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R.I.P, Old Friend - PV Jean

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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Lun 25 Juin 2018 - 22:05
R.I.P, Old Friend


Je sais que beaucoup de personne se demandent ce que peut bien me trouver Jean. Et je dois bien avouer qu'à cet instant précis, je me pose également la question. Faut quand même reconnaître que je suis un sacré veinard d'être tombé amoureux d'une femme qui m'aime en retour et qui est capable de supporter toutes mes sautes d'humeur, qui accepte le fait que j'ai pu avoir une vie vraiment bien remplie avant de la rencontrer et qui est un pur canon, non?

Je savais que ma proposition de la faire reconduire à l'aéroport puis rentrer aux Etats-Unis n'allait pas aboutir. Car en plus de ses nombreuses qualités, la rouquine a aussi la loyauté, quelque chose de très important pour moi. Et ses mots me font sourire, parce qu'ils sont réconfortants. Car malgré tout, nous sommes ici parce qu'un ami ) moi, Kesuke Yoshikawa, est décédé.

Mes yeux ne quittent pas son corps alors qu'elle se lève pour jouer avec le cache-oeil qu'elle vient de me dérober. Normal, non? Cela dit, je me sens presque gêné quand elle reprend mes propos mots pour mots, faisant allusion à... à ces demoiselles que j'avais pris le soin de ne pas évoquer, dirons-nous.

La suite en revanche, me fait sourire. Non pas comme la fois précédente. Non, là, c'est plus par amusement. Jeannie me donne vraiment l'impression de se prendre "au jeu" de cette vie, ici à Madripoor, où la plupart des habitants ne sont pas ce qu'ils prétendent être.

Non, sur cette île, ils sont en général bien pire.

Me penchant légèrement en avant, j'appuie mes coudes sur mes genoux, une petite étincelle dans le regard.

- Tu avais prévu ce genre de tenue pour venir aux funérailles de quelqu'un que tu ne connaissais pas?


Si c'est vraiment le cas, cette femme possède vraiment tous les atouts pour plaire. Tous. Dire que je pensais que c'était la plus raisonnable de nous deux... ou alors elle peut simplement mieux anticiper les choses que moi? C'est aussi une possibilité.

Prenant appui à l'aide de mes mains sur mes genoux, je finis par me lever, la rejoignant, d'un pas lent. Là, alors que je me tiens tout près d'elle, je saisis délicatement sa main à l'aide de la mienne - celle qui ne tient pas le cache-oeil que j'ai machinalement gardé. Je fais monter cette main douce qu'est la sienne jusqu'à mes lèvres pour y déposer un petit baiser.

- Merci. Pour tout.

Je ne parle pas que de ce que l'on fait ici. Mais globalement. Pour sa façon d'être générale. Pour être présente pour moi dans les moments difficiles, qui s'avèrent être assez compliqués - faut dire que quand on est chez les X-Men, quand une tuile vous tombe sur le coin de la figure, cela ne fait pas semblant en général.

Les obsèques doivent avoir lieu dans deux jours - ce qui est anormalement long, je trouve. Mais ce n'est qu'un détail. Ou alors je perds le compte, avec ces histoires de décalage horaires, qui sait.
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Lun 25 Juin 2018 - 23:55
D'un geste sûr, le canadien attrapa le cache œil au vol d'une seule main, sans quitter la rousse des yeux, continuant d'écouter ce qu'elle lui proposait. Un sourire se dessina alors au coin de ses lèvres, manifestation de son amusement, ce qui ne manqua pas de faire plaisir à Jean. Malgré la perte récente de son ami, elle parvenait à faire sourire Logan, à lui changer les idées. Si elle l'avait suivi jusqu'ici, jusqu'au bout du monde, loin de tout ce dont elle avait l'habitude, c'était non seulement pour le soutenir dans cette épreuve, mais également pour lui apporter du réconfort. Et visiblement, elle y était parvenue. Le canadien ne semblait pas non plus opposé à la proposition de sa compagne. Intrigué, il se redressa dans le sofa, prenant appui de ses coudes sur ses genoux, une étincelle intéressée dans le regard, en parfaite adéquation avec son sourire, avant de lui demander si elle avait emporté une tenue de ce genre dans sa valise. Pour toute réponse, Jean haussa des épaules, avec une petite moue mystérieuse. Avant de partir, elle s'était surtout renseignée sur le genre d'endroit qu'était Madripoor et sur les us et coutumes de cette île … dans l'éventualité ou justement, elle devrait se fondre dans la masse en fonction de ce que prévoyait de faire Logan une fois sur place.

Se relevant, Logan s'approcha alors calmement de la mutante, saisissant l'une de ses mains. Entre les doigts du canadien, ceux de Jean paraissaient si frêles … si fragiles. Avec douceur, il porta la main de sa compagne jusqu'à ses lèvres pour y déposer un baiser et la remercier. Touchée par ce geste, Grey lui adressa un sourire plein de douceur, ainsi qu'un signe de tête lui indiquant que ce n'était rien. Ce genre d'attention … ces gestes tendres … cette manière qu'il avait de la regarder … c'était en partie pour ces raisons qu'elle l'aimait … viscéralement. Alors s'imaginer ailleurs qu'à ses côtés dans un moment pareil, c'était tout bonnement inconcevable pour elle.

Détournant le regard, tout en se mordillant la lèvre inférieure, Jean replaça une mèche de cheveux de sa main libre, alors qu'elle sentait le rouge lui monter légèrement aux joues.

« Je …, commença-t-elle avec un discret raclement de gorge. En parlant de valise, je ferais bien d'aller vider la mienne justement. Ça ne te dérange pas si je t'emprunte quelques tiroirs pour ranger mes affaires ? »

Sa réponse obtenue, Jean alla récupérer sa valise avant de regagner la chambre. Comme convenu, elle déposa le contenu de son bagage dans l'armoire et la penderie du dressing, s'assurant ainsi que ses vêtements ne seraient pas froissés, mais au contraire, correctement entreposés le temps du séjour. Ayant entraperçu la salle de bain lorsqu'elle s'était rendue dans la chambre, Jean en profita pour récupérer son nécessaire de toilette afin de prendre une bonne douche. Le voyage jusqu'à Madripoor avait duré des heures, et le climat tropical de la région avait eu raison de la mutante. Cette douche arrivait donc à point nommé.

Enveloppée dans un peignoir en coton blanc, s'essuyant les cheveux dans une serviette éponge, Jean finit par réapparaître dans le salon, y retrouvant Logan qui avait repris place dans le canapé. Elle se sentait de nouveau fraîche et détendue, comme si ces dernières heures d'avion et de bateau n'avaient jamais eu lieu. Venant s'asseoir à côté du mutant, elle termina de sécher sa chevelure rousse.

« Tu as une idée de ce qui est arrivé à Kesuke ? Tu semblais surpris d'apprendre son décès ... »

Suspendant son geste, comme figée par la conclusion qu'elle venait de tirer, elle fixa Logan du regard.

« Tu es là pour tirer cette histoire au clair, n'est-ce pas ? »
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Ven 29 Juin 2018 - 15:10
R.I.P, Old Friend


Cette petite moue qu'elle fait, quand je lui parle de la tenue qu'elle-même avait évoqué... C'est le genre de truc qui me fait craquer chez elle. Oui, je suis assez basique, sur certaines choses. S'ensuit une question sur la possibilité pour elle de ranger ses affaires. Elle sait qu'elle est ici chez elle et qu'elle peut faire comme bon lui semble, mais elle a tout de même le sens des convenances, et me demande avant. C'est mignon aussi.

Pendant qu'elle prend le temps de se rafraichir à la salle de bain, je me focalise sur les informations. Je zappe de chaine en chaine, recoupant les différentes nouvelles que je peux avoir. Un meurtre ici et là. Un cambriolage. Un gars qui gagne au casino une somme démentielle. Pour l'instant, rien qui ne m'intéresse outre mesure.

Mes yeux suivent avec intérêt la silhouette svelte, simplement vêtue d'un peignoir blanc et qui se rapproche de moi. Elle vient s'asseoir juste à coté de moi. Si vous saviez le nombre de fois où l'on m'a dit que je ne suis qu'un animal ... et que les auteurs de ces propos sont tellement dans le vrai! Je veux dire... Il n'y a qu'un simple petit linge humide qu'elle porte qui nous sépare. Même le frottement de la serviette dans sa chevelure rousse à le don d'éveiller en moi des pulsions assez... franche.

Je l'écoute que d'une seule oreille, presque hypnotisé par ce mouvement qu'elle fait pour sécher ses cheveux. Jusqu'à ce qu'elle-même s'arrête. Réalisant de son coté quelque chose. Quelque chose qu'elle formule à voix haute, et qui me tire de mon état semi-contemplatif.

Je me redresse dans le canapé, éteignant - définitivement cette fois - le poste de télévision. Je me passe une main dans les cheveux à mon tour, avant d'entamer une réponse, qui sonne comme une vérité absolue dans cette partie du monde.

- Rares sont les personnes qui meurent de cause naturelle à Madripoor.

Je sais que Jeannie attend de moi que je me montre un peu plus clair dans ma réponse.

- Je sais que Kesuke n'était plus tout jeune. Et qu'en vivant ici, on en vient forcément à fréquenter les mauvaises personnes. Jusqu'à potentiellement en devenir une soi-même. Je sais que ce qui va suivre peut prêter à confusion, donc encore une fois, je me montre juste ... basique. Je me fous de ce qu'il a pu faire: si quelqu'un est responsable de sa mort, je le saurai. Je le trouverai. Et il sera à l'origine d'une nouvelle histoire au sujet de Patch, crois-moi.

Mince, je m'énerve tout seul. Je quitte le canapé, laissant un "Désolé" franchir mes lèvres, au cas où la rouquine pourrait penser que mon emportement puisse être dirigé contre elle, alors que ce n'est pas le cas.

- Faudra aller voir la famille... Histoire que je puisse récupérer quelques informations importantes. Ce sera pas facile donc il faudra peut-être que tu... Je n'aime pas dire ça, car je sais qu'elle a une éthique, qu'elle tient de Chuck lui-même. Tu sais? Puises à la source.

Ce qui est simplement contraire à tout ce que Charles nous enseigne. Cela dit, une fois les portes de l'Institut franchies, je dois bien avouer que je dois être la dernière personne sur Terre à respecter les règles qui règnent là-bas. Vu le nombre de squelettes que j'ai dans mon placard...

Je regarde l'horloge murale, qui indique que le début de soirée - 21 heures - commence. Mes yeux se tournent maintenant vers la rouquine, qui a repris son petit mouvement de séchage de cheveux.

- Tu veux qu'on se pose? Qu'on sorte? A toi de voir.


Moi, tout me convient, tant que je ne cogite pas trop sur... tout ça, quoi.

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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Sam 30 Juin 2018 - 1:55
Si dans un premier temps, il n'avait écouté Jean que d'une oreille distraite, une partie de son attention concentrée sur les journaux télévisés, et le reste focalisé sur le physique de la rousse, la dernière question de la mutante força Logan à réviser son attitude. Comprenant que la télépathe était en attente de réponse, et prenant cette requête avec grand sérieux, le canadien éteignit l'écran, avant de se redresser dans le canapé. Par ces gestes, il lui montrait combien il avait compris ce qu'attendait Jean, lui manifestant dés à présent toute son attention.

Sa première phrase en disait long sur ses soupçons au sujet de la disparition de Kesuke. Et à la manière dont il l'avait prononcée, Jean comprit que ce n'était pas qu'une façon de parler, mais bien une sorte de règle en vigueur sur cette partie du globe : à Madripoor, la Mort venait toujours vous faucher avant votre heure. Cette perspective fit naître un léger frisson d'angoisse à la base de la nuque de la rousse. Pourtant, elle le savait, Logan ne craignait pas vraiment la mort … tout du moins, c'était ce qu'à l'Institut on présumait. Mais cela ne l'empêcha pas de s'inquiéter pour lui. Rester trop longtemps ici ne serait donc pas une bonne idée. Reprenant le séchage de sa chevelure, elle tenta de dissimuler ce malaise qui s'était brièvement emparé d'elle, alors que le canadien développait d'avantage ce qu'il soupçonnait. Pour lui, la mort de Kesuke n'était ni un accident, ni naturelle. Son ami avait été assassiné, et il avait bien l'intention de faire la lumière sur cette histoire, et de venger le vieil homme. Sans cesser son activité, Jean détourna pourtant le regard, fixant le coin de la table basse. Cette rage, cette colère sur le visage de Logan … dans ses yeux … elle les connaissait. Et elle savait inévitablement comment cela finirait.

Sans doute s'était-il rendu compte du ton qu'il avait employé, et de la façon dont il s'était emporté, car Logan se leva, quittant le canapé après avoir lâché une discrète demande d'excuse. Elle n'aimait pas le voir ainsi … torturé et préoccupé. Pourtant, elle le savait, c'était dans la nature du canadien de sans cesse marcher sur le fil du rasoir, prêt à basculer à chaque instant vers un sentier sur lequel elle risquait de ne pas pouvoir le suivre. Et c'était d'autant plus vrai à présent qu'il revêtait l'identité de ce fameux Patch.

Logan annonça qu'en conséquence, il lui faudrait collecter des informations et que dans un premier temps, il irait voir du côté de la famille de Kesuke. Avec un temps d'hésitation, il finit par annoncer à Jean qu'il aurait sans doute besoin de son aide … de son pouvoir pour obtenir ce qu'il voulait de force, si cela s'avérait nécessaire. Sans dire un mot, la mutante releva son regard sur lui, suspendant son activité, finissant même par totalement l'arrêter, reposant la serviette éponge humide sur ses genoux.

Il voulait qu'elle se serve de son pouvoir à des fins personnelles … sur une famille endeuillée … à son insu. Une première dérive. La gorge serrée, la télépathe fut bien incapable de lui donner une réponse, que ce soit pour refuser ou pour accepter. De toute manière, elle-même ignorait comment réagir. Devait-elle accepter au nom de l'amour qu'elle lui portait, quitte à faire fi de son éthique ? Ou bien, au contraire, devait-elle essayer de le raisonner ? De repousser la mauvaise influence qu'avait cette île sur son attitude ? Toute cette affaire commençait à prendre une tournure que Jean n'aurait jamais imaginée … craignant de finir par perdre l'homme qu'elle aimait … qu'il sombre dans une vendetta personnelle qui l'éloignerait d'elle.

Après un bref coup d’œil, à l'heure, Logan proposa à sa compagne de sortir si elle le désirait. Ou bien de simplement rester là. Il avait clairement besoin de se changer les idées … de s'occuper pour penser à autre chose qu'à son vieil ami. Il avait dit cela sans conviction … d'un ton presque morne … comme si sa seule motivation au final, c'était de faire quelque chose, qu'importait ce que c'était. Déglutissant pour se donner la force de retrouver sa voix, ce fut une sensation aussi douloureuse que désagréable qui traversa la gorge de Jean, alors qu'elle se relevait.

« On … on devrait faire un tour … je crois, annonça-t-elle finalement, légèrement hésitante et d'une voix à demi-étranglée. Je commence à avoir faim, et je crois qu'il n'y a pas grand chose à manger ici. »

Effectivement, elle commençait à avoir une boule au ventre et n'avait pas mangé depuis un moment avec le voyage. Pourtant, elle n'était pas certaine d'avoir véritablement faim … pas après ce qu'elle venait d'entendre … pas plus qu'elle n'était sûre que la sensation dans son estomac était le résultat de plusieurs heures de jeûne. Prenant la direction de la chambre, elle se contenta d'un discret « je vais me changer » lorsqu'elle le dépassa, sans même le regarder.

Une fois seule dans la chambre, elle abandonna la serviette éponge sur un coin du lit, faisant quelques pas pour se détendre à travers la pièce, tout en essayant de se concentrer sur sa respiration. Elle devait se montrer forte … elle devait être son garde fou … le soutenir et l'aider dans sa quête de réponses, tout en l'empêchant d'aller trop loin … de se perdre. Nerveusement, elle se saisit le visage entre les mains, puis, s'immobilisant face à un miroir, elle observa son propre reflet. Cette simple image lui fit prendre conscience qu'elle était sans doute l'un des meilleurs atouts de Logan sur cette île, la poussant à se ressaisir. Rapidement, elle regroupa ses cheveux encore humide en un chignon grossier, puis, ouvrant l'armoire, elle en sortit de quoi s'habiller : un short en toile de couleur blanche, un haut corail en coton avec un col suffisamment large pour laisser l'une de ses épaules apparente et une paire de tropézienne.

Quelques minutes plus tard, elle était de retour dans le salon, retrouvant Logan. Timidement, elle lui adressa un sourire, avant de s'approcher de lui, étouffant ses craintes. Pour lui, elle devait faire bonne figure. Délicatement, elle glissa sa main dans celle du canadien, entremêlant ses doigts aux siens avant de les refermer avec douceur.

« Je suis prête … Patch. »
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Dim 1 Juil 2018 - 15:02
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Pas besoin d'être télépathe pour deviner que ma remarque - celle où je lui indique qu'elle devra peut-être soutirer des informations sans le consentement de nos futurs interlocuteurs - a jeté un froid. Elle essaie de se donner une certaine contenance, mais il y a des signes qui ne trompent pas. Des signes que quelqu'un comme moi ne peut pas louper. Son absence de réponse en est une en quelque sorte.

Je la regarde quitter la pièce, m'indiquant qu'elle commençait à avoir faim, et qu'elle allait se changer pour que nous puissions sortir. Rha, Jean... Va falloir travailler ça. Masquer son inconfort dans une situation délicate, c'est un truc qu'il faut savoir absolument faire sur cette île. Sinon, on se fait bouffer tout cru. Mais bon, je vais volontairement passer sous silence que ledit inconfort est de mon fait.

Pendant qu'elle va se préparer, je fais de même. Pas bien compliqué: je place le cache-oeil sur mon oeil, là où il doit être pour "devenir" Patch. Je vais également chercher une vieille chemise grise que j'enfile. Je ne la boutonne pas jusqu'en haut, et je remonte ls manche jusqu'aux coudes. Ainsi que le col. Je prends ce que je pense dont nous aurons besoin pour payer les différents achats à venir, et enfonce les billets bien profond dans mes poches.

J'entends le bruit de pas délicats qui viennent en ma direction. Et la voici. La rouquine pour qui je craque, qui me sourit timidement, tentant encore de masquer ses craintes pour venir glisser ses doigts entre les miens. Je réponds à son sourire, serrant sa frêle main dans la mienne.

- Et bien allons-y... Je m'arrête, fronçant les sourcils. Heu... Je la dévisage un court instant. Comment est-ce que la femme qui accompagnera Patch aux funérailles d'un vieil ami et qui portera un décolleté plongeant miraculeux se nomme?

Je lui laisse le temps de réfléchir, tout en avançant. Pendant qu'elle se préparait, j'ai fait venir une voiture, qui passe nous récupérer devant mon "domicile". Alors que j'ouvre la porte pour que Jeannie puisse s'engouffrer dans le véhicule, je scrute les alentours. Rien à signaler. Parfait. Je viens prendre place à coté de Jean
en faisant le tour de la voiture, et le chauffeur fait vrombir le moteur de sa voiture.

Le voyage se passe en silence. Silence rompu par la cacophonie environnante qui règne dans le quartier où nous allons. Celui des restaurants et des Casinos. Je paie le chauffeur puis fais descendre la femme qui m'accompagne.

- Nous y voila. Surtout... Quelle recommandation donner? Il y a tellement de trucs à ne pas faire, ne pas dire, faire absolument dans certaines situations... Trop d'informations à donner, trop peu de temps. Fais moi confiance? Je lançais ça avec un soupçon de doute dans la voix, avant que nous nous installions dans une petite échoppe ambulante.

D'après ce que je peux lire, on y sert un peu de tout. Et il n'y a que deux places. C'est donc parfait: à part le cuisto qui est en face de nous, personne ne nous importunera. Ce qui m'embête, c'est que l'on fasse dos à la rue. Bah, au moins, on ne reconnaîtra pas Patch, c'est déjà ça.

- Commande ce que tu veux. Mais pas de trucs épicés. Ils ont la main lourde ici.

Moi? Je demande du poulpe frit. Et une bière locale. Le cuisinier, qui parle anglais mais aussi mandarin, s'active derrière son petit comptoir.
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Dim 1 Juil 2018 - 17:55
En revenant vers lui, Jean constata que le canadien aussi s'était changé, arborant pour l'occasion son costume de Patch. Une vieille chemise à moitié boutonnée, au col relevé et aux manches retroussées, combinée à son cache œil à présent en place, lui donnaient à présent un air encore plus roublard et peu avenant que d'accoutumée … le mauvais garçon dans toute sa splendeur … le baron local incarné. C'était pourtant encore largement insuffisant pour être révélateur de la véritable nature dont pouvait faire preuve le mutant lorsqu'il se plongeait dans une rage sanguinaire … spectacle dont avait déjà été témoin Jean.

Avec un sourire, resserrant légèrement la main de la rousse, Logan l'accompagna jusqu'à l'entrée, lui ouvrant la porte, un véhicule les attendant déjà pour les conduire à bon port. Mais avant de quitter le loft, le canadien demanda à la télépathe sous quelle identité elle souhaitait qu'on l'appelle. Une question à laquelle Jean n'avait même pas songé … pourtant, c'était une évidence à présent. Surtout en sachant pour cette histoire de 'Patch'.

« Rubis, annonça-t-elle après un court délais de réflexion. Oui, ce sera très bien. »

Pourquoi Rubis ? C'était la première chose qui lui était venue à l'esprit. Sans doute une référence à la couleur de ses cheveux. Et puis … les noms de pierres précieuses étaient souvent le genre de pseudo que choisissaient les escort-girls … alors, pourquoi faire exception ?

Une fois à l'intérieur du véhicule, les deux mutants restèrent silencieux. Lui, affichait une mine concentrée … avec sans doute une pointe de contrariété. Pourquoi ? Peut-être la perte de son ami … la possibilité qu'il ait été assassiné. Ou bien encore le fait qu'il avait conduit la femme qu'il aimait dans l'un des endroits les moins fréquentables de la planète. A moins que ce ne soit … ce blanc entre eux. De son côté, Jean préféra ne pas le déranger, gardant elle aussi le silence, se contentant d'observer le paysage par la fenêtre. Ici, la démesure semblait être le maître mot. Les ghetto et autres baraquements de bidon ville côtoyaient les hôtels et les casinos de luxe avec leurs enseignes lumineuses extravagantes. Un mélange hétéroclite qui donnait un curieux air de Vegas version trash et grotesque, où richesse et misère se fréquentaient sur une toile de fond de criminalité assumée.

Finalement, le véhicule s'arrêta dans ce qui ressemblait le plus à une allée marchande avec ses commerces et ses restaurants locaux fait de bric et de broc. Patch fut le premier à descendre après avoir payé le chauffeur. Il n'ouvrit pas immédiatement la portière pour la mutante, sans doute le temps de s'assurer qu'il n'y avait rien à craindre. Finalement, la rousse fut autorisée à sortir, se retrouvant dans une rue grouillante d'activité. L'odeur était … en fait, un mélange d'odeurs : échappement, fritures, pourriture, urine et sueur. Jean porta une main à sa bouche et devant son nez, le temps de s'accoutumer à cet environnement olfactif plutôt agressif, tout en suivant son compagnon de manière disciplinée. Se penchant vers elle, il sembla vouloir lui donner un conseil … qui mit du temps à venir. Finalement, il lui demanda si elle voulait bien lui faire confiance. Surprise, Jean haussa un sourcil. Quelle question ? Bien entendu qu'elle lui faisait confiance. Pourquoi en aurait-il été autrement ? Elle se contenta alors d'un simple acquiescement de la tête pour toute réponse.

Alors, il la conduisit devant une échoppe qui ne payait pas de mine. Un genre de boui-boui avec une table et deux chaises, à côté desquelles un cuisinier préparait des plats locaux. Plus pittoresque que cela, ne devait sans doute pas exister. Logan commanda du poulpe en friture, conseillant à la télépathe de faire l'impasse sur les plats épicés.

« Merci du conseil. »

Alors, Jean étudia la liste plutôt restreinte des plats proposés. Sans doute variait-elle en fonction des ingrédients qu'avait pu se procurer le cuisinier, une garantie de la fraîcheur de ses aliments … mais en contrepartie, un choix plus limité dans ce qu'il pouvait proposer.

« Euh … je vais prendre un nasi goreng », se décida-t-elle.

Une valeur sûre. Avec ce choix, elle était certaine de ne pas être déçue.

Leur commande passée, Jean observa le canadien en silence. Les bras croisés devant elle, reposant sur le bord de la table, elle le regardait avec sa douceur et sa bienveillance habituelle, sentant combien il était tendu et sur la défensive. Rien ne semblait lui échapper dans cette ruelle, malgré le fait qu'il lui tournait le dos. Posant avec tendresse une main sur celle de Logan, elle attira son attention pour un instant. Une question était restée sans réponse depuis trop longtemps.

« C'est d'accord … on fera à ta manière. Ton univers … tes méthodes. Mais si jamais ça va trop loin … promets-moi d'y réfléchir calmement et avec discernement. »

Evidemment, Jean faisait référence au fait d'utiliser ses pouvoirs psychiques pour obtenir des informations auprès de la famille de Kesuke. Mais également aux décisions que prendrait Patch à la lumière de ces dernières.

« Après tout, j'suis payée pour ça, Patch », ajouta-t-elle avec un clin d’œil,  pour brouiller les pistes quant à cette conversation, dans le cas où une oreille baladeuse les écouterait.
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Mar 3 Juil 2018 - 10:06
R.I.P, Old Friend


Est-ce que quand on tient à quelqu'un, on est forcément jaloux? C'est difficile à expliquer, je pense. C'est d'ailleurs un sujet que je pourrais proposer aux élèves... si j'enseignais la philosophie à l'Institut. Ce qui heureusement - pour eux, comme pour moi - n'est pas le cas.

Si je songe à ça, c'est qu'en entendant le nom que choisit Jeannie, j'ai comme une petite pointe qui vient me transpercer le coeur. Ce nom... Rubis... La plupart des gens y verraient certainement une référence flagrante à sa chevelure de feu, et soutiendraient que, comme bon nombre de femmes faisant ce métier, c'est un truc de pierre précieuse, comme Krystal, ou je sais pas quoi.

Moi, je ne peux m'empêcher de faire le lien avec l'autre homme qui a partagé sa vie. Celui pour qui une visière en Quartz-Rubis était nécessaire pour contenir la rafale optique qu'il ne maîtrisait pas. Alors je sais, je sais... Elle ne se souvient pas de tout, de sa vie d'avant. Que sa "mort" a eu comme un effet "Reset", qui a fait que maintenant, je suis l'homme qu'elle aime, mais quand même. L'esprit est quelque chose de si compliqué. Il y a peut-être de choses, sous la surface, qui n'attendent que de faire leur apparition?

Ou bien: je me prends trop la tête. D'autant que je suis plutôt mal placé pour avoir cette attitude. Il est normal qu'elle ait eu une vie avant moi. Elle, elle prend plutôt bien le fait que l'on découvre que j'ai un gamin dans chaque ville où je suis passé - j'exagère, hein.

M'enfin, nous sommes donc attablés. L'écouter parler asiatique avec un accent aussi particulier, c'est tout à fait séduisant, et me tire un fin sourire. Le nez sur mon plat, je commence à manger, tout en écoutant la rouquine me parler.

Quelqu'un de parfaitement extérieur à la scène ne comprendrait pas le double sens qu'il y a dans les propos qu'elle tient. Et il se demanderait ce que je peux bien avoir en tête pour me payer une femme, afin de faire des choses à ma manière, qui risquent d'aller trop loin. C'en est presque amusant.

Mâchant la chaire caoutchouteuse du poulpe, même si bien cuite, je lance un petit regard en coin à la femme qui m'accompagne.

- Je sais que tu es au courant qu'il y a des parties de ma vie que... Bref, tu sais pas tout de moi. Et y a des choses dont je suis pas forcément fier, mais qui se devaient d'être faites. Ce sera la même chose ici. Et...

Et je m'interromps. Fronçant les sourcils, dévoilant mes canines dans une grimace engendrée par la colère, je me lève et me retourne. Dans un même mouvement, je saisis la main du pickpocket qui tentait de subtiliser ce que j'avais dans la poche arrière de mon pantalon. Pas de bol pour lui, c'était juste le faire-part de décès de Yoshikawa. Et pas de bol pour lui - seconde partie - je suis un peu tendu.

J'ai déjà mon poing levé, comme je le fais quand je vais transpercer quelqu'un à l'aide de mes lardoires. Il me faut toute ma concentration, mais aussi et surtout l'intervention de Jean pour que je réalise que... Ce n'est qu'un gamin. Un gamin qui grandit dans l'un des quartiers les plus pourris d'un des endroits les plus pourris de la planète. Je le lâche. Il ne bouge pas, comme pétrifié par la peur. Je lui donne mon repas, que j'avais à peine touché, ainsi qu'un billet de cinquante.

Je me rassois, et recommande la même chose. Je ne croise pas le regard de Jeannie. Je ne sais pas ce qu'elle pense, et pourtant, j'affirme le contraire.

- Je sais ce que tu te dis. Et possible, oui. J'aurais pu le faire si t'avais pas été là. Je sais aussi qu'on règle pas tous les maux du monde avec du poulpe et de l'argent. Et je ne suis pas certain que ce soit parce que cet endroit déteint sur les gens que je...

J'attends que le cuisto me finisse de préparer ma commande.

- Après manger, on ira voir l'un de mes débiteurs. J'ai de l'argent à récupérer.


Autant passer mes nerfs sur quelqu'un qui le mérite. Ce sera un échauffement avant de m'en prendre à ceux qui ont tué mon ami.
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Mar 3 Juil 2018 - 15:14
Son air sévère ne l'ayant plus quitté depuis qu'ils avaient passé la porte du loft, Logan mangeait à présent le plat qu'il venait de commander, plus taciturne que jamais. De son œil unique, il épiait les environs nerveusement, sur le qui vive, ne s'attardant jamais longtemps sur la rousse. De sa position, elle pouvait le voir tendu, prêt à agir au moindre événement qui ne lui conviendrait pas, tous ses sens en alerte. Pourtant, il prit le temps de faire une sorte de confession, rappelant à Jean qu'elle ignorait encore beaucoup de choses sur l'homme avec qui elle partageait tant … des choses sombres et incompatibles avec leur vie de X-men … mais des choses selon lui nécessaires … qu'il avait faites par le passé … et qu'il serait certainement amené à refaire d'ici peu. C'était comme s'il craignait que soudainement, en étant ici, elle découvre cette vérité cachée … comme s'il voulait anticiper une révélation à laquelle il ne pourrait plus échapper bien longtemps.

Le regard plongé dans son bol de riz frit, Jean l'écoutait, pensive, jouant sans même s'en rendre compte, du bout de ses baguettes dans son plat, sans pour autant le consommer. Ce qu'il venait de lui dire … elle en avait conscience depuis un moment à présent. En fait, elle le savait depuis cette rencontre avec le cartel mexicain … et tout ce qui en avait résulté. Cette part de ténèbres chez lui, elle en avait eu un aperçu … tout comme elle pouvait la deviner lorsque dans son sommeil, il s'agitait, couvert d'une sueur froide, sous l'emprise d'un cauchemar … des tourments infligés par les fantômes de son passé. Pourtant, Jean savait également que c'était une facette indissociable de l'homme qu'il était … un aspect de Logan qui contribuait à faire de lui l'individu qu'elle aimait. Vouloir être avec lui, c'était accepter cela … l'accepter dans son ensemble, et pas seulement le X-men, mais Logan dans son intégralité, avec son passé … avec ses bagages.

Soudain, le canadien s'interrompit en plein milieu de sa phrase, à l'instant même où Jean, de son côté, avait ressenti un mélange d'émotions toutes plus vives les unes que les autres. De la faim et du désespoir … celui de ne pas être certain de réussir à voir le prochain levé de soleil. Mais également de la peur … une peur provoquée par une décision que la faim et le désespoir avaient engendrée. La peur de mourir … d'échouer. Et enfin … la témérité … celle nourrit par ce désespoir … à même de surmonter cette peur viscérale. Mais surtout … Jean put sentir l'immaturité, la jeunesse dans ces émotions … celle de l'enfance. Tout s'était déroulé en une fraction de seconde. Pas plus qu'il n'en avait fallu à Logan pour se redresser tout en se tournant, saisissant au passage la main du petit voleur, son autre poing déjà armé … prêt à frapper avec toute la force et toute la fureur qu'étaient celles de Wolverine.

Par réflexe, Jean s'était également levée, saisie par la panique, posant précipitamment une main sur le biceps gonflé du mutant, dans une vaine tentative de retenir son coup. Elle avait dû fournir un effort considérable pour ne pas hurler son prénom … pour ne pas compromettre son identité … une habitude normalement sans conséquence, mais qui aurait pu leur coûter cher dans un endroit pareil.

« L- Patch ! Ce n'est qu'un enfant ! », avait-elle hurlé dans sa détresse, la voix saturée d'inquiétude pour le jeune délinquant.

Durant ce qui parut à Jean durer une éternité, le temps sembla se figer. Logan, le poing toujours brandi, venait de réaliser qui se trouvait face à lui. C'en était-il rendu compte tout seul ? L'intervention de la rousse y était-elle pour quelque chose ? Elle l'ignorait. Calmement, le canadien redescendit en pression … finissant même par céder son repas au gosse, ainsi qu'un billet. Soulagée par ce dénouement, Jean soupira en reprenant place sur sa chaise. Elle sentait encore son cœur tambouriner à tout rompre, mais se réjouissait de la manière dont c'étaient terminées les choses. Fière de l'homme qu'elle avait à ses côtés, de ce qu'il avait fini par faire pour ce petit malheureux, elle lui adressa un sourire plein de douceur. Une nouvelle fois, elle eut le droit à une confession de sa part. Lui qui détestait habituellement qu'on lui dise ce qu'il pensait, voilà qu'à présent, c'était lui qui prétendait savoir ce que Jean avait en tête à cet instant précis. Amusée, elle n'en fit pourtant rien voir, le laissant parler … le laissant soulager sa conscience. Mais bien vite, les propos tenus par Logan, ainsi que la mine sombre qu'il affichait, chassèrent cet amusement. Il voulait lui faire comprendre qu'effectivement, il avait failli franchir une limite … une limite qu'il avait sans doute déjà largement outrepassée à un moment ou un autre de sa vie. A l'en croire, cet endroit n'y était pour rien … le seul responsable, c'était Logan lui-même … c'était dans sa nature profonde d'être ainsi … violent et sans pitié.

Sensible à cet aveux, Jean posa sur lui un regard plein de compassion. Elle ne le jugeait pas … et espérait ne jamais avoir à le faire. Le passé importait peu, surtout lorsque l'on en avait aucun souvenir. Seuls les actes présents avaient du sens selon la rousse. Ils étaient ceux qui déterminaient de quoi serait fait l'avenir … et c'était tout ce qui importait. Alors, si Logan pouvait parfois être ce qu'il prétendait être ce soir … et bien, Jean composerait avec, essayant autant que possible de compenser … de le raisonner … et en cas d'échec, de limiter les dégâts. Mais elle avait bien compris le message. Ici, sur Madripoor, elle lui avait demandé de réfléchir avant d'agir. Et là, il lui faisait comprendre que cette île n'était en rien comparable à ce que la rousse avait l'habitude de côtoyer … qu'ici les choses étaient différentes … les règles étaient différentes. Prenant une profonde inspiration, elle se donna du courage avant de donner le fond de sa pensée.

« D'accord. Tu sais mieux que moi comment agir dans un endroit comme celui-ci. Je te fais confiance pour ça. Alors … sois Patch … moi, je sais qui tu es. »

Enfin, Jean commença à déguster son plat, se forçant légèrement afin de faire abstraction de l'ambiance dans laquelle elle se trouvait … de cette récente conversation … de ce qu'il venait de se passer. Logan l'informa à ce moment là qu'il devrait rendre visite à une connaissance qui lui devait de l'argent. D'après le ton employé, cela n'aurait rien d'une visite amicale. Mais ce genre de rencontre était-elle seulement possible à Madripoor ? Jean commençait à en être de moins en moins convaincue. D'un hochement de tête, elle acquiesça la suite du programme. De toute manière, elle n'avait pas vraiment le choix. Ici, elle devait se fier à Patch et à son bon vouloir.

Cette soirée semblait être loin de toucher à sa fin … et Jean n'en doutait pas un seul instant, elle promettait encore quelques rebondissements.
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Jeu 5 Juil 2018 - 21:28
R.I.P, Old Friend


Comment fait Peter Parker, pour jongler entre ses différentes identités? Peter? Araignée? Araignée? Peter? Et encore, lui n'en a que deux, mais les espions, genre Natasha Romanoff ou Jessica Drew? Tiens, on notera que les trois premières personnes qui me viennent à l'esprit sont de type "arachnéen". Mais passons.

Tout ça pour dire, que c'est pas mon truc. Faire semblant, se cacher. Heureusement que Jean était là. Cette phrase sera mon épitaphe. Gravée dans des lettres de feu sur une pierre tombale laquée d'adamantium. Mais nous n'en sommes pas là. Pour l'heure, la rouquine et moi terminons notre repas. Dans le calme. Enfin, un calme relatif étant donné la nature de l'endroit. Une fois que nous avons terminé, je remercie le cuisinier d'un mouvement de la tête puis lui laisse un billet, avant de saisir par la main la femme qui m'accompagne. Nous déambulons donc dans les rues de Madripoor.

Un endroit où les extrêmes se côtoient. Pour le meilleur mais surtout pour le pire. Le fait que je sois accompagné n'empêche en rien les prostituées qui font le trottoir de nous proposer un instant de plaisir, à Rubis et moi. C'est d'un mouvement de la tête, accompagné d'un " T'es pas à la hauteur" que je décline plusieurs fois les avances que l'on nous fait.

Mis à part pour dire ces quelques mots, je suis resté silencieux la plupart du temps. La phrase qu'a prononcé Jeannie quand nous étions assis tous les deux, en train de manger. Elle passe et repasse dans ma tête. *Sois Patch... Moi je sais qui tu es.* Je ne sais pas si elle ne m'accorde pas trop de crédit. Si elle était au courant pour... Non, ce n'est ni le lieu, ni le moment. Ce que je dois faire à l'heure actuelle, c'est simplement... communiquer.

- Je te remercie. Je marque une pause, regardant aux alentours à l'aide de mon seul oeil "valide". Personne ne semble nous filer le train, mais je joue quand même le jeu, juste au cas où un truc que je n'aurai pas repérer nous écoute. Tu seras grassement récompensé pour ce compliment. Petite avance sur le reste.

Notre promenade nous conduit à un établissement qui, en apparence, à tout du petit commerce de quartier propre sur lui et parfaitement honnête. Une petite fabrique de nouilles artisanales. Alors, c'est vrai, ici, on travaille cet élément depuis des générations. Mais, car il y a un mais... La farine n'est pas la seule poudre blanche à faire rentrer des bénéfices, si vous voyez ce que je veux dire. Resserrant mon étreinte sur les doigts du Docteur Grey, je m'adresse à elle sans la regarder.

- Normalement, devrait pas y avoir de bagarre
- même si je dois avouer que le contraire me plairait bien. Mais si jamais cela devait arriver, tu... Je la regarde maintenant. Tu veux que j'appelle une voiture? Tu m'attends à l'intérieur. Je ne pense pas en avoir pour plus de dix minutes.

Je n'aime pas lui imposer des trucs. Déjà, quand j'ai fait allusion à l'intrusion mentale non consentie, j'ai senti que j'étais sur un truc assez délicat. Là, ça l'est moins, mais le principe reste le même.

Je me doute qu'elle ne voudra pas me laisser seul. Par ma sécurité - ou celle de ceux que je vais rencontrer. C'est pourquoi nous entrons ensemble dans le petit restaurant familial. Une hôtesse nous accueille. Je lui parle donc en mandarin, lui précisant que j'étais ici pour voir Tao. Ce nom jette un grand froid dans le restaurant, qu'une quinzaine de clients occupe.

L'hôtesse disparait par une porte à l'arrière de la salle. En ressort alors un golgoth d'au moins deux mètres trente, pour plus de deux cents kilos. Crâne rasé sur les cotés, mais cheveux longs dessus attachés en une queue de cheval, le monstre vient vers nous. Je murmure un "Ca va aller..." afin que Jean ne perde pas son sang-froid, même si elle assure jusque-là.

- Patch, prononça le géant en s'inclinant légèrement devant nous. Tao t'attend. Et le voila qui nous conduit dans l'arrière-boutique, qui a donc tout du petit local de trafiquant de drogue asiatique classique. Bienvenue dans "mon" monde, Rubis...
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Ven 6 Juil 2018 - 1:15
La suite du repas se poursuit, ponctuée par quelques échanges sans grande importance entre les deux mutants, une manière maladroite de combler cette désagréable distance qui s'était creusée entre eux suite à l'intervention du petit pickpocket. Leur plat terminé, ils quittèrent l'échoppe, Logan payant grassement le cuisinier. Visiblement, ici, tout était affaire d'argent … et Patch n'était pas le dernier à arroser généreusement ceux dont il souhaitait garder les services, ainsi que le soutien. Saisissant la rousse par la main, il la conduisit alors à travers le dédale de rues qui constituait ce quartier-ci de la ville. Silencieusement, presque docilement certains diraient, Jean suivit le canadien. D'un regard furtif vers lui, elle l'observa, sa démarche pleine d'assurance, son air de caïd et de roi d'une pègre locale … son charisme. Il avait tout d'un type dangereux et peu recommandable ainsi fagoté, et affublé de son cache œil. Discrètement, la rousse sourit, amusée … et, elle devait bien se l'avouer à elle-même, légèrement séduite.

Mais, lorsqu'une femme vêtue d'une façon excessivement légère aborda Logan pour lui proposer ses charmes, Jean se raidit, resserrant sans le vouloir ses doigts sur ceux du canadien. Avait-elle bien entendu ? L'espace de quelques secondes, elle avait oublié où elle se trouvait. Mais après tout, la prostitution devait sévir ici bien plus que partout ailleurs sur la planète. Madripoor oblige. Pourtant, la réponse que lui adressa Logan, alors qu'elle aurait dû rassurer Jean, la mit presque mal à l'aise. Ces pauvres filles n'avaient aucune considération … et la rousse eut de la peine pour elles. Instinctivement, alors que les propositions se poursuivaient à chaque coin de rue, ne semblant nullement affecter Logan, toujours aussi taciturne et peu avenant, Jean se resserra contre lui, venant lui saisir le bras dont elle tenait déjà la main, avec son autre main. Cet endroit était véritablement malsain … un concentré de misère humaine et de souffrance.

Soudain, Jean fut surprise. Logan venait de la remercier … faisant vraisemblablement référence à ce qu'elle lui avait dit dans le petit commerce. Pour réponse, elle lui adressa un discret sourire, tandis qu'il lui promettait de généreusement la récompenser. Devant ce sous-entendu des plus explicites, la rousse haussa un sourcil de surprise, loin de s'attendre à une telle annonce, tout en sentant le rouge lui monter aux joues. C'était indéniable, il avait un don certain pour incarner Patch.

Leurs pérégrinations nocturnes finirent par les conduire devant un autre commerce, qui cette fois-ci proposait des nouilles artisanales. Face à cette échoppe, Jean fronça des sourcils : elle n'avait plus faim du tout. Mais rapidement, Logan dissipa tout malentendu. La pression qu'il exerça sur la main de la rousse eut tôt fait d'attirer l'attention de cette dernière sur ce qu'il lui révéla. D'après lui, tout devait se passer sans grabuge. Mais dans le doute, il lui proposa d'appeler un véhicule pour qu'elle l'attende à l'intérieur, le temps qu'il gère ses affaires. D'un nouveau froncement de sourcils, ainsi que d'un hochement de tête négatif, elle déclina la proposition. Oubliait-il à qui il parlait ? Jean n'était pas que sa compagne. Elle était également une membre à part entière des X-men. Depuis quand les X-men reculaient face aux menaces ? D'autant plus qu'elle lui avait dit dés le départ venir avec lui pour l'accompagner et le soutenir. Alors, il n'était pas question qu'elle se débine à la première difficulté.

Comprenant qu'elle ne changerait pas d'avis, Logan l'entraîna avec lui à l'intérieur du commerce. C'était un peu plus grand que là où ils avaient mangé plus tôt dans la soirée. Ici, une quinzaine de personnes était attablée, alors qu'une hôtesse d'accueil dans une tenue traditionnelle se présenta devant le couple de mutants. Immédiatement, Logan s'adressa à elle dans une langue que Jean ne comprit pas. Mais de toute évidence, elle fut bien la seule à ne pas saisir, à en juger par la réaction unanime de tout ceux présents dans le commerce. Le canadien venait de jeter un froid.

Avec de petits pas précipités, la serveuse disparut dans l'arrière boutique avant de revenir quelques instants plus tard, suivie d'un colosse à l'air peu engageant. En voyant cette force de la nature approcher, Jean resserra la main sur celle de son compagnon, qui immédiatement, prononça quelques mots pour la rassurer. Difficilement, la rousse déglutit, alors que la masse annonça à Patch que Tao l'attendait, l'incitant à le suivre à son tour dans l'arrière boutique. Sans lâcher la main de Logan, la télépathe le suivit. Lui n'avait pas l'air plus inquiet que cela … simplement dans le même état de vigilance que depuis qu'ils étaient arrivés dans cette région de l'Asie.

De son côté, Jean commençait à douter des propos de Logan. Il lui avait dit que normalement, il n'y aurait pas de souci. Pourtant, tout ceci semblait mal engagé. Etait-ce une tentative de les intimider ? Si c'était le cas, cela fonctionnait sur elle. Pourtant, elle savait que tout aussi impressionnant que pouvait être ce géant, si Patch décidait d'en faire de la charpie … alors, toute cette affaire tournerait au carnage.

La porte franchie, les deux mutants, escortés par le malabar, arrivèrent dans une sorte de réserve dans laquelle étaient stockés tout le nécessaire culinaire à la fabrication des nouilles et de leur accompagnement. Au bout de cette pièce, entre des piles de sacs en toile de jute remplis de farine, ils pouvaient apercevoir une autre porte. Jean sursauta en sentant une lourde poigne se poser sur son épaule, la retenant sans difficulté.

« Toi, tu entres ... Tao est derrière, annonça le gorille à Logan sur un ton qui ne laissait aucune place au refus. Elle, elle reste avec moi ... au cas où ... »

Toisant du regard Patch, l'imposant personnage lui lança un regard noir, tout en conservant ses doigts resserrés sur l'épaule de la rousse. D'un signe de tête, Jean incita le canadien à poursuivre sans elle, bien qu'elle affichait à présent une mine de moins en moins sûre.
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