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R.I.P, Old Friend - PV Jean

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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Dim 29 Juil 2018 - 13:43
R.I.P, Old Friend


Et c'est ainsi qui prit fin la petite virée en tête à tête de la rouquine et moi-même à l'autre bout du monde. Avec une petite caresse dans les cheveux, et un baiser sur le front. Je regarde Jeannie quitter la pièce, restant silencieux. Je ne fais qu'acquiescer d'un mouvement de la tête.

Je me retrouve donc seul, dans ma chambre, seul à seul avec la pire tête de lard de la planète... Moi. Je quitte le lit pour finir de me sécher, dégoulinant que je suis. Je renoue la serviette autour de ma taille puis prends la direction de la sortie. J'ai beau faire *Oui* de la tête, le fait qu'elle et moi fassions chambre à part ce soir ne me convient pas du tout! J'ai la main sur la poignée de la porte, quand je réalise que... Si elle pense que c'est la meilleure chose à faire, je n'ai pas à lui imposer quoi que ce soit. Elle a déjà eu sa dose de ce genre de truc pour ce soir.

Alors ma main quitte lentement la poignée, et je fais demi-tour. Regagnant mon lit, je me glisse entre les draps après avoir laissé tomber ma serviette au sol. Je ne vous cache pas que je mets un moment à trouver le sommeil. Trop de questions dans ma tête. Trop d'interrogation sans réponse. Trop de "Et si" qui viennent polluer mon espace mental. Va-t-elle partir? Aura-t-elle déjà quitté les lieux demain, quand je me lèverai, disparaissant ainsi sans prendre le temps de me dire au revoir? Si je n'avais pas vaincu les hommes de Tao à temps, est-ce que... Je ne préfère pas aller au bout de cette dernière énigme.

Croyez-le ou non, malgré le tumulte qu'il y a sous mon crâne épais - et indestructible - Morphée finit par m'accueillir dans ses bras. Déjà que j'ai pas un sommeil calme d'habitude, là nous sommes sur un tout autre niveau. Je me tourne, je grogne, je bouge... Bref, je suis pas bien.

Et comme tout animal, le moindre bruit me tire du pays des songes. Et quand on est comme moi un peu à cran, il est possible qu'une réaction disproportionnée ait lieu. Heureusement, si mon ouïe est développée, mon odorat l'est encore plus. Et je capte que la personne qui fait irruption dans la chambre n'est personne d'autre que Jean. Qui vient se glisser sous le drap, se coucher tout contre moi. Déposer un baiser sur mon torse... Rha, rouquine, tu sais comment me mettre à l'aise.

Et si les événements qui ont précédé notre retour à la maison n'avaient pas été aussi difficiles, moralement, je peux vous assurer que là, elle ne serait pas en train de dormir comme elle le fait. Mais passons, le temps n'est pas à ça. Je glisse simplement mon bras autour de ses épaules et tente à mon tour de trouver le sommeil - encore, même si c'est plus facile désormais.

Je ne sais pas combien de temps s'écoule entre le moment où Jean me rejoint et celui où j'ouvre les yeux. Quoi qu'il en soit, la sentir contre moi... Sentir cette peau délicate collée contre moi... Inutile d'aller plus loin dans les précisions. Ni dans la pseudo-frustration que je peux ressentir. Ce que je fais? Je me lève, glissant hors du lit comme un chat qui s'éclipse. Je ne fais aucun bruit en quittant la pièce, choppant au passage un pantalon que j'enfile.

Une fois dans la pièce à vivre, je me pose dans le canapé, et réalise que pour le petit-déjeuner, je n'ai pas grand chose. "Humpf..." Oui, le grognement du matin. Mais! J'ai une petite surprise.

Chien Tan fait partie des enfants/ados qui m'aident ici. Il a la charge de récupérer courriers, colis, etc... qui me sont adressés à la boite Postale que j'ai ouverte, et de m'amener le tout - je ne me fais rien livrer ici. Par le biais de la caméra de surveillance, je peux le voir sur les écrans de contrôle. Il fait comme d'habitude, et laisse le colis devant la clôture. J'attends qu'il s'en aille, puis je vais chercher le paquet. Les premiers rayons du soleil commencent à pointer. Cela va être une belle journée, je crois.

De retour à l'intérieur, je suis surpris. En ouvrant le carton, je tombe sur une espèce de panier garni. Plein de produits locaux, de qualités - viande, fruits, plats préparés, etc... Le tout avec une petite carte. Des remerciements pour avoir éliminé Tao et sa clique? Sérieusement? Les nouvelles vont vite, dis-donc! Elle est signée par de nombreuses familles. C'est vrai que j'ai éliminé tout un clan hier. Et que j'ai pris la tête des affaires dudit clan par la même occasion. Même si à ce jour, cela veut simplement dire préparer des nouilles artisanales. J'aurais quand même dû être un peu plus discret, hier.

Je suis donc là, assis devant un petit festin qui tombe plus que bien. Mes yeux lorgnent du coté de la porte de la chambre, mais cela ne bouge pas. Je m'en vais donc au fourneaux et commencent à préparer de quoi manger. Ce sera peut-être un petit peu riche pour la rouquine, mais malheureusement, je n'ai que ce qu'il y avait dans ce colis sous la main. Des yeux, du lard, une boisson à base de lait de riz, et plein d'autres bonnes choses!

tout en cuisinant, je réfléchis à ce que je vais faire aujourd'hui. Déjà, il y a la question de Jean. Le fait qu'elle m'ait rejoint cette nuit ne veut pas forcément dire qu'elle restera. Et malgré tout le respect que j'ai pour Kesuke, le bien-être de la femme que j'aime passe avant. Donc si je dois la raccompagner à l'aéroport moi-même, je le ferai. Les obsèques n'ayant lieu que dans deux jours, j'aurai le temps d'enquêter par la suite. J'utilise la sauce soja pour assaisonner les plats que je prépare, concentré sur ce que je fais.

Bon, je ne pense pas pouvoir faire changer Jean d'avis simplement en cuisinant, mais cela ne veut pour autant pas dire que je ne dois pas lui faire plaisir. J'ai aussi conscience qu'un repas n'effacera pas les événements de la veille, mais jeuner non plus.
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Dim 29 Juil 2018 - 18:48
Encore profondément plongée dans son sommeil, Jean ne se rendit même pas compte que le canadien avait quitté le lit, poursuivant sa nuit, tandis que ce dernier s’éclipsait de la chambre sans un bruit. Ce ne fut qu'un peu plus tard qu'elle fut réveillée par une odeur de cuisine, celle des œufs brouillés et du bacon que l'on faisait revenir à la poêle. Timidement dans un premier temps, elle s'étira sous les draps, avant de finalement être plus franche dans ses gestes, occupant tout l'espace du lit sans scrupule. Puis, se laissant reposer sur le matelas, elle observa la place vide à côté d'elle. Plusieurs secondes, elle resta là, immobile, se contentant d'écouter les bruits d’ustensiles provenant de l'espace cuisine, et savourant les odeurs qui parvenaient jusqu'à elle. Enfin, une fois pleinement réveillée, elle se leva, quittant les draps pour aller saisir un peignoir de coton blanc dont elle se para. D'un pas léger, elle se dirigea vers la source des arômes gastronomiques, enroulant ses cheveux entre eux pour les regrouper.

Alors, elle arriva dans la cuisine, y découvrant un Logan simplement vêtu d'un pantalon, s'affairant à leur concocter un petit déjeuner.

« Bonjour, Logan », dit-elle.

Lentement, elle se rapprocha de lui, jusqu'à venir se glisser dans son dos, enlaçant sa taille avec douceur. Avec tendresse, elle déposa un baiser sur l'une de ses épaules, tout en passant une main sur ses abdos. Puis, restant ainsi, collée à lui, elle cala son visage sur la même épaule qu'elle venait d'embrasser, resserrant légèrement son étreinte au niveau de sa taille. De longues secondes, elle resta silencieuse, se contentant simplement de profiter de sa présence … de sa proximité. De l'avoir pour elle seule, sans qu'ils ne soient menacés par la moindre chose. Oui, à présent qu'elle pouvait partager ce moment avec lui, elle était certaine de sa décision. Il ne pouvait en être autrement.

« J'ai bien réfléchi et j'ai pris ma décision, lui annonça-t-elle sans pour autant quitter sa position, tout en le laissant continuer de cuisiner. Ce que je souhaite, c'est rester avec toi. Qu'importe les événements d'hier soir … ou bien les risques que cela comporte. Il est hors de question que je te laisse seul ici. Tu vas avoir besoin de moi. »

Oui, c'était une évidence. Il aurait besoin d'elle lors de sa rencontre avec la famille de Kesuke comme il le lui avait demandé la veille … mais il aurait également besoin d'elle pour le protéger de la folie que cet endroit distillait de manière si insidieuse dans le cœur de ses habitants. Le relâchant, elle alla chercher de quoi dresser la table du petit déjeuner, en attendant qu'il finisse de préparer les plats chauds.

Ensemble, ils purent partager le premier repas de la journée. Jean ne se montra pas trop critique sur ce qu'il y avait de disponible, ayant bien compris que le canadien avait fait avec les moyens du bord. Elle trouvait déjà très appréciable qu'il se soit donné la peine de préparer tout ceci pour elle, sans qu'elle ne lui demande quoi que ce soit.

« C'est délicieux … et vraiment très touchant comme attention. »


Malgré tout, Jean avait l'impression de percevoir une certaine lourdeur dans l'atmosphère, les réponses de Logan s'avérant être encore plus courtes qu'à l'accoutumée. C'était un peu comme s'il était plus distant qu'habituellement, dans l'attente d'un changement d'avis ou autre. Ou bien, peut-être était-il tout simplement inquiet pour elle. Saisissant plus ou moins le souci, la rousse reposa ses couverts de part et d'autre de son assiette, prenant une légère inspiration, tout en rabattant en arrière une mèche de ses cheveux.

« Je vais bien … je t'assure. Tu n'as pas à t'inquiéter », tenta-t-elle de le convaincre.

Ou bien était-ce elle qu'elle tentait ainsi de persuader ? Même si elle allait bien, les incidents de la veille continuaient de la marquer. Elle n'y pensait plus aussi souvent, mais pour autant, elle ne se sentait pas non plus totalement sereine de se savoir dans un endroit comme Madripoor. Pourtant, elle ne souhaitait rien en laisser paraître, afin de ne pas donner une nouvelle excuse à Logan pour essayer de la renvoyer à Los Angeles.

« On peut rendre visite à la famille de Kesuke aujourd'hui, si tu le souhaites, lui annonça-t-elle tout en reprenant son repas, changeant subtilement de sujet. Plus tôt nous irons les voir, moins ils auront le temps d'oublier certains détails, ou bien de se concerter sur une version altérée de l'histoire. »
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Lun 30 Juil 2018 - 10:47
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Je ne viens pas dans ce loft aussi souvent que je le souhaite. Pourtant, c'est un endroit où je me sens bien. Ce qui est paradoxale quand on sait comment est la vie hors de ces murs, sur l'île. Je me sens... Je ne vais pas dire "en sécurité", parce que ce n'est pas vraiment le cas, mais avec tout le système de défense mis en place, les pièges - bien que rudimentaires, ils sont drôlement efficaces - et le reste... Bah disons simplement que je ne suis pas tout le temps sur mes gardes. Pas ici. Pas quand je sais que la femme dont je partage la vie aujourd'hui dort encore dans le pièce d'à coté et que je cuisine pour elle, même... Oh?

Voici une belle illustration de mon propos: concentré comme je l'étais sur les différentes préparations en train de cuir, je n'ai pas entendu la rouquine se glisser derrière moi, et je fus un peu surpris en sentant ses mains glisser autour de ma taille. Je crois même qu'elle m'a dit Bonjour, et que je n'ai pas répondu! J'espère qu'elle ne va pas croire que je lui fais la gueule. Y a pas de raison pour ça.

Elle dépose sur mon épaule un petit baiser. Le genre d'attention qui n'est pas sans conséquence, mais je reste focalisé sur ce que je fais. Elle prend ensuite la parole pour dire qu'elle a fait son choix. Le petit temps qu'elle met entre l'annonce dudit choix et son amorce me parait durer une éternité. Je sens mes muscles se raidir... puis se détendre, quand elle affirme vouloir rester avec moi.

De là où elle se trouve, elle ne le voit pas, mais je souris. Légèrement, mais je souris quand même. Après quoi, nous passons à table. Le repas se passe dans un calme quasi religieux. Un silence pesant. J'ai pas envie de remuer la merde, mais parler de ce qui s'est passé hier... C'est peut-être le truc à faire? Enfin, quand on est un couple "normal", je crois qu'il faut communiquer tout ça, et ... Et le docteur Grey me tire de mes interrogations, de mon apitoiement et de mon inquiétude.

Elle dit qu'elle va bien. Je lève le regard vers son visage, ses yeux si envoutants, si expressifs... Elle ne me donne pas l'impression de raconter des bobards. Mais qui cherche-t-elle vraiment à convaincre? Je ne remets pas sa parole en doute, et reprends le cours de mon petit-déjeuner, faisant simplement *Oui* de la tête, pour montrer que, okay, je ne vais pas m'en faire pour elle. Enfin, pas trop. Enfin...

Jeannie passe à autre chose, revenant sur le sujet principal de notre venue à Madripoor. Ayant terminé mon assiette, je dépose les couverts en croix dedans, et m'essuie la bouche d'un revers de la main. Je réfléchis à ce que vient de proposer ma compagne, et là, je prends la parole, plutôt que de m'exprimer sans son.

"Tu as raison. On va se préparer. Dans le même temps, je téléphone au proche qui a laissé son numéro sur le faire-part de décès, histoire d'arranger un rendez-vous."


Je regarde la rouquine, qui a été touchée par la petite attention que je lui ai réservé ce matin. Bon, c'est pas ça qui a fait penché la balance pour qu'elle reste, mais elle a tout de même apprécier l'effort. Et là? Je lui souris. J'essaie de dissiper cette espèce de lourdeur qui s'est installée depuis que nous nous sommes mis à table. Je me gratte la joue avant que quelques mots ne sortent de ma bouche.

- J'te forcerai pas à lire leurs esprits, tu sais? J'ai jamais eu besoin de télépathie pour obtenir les informations que je voulais. Pas de raison que cela change. Je marque une pause, me penchant un peu en arrière sur ma chaise, comme un enfant qui s'ennuie en classe, avant de remettre le siège sur ses quatre pieds. Je ne t'ai pas demandé de venir pour ça. Donc...

Et je laisse ma phrase en suspens. Elle en tirera les conclusions elle-même. J'enchaine en me levant, débarrassant la table. "Si tu veux te préparer... J'en profite pour téléphoner aux Yoshikawa..."
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Lun 30 Juil 2018 - 12:36
Comme à son habitude, Logan ne fut pas des plus loquaces durant le petit déjeuner, se contentant de quelques hochements de tête pour toute réponse aux propos de la rousse, ou de quelques sons de gorges approbateurs. Mais Jean ne lui en tint pas rigueur. Elle était habituée à cette attitude, ne sachant que trop que parler n'était pas le fort du mutant. Et puis, d'une certaine manière, elle avait également conscience que ce qu'il s'était passé la veille, s'était avéré tout aussi douloureux et frustrant pour lui que cela l'avait été pour elle. Si Jean avait besoin de temps pour s'en remettre, il devait en être de même pour lui … pour accepter ce qui avait failli se produire. Et elle le savait, il lui faudrait peut-être même plus de temps à lui qu'à elle … l'un des inconvénients de ne pas beaucoup parler … de ne pas facilement s'exprimer … de tout garder pour soi.

Toutefois, Logan prit la parole pour confirmer ses projets. Il allait effectivement se charger d'organiser une rencontre avec la famille de Kesuke, le clan Yoshikawa. Un numéro de téléphone se trouvait sur le faire-part qu'il avait reçu. Visiblement, quelqu'un au sein de cette famille n'avait pas l'intention de laisser cette affaire en rester là … et comptait bien recevoir l'aide de Logan pour tirer tout ceci au clair. D'une certaine façon, c'était rassurant … mais d'un autre côté, Jean avait bien compris comment fonctionnait cet endroit. Il pouvait tout aussi bien s'agir d'une sorte d'appât … un stratagème pour faire baisser la garde du canadien, afin de le mettre en confiance et le mener dans un piège. Ou bien Jean devenait trop paranoïaque … il avait fallu moins d'une journée pour que cette île la rende nerveuse. Elle n'aurait su le dire.

Le canadien en profita alors pour préciser qu'il n'obligerait pas la rousse à se servir de ses pouvoirs pour obtenir des informations de la part des Yoshikawa, rappelant combien il était en mesure d'y parvenir lui-même sans avoir recours à la télépathie. Sur ses mots, Jean roula des yeux tout en riant discrètement. Elle n'avait jamais douté de cela, ne connaissant que trop les multiples talents dont pouvait faire preuve le mutant … des talents généralement moins propres que ceux de la télépathe dans ce domaine. Lorsqu'il le fallait Logan savait se montrer intimidant … et quand cela n'était pas suffisant, il savait également se montrer violent pour parvenir à ses fins. Il y avait peu de chances pour qu'il en soit différent avec Patch. C'était même tout le contraire.

« Il serait tout de même préférable pour eux que je m'en charge, tu ne crois pas ?, lui fit-elle remarquer, amusée. Après tout, ils restent une famille en deuil … alors, si on pouvait leur épargner tes techniques d'interrogatoire … »

Décidé, Logan commença à débarrasser la table, proposant à sa compagne d'aller se préparer le temps qu'il s'occuper d'organiser une rencontre avec la famille de Kesuke. D'un signe de tête, Jean accepta avec un discret sourire, le regardant faire encore quelques instants. Elle savait qu'une fois qu'ils auraient quitté ce loft, ils devraient de nouveau être sur le qui vive, d'autant plus que leur destination ne serait plus un mystère. Un rendez-vous allait être pris. Quiconque voudrait nuire à Patch, saurait donc exactement où le trouver. Alors, Jean profita de ces derniers instants de sérénité à regarder l'homme qu'elle aimait, sans avoir à se demander s'il ne leur tomberait pas une tuile sur le dos dans les secondes à venir.

Puis, elle se leva, prenant la direction de la salle de bain, afin de se préparer comme il le lui avait proposé. Elle n'avait pas grand chose à faire, simplement se rafraîchir afin d'avoir la meilleur mine possible. Après tout, d'ici peu, elle serait de nouveau 'Rubis', et ne devait donc laisser aucun doute sur cette identité. Passant dans la chambre, elle choisit sa tenue parmi ses affaires dispersées entre l'armoire de Logan et sa valise. Sa décision de rester prise, il faudrait qu'à un moment ou un autre elle prenne le temps de vider une nouvelle fois ses bagages. Mais pour l'heure, elle avait d'autres priorités.

Elle regagna quelques instants plus tard la salle principale, ses cheveux relevés en un chignon pour dégager sa nuque et l'aider à supporter les températures tropicales de l'île, tandis qu'elle portait une robe noire sans manche et ouverte dans le dos, lui descendant jusqu'au dessus des genoux, complétée d'une paire de sandales noires à talons. La couleur était adaptée aux circonstances … quant au côté plutôt déshabillé de la tenue, il était raccord avec le rôle d'escort du personnage. Un instant, en se regardant dans le miroir de la chambre, Jean avait eu un doute, ne pouvant s'empêcher de repenser à la veille. Elle s'était trouvée trop … provocante ainsi vêtue. Puis, elle s'était rappelée de la nécessité de jouer le jeu pour préserver la couverture de Patch, prenant sur elle et trouvant le courage de sortir de la chambre.

« Je suis prête … , annonça-t-elle. Tâchons de régler cette affaire au plus vite, si tu veux bien. »
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Lun 30 Juil 2018 - 13:10
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Jean est vraiment quelqu'un de bien. Je veux dire... Pas besoin d'être amoureux d'elle pour dire cela. Alors que nous - enfin surtout moi - sommes là pour enquêter sur la mort de mon ami, elle pense à la famille en deuil. Alors que de mon coté, je les ai déjà mis dans le camp des coupables potentiels, responsables de la mort de Kesuke.

Ce dernier n'avait pas beaucoup de richesses. Il n'avait pas d'enfant non plus, à ma connaissance. Mais il avait plusieurs frères et soeurs, neveux et nièces. Celui qui m'a écrit, et dont le nom et le numéro figurent sur le faire-part se nomme Noboru. Bien. Pendant que Jean quitte la pièce, j'attrape le téléphone mural, et compose le numéro.

Mon interlocuteur et moi-même échangeons quelques mots en japonais. La conversation ne dure pas plus d'une minute. Le temps de présenter mes respects, puis de convenir d'un rendez-vous. Je raccroche le téléphone, puis vais me préparer. Même si avant cela, je lance le lave-vaisselle. Oui, je ne suis pas un sauvage, et j'ai une invitée, quand même.

J'enfile donc une tenue appropriée à la rencontre qui va se produire. Pantalon noir - avec des sous-vêtements cette fois - une chemise blanche, toujours pas boutonnée jusqu'en haut. Et mon cache-oeil. Oui, à bien y regarder, on dirait une tenue classique pour mon borgne. A croire qu'il ne fait qu'aller présenter ses hommages à des familles attristées par la perte d'un être cher.

Jean revient dans la pièce et elle est... à couper le souffle. Son personnage de Rubis est véritablement... Bref, je ne vais pas m'épancher là-dessus. Quand la rouquine m'indique qu'elle souhaite que nous réglions cela sans perdre trop de temps, je ne fais qu'émettre un son. Mais dans mon langage, ça veut simplement dire que je suis d'accord. Plutôt que de sortir, j'attrape Jean par la main - l'un de nos premiers contacts depuis le baiser avant le repas.

"On prend ma voiture..."


Je la conduit donc à une porte dérobée, qui donne sur un garage sous-terrain. Là, on y trouve alors une moto, une voiture un peu vieillotte mais qui a de la gueule, et pas mal de bibelots accumulés au cours des années sur l'île. J'ouvre la portière pour que Jeannie puisse s'y installer, puis je vais me placer derrière le volant.

On démarre, puis on quitte mon petit chez moi par le biais d'un tunnel qui n'est plus utilisé depuis des années par le reste de la population. Nous regagnons donc le trafic catastrophique de Madripoor. Bouchons, coups de freins. Cris. Coups de feu, quand c'est une journée chaude qui fait bouillir les esprits. Mais on a de la chance, aujourd'hui, il n'y aura pas de morts pour une priorité refusée.

Nous arrivons donc devant chez Noboru Yoshikawa, neveu le plus âgé de Kesuke. Il m'a demandé de venir chez lui directement. Un voiturier s'occupe de ma voiture, ce qui me surprend. Je tends mon bras à "Rubis" pour qu'elle vienne s'y accrocher. Et nous pénétrons dans le bâtiment. Cela n'a rien à voir avec la vie assez simple qu'avait mon vieux compagnon de beuverie.

Non, là, on se croirait dans ces immeubles modernes dirigés par des chefs d'entreprise, ou des espèces de start-up, je suis pas certain. Quoi qu'il en soit, l'hôtesse nous conduit jusqu'à un vaste salon, où nous sommes invités à prendre place dans les confortables canapés en cuire marron clair.

Inutile de préciser que je suis clairement aux aguets. Premier coup de pute que je subodore, et je fais un carnage. Mais Noboru fait finalement son entrée. Il s'agit d'un homme assez... banal. Presque cliché. Assez mince, il doit pas dépasser le mètre soixante-quinze. Coupe au bol, lunettes sur le nez. Il porte un costume classe, mais sobre.

- Toutes mes condoléances.
- Je vous remercie... Patch. Je sais que ce n'est qu'un surnom, mais mon oncle vous nommait toujours ainsi. Il tourne sa tête vers Jean.
- Voici Rubis, elle m'accompagne pour ce voyage. C'est ma... Je hausse les épaules. Devant ma désinvolture, le petit PDG en herbe semble être mal à l'aise. Bien. Quand on est pas tranquille, on commet des erreurs. On dit des trucs qu'on voudrait garder secret.

Noboru se racle la gorge, puis reprend la parole.

- Vous vous demandez certainement pourquoi je vous ai transmis mes coordonnées personnelles... C'est par rapport à la mort de mon oncle. Je ne pense pas qu'elle soit naturelle. Oh, voyez-vous ça... Le problème, c'est que nombreux de mes cousins pensent la même chose... Il hésite à continuer sa phrase.
- Quoi?
- Ils pensent que c'est moi qui ai tué notre oncle. Dans le but de récupérer le terrain dont il avait hérité et où se trouve un petit dojo.

Je grimace, serre les poings.

- Tu veux en venir où, là?
- Je peux vous jurer sur ce que j'ai de plus cher que je ne suis pas responsable de la mort de mon oncle. Je lui ai proposé à plusieurs reprises de racheter le terrain, le dojo, afin qu'il puisse vivre une vie confortable jusqu'à ce que...
- T'aurais fait quoi de tout ça?
- Pardon?
- Le terrain. Le dojo? Je le bouscule un peu. Un des gardes du corps fait mine de s'approcher, mais le petit génie lui indique d'un geste de la main de ne pas bouger.
- Je... On aurait tout rasé. Ma femme détestait cet endroit. On y aurait fait une maison secondaire et...
- Oh bordel...

Je me lève. Oui, non, là c'est mort pour la diplomatie, le coup du faut faire gaffe parce qu'il pleure un oncle mort c'est cuit aussi. Mains sur les hanches, je commence à faire le cents pas, mon regard croisant de temps à autres les yeux verts de Jeannie. Est-ce qu'elle va aller piocher les informations? Je ne sais pas, en attendant, je me charge de faire les choses à ma manière.

Je regarde maintenant de mon oeil unique le petit gars.

- Qui hérite?
- Pardon?
- Bon sang, si je dosi tout répéter plusieurs fois, on n'est pas...

La rouquine me fait signe de me calmer... Je marque donc une pause, histoire que l'autre puisse me donner sa réponse.

- Nous ne le saurons que lors de la lecture du testament, qui aura lieu demain, après les obsèques.
- Personne ne sait ce qu'à pu écrire votre oncle?
- Non.

Je me tourne vers Jean, toujours les mains sur les hanches. Qu'elle fasse ce qui lui semble juste, après, nous quitterons les lieux comme nous sommes venus - enfin je l'espère - c'est à dire sans sang sur les mains.
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Lun 30 Juil 2018 - 14:54
Simplement vêtu d'une chemise blanche pas totalement fermée, d'un pantalon noir et de son cache œil, Logan l'attendait dans le salon. En la voyant arriver, Jean vit dans son œil une forme de désir exacerbé, même s'il n'en fit rien savoir. Nerveusement, la rousse chassa d'un geste rapide, une mèche de cheveux derrière son oreille. Finalement, il la conduisit dans une pièce qu'elle n'avait jusqu'alors jamais soupçonnée dans le loft. Un garage en sous-sol était accessible depuis l'intérieur de la résidence, dans lequel le couple trouva une voiture qu'ils utilisèrent pour regagner la surface via un tunnel sous-terrain. Ils débouchèrent directement parmi la circulation de l'île, Jean les soupçonnant d'être déjà à une certaine distance de la propriété de Patch. Une manière d'assurer encore plus sa sécurité en brouillant les pistes pour d'éventuels rivaux.

Finalement, ils s'arrêtèrent devant un immeuble de haut standing, leur véhicule pris en charge par un voiturier. Saisissant le bras tendu de Logan, la télépathe se laissa guider à l'intérieur de l'édifice. Elle n'avait pas connaissance que l'ami du canadien avait été un homme fortuné. Il ne le lui avait pas présenté sous ces termes. Pourtant, il était évident que sa famille détenait une certaine fortune. Conduits dans un salon, ils attendirent alors la venue du neveu de Kesuke. Déjà, la rousse sentait son partenaire bouillir d'impatience à ses côtés, la confortant dans l'idée qu'elle soit restée avec lui. Elle devait faire en sorte d'éviter tout débordement … de s'assurer de garder Logan le plus calme possible.

Lorsque Noboru arriva, les deux mutants se levèrent, Patch lui présentant ses condoléances. D'un hochement de tête, Jean le salua en silence, laissant le borgne la présenter … avec une certaine banalité, qui ne manqua pas de légèrement déstabiliser leur interlocuteur. Noboru était un homme qui n'était plus tout jeune, avec un physique discret et qui ne laissait pas un souvenir impérissable. Mais ce que remarqua le plus Jean en le voyant, c'était l'anxiété qui l'habitait. Etait-ce la présence de Patch qui l'impressionnait ou bien … avait-il quelque chose à cacher ? Le doute semé, la télépathe décida de rester vigilante, tout en se rasseyant.

L'asiatique expliqua alors son choix de faire venir Patch. Il désirait lui faire part de ses soupçons quant à la mort de son oncle, précisant également que d'autres membres de sa famille émettaient le même genre d'hypothèse … le soupçonnant lui, pour une histoire d'héritage. Immédiatement, Jean sentit le canadien se tendre d'avantage à ses côtés, et sans qu'elle n'ait à le regarder, elle sut qu'il allait voir rouge. Le cœur du conflit semblait être un terrain en particulier, sur lequel était bâti un dojo. En silence, et calmement, Jean suivit les explications, alors que Logan, lui devenait de plus en plus agacé par ce qu'il entendait et par ce mystère s'épaississant. Jusqu'à devenir beaucoup moins diplomate dans ses questions, et dans sa manière de s'adresser au neveu, le bousculant quelque peu. Pourtant, ce dernier continuait de répondre comme il le pouvait, révélant les projets qu'il avait pour cette parcelle de terrain. A première vue, Noboru avait tout du coupable idéal … sans doute même trop.

N'y tenant plus, Logan se leva, commençant à faire les cents pas dans la pièce. Devant les hésitations de Noboru dans ses réponses, le canadien s'énerva d'avantage, si bien que lorsqu'il croisa le regard de la rousse, cette dernière, d'un froncement des sourcils, lui fit comprendre de redescendre en pression. Il ne servait à rien de devenir agressif … ils voulaient repartir avec des informations, pas avec des ennemis. D'après le Yoshikawa, seul la lecture du testament révélerait qui serait le nouveau propriétaire du dojo. Les mains sur les hanches, Logan observa sa compagne, silencieux, mais pas pour le moins contrarié et agacé. Alors, Jean se décida à prendre la parole. Serait-ce perçu comme un affront ? Qu'une femme, qui plus est étrangère, s’immisce dans de telles affaires ? Qu'importait … ils étaient là pour mener une enquête, pas pour contenter les normes patriarcales locales.

« Excusez-moi mais … pourquoi votre femme déteste-t-elle cet endroit ?, demanda-t-elle en marquant une pause. Je veux dire … visiblement, elle nourrit de la rancœur à l'égard de ce dojo, au point de vouloir le raser … mais pour autant, elle accepterait d'y construire une résidence secondaire … d'aller passer son temps libre là-bas … sur ce terrain qui visiblement fait naître chez elle tant de … choses négatives. Avouez que c'est curieux, non ? »

Noboru lança alors un regard froissé à Rubis, avant de reporter son attention sur Patch, comme pour savoir s'il devait ou non répondre … s'il devait tenir compte de cette remarque faite par une simple fille qui louait ses services. Jean en profita alors pour percer les pensées de son interlocuteur, laissant son pouvoir glisser doucement dans la conscience du neveu. Mais les pensées de ce dernier se révélèrent bien rapidement incompréhensibles. La rousse ne parlait pas un traître mot de japonais. Pourtant, elle pouvait sentir en lui de la peur … une peur à l'encontre de Patch. Mais pas de culpabilité. Non. Il ne craignait pas le borgne parce qu'il avait le sang de Kesuke sur les mains … il le craignait pour autre chose. Mais qui pouvait le lui reprocher ? Sans parler du fait qu'à cet instant précis, Logan ne se montrait pas sous son meilleur jour.

Toujours assise dans le canapé en cuir marron clair, Jean quitta alors Noboru du regard, reportant son attention sur Logan. Par télépathie, elle lui souffla ses certitudes.

* Ce n'est pas lui le meurtrier, révéla-t-elle sans détour. C'est un escroc qui a bâti sa richesse en arnaquant les gens ou en les menaçant … mais ce n'est pas un tueur. *

Sans quitter le canadien du regard, elle marqua pourtant une pause. Même si elle n'avait pas compris les pensées du neveu, un terme revenait sans cesse, de manière récurrente.

* Logan … Que signifie 'fumeiyo' ? Il répète ça sans cesse dans sa tête avec un sentiment de culpabilité. Et … tu lui fais peur à cause de ça. *
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Mer 1 Aoû 2018 - 13:53
R.I.P, Old Friend


Alors que j'avais du mal à garder mon calme, Jean décida de prendre la parole. Du coin de l'oeil, je vois le dégout sur le visage des gardes du corps de Noboru. Il est évident que pour eux, le fait qu'une étrangère que l'on paie pour avoir le droit de... Bref, qui fait le plus vieux métier du monde, bah pour eux, elle ne devrait même pas ouvrir la bouche.

Mais ce qu'ils peuvent penser ou dire, je m'en fous. Ce qui compte, c'est que Jean met le doigt sur un truc intéressant. Et mon regard pesant désormais sur la carcasse du neveu de Kesuke, je le pousse un peu à prendre la parole.

- Oh? Tu comprends pas l'anglais? Elle t'a demandé quelque chose.

Froissant nerveusement son pantalon au niveau des genoux à laide de ses mains, le chef d'entreprise entreprend de répondre. Il marche clairement sur des oeufs avec moi et il doit avoir conscience qu'une baffe peut rapidement partir. Enfin... J'ai en tête la mise en garde de Jean, qui, d'un simple regard, m'a fait comprendre qu'il fallait que je redescende d'un cran. Donc nous parlerons de... d'une baffounette. Une petite baffe, quoi.

- Ma femme déteste la violence. Les arts martiaux. Et j'étais le plus mauvais élève, parmi mes cousins...
- Tu m'étonnes... Oui, bon ça m'a échappé.

Je prends le temps de réfléchir à ce qu'il dit. Et c'est à ce moment précis que le plus bel espion télépathique de la planète me contact sur notre petit canal privé. Ainsi, l'être qui se tenait devant nous disait la vérité. Mais il n'était pour autant pas blanc comme neige. En soi, je m'en moque, s'il devait devenir un rival dans une guerre de territoire, je sais que j'ai l'avantage sur lui. Et pas besoin de gardes du corps pour ça.

*D'accord. C'est pas lui le responsable donc...*
Je fais claquer ma langue contre mon palais en me rapprochant du petit gars. *En gros? Cela veut dire honte, déshonneur, un truc dans le style.*

Je m'assieds à coté de Noboru. Le pauvre ne sait plus où poser les yeux. Me regarder directement? Oh bien sûr que non. Ce serait un affront, et il est clairement pas en position de faire ce genre de trucs. Fixer "Rubis"? Allons, ce serait presque pire que de me regarder moi.

Je prends une profonde inspiration, puis m'adosse confortablement dans le canapé, faisant désormais face à Jean.

- Ecoute, mec. Si tu m'as dit que t'as pas tué ton oncle pour récupérer le dojo, je te crois. Je tourne la tête vers le gugusse qui semble soulager de m'entendre prononcer ces mots. Mais soyons bien clairs: t'es une honte pour ta famille.

J'entends les pas des gorilles se rapprocher dans mon dos, et je les somme en japonais de ne pas bouger sans quoi ils devront expliquer la mort de leur patron au reste de la famille Yoshikawa. Le mec qui se tient à coté de moi n'est clairement pas apprécié par les autres membres de sa famille, mais à Madripoor, on ne tolère pas l'incompétence.

- Tu te laisses marcher dessus par ta femme? Juste parce qu'elle n'aime pas ce dojo, t'étais prêt à le raser? Pfff... Je me gratte la barbe avant de reprendre. Tu sais ce que cet endroit représente pour ton oncle? Pour ta famille? Honnêtement, j'espère que c'est pas toi qui en héritera. Tu peux faire construire ta maison de vacances n'importe où. T'en as les moyens. Donc je vois pas pourq...

- Ils se moquent de moi.

Oh, quelle audace. Me couper? Je le regarde de mon seul oeil valide, presque surpris.

- Je... Ecoutez. Vous connaissez l'histoire de ma famille. Vous savez qu'on a un passé très lié aux différentes formes martiales pratiquées dans cette partie du monde. Mais je n'ai jamais aimé ça. Alors mon père, mes frères, mes cousins, mêmes mes cousines... Tous, ils...

- Ca va. N'en dis pas plus, j'ai compris. J'ai compris, mais ça veut pas dire que je tolère. T'es vraiment qu'une sous-m... Je croise le regard de Jean qui me fait à nouveau comprendre que je vais trop loin.

Je soupire avant de me lever et de me remettre à marcher dans la pièce.

*Je pensais qu'on tirerait plus d'informations de cette rencontre. C'est juste un péteux qui ne pense qu'à lui et qui veut que je lui sauve la peau. Si tu penses qu'on en a fini avec lui, on peut rentrer.*
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Mer 1 Aoû 2018 - 22:09
Comme Jean s'y était attendue, les dents grincèrent et les regards devinrent noirs devant son intervention que visiblement, les hommes de Noboru trouvaient déplacée. Mais sous l'insistance de Logan, le neveu que Kesuke prit malgré tout la peine de répondre, révélant que tout ceci était un mélange entre la volonté de son épouse, mais également ses piètres talents de combattant. Devant le commentaire du canadien, Jean lui adressa une nouvelle moue désapprobatrice. Ce type était en train de s'ouvrir, de leur donner des indices … il n'était pas judicieux de le froisser avec ce genre de propos. Mais ainsi était le tempérament de Logan, et la rousse n'était pas prête de le changer … ni même ne le souhaitait.

Vint alors le moment où la télépathe fit part de ses découvertes à son partenaire, directement dans l'esprit de ce dernier. En conclusion, Noboru n'était pas l'assassin. Simplement un type avec un gros complexe d'infériorité … et le mouton noir de sa famille. La honte de son clan. Toute cette philosophie devait bien évidemment parler à Logan, habitué aux coutumes et aux mœurs japonaises. Pour Jean, c'étaient là des concepts qui lui échappaient. Elle ne concevait pas que l'on puisse ainsi accabler et rejeter un membre de sa propre famille.

Comme pour accentuer un peu plus la pression qu'il exerçait déjà sur leur hôte, Logan vint s'asseoir à côté de ce dernier, afin de poursuivre cette conversation. Le malheureux, plus mal à l'aise que jamais, n'osait plus regarder autre chose que le sol, ses mains s'agrippant nerveusement sur le tissu de son pantalon. Jean pouvait le sentir d'ici, la nervosité du Yoshikawa était palpable. Un contraste flagrant avec l'attitude du canadien, qui lui, prenait ses aises, comme s'il se trouvait en territoire conquis. Il était … Patch. Un personnage qui, à présent qu'elle le connaissait de mieux en mieux, n'aurait jamais attiré la sympathie de la rousse, et encore moins son affection. Sans doute pour détendre un peu cette ambiance de plus en plus lourde, Logan admit ne pas croire Noboru coupable du meurtre de son oncle. Immédiatement, le concerné relâcha légèrement son corps. Mais déjà, le canadien enchaînait avec ce qui était clairement un affront, provoquant une réaction immédiate des hommes de mains du maître des lieux … que Patch sembla dissuader en japonais. Qu'importe ce qu'il leur avait dit, ce fut efficace.

Ceci réglé, le canadien reprit ses explications, ou plutôt la liste des reproches qu'il faisait au neveu de son défunt ami. Mal à l'aise devant un tel franc parlé, Jean préféra détourner le regard un instant, par pudeur, déglutissant même difficilement. Elle trouva ce spectacle très désagréable … mais visiblement, Logan jugeait cela nécessaire. Il avait sans doute eu raison, puisque brusquement, le Yoshikawa prit la parole, interrompant Patch, pour avouer ouvertement être la risée de sa famille. Jean et Logan avaient donc vu juste.

Une nouvelle fois, Logan manqua de déraper avec un commentaire déplacé. Par chance, il croisa au même moment le regard de la rousse, dont l'expression le dissuada dans la seconde de terminer sa phrase. Ce type était en deuil, en plus de base d'être mal dans sa peau. Certes, c'était un escroc, mais ils n'étaient pas là pour le détruire moralement … sa famille s'en chargeant déjà plus que largement. Sans doute frustré d'avoir ainsi été silencieusement sermonné, Logan garda le silence, se levant pour faire quelques pas dans la pièce, les mains glissées dans les poches de son pantalon. Cette attitude ne manqua pas d'arracher un discret sourire en coin à Jean. Elle le trouvait craquant quand il se mettait ainsi à bouder. Dans son esprit, elle lut également qu'il était déçu du peu d'informations qu'ils avaient pu tirer de la part de Noboru, proposant alors à sa compagne de partir. Imperceptiblement, Jean fronça des sourcils.

* Attends … *

Non. Il ne fallait pas partir. Pas maintenant. Ils arrivaient exactement au moment le plus intéressant de cette rencontre, la rousse pouvait le sentir. Noboru était sur le point de se confier librement, à présent qu'il était soulagé de ne plus être soupçonné par Patch. Ils avaient fait le plus gros du travail. Il ne fallait surtout pas quitter les lieux sans avoir récolté les fruits de leur labeur. Logan était certes très efficace pour mettre la pression et déstabiliser un individu. En revanche, comme souvent, il ne brillait pas lorsqu'il s'agissait d'écouter et de laisser les autres se confier. Car oui … il restait une question essentielle qu'ils ne lui avaient pas posée.

« Yoshikawa-san … »

A ces mots, Noboru releva les yeux, croisant pour la première fois depuis cette rencontre le regard de la rousse qui lui adressa alors un sourire plein de douceur.

« Qui, selon vous, a pu commanditer le meurtre de votre oncle ? »

Un instant, le japonais resta silencieux, fixant sans faillir la mutante. Puis, il se redressa, tirant nerveusement sur les pans de sa veste.

« Furui !, répondit-il dans un japonais tranchant. Momoko Yoshikawa, la sœur d'oncle Kesuke. »

Face à cette réponse qui ne souffrait aucune contrariété de par son intonation, Jean releva le regard sur Logan qui s'était retourné vers elle pour l'occasion.

« Merci, Yoshikawa-san. Je pense que nous allons vous laisser, et encore toutes nos condoléances », lui dit-elle en se relevant de la banquette pour ensuite le saluer en s'inclinant devant elle, mains jointes sur les cuisses.

Une fois sortis de l'immeuble, le voiturier alla leur chercher leur véhicule. En l'attendant, Jean regarda le canadien du coin de l’œil, un air légèrement inquiet pour lui.

« Ne t'inquiète pas … nous finirons par tirer tout ceci au clair, lui dit-elle discrètement et avec empathie. Mais pour l'heure, il faut accorder le bénéfice du doute à cette Momo-je-sais-pas-quoi, et ne pas tirer de conclusion trop hâtive. »

Alors, la voiture de Logan arriva, toute disponible pour eux.
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Jeu 2 Aoû 2018 - 15:36
R.I.P, Old Friend


Ainsi notre entretien avec ce Noboru prit fin. Je dois bien avouer qua la présence de Jean a été un véritable plus, dans cette histoire. Je ne sais pas si sa douceur contrastant avec ma... on va dire "franchise" pour ne pas se montrer désobligeant, a permis à l'autre de s'ouvrir un peu et de lâcher un nom, mais le résultat est là.

Nous sommes à présent dans la voiture, et je commence à rouler. Les yeux rivés sur la route, j'écoute les mises en garde de la femme qui se tient juste à coté de moi. Je sais qu'elle a raison, mes mais tripes ont envie que quelqu'un ramasse une paire de baffes. J'en viendrai presque à prier pour que nous ayons un petit accrochage en voiture pour pouvoir me défouler. Mais "malheureusement", tout se passe bien.

Un petit sifflement s'échappe de mes lèvres, et mes doigts tapotent nerveusement le volant de notre voiture. Je contrôle toujours les rétroviseurs, afin de m'assurer que personne n'est en train de nous suivre, et jusque-là, tout va bien. J'essaie de faire des liens, entre ce que je sais de Kesuke et les bribes d'informations que nous venons de récolter. Aussi, je réalise que si Jeannie veut m'aider, il faut qu'elle dispose des mêmes informations que moi - je dois donc lui dire ce que je sais. Mais avant cela, il me parait important de souligner un point.

- Je... Merci pour le coup de pouce télépathique, là-bas. Je sais que c'est pas dans tes habitudes de faire ça et... J'ai un petit soubresaut, parce que ma remarque suivante me ferait presque rire. Je me doute que tu ne l'as pas fait que pour moi: tu as empêché que Noboru ne se sente encore plus merdeux qu'il ne l'est...

Et là, je continue de parler, mais presque plus comme si je formulais une pensée à voix haute. "Mais attends que je revienne te voir, enflure. On va régler quelques comptes tous les deux..." Alors que je prends un virage un peu serré à droite, je reprends le cours normal de la discussion.

- Il y a des choses que tu dois savoir sur Kesuke, le dojo, tout ça... Je vais mettre de coté les affaires louches dans lesquelles il trempait - tout le monde fait ça ici. Oui, tout le monde, même moi. Le grand-père de Kesuke est venu ici depuis l'île de Kyushu, au Japon. C'était un combattant. Et il a transmis a ses descendants ses techniques de combat, qui se rapprochent du Karaté. C'est comme ça que j'ai rencontré Kesuke d'ailleurs. J'humidifie un peu mes lèvres avant de reprendre. Je faisais des combats de rue. Et il a vu que j'étais pas mauvais. Il m'a proposé de me former. J'ai accepté. Malgré le fait qu'il soit plus âgé que moi - bon, ce n'était pas vrai, mais je suis certain que la rouquine voit où je veux en venir - il m'a battu plusieurs fois.

Je hausse les épaules. "Il est évident que si j'avais voulu le tuer, j'aurais pu. Mais là n'était pas le but de nos entrainements. Il a réussi à me transmettre quelque chose, qui m'a permis de me recentrer, de me focaliser sur des choses que je pensais perdues. Je connais des choses qui ne se transmettent normalement que si l'on fait partie de la famille, du clan..."

Les pneus crissent un peu alors que je passe une vitesse pour relancer notre véhicule dans une succession de petites rues typiques. "Ce dojo, bâti par son grand-père... Cela comptait vraiment pour Kesuke, et le fait que l'autre couille-molle s'écrase devant sa bonne femme et soit prêt à le détruire parce qu'il ne maitrisait pas les subtilités de l'art importé par le premier Yoshikawa à avoir mis le pied sur l'île..."

Rha, rien que d'en parler, ça me remet en rogne. Heureusement, nous n'arrivons pas très loin du restaurant où je voulais amener Jeannie. Enfin, vite fait, car j'ouvre la vitre, et m'adresse à la personne qui garde la porte d'entrée.

- Comme d'hab, s'te plait.
- C'est parti, Patch! et le jeune homme disparait dans l'établissement.

Là, je regarde la rousse directement. "J'espère que tu aimes les plats un peu... exotiques." Cinq minutes après, un peu comme au Drive d'un Fast Food, on vient me déposer ma commande. Je donne un billet de cent au gars soufflant un "Garde la monnaie", avant de déposer sur le siège arrière le sac d'où s'échappe une odeur épicée et sucrée. "On rentre, maintenant." Pas envie de trainer et qu'il nous arrive des bricoles comme hier soir.

On verra après le repas si on va voir Momoko. D'ailleurs, cela me fait penser que je n'ai pas abordé un point avec Jean. "Jamais auparavant, je n'avais rencontré un membre de la famille de Kesuke. Et forcément, tomber sur l'autre étron, c'est pas super encourageant pour la suite. Je me demande pourquoi il ne m'a pas présenté aux autres. M'enfin bon..."

J'allume la radio, ainsi que la clim'. Mais c'est raisonnablement léger, histoire de ne pas couvrir nos voix et que nous puissions discuter aisément.
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Jeu 2 Aoû 2018 - 23:12
Dans l'habitacle, le silence était pesant, aucun des deux occupants ne prononçant la moindre parole. Jean, sentant la tension de son compagnon, respecta le désir de ce dernier de ne pas vouloir discuter dans l'immédiat. Il avait sans doute besoin de faire le point, de réfléchir à ce qu'il venait d'entendre … de digérer ces révélations. Il était contrarié. La rousse pouvait le sentir à la conduite nerveuse de ce dernier. Bien que légèrement inquiète pour lui, elle préféra lui faire confiance, le laisser gérer à sa manière son tempérament. Il finirait tôt ou tard par redescendre en pression.

Finalement, le canadien desserra les dents, remerciant son interlocutrice d'avoir accepté de se servir de son pouvoir malgré ses principes. Imperceptiblement, Jean sourit. D'une part, parce qu'il était toujours agréable d'être remerciée. Ensuite, parce qu'effectivement, il avait vu juste en soupçonnant qu'elle avait accepté de lire dans les pensées de Noboru pour aider Logan, mais également pour soulager la conscience du neveux. Pourtant, lorsqu'il précisa pour lui-même qu'il avait malgré tout l'intention de revenir voir le Yoshikawa pour régler ses comptes, la rousse ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. Qu'il pouvait être rancunier quand il s'y mettait … Un nouveau virage un peu sec força la mutante à s'accrocher à la poignée au dessus de sa portière. Vu l'humeur de Logan, ce n'était pas le moment de lui faire la moindre remarque … quand bien même on s'appeler Jean Grey.

Le mutant éprouva alors le besoin d'en raconter plus à la rousse au sujet de sa relation avec Kesuke, la manière dont ils s'étaient connus, le type de famille qu'étaient les Yoshikawa, leurs valeurs, leur héritage. Ce fut également pour Jean l'occasion d'en apprendre un peu plus sur Logan … les combats de rue … les magouilles à Madripoor … une période d'errance à laquelle le vieux japonais avait mis fin en décidant de prendre le canadien sous son aile … le traitant comme un membre de sa famille … comme un fils. A la manière dont Logan parla de cette période de sa vie, elle comprit toute l'importante de cette homme pour lui … son attachement … sa loyauté pour ce qu'il lui avait légué … D'une certaine manière, leur relation devait être ce qui s'apparentait le plus à un lien père et fils pour Logan, malgré l'âge inversé entre chacun des acteurs de ce duo. A présent, elle comprenait mieux pourquoi toute cette affaire lui tenait tant à cœur. Une nouvelle fois, elle aurait souhaité lui dire combien elle était désolée pour cette perte … mais ce n'était pas ce dont il avait besoin pour l'heure. Ce qu'il réclamait … c'était le nom du responsable de cette mort. Et par conséquent … vengeance. A cette idée, Jean sentit un frisson lui parcourir la nuque. Elle savait de quoi il était capable dans ses excès de rage. Elle en avait été témoin moins de vingt quatre heures plus tôt.

Suivant la conversation, la télépathe n'avait pas du tout fait attention au chemin emprunté par le véhicule, si bien qu'elle fut surprise en réalisant qu'ils étaient à présent dans des ruelles sinueuses et étroites, sans doute dans les quartiers les plus populaires de l'île … loin des grandes artères. Finalement, ils s'arrêtèrent devant un petit commerce, et sans quitter le véhicule, Logan passa commande. Visiblement, il était un habitué des lieux. A la remarque du mutant, Jean hocha simplement la tête … loin de s'attendre à la signification du terme 'exotique'. Le sac contenant leur repas récupéré, Logan redémarra pour cette fois-ci rentrer directement au loft. Sur la route, il précisa à Jean que Noboru était le premier membre de la famille de Kesuke qu'il rencontrait. Jamais auparavant il n'avait vu un autre Yoshikawa, comme si le vieux maître avait fait en sorte de leur dissimuler l'existence de Patch. Pourtant, tous savaient qui il était. Et cette première rencontre ne mettait pas le canadien en confiance pour la suite.

Empruntant la même voie plus ou moins désaffectée pour rejoindre le tunnel qu'à l'aller, les deux mutants regagnèrent le sous-sol du loft. Sur place, Logan se chargea de récupérer le sac du repas sur la banquette arrière, tandis que Jean regagnait déjà la surface. Les escaliers gravis, elle se débarrassa de ses chaussures, avant d'aller en cuisine pour se laver les mains et sortir de quoi déjeuner. Installés à table l'un en face de l'autre, Jean et Logan ouvrirent alors le sac pour se partager les plats. Un instant, la rousse eut un léger mouvement de recul en ouvrant sa ration. Sur des nouilles frites, reposaient plusieurs morceaux de viande cylindriques de couleur claire, avec au centre … une tête ophidienne couverte d'écailles. Alors, elle releva les yeux sur Logan, constatant qu'il l'observait … à croire qu'il attendait sa réaction.

« Est-ce que c'est ce que je crois ? », demanda-t-elle calmement, mais avec un rythme cardiaque pourtant plus rapide que la norme.

Pour toute réponse, elle eut un signe de tête affirmatif. Bon sang … voilà ce qu'il entendait par 'exotique' … aucun rapport avec un mélange salé et sucré à base de fruits locaux. Non.

« Juste ciel … je vais goûter … histoire de pas mourir bête … mais … bord- … »

Elle se contint, ravalant ses mots, portant même une main à sa bouche, en jetant un regard en coin à la tête du serpent.

« Tu m'auras vraiment tout fait … »

Finalement, elle lâcha un rire, mi nerveux, mi amusé, avant de saisir ses baguettes.

« Ok … par contre, ça …, d'un mouvement des doigts, elle écarta par télékinésie la tête de l'animal pour la sortir de son repas, ça dégage. Faut pas pousser non plus. »

Puis, finalement, avec de l'hésitation (elle ne pouvait le nier), elle commença par picorer les nouilles. C'était épicé … bon, mais épicé. Pourtant, cela restait malgré tout supportable … pour le moment. Mais à un moment ou un autre, il faudrait bien qu'elle se lance. Alors, prenant son courage à deux mains, faisant fi de ses préjugés et de son conditionnement social et culturel, elle attrapa un morceau de viande … jusqu'à le porter à sa bouche. Avec une infinie lenteur pour commencer, elle le mâcha … se rendant compte que le goût n'était pas si désagréable. Au contraire, c'était fin.

« Bon … j'avoue, je ne m'attendais pas à ce genre de saveur. C'est … bon. Perturbant, mais bon. Par contre, tu oublies tout de suite tout ce qui est insecte … aucune chance que je goûte ce genre de choses. »
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