... Simplement parce que l'enfant que je suis à peur d'être abandonnée, seule et dans le noir. « Punissez-moi, s'il vous plaît... Mais ne m'abandonnez pas. » Je gardais encore cette position humiliante, je ne bouge pas tant qu'elle ne me donne pas la permission de redevenir un peu plus digne. 



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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Jeu 14 Juin 2018 - 8:34
Peu à peu, Ahsoka s’éveilla, revenant lentement à elle. Arrachée de son sommeil, elle resta malgré tout plongée dans une sorte de torpeur durant quelques secondes, comme si son esprit se reconnectait progressivement à la réalité, encore habitée d’une forme d’insouciance qui pourtant ne durerait pas. Elle revenait de loin … de très loin. Sans la magie de l’Enchanteresse, les liens entre sa conscience et son corps n'auraient jamais résisté, la laissant dériver lentement mais sûrement vers un destin funeste.

Mais lorsqu’elle se rappela ce qu’il venait de se produire avant qu’elle n’ouvre un portail pour quitter la dimension miroir, lorsqu’elle posa son regard sur l’asgardienne, elle prit pleinement conscience de sa situation, réagissant par un geste de recule comme pour fuir un danger. Dans son regard, Amora put voir la terreur qu’elle lui inspirait. Pourtant, malgré sa peur, la métisse trouva encore la lucidité de s’inquiéter pour sa mère … avant de comprendre.

Chinara n’avait jamais été présente. Ce n’était qu’une supercherie de l’ensorceleuse. Alors, forte de cette découverte, elle foudroya d’un regard noir, l’ase. Pourtant, elle ne tarda pas à changer d’attitude, baissant les yeux, à présent devenus humides, avant de venir poser sa tête sur l’épaule de la magicienne. Prise de court par cette réaction, Amora se figea, immobile, cherchant à comprendre … jusqu’à ce que finalement, la mortelle lui annonce qu’elle renonçait à ses intentions de dénoncer Loki et de la livrer. Elle venait de comprendre à qui elle avait à faire. Pourtant loin de se laisser attendrir, Amora se releva, repoussant par la même occasion la tête de sa servante.

D’une main, elle redonna un minimum d’ordre à sa chevelure, tournant le dos à Ahsoka. Ce qui venait de se produire était grave. Cette mortelle avait osé la menacer … elle s’en était prise à elle malgré son serment d’allégeance. Qui plus est, elle l’avait forcée à mettre en péril les quelques forces qu’il lui restait.

« Tu es très loin de réaliser le niveau de ta stupidité, lui lança-t-elle sur un ton distant et froid. Si jamais Loki apprend que tu as percé son secret à jour, il te tuera. Et crois-moi … comparés aux siens, mes pouvoirs font pâles figures. Alors garde ta langue si tu veux vivre. »

Pivotant sur elle-même, Amora fit de nouveau face à la jeune métisse, la toisant de toute sa hauteur avec un regard sévère, tandis que cette dernière était toujours à terre.

« Quant à ton Sorcier Suprême … quel sort réservera-t-il à ta mère lorsqu’il apprendra ce qu’elle est ? Crois-moi : il ne fera sûrement pas preuve de la même ouverture d’esprit que moi. »

Les bras croisés devant elle, l’Enchanteresse l’observa en silence un long instant avec sévérité. En d’autres temps, elle lui aurait ôté la vie sans aucun scrupule ni sans la moindre hésitation pour son insolence.  Mais dans les circonstances actuelles, Amora avait besoin de quelqu’un sur qui s'appuyer … quelqu’un sur qui se reposer le temps de retrouver d’avantage de pouvoir. Or, la liste de ses alliés et de ses serviteurs était plutôt courte … contrairement à celle de ses ennemis. La retenue était donc de rigueur si la magicienne voulait avoir la moindre chance de s’en sortir.

« Ta punition sera de vivre en ayant sur la conscience ce que tu as osé me faire … ton échec sera un rappel constant de la place qui est la tienne … un souvenir empoisonné qui n’aura de cesse de te ronger de l’intérieur pour te dissuader de recommencer un jour. »

Allant se servir un autre verre au bar, Amora se retourna une nouvelle fois en direction de sa servante.

« Et tu me feras aussi de plaisir de remettre un peu d’ordre dans cette pièce ! »
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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Jeu 14 Juin 2018 - 15:31


"Now, my life belongs to you."

Demain, dans une semaine, un an, ou encore dans un putain de siècle, peu m'importe combien de temps ça me prendra... mais je te sauverai, maman ! - Ahsoka




    Quand la déesse me repousse, à ce moment-là je devrais me sentir soulager au vu de sa réaction beaucoup moins violente que prévue... Si elle avait été un loup, elle aurait même profité de l'exposition de mon cou pour mordre ce bêta renégat qui avait osée le défier, afin que toute la meute se rappelle de son échec et de sa honte. Cependant, voilà que je me sens de plus en plus mal à l'aise, parce que justement elle n'a fait que me repousser. La culpabilité commence déjà à me ronger le cœur. Oui. Je l'ai défié, j'ai menacé sa vie, je l'ai trahie et pourtant, elle m'a récupéré avec elle, elle m'a sauvé la vie... Elle ne peut pas simplement me repousser la tête, elle devrait me faire endurer bien pire, elle devrait me faire ce que je mérite dans le plus douloureux des châtiments physiques. Je pose une main au-dessus de l'endroit où se trouvait ma blessure à la dague, c'est comme si elle n'avait jamais existé. Et si je suis capable de bouger si facilement, c'est que ma blessure au dos, ainsi que mes côtes ont été guéries aussi. Le malaise grandit alors que je prends note de la grande bonté qu'elle a fait envers moi.
    Debout en face de moi, je continue à garder mon regard baissé, je ne me sens plus digne de poser mes yeux sur ma déesse, je ne suis même pas digne de sa protection divine et de son attention. Même si je voulais la sauver de sombrer davantage dans la folie dans laquelle Loki l'entraînait, je sais maintenant que c'est moi qui sombrais dans la folie pour oser mordre la main de celle qui tient la laisse. Elle me rappelle que je suis loin de comprendre l'importance de ma bêtise, je sais que le niveau de ma stupidité dépasse les frontières de toutes logiques. Son ton distant et froid me fait tressaillir, mais ce n'est pas assez pour faire disparaître la culpabilité qui grandit encore. Ce n'est pas suffisant pour que je paye pour mes actions. Elle m'annonce que Loki me tuera si ce dernier vient à apprendre que je sais pour lui. Que je devrais fermer ce qui me sert de bouche si je veux vivre. Pourtant, ma maîtresse est maintenant bien placée pour savoir que je suis prête à mourir pour mes convictions et mes principes. Si j'ai peur de mourir, cela ne m'empêche pas d'aller au devant d'une fin certaine pour réaliser ce pourquoi je combats.

    Ce n'est pas Loki qui me fait peur, je m'en fiche qu'il me tue... Si ce n'était pas pour elle, je n'aurais pas hésité à quitter ce bâtiment pour chercher des alliés et prévenir le monde de la supercherie autour du Président médiatiquement parlant. Et même s'il aurait réussi à trouver le moyen de cacher son identité, malgré tout... Avec le doute qu'on aurait placé dans le cœur d'une partie de la population américaine, il aurait peut-être perdu des voix pour les élections qui approchent. Et quand, elle mentionne le sorcier suprême, je sens mes bras faiblir soudainement tant ce qu'elle me dit sur ses intentions hypothétiques, provoque en moi une autre forme d'angoisse. Je me rappelle alors que Kamar-Taj m'avait formé pour que je sois utilisée comme appât contre ma mère, afin qu'il puisse la détruire. Je ressens encore une aversion pour eux à ce sujet, bien que j'essaye d'outre-passer et réprimer cette violence en moi, cette haine envers eux que je ne dois pas laisser grandir.
    Mais l'idée que le sorcier suprême puisse vouloir se prendre à ma mère, me fait ressentir un grand malaise. Même Blade avait fait preuve d'humanité en aidant ma mère à gérer sa soif de sang. Si Strange en était incapable, je serais moi par contre capable de le considérer comme mon ennemie et s'il tente de menacer la vie de maman, je n'hésiterais pas une seule seconde à l'attaquer malgré la différence de niveau. Il existe plein de façon de combattre sans pour autant foncer tête baisser sur un être puissant. Il n'y a rien de plus important que ma mère, hormis désormais la femme qui me toise d'un regard sévère. Le regard toujours baissé, mes mains s'appuyant sur le sol, je ne réponds rien. Je n'ai pas le droit de répondre, je n'ai plus droit de m'exprimer. Et puis, elle m'annonce enfin la nature de ma punition et à mes yeux débordent de larmes, s'en ai pas une de punition, pas assez terrible du moins... Pourtant, je me remets à pleurer silencieusement, tête baissée, les larmes venant s'écraser sur le sol... Cela, parce que je trouve malgré tout cruel qu'elle me laisse baigner dans ma culpabilité. Oui, cruel. Je mérite de mourir après ce que j'ai fait, mais elle me garde vivante... Pourtant, la seule vraie punition physique que j'ai eu, c'est d'être soignée complètement... Elle aurait dû me laisser les blessures les moins mortels comme mes côtes cassées.

    Je m'exécute immédiatement lorsqu'elle me demande de remettre de l'ordre dans la pièce de luxe. Cependant, quand j'essaye de me lever, je ressens un vertige qui me force à rester à genoux. Je n'ai plus aucune force, je sens que très peu de chi en moi. Forcément, je me suis vidée pour ouvrir ce portail dimensionnel. Malgré tout, je ramasse les feuilles éparpillées dans la pièce dans un premier temps à genoux, puis je me relève plus tard à l'aide d'un meuble. Jambes tremblantes, je me sers de la pile de feuille pour ramasser les bouts de verre que je rassemble en un seul tas que je récupère et que je jette dans la poubelle. Après les bouts vers, il fallait nettoyer l'alcool qui venait des quelques bouteilles qui s'étaient écrasée au sol maintenant que j'avais retiré les bouts de verre. Évidemment, aller trouver une serpillière dans une pièce de luxe. Je retire alors mon haut même si cela veut dire exposer mon soutien-gorge et avec, ma féminité. Cependant, je n'ai plus le droit d'être pudique, je n'ai plus le droit de me considérer comme une personne possédant une forme d'estime de soi.
    J'utilise alors mon haut comme serpillière pour éponger l'alcool au sol récupérant au passage un récipient où j'essore mon haut. De toute façon, le haut était mort avec le sang qu'il le tachait. Je prends plus d'une vingtaine de minute à éponger l'alcool, ainsi qu'une autre vingtaine de plus pour repasser sur le sol avec mon haut cette fois avec de l'eau, pour effacer les dernières traces d'alcool et de son odeur. Quand je termine, je transpire à très grosses gouttes et s'il faisait plus frais, mon corps aurait certainement fumée sous la chaleur qu'il dégage. Je suis fatiguée, je sens mauvaise, je suis sale. Je me sens à ma place dans cette crasse présentement, c'est ce que je mérite... Peut-être devrais-je remettre mon haut qui a servi de serpillière sur moi. Seulement, devrais-je vraiment le faire, ce n'est pas qu'à moi que l'odeur risque d'agresser l'odorat dans cette pièce. Je verse le récipient dans les cuvettes royales de Liesmith après avoir essoré une dernière fois mon haut. Je suis à la suite venue me placer dans un coin de la pièce, ayant gardé avec moi le récipient, avec mon haut à l'intérieur. Je préférais rester loin de la déesse pour ne pas qu'elle ait à sentir l'odeur de mon corps, je lui avais déjà infligé assez de tort. Par réflexe, maintenant que je ne faisais plus rien, mon bras vint cacher ma poitrine... même en soutif, je me sens bien trop dévoilée. 



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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Ven 15 Juin 2018 - 3:19
Amora, assise au bar qui occupait tout un côté de la pièce, se tenait sur un haut tabouret, dégustant un verre de whisky de luxe, une façon bien asgardien de faire passer l’amertume des dernières minutes. Réfléchissant à ce qu’elle devrait faire par la suite, à la manière dont elle devrait gérer les choses dans sa condition … dans son état d’épuisement, elle ne prêtait même pas attention à la jeune métisse qui s’échinait pour remettre en ordre le salon. Durant presque une heure, elle étudia silencieusement les options qui s’offraient à elle.

Il fallait qu’elle trouve des alliés suffisamment puissants pour la protéger, ou tout du moins la cacher, de Strange, mais aussi du trône asgardien. Au moins le temps qu’elle reconstitue ses forces. Loki pouvait sembler être une solution facile … mais Amora n’était pas certaine de pouvoir compter sur lui lorsqu’en face se tiendrait sa mère. Elle avait pu le constater sous la tente de la Valkyrie après leur retour de la Dimension Noire. L’Enchanteresse devait donc trouver d’autres partenaires sur lesquels compter. Car plusieurs choses étaient certaines : tôt ou tard, le Sorcier Suprême viendrait réclamer des comptes à la magicienne. Et si ce n’était pas lui, alors ce serait Frigga ou l’un de ses représentants.

L’Enchanteresse devait également trouver un moyen de restaurer ses pouvoirs. Sa magie était si ténue qu’elle en ressentait une forme de mal être au fond d’elle … un vide presque suffocant. Tant de choses avaient miné ses forces au point de la rendre si vulnérable : son éloignement depuis trop longtemps des terres d’Asgard, sa détention entre les mains de Dormammu qui n’avait pas hésité à lui drainer sa magie pour la torturer, ses efforts dans le temple du Moyen Orient pour détruire le glyphe … et finalement ce combat contre Ahsoka et le sortilège qu’elle avait dû lancer pour lui sauver la vie.

Amora repensa à ces derniers événements, posant pour l’occasion un regard hautain sur l’humaine. Quelle folie avait bien pu la pousser à la sauver ? À quelle niveau de faiblesse était-elle tombée ? Même si elle se disait que cette idiote pourrait toujours lui servir à un moment où un autre … n’avait elle pas commis une erreur en sacrifiant une partie de ses forces pour la ramener ? Des forces qui lui feraient peut-être défaut d’ici peu de temps.

Ahsoka venait de finir sa corvée, attendant la tête baissée, crasseuse, les épaules voûtée, en soutien-gorge, de recevoir la suite des ordres de sa maîtresse. D’une traite, la magicienne termina le fond de son verre, avant de reporter son attention sur la mortelle en pivotant légèrement sur son tabouret.

« Si tu tiens tant que ça à me servir, tu vas devoir te rendre présentable … j’exècre le laisser-aller. Il est hors de question qu’une souillon me suive, annonça-t-elle avec une pointe de dégoût. Et par pitié …  fais un effort : cesse d’être un outrage vivant à la mode ! »

D’un signe de tête, Amora désigna l’une des portes donnant sur le salon, lui indiquant la direction à prendre pour trouver la salle de bain. Là, elle y trouverait tout le nécessaire pour se rendre présentable. Attenant à cette pièce, elle trouverait également un dressing richement fourni : celui de Loki, constitué aussi bien de tenues pour homme que pour femme … une curieuse manie du Dieu Trompeur, qui trouvait pourtant son explication lorsque l’on connaissait suffisamment bien le bougre.
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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Ven 15 Juin 2018 - 6:21


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Demain, dans une semaine, un an, ou encore dans un putain de siècle, peu m'importe combien de temps ça me prendra... mais je te sauverai, maman ! - Ahsoka




    La tête baissée dans mon coin, de nouveau à genoux, je sens la fatigue m'enlacer de nouveau lentement. Mes paupières se ferment l'espace d'un moment, rappelant que mon corps avait besoin de sommeil. Clairement, je n'aurais pas pu assurer à la boîte de nuit dans cet état, ma mère m'aurait certainement congédié avec colère probablement, si elle m'aurait perçu m'endormir au bar. Mais, cela a été vraiment une longue journée aujourd'hui, partant d'une matinée déjà bien difficile pour se terminer sur une soirée catastrophique. Je baille lourdement en prenant soin que la déesse ne m'entende pas, je n'avais pas envie de l'énerver plus qu'elle l'était déjà. Effectivement, elle me terrifie maintenant que j'ai pu sentir physiquement ce qu'elle était capable de me faire, maintenant que je sais qu'elle m'est largement supérieur. Malgré tout, c'est davantage l'affection que j'ai pour elle qui me force à être à ses pieds, désormais renforcer par la peur que sa colère m'inspire et surtout par la peur qu'elle m'abandonne un jour.
    J'ouvre de nouveau les paupières, lorsque j'entends sa voix à nouveau. Je lève ma tête vers l'asgardienne pour la première fois depuis que j'avais posé ma tête sur son épaule. Lorsqu'elle termine et au vu du mouvement de sa tête à la fin de sa phrase, je comprends qu'elle m'autorise enfin à aller me nettoyer à mon tour. Je me relève toujours difficilement et me dirige à la suite vers la pièce d'à côté, laissant mon haut dans le récipient. Je ne peux décidément plus le remettre au vu de ce que la déesse a exprimé, sauf si je veux encore l'énerver ce qui n'est pas le cas. Arrivée dans la salle de bain, je fais couler l'eau. Loin d'être impressionnée par la baignoire, puisque maman s'en est procuré une du même acabit. Je fais couler l'eau avant de me préparer à me déshabiller, je vérifie tout de même que je sois bien isolée avant d'enlever mon soutien-gorge. Evidemment, mon corps appartient à l'asgardienne, je ne sais même pas si j'ai le droit de dire mon corps quand je suis purement sa propriété, mais je ne veux pas qu'elle me voit.

    Oui, je le confesse, je n'arrive pas montrer mon corps. Même me dévêtir devant maman c'est difficile pour moi. On a beau être entre filles, ce genre de connerie, mais le problème se situe autre part... Déjà, je suis lesbienne, donc je préfère qu'aucune femme voit ma nudité. Mais, il y a aussi le fait que je me sens horrible quand je suis nue, presque hideuse. J'ignore à quoi c'est dû, mais je ne veux pas qu'elle me voit ainsi. Une fois nue, j'entre dans l'immense baignoire, l'eau fumante et moussante est à bonne température. Je lâche un gémissement de soulagement une fois dedans, cheveux attachés au début. Je reste un moment inerte, prenant le temps de savourer ce moment. Dans cet instant de tranquillité, je repense à la petite fille. Sa présence était-elle aussi une supercherie d'Amora ? Bon... Je réalise qu'à chacune de ses interventions, j'ai pris conscience d'une chose, Loki pour commencer. Oui. En vérité, je crois qu'au plus profond de moi je m'en doutais, sans vraiment oser aller jusqu'aux bouts de mes idées, ou théories, la fillette m'y a aidé.
    En effet, je suis persuadée qu'à chacune de ses apparitions, elle m'a aidé d'une certaine manière aussi. Elle m'a inspiré le courage de continuer à résister à Amora et j'aurais pu m'enfuir hors de la dimension pendant qu'elle était coincée sous forme astrale, si je n'étais pas restée pour la chercher. Bref, du coup, ça me paraître finalement étrange qu'elle soit le fruit d'un tour de ma déesse. Un fantôme ? Non, pas du tout. Je m'en serais rendu compte, si c'était le cas... Un fantôme et une projection astrale sont des manifestations assez proches dans l'ensemble, les deux sont issues de la conscience d'une personne. Mais voilà, je me suis rendue compte qu'Amora ne semble pas se préoccuper du fait qu'il y avait une fillette dans la pièce avec nous. D'où le fait que je l'associe à son apparition... bref, il faut que j'arrête de me prendre la tête avec ça, je n'ai plus besoin de m'en préoccuper au vu de ma situation. J'attrape l'éponge de bain parmi celles proposées et là j'ai un stress qui monte soudainement en moi, quand je réalise que ma maîtresse a dû utiliser un de ces trucs pour nettoyer son propre corps. Putain, mais lequel c'était ?

    Je ne suis pas maniaque, mais l'idée d'utiliser le même gant de bain d'une autre personne a de quoi impressionner la petite sainte-nitouche que je suis, surtout quand ce quelqu'un est ma maîtresse. Mon cœur accélère d'ailleurs en imaginer que l'un de ses objets à toucher son corps nu, mon visage est déjà rouge avant même que je m'en rende compte. Je dépose finalement l'éponge de bain, avant de me savonner le corps en frottant ce dernier avec mes mains simplement. Voilà, comme ça, je ne prends pas le risque d'utiliser le même gant qu'Amora, même si l'idée est très excitante. Je finis par détacher mes cheveux et plonger ma tête sous l'eau, laissant le temps au liquide d'imprégner mes cheveux. Je rajoute du savon dans ma chevelure pour ensuite les frotter, à cet endroit la mousse prend beaucoup plus vite. Quand je sens que je suis libérée de toute forme de crasse, je sors de l'eau, m'enroulant assez vite autour d'une serviette pour ne pas avoir froid. Je prends une deuxième serviette que j'entoure autour de mes cheveux.
    Moment de vérité, le dressing... Dans ma tête, j'étais déjà préparée à mettre un costume plus grand que moi, puisque à aucun moment je m'attendais à découvrir des vêtements de femmes dans ce machin. Putain, ce mec à un sérieux soucis. Je cherche alors une tenue qui me conviendrait alors, mais plus je cherche et plus je deviens nerveuse. Je finis par lâcher deux, trois gémissements de frustration. « Je peux pas mettre ça ! » M'écriais-je avant de placer ma main au-dessus de ma bouche, ayant parlé un peu fort. Je reste un moment silencieuse, me demandant si ma maîtresse m'avait entendu. Je place mes mains au-dessus ma tête à la suite, faisant les cent pas dans ma serviette. « Mais c'est horrible, c'est bien trop sexy ça ! » Chuchotais-je, dégoutée à l'idée de mettre un des vêtements. Non mais sérieusement, putain... Je veux dire, ma maîtresse doit bien savoir que j'ai grandi dans un monastère entouré de moine sorcier quand même. Les vêtements pour hommes sont bien trop grands pour moi, je ne peux clairement pas me présenter avec ça sur moi. Ca me donne envie de pleurer, comme je ressens le besoin de pleurer à chaque fois que maman me force à mettre ses vêtements sexy à elle.

    C'est injuste ! Je ne veux pas de ces trucs. Je continue à faire les cent pas pendant cinq minutes, manquant de glisser à deux reprises. Je finis par abandonner, laissant tomber la serviette qui cachait mon corps. Bon... Je décide de commencer par enfiler un soutien-gorge du dressing. Et cette fois je pleure de frustration... « Va au diable Loki ! » Grâce à lui, je vais me sentir grosse maintenant, je n'arrive même pas à refermer les épingles dans mon dos, mes seins sont trop... Volumineux. Je regarde mon soutif, je ne peux pas le remettre, il est sale, comme mon boxeur d'ailleurs. Je soupire à l'idée que je vais devoir m'en passer. Je me sens humiliée, littéralement. Donc, je choisis de sortir ce qui me semble être le vêtement le plus soft de la collection, une combinaison noire. Elle me serre tellement au niveau de mes hanches, mes fesses et surtout mes seins. J'ai l'impression d'être nue, étant donné que je n'ai ni culotte, ni soutif sur moi. Bref... Je retire ma serviette au-dessus de mes cheveux que je coiffe rapidement. Et après avoir rangé mes vêtements, je reviens vers la pièce précédente où j'ai laissé ma maîtresse, pieds nus.      
    Je reste malgré tout à distance de la déesse, toujours à cause de la peur qu'elle m'inspire. Je n'ose plus entrer dans sa zone d'intimité sans y être conviée. Retournant dans mon coin à la suite, silencieusement, espérant qu'elle ne repère pas ma présence, je regarde de nouveau vers la vitre... Je ne sais pas combien de temps est passée dans la salle de bain, mais l'horloge indique qu'il est bientôt une heure du matin. 



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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Dim 17 Juin 2018 - 2:52
Après quelques temps, l'envoyée de Kamar-taj fit son retour, propre et … changée. En la voyant arrivée, Amora étira un sourire en coin, mélange de satisfaction, parce que cette petite tête de mule l'avait écoutée, et de taquinerie, parce que … quiconque avait un peu de bon de sens, éviterait de porter … cette chose. Certes, le rendu était intéressant … mais dans la pratique … cette combinaison était une vaste blague. Ainsi, sourire aux lèvres, l'Enchanteresse regarda sa servante approcher avec son air complexée et penaude, arquant un sourcil à la simple idée que de base … cette tenue improbable appartenait à Loki. Il devenait vraiment urgent qu'ils aient une conversation tous les deux …

« Un choix des plus étranges … mais c'est déjà un peu mieux que ce à quoi tu nous as habitués, la félicita-t-elle. Mais je crois qu'il va véritablement falloir que je te donne deux ou trois tuyaux à l'avenir. »

Installée sur la méridienne, une flûte remplie d'une bouteille de champagne qu'elle avait ouverte en l'absence de l'humaine, l'Enchanteresse étudia la jeune métisse de la tête aux pieds avec un regard critique. Drapée dans son peignoir de satin vert foncé, Amora n'avait pas l'intention de quitter ce loft … en tout cas, pas pour ce soir. Les jambes croisées et étendue sur la banquette, elle se relaxait, tâchant de mettre de côté le fruit de cette journée. Avant de s'installer avec son verre, elle avait appeler le service d'étage, afin de commander de quoi dîner. Le repas ne tarderait plus à arriver, suivant à la lettre, les exigences de l'asgardienne.

Loki était-il déjà informé de la présence de son amie au cœur de sa tour … dans ses appartements privés ? Sans doute. A coup sûr, son personnel s'était chargé de lui transmettre ce genre d'information dés qu'ils avaient pris conscience de la présence d'Amora entre les murs. Pourquoi ne s'était-il pas encore manifesté ? La magicienne ne doutait pas un seul instant qu'il était, à l'instar de bien d'autres à cette heure-ci, occupé à devoir régler les différents maux que n'avait pas manqué de causer le grand projet de l'Enchanteresse … ou bien encore, que sa présence était requise au camp Asgardien.

Soudain, on frappa à la porte. Sans doute le repas qui arrivait. Ahsoka se dirigea vers l'entrée, sans que l'ensorceleuse n'ait à donner la moindre consigne. C'était en quelque sorte, quelque chose d'implicite à présent. La jeune femme revint quelques instants plus tard, poussant un chariot généreusement garni en sushi, maki et sashimi, accompagnés d'un assortiment de sauces, et également d'une corbeille de fruits. Ne quittant pas sa position, Amora indiqua alors une nouvelle fois sans prononcer la moindre parole, qu'elles mangeraient autour de la table basse.

S'emparant d'une paire de baguettes, ainsi que d'un ramequin de sauce soja sucrée, Amora commença à picorer parmi les éléments colorés mis à leur disposition, sélectionnant avec habileté et du bout de ses couverts les pièces de son choix, avant de les tremper subtilement dans la sauce pour ensuite les savourer. Manger lui fit un bien fou. Avec tout ce qui lui était arrivé, elle n'avait même pas ressenti la faim lui tenailler le ventre. Mais à présent qu'elle était au calme et devant toutes ces saveurs, elle réalisait combien elle était affamée. Toutefois, elle manifestait une retenue raffinée dans sa manière de satisfaire cette faim, ne dérogeant pas à cette image de femme éduquée qui était la sienne.

« Je n'ai pas manqué de remarquer ton comportement étrange plus tôt dans la soirée, annonça l'Enchanteresse entre deux makis. Cette fillette a qui tu n'as eu de cesse de t'adresser … dis-m'en plus … je serais ravie de tirer ce mystère au clair. »
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