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R.I.P, Old Friend - PV Jean

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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Lun 3 Sep 2018 - 16:14
R.I.P, Old Friend


Le chemin du retour se fait dans un silence assez pesant. La première chose que je fais quand nous rentrons chez nous, c'est de verrouiller la porte, la seconde étant de retirer ce foutu cache-oeil. Faisant un petit noeud avec l'élastique, je le dépose sur le dossier du canapé alors que je commence à défaire les boutons de ma chemise.

Je suis néanmoins coupé par la prise de parole de Jean. Je me tourne donc vers elle, chemise à moitié déboutonnée pour écouter ce qu'elle a à dire. Visiblement, elle ne souhaite pas aller au conflit, puisqu'elle laisse sa phrase en suspens, certainement consciente qu'aller un peu plus loin pourrait être "dangereux". Je hausse tout de même un sourcil, accompagnant cela d'un mouvement d'épaules, et je me paie même le luxe de finir la phrase à sa place.

"Jusqu'à ce que je fasse mon Logan?"

Alors hors contexte, ce genre de formulation, cela peut paraître assez vague. Mais quand on me connait, on peut dire que c'est la chose la moins désobligeante à évoquer sur mon compte. Elle ne relève pas plus que ça ma petite boutade, continuant à développer les éléments qui semblent la préoccuper. Alors que j'ai les yeux fixés sur les boutons de manchettes que j'ai du mal à défaire cette fois, la fine silhouette de la rouquine se rapproche de moi, et je la laisse m'étreindre délicatement. La regardant dans les yeux, je ne peux m'empêcher de sourire en coin.

- "Faites ce que je dis, pas ce que je fais". C'est mon intro pour tous les cours que je donne à l'Institut.

Je ne sais pas si le fait que ce ne soit pas une blague, c'est une bonne chose. C'est pourquoi je ne vais pas m'attarder sur ce point, conscient que l'éducation des jeunes dont nous avons la responsabilité est une chose à laquelle tient particulièrement Jeannie. Moi aussi hein, c'est juste que mes méthodes d'instruction sont peut-être un peu moins... conventionnelles.

Par la suite, le docteur Grey me fait part de ses inquiétudes, me demandant de lui promettre d'être prudent. Ce à quoi je réponds simplement "Je suis toujours prudent", accompagnant ma phrase d'un petit air satisfait accroché au visage.

Saisissant ses mains qui sont en train de jouer avec ma barbe, je les accompagne lentement pour qu'elles se placent entre son ventre et le mien. Là, j'affiche une mine plus sérieuse, plus concernée par les choses qui semblent troubler la femme que j'aime.

- Ils ne savent pas ce qu'ils vont affronter. Je suis peut-être un peu trop confiant, car en réalité, moi non plus, je ne sais pas qui va rentrer dans l'arène dans Soixante-douze heures, lors du début de notre petit tournoi qui aura lieu au dojo même!

J'essaie de me montrer rassurant. "Je n'ai rien à craindre de la part de Noboru. Peut-être que s'il envoie sa femme, ce sera plus impressionnant, mais sinon... En ce qui concerne  Tetsuo... Il est peut-être costaud, mais si on en croit ce qu'a dit Nagiri, il ne s'est pas entrainé depuis un moment. On va pas parler de la vieille, hein? J'ai beau être un gentleman - je fais un semblant de courbette, imposant une petite distance entre le corps de la rouquine et le mien - je ne laisserai pas cette ancêtre gagner. Reste donc Nagiri... Elle pourrait bien être la plus redoutable de tous. Je marque une petite pause. Après moi", ajoutai-je alors, une petite étincelle de fierté dans le regard.

Je marche maintenant vers le canapé, entrainant la rousse avec moi. Là, je m'affale comme une masse sur l'assise du mobilier, repensant aux modalités des combats. "Ce sera du un contre un. Pas d'arme à feu. Chaque combattant rencontre les 4 autres, à moins qu'il ne soit plus en état de se battre. Le premier qui sort de la zone de combat perd. Même si je me doute que Noboru et Momoko feront appel à des combattants pour les représenter... Est-ce que tu me vois perdre?"

La question est posée avec sérieux, et attend une réponse franche. Qu'elle s'inquiète pour moi, c'est une chose. Mais si elle ne me pense pas capable de les battre, c'en est une autre, et j'aime autant qu'elle me le dise directement. Je tapote du bout des doigts sur mon genou en attendant que Jean me fasse part de sa vision du truc.

Je sais que je me suis laissé entrainer dans quelque chose qui n'était pas nécessaire. Mais celui qui dira que je recule devant un défi lancé à la loyale n'est pas encore né.
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Mar 4 Sep 2018 - 3:22
Face aux remarques de Jean, le canadien préféra dans un premier temps jouer la carte de l'humour, avec un soupçon d'insouciance. Une habitude chez lui. Mais en voyant que cette fois-ci son petit manège ne prenait pas, il comprit que les inquiétudes de la rousse étaient bien plus profondes. Revoyant sa stratégie, il opta cette fois pour une tentative bien plus conventionnelle et plus sincère, cherchant à la rassurer en lui rappelant que face à ce genre de déconvenues, il se montrait toujours prudent. Devant cette réponse qu'elle jugea un peu trop rapide et facile, Jean détourna le regard un instant, affichant une moue sceptique. Elle ne doutait pas un seul instant qu'il ne banalisait pas les choses. Elle savait qu'il n'était pas de ce genre. Au contraire, il était un chasseur, un prédateur, un homme qui avait traversé les décennies sans jamais manquer de s'enrichir de ses expériences. Il avait subi un entraînement militaire très poussé, faisant de lui une véritable arme vivante. Il était évident qu'il ne commettrait pas l'erreur de sous-estimer ses adversaires. La télépathe ne lui ferait jamais l'affront de prétendre le contraire. Mais malgré cela, elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour lui.

Lorsqu'il lui fit remarquer que ses adversaires n'avaient pas vraiment conscience de ce à quoi ils allaient avoir à faire, la mutante reporta son attention sur lui, le fixant dans les yeux. Dans son regard, elle vit ce qu'il venait de se faire comme réflexion à lui-même. Exactement la même pensée qu'elle-même avait eu devant cet argument. Lui non plus ne savait pas à quoi il devrait faire face. Et si cette Momoko avait plus de ressources qu'elle ne voulait le laisser paraître ? Après tout, au premier coup d’œil, qui miserait sur Jean ? Et pourtant, elle pouvait réserver bien des surprises.

Faisant le détail des potentiels adversaires, Logan démontra qu'il n'avait que peu de choses à craindre. L'un était un lâche sans la moindre volonté. Un autre était un obèse en manque d'entraînement. Quant aux femmes de cette famille, l'une d'entre elle était une vieillarde, et la dernière représentait la seule véritable menace d'après lui, même s'il restait convaincu de pouvoir la surpasser. Peut-être avait-il raison … peut-être Jean se faisait-elle du mouron pour rien. Après tout, elle savait de quoi il était capable, elle connaissait ses ressources, ainsi que ses capacités. Peu pouvaient lui tenir tête au corps à corps. Alors, pourquoi s'inquiéter autant ?

Afin de poursuivre cette conversation, Logan attira sa compagne vers le canapé du salon. Il s'était mis à l'aise, déboutonnant partiellement sa chemise, remontant les manches de cette dernière sur ses bras, tout en s'étant débarrassé de son cache œil depuis les premiers instants où ils étaient revenus dans le loft. D'après lui, les règles de ce tournoi jouaient en sa faveur. Sa faculté à récupérer rapidement lui donnait un sérieux avantage sur tous les autres combattants, qui eux n'auraient sans doute pas suffisamment de temps pour se reposer entre deux affrontements.

« Vu de cette façon, non, je ne t'imagine pas perdre. Pas un seul instant, lui répondit-elle avec franchise après avoir pris place à côté de lui. Mais … j'ai appris à me méfier de cette île et à ne pas tirer de conclusion trop hâtive. Ici, les apparences sont un piège. Momoko est bien trop maline pour avoir proposé ce tournoi sans elle-même avoir un atout secret dans sa manche qui va lui garantir la victoire … je me demande simplement ce qu'elle peut bien te réserver. »

Jugeant que cette nouvelle journée avait été suffisamment riche en émotion et en rebondissement, les deux mutants choisirent une nouvelle fois de rester dans le calme et la sécurité du loft. Jean tenta du mieux qu'elle put de dissimuler ses inquiétudes, préférant ne pas être une source de distraction pour le canadien. Avec une forme d'accord tacite, plus aucun des deux n'aborda le sujet du tournoi. La rousse estimait que Logan savait ce qu'il avait à faire, sans avoir besoin de ses conseils. Aussi n'interféra-t-elle pas dans l'organisation de ce dernier.

Le lendemain, lorsque la télépathe se réveilla, elle était seule dans le lit. S'étirant longuement, elle prit le temps d'émerger d'une nuit qui s'était faite sans songe … entrecoupée régulièrement parce qu'elle se réveillait d'elle-même, avant de se rendormir. D'une main, elle caressa la place laissée vide par Logan. Les draps étaient froids, indiquant que le mutant devait être debout depuis un moment à présent. A quelle heure précisément s'était-il levé ? Jean n'aurait su le dire. Sans doute souhaitait-il régler certaines choses avant le jour fatidique … ou peut-être s'entraîner. N'ayant plus discuté de ce sujet suite à l'échange de la veille, la rousse ignorait tout de la manière dont son compagnon envisageait d'aborder les trois prochaines journées.

Enfilant un peignoir de coton fin, elle quitta la chambre pour se rendre dans le salon. Là, Logan l'attendait, déjà habillé, les mains dans les poches. Il affichait un sourire satisfait et fier. D'une voix tout aussi enjouée et pourtant cachottière, il annonça qu'il avait tout organisé pour qu'ils puissent se faire une escapade loin de Madripoor. Sans en dire d'avantage, il indiqua à Jean qu'elle devrait prévoir des vêtements de circonstance pour faire du bateau … mais également pour se baigner en pleine mer. Devant cette nouvelle, Jean resta quelques secondes pantoise.  Etait-ce vraiment raisonnable ? Ne devrait-il pas être en train de se préparer pour … pour le tournoi ?

Se faisant violence, la mutante se rappela la promesse qu'elle s'était faite à elle-même : le laisser gérer toute cette histoire comme il l'entendait. Il savait ce qu'il faisait. Aussi s'exécuta-t-elle, allant se préparer en vitesse pour ne pas faire trop attendre le canadien, qui avait déjà eu la délicatesse de la laisser dormir autant qu'elle l'avait souhaité.

Elle le rejoignit donc après avoir passé un débardeur au dos nu de couleur crème, ainsi qu'un short en jeans et sa paire de tropéziennes. Dans ses cheveux relâchés, elle avait glissé des lunettes de soleil. Rien de bien sophistiqué. Elle avait fait au plus rapide et au plus simple, afin de pouvoir profiter au plus vite de cette journée que lui avait concoctée Logan.

Comme chaque fois qu'il organisait les choses, le canadien n'avait rien laissé au hasard. Ainsi furent-ils déposés au port de plaisance de Madripoor par un véhicule commandé pour l'occasion. Sur place, Jean en profita pour aller chiner auprès des commerces du coin, le temps que Logan règle les derniers arrangements pour la location d'un bateau. Là, elle en profita pour acheter un bikini de couleur lavande, ainsi qu'un paréo aux motifs multicolores digne de Woodstock. De base, ce voyage était prévu pour assister aux funérailles de Kesuke, ainsi que pour soutenir Logan dans cette épreuve. Aussi, la rousse n'avait-elle absolument pas envisagé de passer du temps à la plage, et n'avait donc rien prévu pour cela. Enfin, dans un éclair de lucidité, elle acheta un tube de crème solaire. Si Monsieur pouvait se permettre de rôtir en pleine mer sans encourir la moindre séquelle, pour ce qui était de Madame, c'était une toute autre histoire.

Ses emplettes terminées et soigneusement rangées dans un sac, elle rejoignit Logan sur les docks. Cigare aux lèvres, son unique œil utilisable fixant les vagues au niveau de l'embouchure du port, Jean vint se placer dans son dos, l'enlaçant au niveau de la taille avec tendresse de son bras libre, avant de venir déposer un baiser entre ses omoplates.

« Je crois que j'ai tout ce qu'il me faut. A présent, ma vie est entre tes mains … Capitaine Patch.»
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Sam 8 Sep 2018 - 16:27
R.I.P, Old Friend


Nous avions donc quelques jours de libres avant que le tournoi commence. Je ne nous voyais pas rester enfermés à la maison. Mais il était hors de question que nous allions faire un tour dans les rues de Madripoor. Pas après ce qui s'était produit l'autre soir. C'est pourquoi il fallait que je trouve un truc hors de l'île. Et ce ne fut pas compliqué. Île. De l'eau tout autour. Quelques petits îlots encore sauvages.

Bref, balade en bateau. Je connais quelques coins sympa en plus.

On est donc sur le port. Je regarde la coquille de noix que je viens de louer. Un genre de vieux bateau de pêche. On est bien loin des yachts bien bling-bling. Mais je suis du genre à faire confiance aux vieux trucs. C'est là que je sens un bras délicatement se glisser autour de ma taille, et qu'un petit baiser m'est donné. Impossible de ne pas sourire quand on est le sujet de telles attentions.

- Un bon paquet l'ont déjà perdue en tentant ce que tu viens de faire, tu sais? Oui, ce n'est qu'une plaisanterie. De très mauvais gout, avec le recul en fait. Mais trop tard, les mots sont lâchés.  

Du bout du doigt, je désigne notre véhicule maritime. "C'est lui". Pour décrire ce genre d'embarcation, on dirait un truc du genre "C'est pas banal". Mais bon, j'ai simplement conscience que c'est ... ceci.

On monte donc à bord du petit bateau et quittons le port. Madripoor. Bref, on prend le large, au propre comme au figuré. Vêtu d'un jean et d'un débardeur blanc, je mets le cap sur l'une de ces fameuses îles que je connais. On met un peu plus de deux heures pour y parvenir. Deux heures où la rouquine et moi discutons. Deux heures où je la dévore du regard. Un rivage est enfin visible. Une petite île pas plus grande qu'un terrain de foot, mais à la végétation luxuriante. Faut dire que le climat local est parfait pour la croissance des plantes et ce, malgré l'air marin chargé de sel qui pourrait empêcher les plantes de proliférer de la sorte.

Je jette l'ancre, à une dizaine de mètres de la plage. Je me jette ensuite à l'eau, mon sac sur le dos. J'ai de l'eau jusqu'à la taille. Je regarde la rouquine, mais elle est moins bourrine que moi, et préfère rejoindre le rivage en volant.  Je suis enfin avec elle. Je sors de mon sac une serviette de bain, que j'installe à l'ombre d'un immense palmier.

Suite à quoi, je retire mon t-shirt et mon jean, que j'essore grossièrement avant des les étendre sur deux bâtons plantés en croix. J'en profite pour enfiler mon maillot au passage.

La vue que l'on peut avoir quand on se place face à la mer? Un truc du genre: ça.

Allongé et confortablement installé, je pose mes yeux sur la rouquine.

- Cela te convient comme endroit?

Espérons qu'elle ne dise pas non, car on a pas vraiment de plan B, dans les environs!
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Sam 8 Sep 2018 - 19:54
Imperturbable face au geste de Jean, le canadien continua de fixer les flots, avant de finalement rajouter une remarque qui figea légèrement la rousse. C'était … curieux comme réflexion. Un mélange perturbant entre une mise en garde et l'énoncé d'un privilège. Pour autant, la mutante ne desserra pas son étreinte, ni n'ôta ses lèvres toujours posées sur le tissu blanc du marcel de son compagnon. Elle se contenta simplement de relever les yeux aux sourcils arqués par la surprise, pour poser son regard sur la nuque de Logan. Il lui arrivait parfois d'avoir ce genre d'humour, même avec Jean … et l'atmosphère de Madripoor ne devait pas contribuer à atténuer ce trait de sa personnalité parfois une peu brute de décoffrage … pas plus que cette histoire de tournoi. Pour toute ces raisons, mais également parce qu'elle savait parfaitement qu'il n'avait pas dit cela pour l'inquiéter ou pour la blesser, Jean fit le choix de ne pas s'attarder sur cette phrase. C'était … Logan. Il ne fallait pas chercher plus loin.

Le canadien indiqua alors une direction du bout du doigt. Une petite embarcation des plus simples, ballottée avec la plus totale des impuissances par les remous du port, les attendait à quelques mètres, amarrée au ponton où se trouvait le couple. Une coque effilée d'environ cinq mètres de long, à la proue se redressant bien plus que n'aurait pu le laisser penser le reste de la ligne du bateau, le tout équipé d'un moteur et d'une tonnelle pour abriter ses occupants des rayons du soleil.

Une fois montés à bord, Logan se plaça à l'arrière du bateau, dirigeant d'une main assurée la direction de ce dernier, sachant parfaitement quelle direction prendre pour atteindre la destination qu'il s'était fixé. Assise au milieu de l'embarcation, abritée par la toile de tissu tendue, Jean le regardait naviguer, un fin sourire sur les lèvres, mélange d'admiration pour lui, tout autant que d'amour. Rapidement, les deux mutants quittèrent le port de Madripoor, s'éloignant de ses rivages pour filer en pleine mer, au son du moteur ainsi que de la mer et de ses vagues s'écrasant sur la coque de leur navire. Une traversée d'environ deux heures durant laquelle ils discutèrent de choses diverses, telles que leur expérience réciproque de la mer et de ce type d'excursion. Pour Jean, cela se résumait au fait que pour elle, c'était une première. Sans doute avait-elle déjà effectué ce genre de sortie dans sa vie d'avant, mais comme pour tout le reste, elle n'en gardait aucun souvenir.

Enfin, Logan se redressa légèrement, comme s'il avait aperçu quelque chose au loin, ralentissant par la même occasion la vitesse de leur embarcation. Par réflexe, Jean pivota légèrement pour faire face au sens de la marche. Une main placée en visière, elle put alors apercevoir les côtes d'une petite île se dessiner, parfois momentanément dissimulées par la crête des vagues. Visiblement, ils étaient sur le point d'arriver. Voguant vers ce point de terre, ils purent rapidement voir de manière plus franche les rivages de sable blanc se dessiner, ainsi qu'une végétation luxuriante se dresser au centre de ce petit coin de paradis. Rien de colossal. Au contraire. Quelque chose de très intime. De simple. De beau. Se tournant vers le canadien, Jean lui adressa un sourire radieux, emballée à l'idée de passer la journée ici avec lui. Il avait eu une merveilleuse idée.

A quelques mètres de la plage, Logan immobilisa le bateau, avant de jeter l'ancre. Puis, sans prévenir, il attrapa son sac à dos et sauta par dessus le bastingage. Dans une gerbe d'eau, il percuta la mer, cette dernière lui montant jusqu'à la taille. Se tournant vers la rousse, il lui adressa un sourire satisfait, tel un gamin heureux de son coup. Il était content de son entrée, provoquant un sourire amusé de la part de Jean, qui roula toutefois des yeux.

Ok … il était super sexy quand il agissait ainsi et quand il lui souriait de cette façon. Du 'sexy' de très très haut niveau. Elle était forcée de l'admettre dans son fort intérieur … mais pas obligée de le lui dire. Pas quand il fanfaronnait comme en ce moment.

Prenant à son tour son sac après avoir retiré ses tropéziennes, Jean opta toutefois pour d'avantage de subtilité. Pour l'instant il n'était pas utile de se mouiller plus que de raison. Usant de sa télékinésie, la mutante lévita un peu moins d'un mètre au dessus du niveau de la mer, rejoignant ainsi la plage … bien plus rapidement que Logan … et bien plus sèche que lui.

De son côté, le canadien installa une serviette de plage à l'ombre d'un palmier, avant de changer de tenu, étendant ses vêtements mouillés, pour passer un maillot de bain. Durant ce temps, Jean fit un tour d'horizon des lieux, son sourire comblés toujours accroché à ses lèvres. Elle n'en revenait pas. Tout était si … parfait. Un véritable paysage de carte postale. Du sable blanc et fin se glissait entre ses orteils, lui réchauffant la plante des pieds. Face à elle, la mer s'étendait jusqu'à l'horizon, présentant ses eaux turquoises à peine perturbées par les vagues : une véritable invitation à la baignade. Le long de la plage était ponctué de palmiers aux larges feuilles qui offraient aux deux touristes des coins d'ombre bienvenus, tandis que plus en retrait, la végétation se densifiait dans un camaïeux de verts vifs et tropicaux, parfois entachés de fleurs exotiques rouges, jaunes et orangées.

La rousse jeta un nouveau regard attentif autour d'eux, afin de s'assurer par réflexe qu'ils étaient bien seuls sur cette île. Une précaution ridicule … mais qu'elle ne put s'empêcher de prendre. Une fois certaine qu'ils étaient bien seuls, elle se déshabilla pour passer son bikini acheté au port. Puis, elle s'approcha de Logan, son tube de crème solaire à la main. Il s'était déjà installé, allongé sur sa serviette, face aux eaux azurs.

« C'est paradisiaque, Logan, lui répondit-elle. Merci. »

Un instant, elle le regarda, tout en lui adressant un sourire charmé et enthousiasmée. Elle le trouvait magnifique. Son corps … son charisme … ses attentions et ses regards pour elle. Et c'était encore plus vrai à ce moment précis, dans ce cadre … dans cette tenue. Bon dieu ! Ce corps ! Oui. Aucun doute. Elle l'aimait.

Lorsqu'elle réalisa qu'elle ne disait plus rien, ni ne bougeait depuis un moment, se contentant simplement de l'observer, sans doute avec un air un peu trop rêveur, la rousse se ressaisit. Après une déglutition forcée, elle détourna le regard tout en prenant une inspiration plus prononcée qu'habituellement, rabattant une mèche rousse en arrière. Se tournant vers la mer, Jean ouvrit le tube de crème, commençant par les parties les plus accessibles de son corps. Avec un tel soleil et la réverbération sur l'eau, c'était une étape obligatoire.

Penchée en avant, concentrée sur sa tâche, la rousse s'appliquait à présent à n'oublier aucune zone sur ses jambes, jusqu'à ce que … Elle s'immobilisa, figée dans sa position, tout autant que dans son geste. Bon sang ! Mais qu'est-ce qu'il … Un instant, elle avait perçu les pensées de Logan, et ceci malgré les précautions qu'elle prenait à fermer son esprit. Mais même ainsi, la télépathe savait que les pensées les plus fortement chargées émotionnellement pouvaient passer ses défenses, et c'était d'autant plus vrai pour celles qui étaient spontanées et involontaires. Et à en croire l'aperçu qu'elle venait d'avoir … elle occupait fortement les pensées du canadien.

Lentement et calmement, elle termina, sans dire un mot, les joues rosies … et un sourire amusé tout autant que flatté aux lèvres. Puis, se redressant, elle se tourna vers lui, lui tendant le tube de crème.

« Tu peux m'en mettre dans le dos, s'il te plaît … je sais que tu n'attends que ça depuis tout à l'heure. »
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Dim 9 Sep 2018 - 20:48
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C'est difficile à croire, hein? Qu'une femme comme Jean puisse s'enticher d'un gars comme moi. On boxe clairement pas dans la même catégorie, et pourtant... ça marche. Bien plus que je ne l'aurais imaginé au départ. Evidemment qu'au départ on se dit qu'on va tout faire pour que cela fonctionne, mais le fait-on vraiment? Pour ma part, je suis bien obligé d'admettre que je m'arrache pour que cette rouquine soit le plus heureuse possible à mes cotés. Elle ne mérite que cela, après les nombreuses épreuves qu'elle a dû traverser... Peut-être est-ce parce que sa présence me rend meilleur, ou je sais pas quoi. Au moins, l'endroit lui plait! C'est déjà ça.

Quand elle est là, en face de moi, comme figée dans une contemplation silencieuse, je hausse simplement un sourcil. Une façon non verbale d'attirer son attention. J'ai toujours un peu peur, je l'avoue, que ses pouvoirs ne débloquent. Ou que la puissance qui est tapie dans les tréfonds de son âme ne finisse par prendre le contrôle. Et quand elle déconnecte un peu comme ça, je... Ah bah ça va, elle est "revenue". Certainement l'un de ces petits moments que l'on s'accorde tous pour s'interroger intérieurement sur tel ou tel sujet.

Allongé sur la serviette, je suis en appui sur les coudes, le regard rivé sur l'horizon. Le bruit des vagues est une douce mélodie, hypnotique, apaisante. Le genre de truc que je souhaiterais toujours avoir en fond sonore, histoire de me calmer quand un élève me prend trop la tête ou qu'un abruti me refuse une priorité quand je suis sur ma bécane. Et si le bleu de l'eau est suffisamment soutenu pour retenir ma vision, il devient parfaitement invisible quand la silhouette svelte de la femme que j'aime s'anime devant moi.

Que voulez-vous? Je ne suis qu'un homme. La voir ainsi, dans son maillot de bain couleur violet clair, sa chevelure de feu - sans mauvais jeu de mots - agitée par la douce brise qui souffle de temps à autre, se pencher pour s'enduire le corps de crème solaire. Disons simplement qu'il n'en faut pas plus pour que ce qui est tapi au plus profond de moi, l'animal que je cherche à museler la plupart du temps, ne cherche à s'exprimer. Les pensées fusent dans tous les sens. Le genre de trucs dont on ne parle pas.

Elle se retourne vers moi, me demandant si je peux lui mettre de la crème dans le dos. Quittant donc la serviette en prenant appui sur mes mains, je me rapproche, marchant dans le sable fin qui vient se placer entre mes orteils. Saisissant le tube, j'en mets un peu dans le creux de ma main. Dégageant la chevelure détachée pour ne pas l'imbiber du produit, je commençai donc à la frictionner délicatement. Lorsque mes mains quittent ses omoplates pour descendre le long de sa colonne vertébrale, je les laisse glisser sur ses hanches, où mes pouces viennent se placer entre le tissu de son maillot et sa peau. La saisissant pour rapprocher mon visage de son oreille, je lui murmure un:

- Ce n'est pas ça que j'attends depuis tout à l'heure...


Evidemment, je n'ai aucune idée du fait qu'elle sait déjà ce qui a pu me traverser l'esprit. Et qui occupe encore en grande partie mes pensées alors même que je me retrouve aussi proche d'elle.

Alors oui, je suis un animal. Je l'admets, je le reconnais. Je peux même dire que c'est un fait, si vous voulez. Mais je sais aussi que depuis que nous sommes arrivés à Madripoor, on a pas vécu des trucs super marrants. Et si elle n'est pas d'humeur à ce que nous "profitions" de cet endroit, je le comprendrais. C'est pourquoi une fois la tâche pour laquelle je me suis levé se termine, je dépasse la rouquine pour aller m'immerger dans l'eau jusqu'aux genoux. Mains sur les hanches, je prends une profonde inspiration, inhalant l'air marin à plein poumons.

Une bonne journée s'annonce. Zéro doute là-dessus.
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Lun 10 Sep 2018 - 2:44
En silence, Jean regarda le canadien se relever de sa serviette, avec un discret sourire sur les lèvres, tout en lui tendant le tube de crème solaire. Lorsque Logan l'eut récupéré, la rousse tourna de nouveau le visage face à elle, posant son regard sur le sable que les vagues venaient grignoter régulièrement. Lorsque le mutant saisit sa chevelure pour l'écarter par dessus l'épaule de sa compagne, cette dernière inclina légèrement la tête, dégageant ainsi sa nuque. Sur ses épaules, elle sentit les mains de Logan commencer à étaler la crème, avec une douceur efficace. Dans ses gestes, il n'y avait rien de brusque comme aurait pu le laisser croire le tempérament du personnage. C'était même tout le contraire, sans pour autant être trop lascif non plus … jusqu'à ce qu'il arrive au bas du dos de Jean.

Là, Logan se montra un peu plus entreprenant dans ses gestes, finissant par saisir la rousse par la taille, comme pour la retenir. Encore une fois, il n'y avait aucune brutalité, simplement … une curieuse forme d'emprise qu'il parvenait à exercer sur elle. Jean sentit un frisson partir de ses hanches, là où les mains robustes du canadien étaient posées, pour remonter le long de son dos … une sensation plaisante et à la fois … déroutante qui la figea légèrement, tout en lui faisait redresser la tête. Alors, elle sentit le souffle chaud du mutant sur son épaule, au moment où il la reprenait dans un chuchotement explicite. Il s'était rapproché d'elle, c'était une évidence. La télépathe déglutit une nouvelle fois avec une légère difficulté tandis que sa gorge s'était resserrée. Elle sentait également une douce chaleur irradier de ses joues … autant que de son bas ventre. Non. Ce n'était pas cela qu'il attendait depuis tout à l'heure. Elle le savait parfaitement. Les pensées qu'elle avait captées quelques instants plus tôt ne laissaient aucun doute là-dessus.

Bon sang ! Ce qu'il faisait chaud aujourd'hui !

Finalement, Logan relâcha la rousse, s'écartant d'elle sans un mot, pour finir par la dépasser, marchant en direction du rivage. Encore sous le coup de ses propres sensations, Jean resta totalement immobile et droite comme un i. Alors que de son côté, le mutant semblait si … serein et détaché. Il lui fallut quelques secondes pour qu'elle puisse se ressaisir. A ce moment là, le canadien était déjà les pieds dans l'eau. Les mains sur les hanches, le regard perdu dans l'horizon, dos à Jean … une image de carte postale. Non. C'était bien trop sexy pour une simple carte postale. Ce que Jean avait devant elle, c'était la photo d'un calendrier … et cette année, avril était particulièrement hot.

Prenant une profonde inspiration, Jean rassembla sa chevelure entre ses deux mains, la torsadant sur elle-même. Puis, elle marcha d'un pas léger sur le sable en direction de Logan, les doigts toujours posés sur ses cheveux roux. Lorsque ses orteils entrèrent en contact avec les vagues s'échouant sur la place, elle eut l'agréable surprise de découvrir combien l'eau était chaude. Un sourire s'étira alors sur son visage, alors que ses yeux venaient de se poser sur ses pieds. Une joie toute enfantine venait de s'emparer d'elle un bref instant, tandis qu'elle s'amusait à faire pianoter ses orteils. Reprenant sa progression, elle s'enfonça un peu plus dans l'azur jusqu'à arriver au niveau de Logan, venant se placer à côté de lui. Là, elle lâcha sa chevelure pour venir glisser une main dans le dos de l'homme qu'elle aimait, lui caressant les reins avec douceur. Puis, se penchant légèrement vers lui, elle déposa un baiser sur l'une de ses larges épaules.

« C'est vraiment un endroit merveilleux, pour passer un instant merveilleux … avec le plus merveilleux des hommes », lui dit-elle avec tendresse, les lèvres toujours apposées à la peau du canadien.

Sans quitter la pose, elle releva le regard, pour croiser celui de Logan. Puis, après un discret rire, elle s'éloigna de lui en ayant pris le soin de pivoter sur elle-même pour lui faire face, marchant à reculons vers le large. Une fois qu'elle eut de l'eau jusqu'à la taille, elle se laissa tomber en douceur en arrière, sans cesser de lui sourire, et disparut sous les flots. Là, elle fit quelques mouvements de brasse, retenant son souffle dans cette mer turquoise, avant de ressortir la tête à l'air libre quelques mètres plus loin. A présent, elle avait tout juste pied. Des deux mains, elle lissa ses cheveux en arrière, se tournant ensuite en direction du mutant pour lui sourire encore une fois.

« Ne me dis pas que tu la trouves trop froide pour t'aventurer plus loin », lui lança-t-elle avec une pointe de défi en voyant qu'il n'avait pas bougé depuis tout à l'heure, l'eau lui arrivant à peine au niveau des genoux.
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Lun 10 Sep 2018 - 10:26
R.I.P, Old Friend


On se taquine, on se tourne autour. Comme deux petits jeunes qui n'osent pas franchir le pas. Ou comme deux adultes qui se titillent mutuellement, jusqu'à voir lequel craquera en premier. Le baiser qu'elle dépose sur mon épaule me donne des frissons qui me parcourent littéralement l'ensemble du corps.

Je l'admire, se déplaçant dans l'eau, puis disparaitre sous la surface. Puis quand je la vois à nouveau, plaquant ses cheveux en arrière, je ne peux m'empêcher de sourire. Pourquoi? Je sais pas. Peut-être que c'est ça la définition du bonheur: sourire sans raison particulière. Même s'il faut bien reconnaitre que j'ai un bon paquet de raisons d'être heureux à l'heure actuelle.

Quand la rouquine me lance un petit défi, sur le ton de la rigolade bien évidemment, je penche légèrement la tête sur le coté, haussant par la même occasion un sourcil. Baissant la tête vers mes pieds, je relève mon visage vers Jeannie, dévoilant une mine déterminée. Et c'est là que j'entame une marche lente, mais assurée, dans sa direction. J'avance comme si les vagues ne me retenaient pas, comme si j'étais parfaitement libre de me mouvoir comme je l'entends. Ce n'est qu'une fois l'eau jusqu'à la taille que je plonge en avant, m'immergeant totalement.

Vous savez, même si j'ai des bribes de souvenirs de ma vie "d'avant" - entendez par là "avant que je ne serve de cobaye à l'Arme X et que l'on me greffe tout ce métal dans le corps" - je n'ai pas de souvenir de "sensation". Ce que je veux dire, c'est qu'aussi loin que je puisse me rappeler, j'ai toujours été lesté par le métal indestructible qui recouvre mes os. Me déplacer, courir, sauter, me battre... Les gens ne se rendent pas compte, mais la force que je suis obligé de déployer dans chaque mouvement est largement supérieure à la moyenne.

Et nager? C'est encore plus compliqué. J'ai plusieurs dizaines de kilos qui me tirent par le fond, pour autant, je me déplace "normalement". Les paupières grandes ouvertes sous l'eau, le sel marin brûlant très légèrement mes yeux, je me dirige en direction de ma "proie", dont les jambes bougent juste ce qu'il faut pour qu'elle puisse maintenir sa tête hors de l'eau.

Je remonte juste devant elle, ne laissant sortir des flots que le haut de mon visage, jusqu'à mon nez, pour pouvoir respirer. Même si elle ne peut pas voir mon sourire, mes yeux sont assez expressifs pour qu'elle comprenne que le défi est relevé. Suite à quoi je fais ce dont j'ai envie depuis... Enfin, pas "depuis". Simplement "tout le temps", pour ainsi dire. Je me rapproche d'elle, la ceinturant à niveau de la taille. Et je l'embrasse.

Non pas comme le ferait Patch. Mais bien comme je le fais habituellement. Dans un mélange de passion et de bestialité pourtant parfaitement contrôlées. Pas besoin de parler dans ces moments-là. On est plus dans l'action, la simplicité de l'instant.

Le gout salé de l'eau qui se retrouve sur ses lèvres apporte une petite touche à laquelle je ne suis pas habitué, mais qui est pourtant prévisible. Reculant la tête, les pieds bien à plat, je nous assure un ancrage solide, grâce à mon poids relativement élevé.
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Lun 10 Sep 2018 - 17:52
Devant la remarque de la rousse, Logan inclina légèrement la tête sur le côté, sans la quitter du regard … un regard soudainement aussi intense que pénétrant, alors que ses yeux se plissaient légèrement. L'un de ses sourcils finit même par se rehausser. L'avait-elle piqué au vif avec sa réflexion ? Ou bien vexé ? Un instant, face à la manière dont il la fixait, elle eut un doute, s'enfonçant un peu plus dans l'eau pour ne laisser en ressortir que le haut de son visage, intimidé par ce qu'elle venait potentiellement de réveiller en lui. C'était comme si soudainement, elle voulait se faire plus … discrète. Peine perdue. Il avait un don pour la retrouver. Soudain, il se mit à avancer dans la direction de Jean, l'eau ne semblant nullement le freiner, sa progression se poursuivant de manière implacable, tandis qu'il affichait cette expression déterminée qu'il arborait parfois quand il avait une idée en tête et la ferme intention de la mener à bien. Finalement, il plongea lorsque l'eau fut arrivée au niveau de sa taille, disparaissant sous la surface. Plusieurs longues secondes, Jean se retrouva seule, nageant pour faire du sur place, entourée de ce silence déroutant … cette solitude angoissante … avec la sensation d'être devenue une proie au creux de son ventre. Quelque peu anxieuse de ne plus le voir, de ne plus savoir où était Logan, elle finit par ressortir d'avantage la tête de l'eau, jusqu'à également faire émerger le dessus de ses épaules, comme pour mieux observer son environnement, sondant les eaux qui l'entouraient … des eaux qui ne lui permettaient de deviner que le fond marin dont l'image était déformée par un phénomène d'optique naturel.

Soudain, Logan réapparut … juste devant elle, la faisant légèrement sursauter. Seule la partie supérieure de son visage dépassait de l'eau, dissimulant ainsi sa bouche et son menton. Il était parvenu à se rapprocher d'elle sans se faire repérer … sans laisser le moindre indice de sa localisation avant de surgir. Immédiatement, le canadien plongea son regard dans celui de Jean qui lui sourit en retour. Dans les yeux noirs du mutant, elle pouvait deviner que lui aussi souriait sous l'eau. Puis, achevant de se rapprocher d'elle, il enlaça ses bras toujours de la taille fluette de la télépathe, avant de venir l'embrasser avec cette passion animale qui était la sienne. C'était là l'expression pure et simple d'un désir charnel et sincère, mais également de l'amour sans borne qu'il lui portait. Cette bestialité contrôlée qui était caractéristique de Logan.

Jean avait l'impression qu'il y avait si longtemps qu'il ne l'avait pas embrassée ainsi … qu'ils n'avaient échangé un tel moment. Pourtant, par ce simple geste, il venait de combler le manque que la rousse ressentait depuis quelques temps. Il venait d'exacerber tout l'amour et toute la passion qu'elle éprouvait pour lui. Elle le retrouvait enfin … son Logan … et pas ce Patch. Non. Là, c'était bel et bien lui. L'authentique et farouche mutant qui avait su la séduire et s'emparer de son cœur.

Malgré la température de l'eau, Jean ne put refréner un frisson au contact de l'homme qu'elle aimait. Puis, enlaçant à son tour ses bras autour de la nuque de Logan, elle s'arrima à lui, pour ensuite reprendre leur baiser avec la tendresse qui était la sienne Il était son roc … son point de repère dans la vie de tous les jours. Celui sur qui elle pouvait toujours compter … celui qui serait toujours présent pour elle. Elle en était intimement convaincue … viscéralement persuadée. Ainsi agrippée à lui, elle n'eut plus à lutter contre les vagues. Logan, lesté par l'adamantium implanté dans son corps, était comme ancré dans le sable de cette plage, se contentant simplement de se tenir debout, sans avoir à craindre le remous des eaux turquoises qui les entouraient. Malgré tout, sans doute par réflexe, Jean continuait d'exercer de lents mouvements de ses jambes.

Toujours accrochée au cou de Logan, elle recula légèrement son visage du sien, le regardant dans les yeux avec admiration, tout en lui souriant. Sans cesser de le fixer, elle commença à lui caresser la base de la nuque du bout des doigts, plus par automatisme qu'autre chose, se contentant simplement d'apprécier l'instant, le cadre, la présence du mutant, sans réellement réfléchir à tout ce qui composait leur vie ces derniers temps. Ici, ils étaient loin de Madripoor, de la famille Yoshikawa, de cette histoire de tournoi … loin de la situation des mutants dans la société et à travers le monde … loin d'Hydra ou du SHIELD … loin de cette histoire de … Force Phénix. Ici, il n'y avait qu'eux deux.

« Est-ce que ce serait déraisonnable de vouloir rester ici pour le restant de notre vie ? », lui demanda-t-elle avec une pointe d'amusement.

Bien entendu, Jean connaissait la réponse. Ce n'était qu'une façon de parler. Tant de choses dépendaient d'eux. Tant de personnes comptaient sur ces deux mutants. Cela aurait été bien égoïste de tourner le dos à toutes ces raisons de ne pas pouvoir rester ici. Et la rousse en était consciente, si bien que cela la motivait encore plus pour profiter de cet instant que lui avait permis de vivre Logan.

Se détachant du canadien après un dernier baiser, Jean commença à nager calmement autour de ce dernier, sans pour autant cesser de le regarder et de lui sourire. Puis, se mettant sur le dos, elle se laissa porter par l'eau, les bras et les jambes tendus, les oreilles dans l'eau et le regard perdu dans le ciel bleu. Quelques instants, elle apprécia une nouvelle fois la température de l'eau, tout en se laissant aller sans effort.

« Je me demande un truc … t'es capable de faire la planche avec … tout ça ? », lui demanda-t-elle à moitié amusée.

Se moquait-elle de lui ? … Possible. Car même s'il y avait une réelle pointe de curiosité dans cette question, d'un autre côté, l'occasion de le taquiner était bien trop belle pour la laisser filer.
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Mar 11 Sep 2018 - 9:50
R.I.P, Old Friend


Ce baiser... Il était en même temps une sorte de libération, un moyen de relâcher un peu de "pression" si l'on peut formuler les choses ainsi, mais aussi c'était en quelques sortes l'annonce de choses plus "sérieuses" à venir. Mais on en est pas là.

Quand la rouquine demande s'il serait déraisonnable de rester ici pour toujours, j'hausse simplement les épaules. "Tu n'as que deux mots à dire, et on reste." Est-ce que je plaisante? Oui, un peu, en partie. Bien évidemment que le sort des mutants, leur intégration dans le monde est une cause à laquelle je tiens, comme Jean ou le professeur. Mais le bonheur de la femme que j'aime compte plus que le reste, n'en déplaise à certains. Donc si elle souhaite que l'on reste ici, vraiment: on restera ici, vraiment.

Mais je sais que le sens des responsabilités qui habite la rousse qui se tient juste devant moi est bien trop important pour tout quitter et laisser les choses en plan. Alors que, soyons francs, il y a tout ce qu'il faut ici pour que nous puissions vivre convenablement. J'ai de quoi construire une habitation robuste avec la végétation locale. Je peux pêcher. Chasser. Bref, on vivrait comme... comme des rois en fait.

Par la suite, je la regarde nager autour de moi, puis faire la planche. Suite à quoi elle me demande si je suis capable de faire cela. Pinçant les lèvres avant de répondre, je réfléchis à comment tourner ma phrase.

- Disons que lorsque l'on ma greffé tout ce métal, il n'était pas prévu que je me prélasse dans les eaux turquoises du Sud-Est de l'Asie...

Une façon élégante de dire que non, je ne suis pas capable de faire la planche. Rester immobile dans l'eau est pour moi synonyme de couler à pic. Ouaip, les scientifiques de l'Arme X n'avaient pas prévu que j'échappe totalement à leur contrôle. Je ne devais être qu'une arme à leur service, une machine à tuer implacable. Dans un sens, ils ont réussi, je suis simplement devenu plus que cela.

Mais ce n'est ni l'endroit ni le moment pour que je pense à cette partie de mon histoire personnelle. Non, je suis là pour profiter de ce que le monde a de plus beau à offrir. Et je ne parle pas de ce cadre paradisiaque. "Je peux quand même essayer."

Je sais pertinemment ce qui va se produire. C'est pourquoi je prends une profonde inspiration avant de la bloquer totalement. Et, me laissant tomber en arrière, je me mets à couler. Jusqu'à toucher le fond, qui n'est en fait qu'à un mètre quatre-vingt de profondeur, environ.

Là, allongé au sol sur le dos, je garde les bras croisés sur ma poitrine. Les yeux ouverts, j'admire la silhouette flouttée de la rouquine qui se tient juste au dessus de moi. Je ne peux que deviner les courbes de son corps, même si je les connais par coeur. Je ne sais pas combien de temps je peux tenir ainsi. Mais ce silence, ce calme, cette absence totale de contrainte - si ce n'est celle de ne pas pouvoir respirer - c'est quelque chose de formidable. Mais soyons clairs, je ne suis pas venu pour m'isoler, bien au contraire! C'est pourquoi, prenant appui sur mes bras, je me propulse vers le haut, afin de me rapprocher de ma "proie".

Là, je la ceinture au niveau de la taille et l'entrain avec moi sous l'eau, avant de rapidement ressortir- je n'ai pas envie qu'elle boive la tasse! Je me fais un peu éclabousser, mais c'est de bonne guerre!

Une fois la petite bataille d'eau terminée, je me rapproche à nouveau d'elle, prenant ses mains dans les miennes. Inutile de préciser quel état est le mien à l'instant présent.
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Mar 11 Sep 2018 - 17:55
Se laissant porter par l'eau, Jean était doucement bercée par les quelques vagues de cette mer calme, dérivant progressivement. Lorsque Logan répondit à sa question, la rousse tendit la tête en arrière pour pouvoir le regarder, affichant un sourire amusé par l'humour du canadien. Evidemment, avec la charge supplémentaire de son corps, la poussée d'Archimède était sur lui insuffisante pour parvenir à le maintenir à la surface. Malgré tout, il se proposa de tenter l'expérience, faisant doucement rire Jean qui imaginait sans difficulté le résultat qu'il ne tarderait pas à obtenir. Dans un bruit de plongeon relativement lourd, elle sut qu'il venait de disparaître sous l'eau, sans même avoir besoin de l'avoir dans son champ visuel. Une nouvelle fois, le silence reprit sa place, tout juste perturbé par le son des vagues sur la plage à quelques mètres de là. Ainsi, le mutant resta immergé plusieurs secondes … plusieurs secondes où Jean se retrouva seule, toujours étendue sur le dos, portée par les flots. Un instant durant lequel elle se mit à ne plus penser, se contentant de fermer les yeux et de se détendre. De se laisser aller.

Si bien que lorsqu'elle sentit qu'on la ceinturait et qu'on l'attirait vers le fond, elle se crispa de surprise, ayant tout juste le temps de prendre son souffle sans même pouvoir crier, avant de se retrouver la tête sous l'eau. Une blague de gamin … par un vieillard de plus d'un siècle … et particulièrement bien conservé. Lorsque Logan la relâcha, lui permettant de remonter à la surface pour reprendre son air, la rousse prit une profonde et bruyante inspiration, suivie d'une brève quinte de toux, recrachant le peu d'eau qu'elle avait avalée. Puis, se retournant vers le coupable, elle lui lança un regard faussement mauvais, accompagné d'un sourire railleur, avant de lui lancer de l'eau au visage du plat de la main, et enfin, d'éclater de rire.

Le mutant se rapprocha alors de Jean avec lenteur, venant saisir ses mains avec douceur, restant devant elle, avec un air comblé sur le visage. Attendrie par ce qu'elle pouvait voir, la rousse eut un sourire en coin. Elle aimait le voir ainsi, détendu et serein. Habituellement, il avait toujours cette expression sévère, et un brin maussade, comme s'il était continuellement contrarié ou préoccupé. Mais dans ces moments un peu plus intimes qu'il partageait avec elle, il était différent. Comme débarrassé de ses soucis … de ses fantômes. Entremêlant ses doigts avec ceux de Logan, la télépathe les resserra légèrement sur les mains épaisses du mutant, avant de se rapprocher un peu plus de lui et de l'embrasser avec tendresse, jusqu'à rendre ce baiser un peu plus intense et sensuel.

Et qu'elle finisse par y mettre un terme, s'écartant doucement de Logan.

Se libérant de ses mains, elle rétablit une certaine distance entre eux de quelques mouvements de nage à reculons. Pour autant, elle ne le quitta pas du regard, continuant de lui sourire avec douceur … mais un sourire légèrement coupable et désolé pourtant … un sourire déclinant. Aller plus loin était tentant, surtout dans un cadre pareil. Mais, quelque chose retenait Jean … la sensation que ce n'était pas le moment. La raison ? Elle-même n'était pas certaine de la connaître, comme habitée par une sorte de malaise. La veille encore, elle demandait à Logan de ne pas se retenir lorsqu'il ressentait le besoin de lui manifester ce qu'il éprouvait pour elle. Et aujourd'hui, c'était elle qui … mettait une distance. Pourquoi ? A cause de Tao ? D'une frayeur qu'il avait pu profondément enfouir en elle ? A cause de cette histoire de tournoi ? De la crainte de ce que préparait Momoko pour Logan ? … Autre chose ?

« Désolée ... », murmura-t-elle, tout en baissant le regard, tandis que son sourire venait de disparaître.

La télépathe pouvait imaginer sans peine combien sa réaction pouvait être blessante pour Logan. Il avait tout fait pour lui faire oublier les jours précédents, se pliant en quatre pour leur offrir cette excursion … et elle, elle venait de faire cela. Il avait toutes les raisons de lui en vouloir. En un instant, tout le bien-être que Jean était parvenue à capitaliser en se retrouvant sur cette île paradisiaque, venait de partir en fumée, remplacé par des craintes et des peurs qu'elle ne comprenait pas. Timidement, elle releva les yeux sur lui. Pouvait-il comprendre alors qu'elle-même était dans le flou le plus total ? En tout cas, elle espérait qu'il ne lui en voudrait pas trop. Communiquer ! Combien de fois lui avait-elle dit que c'était la clé d'un couple ? Et voilà qu'à présent, c'était elle qui jouait les taciturnes. Et cette eau qui à présent lui semblait si froide … c'était ridicule. Elle devait être à prêt de vingt sept degrés, si ce n'était plus. Pourtant, sans même qu'elle ne s'en soit rendue compte, Jean s'était recroquevillée sur elle-même, comme pour lutter contre une perte de chaleur totalement imaginaire, limitant le mouvement de ses mains et de ses pieds juste à ce qu'il fallait pour rester la tête hors de l'eau. Dans son cou, elle sentait ses cheveux caresser sa peau, dérivant au grès des tourbillons imperceptibles de l'eau. Une sensation … curieusement familière … et désagréable … comme si elle était rattachée à un mauvais souvenir. Cela aussi c'était ridicule. Elle n'avait aucun souvenir !

Et pourtant … l'eau … le froid … la peur … la sensation de noyade …

« Il faut que je sorte », finit-elle par dire abruptement avec un brin de panique dans la voix, tout en se mettant à nager avec détermination vers la plage.

Une fois hors de l'eau, elle resta debout, immobile, dos à la mer, alors que les vagues pouvaient encore venir lui lécher les talons. Les bras repliés devant elle et les mains jointes posées devant sa poitrine, elle se tint silencieuse, le regard perdu dans le sable blanc. Elle tremblait. De froid ? De peur ? Un peu des deux ? Etait-elle tout simplement en train de devenir folle ?

Elle devait se ressaisir, se calmer, comme le Professeur le lui avait appris. Clarifier son esprit. Il l'avait mise en garde, la prévenant que ce genre de chose pouvait arriver. Elle devait se concentrer, se focaliser sur un repère … se rattacher à quelque chose de rassurant … d'apaisant. Ou quelqu'un.
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