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Now, my life belongs to you.

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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Dim 17 Juin 2018 - 16:19


"Now, my life belongs to you."

Demain, dans une semaine, un an, ou encore dans un putain de siècle, peu m'importe combien de temps ça me prendra... mais je te sauverai, maman ! - Ahsoka




    Lorsque le regard d'Amora se pose sur moi, je suis littéralement noyée dans ma honte grandissante. Je n'aime pas ce que je porte, je ne sais même pas ce que je porte exactement. Dans quel genre de soirée on met ce genre de vêtement ? Il faut qu'on m'explique les goûts et les couleurs des types qui ont eu l'idée de concevoir cette malheureuse tenue. Et d'ailleurs, la tenue a beau être serrée et me coller à la peau, j'ai l'impression de sentir l'air sur tout mon corps comme si j'étais nue... Comme si ? En fait, c'est ce que je suis sous cette combinaison au final. Le sourire d'Amora fait naître en moi un doute et je comprends qu'il y a peut-être une forme de moquerie venant d'elle, avant même qu'elle dise un mot, mon visage est passé au rouge tant je suis gênée. Par pitié, qu'elle détourne le regard pour me donner un moment de répit, je suis déjà à bout nerf. Elle semble féliciter mon choix... Mais quel choix, j'ai pris celui qui me semblait juste le moins sexy et au final, j'ai mis sur moi une espèce de tenue pour film pornographique... Je crois. Je ne sais même pas quelle tenue ils mettent dans les pornos, mais j'imagine que c'est aussi grossier que ce que je porte.
    Elle ajoute qu'elle va devoir m'apprendre deux ou trois trucs. Franchement, j'aurais aimé qu'elle m'accepte comme je suis, une geek et pas une top modèle. L'image de la femme forte, sexy et classe, cette incarnation de la mode, c'est Chinara et non pas sa fille élevée par des moines. Quand je ne suis pas en mission pour Kamar-Taj et que je ne recherche pas une solution pour sauver ma mère, bah je joue à la console, je me bats contre des types en réseau qui s'étonne à chaque fois de découvrir que je suis une nana... Tentant de me draguer de manière lourde comme si j'étais un personnage non jouable d'un RPG et la plupart ne semble même pas encore avoir de poil là où je pense. C'est ça mon quotidien... Bref, finalement, c'est moi qui détourne le regard, croisant au passage les bras pour secrètement dissimuler la partie dévoiler de moi poitrine, puisque je ne peux pas m'empêcher d'être gênée en face de cette femme.  

    On frappe à la porte et là j'ai un frisson qui me parcourt le corps... Comment, pourquoi ? Je ne comprends pas, comment est-ce possible qu'on frappe à la porte de cette pièce. Je me tourne pour constater que ma déesse semble être paisible, aucunement inquiète qu'on nous découvre ici. Je n'ai plus aucun pouvoir présentement, l'épuisement me rend littéralement incapable de me battre, encore moins de fuir. Je me dirige vers la porte toute inquiète, imaginant divers scénarios dramatique dans ma tête. Si je me fais arrêter par le gouvernement, ils vont certainement confisquer tous mes biens... Et qui sait encore ce qu'ils me feront quand ils découvriront que je ne suis pas américaine. Pourtant, l'attitude de la déesse me déconcerte, elle ne semble pas vraiment vouloir se préoccuper de son sort ou du mien. Pourquoi ? J'ouvre la porte, mon regard se pose alors sur un jeune homme en costard, aux allures de majordome. Et je prends enfin conscience de la nature du calme de ma maîtresse quand j'aperçois le chariot garni.
    Bravo, maintenant on n'est plus cachée du tout. Ils ont forcément du prévenir Loki et s'il vient jusqu'à nous... Comment devrais-je me comporter s'il prétend être le président devant moi ? Je ne suis pas bonne comédienne, peut-être devrais-je me cacher ? Je sais, c'est petit comme plan. Bref le chariot... Au moment de le récupérer, je constate que le jeune homme à un moment d'absence qui se fait littéralement long. Sur le coup, je me suis immédiatement demandée si intérieurement il commence à remettre en doute l'origine de notre présence ici. Cependant, mon cœur se met à battre de plus en plus vite, devenant bien nerveuse quand je constate finalement que ses yeux fixent ma poitrine. Je tire le chariot et referme la porte derrière moi, un peu fort sur le coup... C'est décidé, je veux retirer cette fichue tenue, je ne veux plus la sentir sur moi où je vais vraiment m'effondrer à nouveau. Je rumine en approchant de la méridienne où se trouve Amora et j'y dépose ses plats un à un sur la table basse selon ses désirs.

    Elle semble redevenue plus calme mais pourtant, je me sens encore très mal à l'aise. Peut-être parce que je n'ai pas reçue une vraie punition de sa part et que ça continue à me travailler jusqu'à me ronger l'esprit. Une fois que je l'ai servi, je me redresse et recule de quelques pas pour sortir de sa zone de confort. Restant debout près du chariot, les mains jointes devant moi. Je réajuste ma tenue, avant d'écouter ma déesse s'adresser à moi. J'ai une soudaine crampe au ventre quand je saisis la nature du sujet dont elle veut discuter avec moi. Elle m'autorise à lui adresser la parole et j'aimerais tellement continuer à être silencieuse en sa présence, ne méritant pas de lui parler après ce que je lui ai fait. Le mal à l'aise grandi encore. « Je... je ne sais pas maîtresse. Je croyais que c'était une personne de la tour. Une fillette qui ressemble comme deux gouttes d'eau à celle que j'étais à neuf ans. Elle me semblait aussi réelle que vous et moi. » Voilà, c'est tout ce que je sais, bizarre je n'aime pas l'idée de parler de la fillette comme si intérieurement celle-ci était liée à quelque chose qui m'angoisse. Mais je ne me souviens plus de quoi.
    « Je... Je ne peux pas rester dans cette tenue maîtresse. » Je sens que je vais vomir si je reste plus longtemps dans cette combinaison. C'est faux bien sûr, mon envie de vomir est plus dans ma tête qu'autre chose. 



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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Mer 27 Juin 2018 - 2:07
Plantée là, à quelques pas de l'asgardienne, Ahsoka restait silencieuse et debout, raide comme un piquet, fixant le vide de son regard qui exprimait tout son mal-être, coincée dans cette tenue improbable. C'était comme si à présent, elle évitait de croiser les yeux d'Amora, de peur de l'offenser. Après avoir agi avec elle de manière si insolente, voilà qu'à présent elle était devenue une véritable chiffe molle. Face à ce constat, la magicienne roula des yeux d'agacement, tout en mâchant un morceau de poisson cru. Ce que cette gamine pouvait se montrer ennuyeuse par moment … Elle en venait presque à plaindre sa mère … une chance pour elle, elle était morte … tout du moins, en partie.

Lorsqu'Amora lui demanda des informations au sujet de cette fillette imaginaire, la métisse sembla hésiter à répondre. Un peu comme si elle ne se sentait pas digne de lui parler. Si ce délire de servante soumise et sans personnalité continuait, cela finirait par énerver l'ensorceleuse, c'était une certitude. Sans parler du fait que la dite réponse d'Ahsoka était des plus nébuleuses … à croire qu'elle ne savait pas elle-même qui était cette mioche. Pourtant, un détail intéressant était ressorti : l'enfant ressemblait trait pour trait à l'envoyée de Kamar-Taj au même âge. Cela pouvait-il être une forme de projection astrale ? Un tour que lui jouait son propre esprit ? Pourtant, Amora n'avait pas l'impression de l'avoir frappée si fort au point de la rendre zinzin.

Finalement, la jeune femme s'osa à demander la permission de changer de tenue. Ce à quoi Amora répondit dans un premier temps par un éclat de rire cristallin.

« Sans blague … qui le pourrait ? », se moqua-t-elle, sans quitter sa place.

Puis, d'un geste des baguettes, elle lui indiqua la porte en direction de la salle de bain.

« Tu n'as qu'à enfiler un peignoir en coton si tu ne trouves rien à ton goût dans le dressing. Mais par pitié, ne remets pas tes guenilles. »

Le temps qu'Ahsoka aille passer une autre tenue, l'Enchanteresse réfléchit de nouveau à ce qu'elle venait d'apprendre, cette histoire de fillette que sa servante parvenait à voir comme si elle était réelle. Cela l'intriguait. Amora avait vu suffisamment de choses étranges dans sa longue existence pour savoir qu'il n'était jamais bon de classifier trop rapidement un fait inexplicable comme étant une manifestation de la folie. Ahsoka lui avait toujours semblé être une personne équilibrée. Il n'y avait aucune raison à ce que cela change.

Lorsque finalement la midgardienne revint, la magicienne lui indiqua les différents mets d'un signe du menton.

« Mange ! Tu dois reprendre des forces. En l'état, tu ne m'es d'aucune utilité, lui dit-elle sur un ton qui n'avait rien d'autoritaire, mais qui pourtant, ne laissait pas la place à d'éventuelles contestations. Et cesse de te comporter comme une larve … c'est agaçant à la longue. »

Se relevant, Amora marcha alors jusqu'à la baie vitrée d'un pas gracieux, réajustant au passage le peignoir de satin sur ses épaules. Face à la ville qui s'étendait sous ses pieds, la magicienne croisa les bras devant elle, regardant son propre reflet dans la vitre qui la séparait du vide. De longues secondes, elle resta silencieuse et immobile. Finalement, elle se décida à briser le silence qui avait envahi les lieux depuis sa dernière remarque.

« Cette gamine que tu aperçois … je ne serais pas étonnée que ce soit ton subconscient qui tente de te faire passer un message … tu devrais sans doute chercher à en savoir plus à son sujet … voire même, trouver un moyen pour communiquer avec elle. »
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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Mer 27 Juin 2018 - 11:18


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    Me revoilà retourner vers le dressing, Maîtresse merci, elle m'a permis de mettre autre chose de plus confortable. C'est en enfilant un peignoir identique à celui d'Amora que je me mets de nouveau à réfléchir à ma situation et à celle de la déesse. J'aimerais savoir pourquoi elle agit avec moi comme elle agit en ce moment même. J'aurais été à sa place, je ne sais pas si j'aurais pu réussir à garder mon calme face à une personne telle que moi que j'aurais cent fois punis. Comment elle peut encore m'adresser la parole si calmement et en si peu de temps ? Est-ce que je ne la dégoûte pas désormais ? Si je me sens indigne d'elle, c'est justement parce que j'imagine toute la colère et l'aversion qu'elle devrait avoir pour moi. Je lui épargne donc pour cette raison ma présence. Mais au final, c'est elle qui veut engager la conversation. En plus de me faire me sentir toujours plus ridicule, elle continue à me faire culpabiliser un peu plus.
    Lorsque je reviens dans l'autre pièce, l'asgardienne m'invita à sa manière à me servir, m'ordonnant subtilement de manger. Quand elle me demande de cesser de me comporter comme une larve, je sers les dents et répond presque immédiatement. « Alors, punissez-moi vraiment ! » Il y avait un peu de colère dans mon ton... J'ai trahi mon serment envers elle, j'ai osé la toucher brutalement et pointer une arme vers elle. Pourtant, ma seule punition est de me rappeler de mon échec ? Échouer pèse effectivement sur ma conscience et me rappeler ce que je lui ai fait aussi va me hanter jusqu'à ma mort. Mais putain, garder en mémoire simplement ce que je lui ai fait aujourd'hui, c'est ridicule avec quelqu'un comme moi qui n'ai connu que les échecs dans sa vie. Cela me torture l'esprit, mais sans plus, ça même tendance à me faire allez plus loin dans mes projets. Avec ma mère, j'échoue à trouver une solution pour la sauver, mais la rage provoquer par ces constats me pousse à toujours faire le nécessaire, à chercher encore la solution.

    Je ne peux pas voir mes échecs comme une punition, c'est simplement une expérience bonne comme mauvaise. « La larve n'est pas digne d'être tant que la botte ne l'aura pas considéré. » Qu'elle m'écrase putain, que je puisse me relever et être moi-même si être avec une insolente petite sorcière, c'est ce qui lui plaît le plus. Je ne juge pas, chacun son délire, j'ai bien évidement le mien... Donc, pourquoi pas elle ? Mais beaucoup préférerait avoir à faire à cette larve plutôt qu'à celle que je suis vraiment. Il faut le dire, je fais chier tout le monde quand je le peux et parce que je le peux. Bref... Tant qu'elle m'inflige pas une punition à la hauteur de ce que moi, j'ai osé lui infliger, je resterai telle que je suis... Indigne d'être. Elle a dû finir par comprendre maintenant que c'est l'honneur qui alimente principalement celle que je suis, elle croit que je vais m'autoriser à être de nouveau une personne après avoir craché sur mon honneur. Je n'ai pas le droit, je ne le ferai pas, même si ça l'agace, même si maintenant elle m'a appris à avoir peur d'elle. Si elle veut me pardonner facilement, ça la regarde, mais moi je me refuse à le faire.        
    Je prends une petite inspiration avant d'attraper les baguettes d'Amora tandis qu'elle contemplait son reflet. Je prends un aliment au hasard, ne me souciant pas vraiment de ce que je mets en bouche. Je suis trop affamée pour apprécier d'abord les saveurs, bons ou mauvais je prends et puis c'est tout. Je n'avais pas mangé depuis hier soir avec tout ce qui nous était arrivée en journée, j'étais restée plus de 24 heures sans manger. Finalement, Amora reprend la parole pour reparler de cette fillette et je manque de m'étouffer lorsqu'elle termine, avalant de travers un sushi. Sympathique mort, tuer par un sushi. Lorsque l'aliment finit par passer et descendre, ma main délicatement posée sur ma gorge, je me tourne vers Amora un air perplexe. « En gros, je vais finir à l'asile. » Crachais-je avant de rajouter. « Et comment tu... Comment pouvez-vous connaître la psychologie humaine d'abord ? » Merde me revoilà passer sous le tutoiement sans m'en rendre compte, je me suis rattrapée, mais ça m'emmerde beaucoup. Je prends de nouveau un sushi que je mâche nerveusement. Je maudis alors intérieurement ma foutue personnalité.

    Toutefois, je ne tarde pas à me concentrer sur ce que venait de me dire ma maîtresse. « Dans la dimension miroir, pendant que vous étiez sous votre forme astrale, si j'avais su que la gosse n'était pas réelle vous seriez enfermée dans l'autre réalité en ce moment même. » Annonçais-je à Amora sans toutefois poser le regard sur elle. « Elle m'a donné l'occasion de vous battre, je ne l'ai pas saisi. » Je dépose les baguettes à mon tour et me lève pour rejoindre ma maîtresse. Je regarde à mon tour le paysage qui me semble tellement plus différent la nuit qu'en journée, bien plus magnifique aussi. « Maintenant que j'y pense... Elle était apparue à chaque fois que j'étais sur le point d'abandonner... Non, plutôt lorsque ma santé était en danger. » Je prends un petit moment de silence avant de rajouter. « L'alcool, votre main enlaçant mon cou et la dague... » 



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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Mer 27 Juin 2018 - 16:17
Reprenant un peu de hargne, Ahsoka reprocha à l'asgardienne de ne pas l'avoir punie pour l'affront qu'elle lui avait fait en se retournant contre elle, estimant qu'elle ne méritait pas tant de clémence. A cette remarque, Amora ne fit aucun commentaire, se contentant de fixer son propre reflet dans la baie vitrée. Seul l'un de ses sourcils s'était arqué face à cette curieuse réflexion. Qui pouvait être assez fou pour réclamer un châtiment ? D'autant plus de la main d'une créature aussi puissante que l'ensorceleuse ? Finalement, cette dernière se demanda si elle n'avait pas tout simplement surestimé l'équilibre mental de sa servante. Les midgardiens étaient parfois si … étranges. Ce culte de la punition rédemptrice … de la souffrance salvatrice … un concept si éloigné de la mentalité de l'Enchanteresse. Son courroux n'avait pas pour vocation d'aider ceux à qui elle l'infligeait … Lorsqu'Amora décidait d'abattre sa colère sur un individu, c'était pour l'anéantir … certainement pas pour le faire aller de l'avant. Une façon de voir les choses incompatible avec ce qu'était en train de lui demander la métisse. Et c'était sans compter sur le fait que morte, cette idiote ne lui était d'aucune utilité … or, à présent, la magicienne avait la conviction que la jeune femme lui serait d'avantage dévouée qu'elle ne l'avait jamais été auparavant. Elle en avait eu un avant-goût lorsque Strange avait usé de l’Œil sur elle, n'hésitant pas à s'interposer entre l'asgardienne et le redoutable artefact.

Lorsque l'Enchanteresse partagea ses hypothèses sur cette fillette, la jeune femme sembla manquer de s'étouffer, avant de finalement demander si elle n'était pas tout simplement en train de devenir folle. Encore et toujours des conclusions trop hâtives … n'apprendrait-elle donc jamais à réfléchir ? Lasse, la magicienne roula une nouvelle fois des yeux tout en poussant une profonde expiration.

« Arrête de croire que vous êtes si complexes … vous êtes des animaux. Il n'est pas bien compliqué de comprendre les rudiments de votre psychologie … même si parfois, je dois bien l'avouer, votre manque de logique me laisse pantoise. »


Ahsoka fit alors une confession des plus inattendues, révélant que sans la présence de cette illusion, elle n'aurait pas hésité un seul instant à laisser Amora prisonnière de la Dimension Miroir. A ces mots, la magicienne se crispa imperceptiblement, resserrant ses doigts sur la peau de ses bras toujours croisés. A quoi jouait-elle ? Tentait-elle de titiller son ego pour forcer l'asgardienne à vraiment se mettre en colère ? Possible … Puis, la jeune métisse expliqua n'avoir vu cette apparition que dans les moments où sa vie s'était trouvée en danger. Une théorie intéressante.

« Tu devrais savoir une chose, finit-elle par dire sur un ton distant, fixant toujours son propre reflet. Tout ce qui est enfermé … tout ce qui est caché … finit inévitablement par ressortir un jour ou un autre. Ta prison n'aurait pas fait exception … et comme tu le sais, en ce qui me concerne, le temps n'est pas une contrainte aussi déterminante que pour les mortels. »

Finalement, l'Enchanteresse se tourna vers sa servante, marchant lentement mais implacablement dans sa direction, sans décroiser les bras. Son regard émeraude s'était plissé en se posant sur l'humaine, lui donnant un air plus aiguisé et pénétrant que d'accoutumée.

« Tu dis qu'elle t'a donné l'occasion de me vaincre … mais qu'elle apparaît aussi chaque fois que ta vie est en danger … N'as-tu pas pensé un seul instant que justement, par ses agissements, elle avait retenu ton geste dans cette prison ? Qu'elle t'avait empêcher de m'y piéger … dans le simple but d'assurer ta survie ? »


A présent à quelques centimètres de l'enfant de Kamar-Taj, Amora la toisa de toute sa hauteur, affichant presque un air de dédain à son encontre. Elle aurait pu l'écraser … d'un seul geste … d'un seul mot de pouvoir. Pourtant, l'asgardienne ne pouvait s'y résoudre. Pourquoi ? Cette idiote ne représentait rien pour elle … une simple humaine parmi des milliards … Mais malgré cela, elle n'éprouvait aucune volonté à la punir.

Se détournant finalement de l'humaine, Amora retourna à la méridienne, sans pour autant s'y installer. A la place, elle resta debout, juste à côté, une main caressant avec indifférence le velours du dossier du meuble.

« N'exige rien de moi … et encore moins une punition, lui annonça-t-elle avec froideur. Si tu tiens tant que cela à être châtiée … charge-t-en toi-même ! »
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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Jeu 28 Juin 2018 - 2:08


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    Il n'y a aucune réaction lorsqu'elle me dit que les humains sont des animaux, je n'ai jamais pensée qu'on était autre chose. Je veux dire, on n'est pas vraiment fait d'eau et d'argile. Et même si, les mots d'Amora peuvent être blessants... Putain, c'est une déesse, comme si le fait qu'elle me rabaisse va vraiment m'infliger quelque chose surtout quand je sais qu'elle est bien plus supérieure à moi et que je l'accepte. C'est plutôt elle que ça devrait agacer de réaliser que les animaux en question sont capables de marcher d'égal à égal à ses côtés ou bien même être capable de la vaincre aujourd'hui... Peut-être pas moi, mais un animal portant le nom de Strange le pourrait lui et avec facilité apparemment. Peu après, la déesse semble vouloir m'expliquer qu'elle aurait fini par sortir un jour, peu importe combien de temps cela lui aurait pris. On aurait dit que c'est son orgueil qui parle à sa place, l'ai-je insulté d'une quelconque façon ? « Vous parlez comme si j'avais l'intention de vous laisser moisir là-bas. Quoi ? Vous étiez trop enragé pour avoir saisi ce que je voulais faire ? » Dans une éventualité où je n'aurais jamais pu revenir la chercher, c'est que Loki m'aurait tué et pas autrement.
    Je l'ai dit sur un ton blasé, parce que j'ai l'impression qu'elle me voit bien plus lamentablement que je l'imagine et malgré tout, elle ne me punit pas. Ma maîtresse se retourne soudainement vers moi avant d'approcher, son regard semble bien plus intense que d'habitude, au point que je ne veuille pas détourner le regard cette fois. Puis, lorsque m'annonce ce qu'elle me dit, je prends alors conscience d'une chose en moi. Je ne sais plus vraiment quoi dire concernant la petite fille du coup... Mais maintenant que j'y pense, elle m'a empêché de me montrer lâche auprès de l'asgardienne. Assurait-elle ma survie en me permettant de me montrer utile aux yeux de cette femme d'Asgard ? Mes yeux fixant toujours ma déesse, je réalise aussi autre chose. Je crois que je ne voulais pas la laisser là-bas. Je crois que je ne voulais pas réussir à la battre. Je crois même que je voulais attendre qu'elle se relève et j'étais secrètement heureuse qu'elle me rende incapable de faire quoi que soit. Parce qu'au final, je ne voulais pas gagner du tout, je ne voulais pas faire ce qu'il fallait même si je sais que j'étais dans le droit chemin à ce moment-là.

    La proximité de la déesse fait battre mon coeur bien plus vite... Je ressens de la peur, une forme de détresse soudain et inexpliquée, mais je ressens aussi le doute et autre-chose, je ne saurais dire quoi. Et pourtant, malgré cette terreur, cette détresse, je sens la déception grandir en moi quand elle se détourne simplement et s'en va. Et pas seulement de la déception, il y a aussi de la tristesse. Je ferme les yeux quelques instants lorsqu'elle annonce ce qu'elle a à dire pour la dernière fois. « A vos ordres ! » Crachais-je simplement, mon regard revenant vers le paysage nocturne. Je me trouverais bien une punition digne de ce nom, je suis incapable d'avoir pitié de moi-même, j'aurais donc la main assez lourde pour faire ce qu'il faut. Mais il est hors de question que je le fais devant cette femme, je préfère éviter de lui donner l'occasion de gaspiller à nouveau le peu de magie qu'il lui reste pour me guérir. Je m'installe à nouveau récupérant les baquettes, silencieusement avant de continuer là où je m'étais arrêtée. Je sais ce que je dois faire, je connais bien des gens qui rêveraient de me faire souffrir... Peut-être devrais-je leur donner l'occasion d'assouvir leur désir ?
     Soudainement, je sens des bras m'enlacer au niveau des épaules et du cou et du coin de l'oeil je reconnais ces petits bras en question. C'est elle... Pourquoi ? Ma vie n'est pas en danger ? Pas encore du moins... Et puis... Elle colle sa joue contre la mienne et je peux sentir sa chaleur corporelle. Je ne comprends pas, existe-t-elle ou est-elle qu'une illusion ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Mais que se passe-t-il avec moi putain, vais-je finir timbrée ? Pourquoi ne dit-elle rien ? Pourquoi se contente-t-elle d'un silence et d'une étreinte... Et pourquoi ça me donne envie de pleurer ? Y a-t-il une raison au fait que je souffre autant... S'il te plaît dis-moi quelque chose... Dis-moi ce que je dois faire pour ne plus souffrir. ** Pardonne-toi, Flocon. ** C'est là une épreuve bien trop éprouvante. ** Alors, c'est là une punition à ta hauteur, nul besoin d'aller te donner à ses créatures... Elles ne vont pas se contenter de te faire mal.  ** Mais peut-être que c'est ce que je veux... ** Je sais, tout comme je sais pourquoi tu culpabilises à ce point. Tu n'es pas très honnête avec ta maîtresse, ou envers toi-même. ** Ne le dis pas, je ne veux pas l'entendre, surtout pas venant d'une anomalie de mon esprit.  



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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Mar 3 Juil 2018 - 3:02
Le reste de la soirée se déroula sans autre événement particulier, les appartements de Liesmith retrouvant un semblant de calme malgré la présence des deux femmes. Finalement, le contre-coup de cette interminable épopée qui avait commencé plusieurs semaines plus tôt, eut raison de l'asgardienne aux alentours de minuit. Elle avait consenti à tant d'efforts, qu'ils eurent été physiques avec sa détention dans les geôles de Dormammu plusieurs jours durant, ou encore mystiques avec la quantité de sortilèges qu'elle avait du lancer ou au contraire dissiper ces dernières vingt quatre heures … mais également enduré tant d'émotions toutes plus épuisantes les unes que les autres, qu'elle n'eut d'autre choix, le moment venu, d'aller dormir un peu.

Le lendemain, la magicienne se réveilla bien avant que le soleil n'atteigne son zénith. Comme la veille, elle commanda au personnel de l'étage de quoi se constituer un petit déjeuner généreux. Elle avait retrouvé des forces, sa stature d'asgardienne l'aidant à rapidement récupérer une condition physique acceptable. Mais pour ce qui était de sa magie, privée du soutien d'Asgard, ses forces continuaient de décliner lentement mais sûrement. Il lui fallait trouver d'urgence une solution alternative pour endiguer autant que possible ce phénomène. Et à présent que son plan consistant à faire venir la magie sur Midgard était tombé à l'eau, il lui restait peu d'option. Faute de mieux, l'Enchanteresse devrait se contenter de miettes en attendant de trouver une autre opportunité.

Même si ce monde était pauvre en terme d'énergie mystique, il détenait quelques objets ensorcelés, c'était une évidence. Le temple du Moyen Orient était la preuve que la magie pouvait se trouver sur Midgard si l'on se donnait les moyens de la chercher. Et si de tels lieux existaient, alors, il était évident qu'il devait également s'y trouver quelques artefacts desquels Amora pourrait soutirer un peu d'énergie. Mais avant cela, l'ensorceleuse devait également gérer un autre problème … bien plus pressant que son inanition arcanique : Strange. Car même si pour l'heure, les protections mystiques de Loki lui garantissaient de rester indétectable aux yeux du Sorcier Suprême, Amora ne doutait pas un seul instant que tôt ou tard, le Docteur parviendrait à retrouver sa trace ou à percer les défenses de cette tour. Et à ce moment là, elle ne donnait pas cher de sa liberté … voire de sa peau.

Vêtue d'un chemisier vert foncé à manches courtes en soie, d'un pantalon de tailleur anthracite et d'une paire d'escarpins noirs vernis, Amora se tenait face à la baie vitrée du salon, observant encore une fois la ville s'étendre sous ses pieds. Sa généreuse chevelure blonde lâchée lui retombant sur les épaules, elle tenait dans une main une tasse de thé fumant. En pleine journée, la vue qui s'offrait à elle, était bien différente de celle qu'elle avait pu observer la veille au soir. Ici, il n'était plus question de lumières scintillantes telle une galaxie … mais simplement d'un paysage urbain gris et grouillant, le tout placé sous une épaisse chape de pollution.

« Les imbéciles … ils sont en train de condamner leur monde mieux que je n'ai failli le faire », commenta-t-elle pour elle-même face à ce triste spectacle.

Après un court rire sarcastique, l'asgardienne but une gorgée de sa boisson chaude du bout des lèvres. Derrière elle, elle entendit des bruits de pas approcher. A en juger par l'hésitation qui les habitait … nulle doute possible. Il s'agissait d'Ahsoka. Se tournant vers elle, Amora haussa un sourcil face à … ça. Décidément, c'était de pire en pire. Tout juste sortie du lit, la métisse affichait une mine encore gonflée par le sommeil, ses cheveux semblables à un nid de vouivre.

« J'ai des projets pour toi, l'informa-t-elle alors, après un long soupir. Prends un petit déjeuner et … va te rafraîchir. Je t'en dirai d'avantage après cela. »

En effet, elle savait parfaitement quel rôle allait jouer cette gamine dans son plan pour retarder Strange dans ses recherches.
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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Jeu 5 Juil 2018 - 13:17


"Now, my life belongs to you."

Demain, dans une semaine, un an, ou encore dans un putain de siècle, peu m'importe combien de temps ça me prendra... mais je te sauverai, maman ! - Ahsoka




    Quand il a enfin été possible d'aller partir dormir, je n'ai pas hésité me diriger vers ce lieu libérateur qui allait me permettre de fermer l'oeil après toute cette agitation. Mes rêves semblaient agités aussi, mais pas moyen de m'en rappeler à mon réveil. Frapper seulement de sensation et de ce qui me reste d'émotion suite à mes mésaventures oniriques, mais pas d'image, ni même de son. Je ne me souviens pas. Je me lève de l'endroit où je m'étais installée, un drap au sol dans une des pièces qui donnent sur une fenêtre quand pouvait ouvrir. J'avais chaud, il était hors de question que je dorme sur un lit, le drap sur le sol était bien plus agréable que vous le croyez. Je le fais souvent à la maison surtout quand je passe du monastère à chez maman. Je suis une fille habituée au froid. Lorsque je me lève, j'ai quand de légères courbatures, c'est aussi le prix à payer pour dormir directement sur un sol dur. Mais je ne m'en plains pas pour autant, j'ai l'habitude, c'est davantage maman qui n'aime pas me retrouver au sol à côté de mon lit.
    Je prends mon temps à émerger même si dans l'ensemble je ne suis pas très séduite à l'idée de fermer l'oeil à nouveau. Je me lève en prenant soin de bien m'étirer, les bras longuement écartés. Ensuite, je prends une grande inspiration une main devant moi, les yeux fermés. Lorsque je les ouvre de nouveau quelques longues secondes plus tard, concentrée, des étincelles orangées parcourent la main en question avant de se transformer en une flamme sans fumée et sans chaleur. Je referme ma main immédiatement à la suite faisant disparaître l'énergie mystique, rassurée. La nourriture d'hier et cette nuit de sommeil m'a fait reprendre des forces au niveau mystique, le chi finit toujours par se renouveler. C'est d'ailleurs pourquoi je ne comprends pas du tout comment marche la magie de ma déesse. N'a-t-elle pas de Chi en elle ? Pourtant, si elle a une présence astrale, elle doit forcément avoir une forme de Chi. Ou peut-être que la magie qu'elle utilise n'est tout simplement pas liée à son énergie propre.

     J'arrive dans la pièce principale en traînant des pieds toujours vêtue de se peignoir trop grand pour moi, alors que j'aperçois ma maîtresse déjà habillée pour un gala. Revoilà miss monde. Pardon, ce n'est pas de la jalousie, juste un constat. Moi, je n'ai jamais cherché à être belle ou chercher à envier la beauté des autres. Je suis une sorcière de Kamar-Taj, je n'aurais pas hésité à me raser le crâne si les grands maîtres me l'avaient demandé. La façon dont me regarde ma maîtresse, je comprends que je viens « encore » de la décevoir physiquement parlant. Si ce n'est pas le look, c'est mon apparence matinal qui la dérange, pas vrai ? Bah, désolé d'être un animal, nous les animaux, on a les cheveux mouillés quand on sort de l'eau et on chie quand on mange. Je ne sais pas comment marche l'anatomie d'un dieu, mais c'est comme ça pour nous. De mon côté, je lui renvoie un regard totalement indifférent, parce que je m'en fous vraiment beaucoup de ce qu'elle pense de mon apparence.
    Je l'écoute et j'ai l'espace d'un moment l'impression d'entendre ma mère dès le matin. Ce qui me laisse interdit un long petit instant quand je le réalise ce fait, ce avant de m'exécuter malgré tout me disant que c'était juste probablement la fatigue du réveil. Il est impossible que cette femme se montre maternelle, pas avec moi en tout cas. Je me dirige vers ce qu'avait commandé ma maîtresse et je m'attaque qu'au plat salée seulement. Je ne mange pas sucrée le matin, je n'ai pas été habituée à ça là où j'ai grandi. Je suis silencieuse tout du long et dès que j'ai fini, je retourne au bain mais cette fois je ne prends pas le temps d'y rester pour le plaisir. Je me décrasse le corps aussi vite que possible. De retour vers le dressing, je décide de tricher un peu. Usant d'un petit sortilège sur deux vêtements du président Liesmith et donc ceux de Loki version mâle. La morphologie du tissu se modifie légèrement pour s'acclimater à mon apparence.

    Je reviens dans la grande salle vêtue de talons noirs et d'une tenue professionnelle. « Bon, je vous écoute maîtresse. »  



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MessageSujet: Re: Now, my life belongs to you.   Lun 9 Juil 2018 - 14:28
Un long moment, Ahsoka observa l’asgardienne avec un air indifférent, comme si elle n’était nullement affectée par le regard que lui avait lancé sa maîtresse. Comme si finalement, elle s'était faite à sa nouvelle condition … à cette relation qu’elle entretenait avec la magicienne. Ou bien, peut-être avait-elle tout simplement pris le parti de ne plus porter d’importance aux réflexions de cette dernière. Pourtant, docilement, elle obtempéra, sélectionnant parmi les choix possibles de quoi se préparer un petit déjeuner exclusivement salé.

Durant ce temps, Amora reporta son regard d’un vert perçant sur la ville, la scrutant avec cet œil critique et intransigeant qui était le sien, tout en buvant par petites gorgées sa boisson chaude. Combien de temps pouvait-elle espérer rester ici sans être retrouvée ? Malgré l’état de faiblesse actuel de sa magie, elle pouvait tout de même sentir les défenses mystiques qui enveloppaient ces lieux, dissimulant les desseins du président à d’éventuels espions qui auraient eu l’audace d’user de sortilèges pour parvenir à leurs fins. C’était un ensemble complexe de sortilèges dont les énergies à peine détectables, étaient malgré tout perceptibles pour qui se donnait la peine de les chercher. Leur aura palpitante caressait la peau de la magicienne, rassurant d’une certaine manière cette dernière de par leur présence.

Son petit déjeuner terminé, Ahsoka se leva et quitta la pièce. Elle ne revint qu’une fois sa toilette effectuée. Pour une fois, elle s’était donnée la peine d’enfiler quelque chose qui avait de l’allure. Les classiques remplissaient toujours leur office pour peu que l’on se donnait la peine de leur faire honneur. Un sourire satisfait au coin des lèvres, Amora étudia sa servante des pieds à la tête, après s’être tournée vers elle, ne ratant aucun détail de cette tenue.

« Tu vois … quand tu fais un effort tu parais tout de suite plus …, quelques instants la magicienne chercha ses mots. Tolérable. »

Cette remarque faite, l’asgardienne regagna le salon de sa démarche gracile. Déposant sa tasse à présent vide sur la table, elle prit alors place sur une chaise. La jeune métisse semblait prête à recevoir ses instructions. Une bonne chose. La petite altercation de la veille aurait au moins eu le mérite de recadrer les choses et de rappeler à cette petite écervelée quelle était sa place.

« Comme tu le sais, la protection que nous accorde cet endroit n’est que temporaire, annonça alors l’Enchanteresse. Mais il est tout de même possible de prolonger ce répit … de semer le trouble chez nos poursuivants. Et c’est en cela que tu auras un rôle à jouer. »

Le sourire de la blonde s’étira alors malicieusement sur ses lèvres, la simple idée de se jouer de son adversaire suffisant à la mettre de bonne humeur. Mais Strange était un rival bien trop redoutable et malin pour être affronté de front. Amora devait donc faire preuve de malice et de subtilité si elle voulait faire perdre du temps et des ressources au Sorcier Suprême. Elle devait davantage compter sur les faiblesses du Docteur pour réussir son entreprise.

« Je serais très surprise que Strange en reste là, annonça-t-elle. Aussitôt un semblant d’équilibre rétabli sur ce monde, il voudra sans doute retrouver ma trace … il nous faudrait donc pouvoir le tenir à l’œil afin de savoir ce qu’il en est vraiment … sans pour autant qu’il ne se doute de la moindre chose. »

En effet, dans la rare hypothèse où il ne chercherait pas à retrouver Amora, cette dernière ne tenait pas à le faire changer d’avis à cause d’une simple maladresse stratégique. Ahsoka pourrait sans nul doute se rapprocher de lui. Il serait certes méfiant à son sujet, l'ayant vue prendre la défense de l'ensorceleuse au camp asgardien. Mais la perspective d’arracher une pauvre âme des griffes de l’Enchanteresse titillerait à coup sûr son ego de héros, et le pousserait certainement à ne pas être trop hermétique face à l'envoyée de Kamar-Taj. Tout reposait donc sur les talents d’actrice de la jeune métisse et sur son aptitude à mentir.

Oui … c’était sans doute la meilleure approche possible … ou en tout cas, un leurre de qualité pour couvrir l’approche de la magicienne dans un second temps.

« Il va nous falloir trouver un moyen de te faire entrer dans son entourage … toi, la malheureuse magicienne manipulée par cette odieuse asgardienne, désespérant de trouver un sauveur pour la remettre dans le droit chemin », déclara-t-elle sur un ton de tragédie simulée.

Finalement, cette ébauche de plan partagée, l’Enchanteresse éclata du rire de gorge.
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