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R.I.P, Old Friend - PV Jean

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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Ven 28 Sep 2018 - 15:47
R.I.P, Old Friend


L'instinct est quelque chose de fantastique. Certaines personnes ne s'y fient pas assez. D'autres trop. Il parait que je suis dans la deuxième catégorie. Que je suis quelqu'un d'instinctif. C'est pas faux, si l'on s'en réfère à ma façon d'agir et de réagir.

Là, la rouquine qui se tient tout contre moi glisse une petite vanne qui m'est destinée, persistant dans son discours selon lequel je suis un vieux râleur. Mais c'est dit avec tendresse et affection, donc je ne peux que sourire. J'acquiesce de la tête, par rapport à ce qu'elle dit par la suite. Sur le fait qu'elle n'aime pas qu'on se dispute, et tout ça. Je glisse simplement un "Laisse, c'est rien."

Parce que finalement, c'est rien. On est toujours là, ensemble. On se fait pas la gueule. Juste un petit quiproquo ayant conduit à une explication posée, qui a permis de défaire le noeud du problème. Donc oui, c'est rien.

Pourquoi cette histoire d'instinct? Parce que là, la jolie Docteur Grey caresse mon torse du bout des doigts. Certainement sans y penser vraiment, mais si elle savait quel genre d'idées, de réactions, ce simple geste peut avoir... Boah, elle en a certainement une vague notion, étant donné sa réaction quand elle se mettait de la crème tout à l'heure. Et donc là, même si l'envie de "plus" est là, bah mon instinct - ou mon bon sens, qui sait? - me fait clairement comprendre que c'est pas le moment du tout. Que les réconciliations sur l'oreiller, c'est qu'au cinéma. Puis on a pas d'oreiller.

Afin de ... Bref. Prenant une grande inspiration, je m'écarte un peu d'elle, mais dans l'unique but de pouvoir mieux lui saisir la main. Suite à quoi j'entame une marche lente en direction de la serviette, toujours placée à l'ombre de l'un des arbres qui bordent la plage.

Là, je m'allonge, l'entrainant avec moi dans ma position horizontale. Saisissant au passage mon vieux chapeau de "cow-boy", je le place sur mon visage, fermant les yeux. Depuis là-dessous, ma voix à peine modifiée, je grommelle quelques mots.

"On profite encore un peu, puis on rentre. On a des choses à faire..."

Non pas que cela me fasse plaisir, mais je me suis engagé dans un tournoi à la con, proposée par une petite vieille vicelarde qui savait que je ne pourrai pas lui dire non. Saleté d'ancêtre. Mais ne pressons pas les choses. Nous avons encore quelques heures avant de devoir rendre le bateau. Donc même si c'est en les passant avec Jean dans mes bras, les yeux fermés, à ne rien faire d'autre que d'écouter le remous des vagues, bah cela me convient parfaitement, et j'entends bien en profiter au maximum.

Ce n'est pas quelque chose que je mets souvent en avant, mais mon sens du toucher est au même titre que mon ouïe, mon odorat ou ma vue, particulièrement développé. Et laisser balader le bout de mes doigts sur la peau douce de la rouquine, sur ses hanches, puis en remontant sur ses cotes avant de... de redescendre, en fait, est quelque chose d'hyper agréable pour moi.

Je ne sais pas combien de temps nous restons ainsi. Ce que je sais, c'est que le ciel a pris une teinte orangée, typique des couchés de soleil du coin. J'ai du m'endormir, car je n'ai absolument pas vu le temps passer. Me redressant, je dégage mon bras de sous le corps svelte de la rouquine, et finis par me lever. Je sais pas si elle dort ou pas, mais elle bouge pas pour l'instant. Je vais donc rapido chercher quelques trucs à manger. Rien de folichon - quelques fruits à coque - mais c'est déjà ça. Je me prépare, attendant que la rousse émerge pour qu'elle fasse de même et que nous puissions rentrer au loft à Madripoor.
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Ven 28 Sep 2018 - 17:46
Logan tenta de rassurer la mutante, lui faisant comprendre que cet incident n'avait aucune importance. A la manière dont il la prit dans ses bras, la serrant contre lui, Jean sut qu'il était sincère. Il avait sans doute raison. Aucun couple ne traversait pas à un moment ou un autre ce genre de turbulence, et cela devait être d'autant plus vrai au regard des antécédents des deux mutants. L'un avait connu plus de guerres que nul autre sur cette planète, et l'autre était morte dix années plus tôt. Et c'était sans parler de leurs soucis de mémoire respectifs. Nombreux étaient les écueils possibles pour leur couple, et il ne tenait qu'à eux de les surmonter.

Soulagée par ce dénouement, Jean se laissa faire lorsque le canadien la conduisit jusqu'à la serviette toujours étendue sur le sable. Allongés l'un à côté de l'autre, ils profitèrent encore durant quelques heures de ce cadre paradisiaque avant de rejoindre Madripoor. Ce fut rassurée et en pleine confiance que la rousse s'assoupit dans les bras de Logan.

Lorsqu'elle ouvrit les yeux, ce fut pour le voir préparer des fruits qu'il avait sans doute trouvés sur l'île avant que la rousse ne se réveille. Se redressant, elle releva naturellement ses cheveux en arrière, pour dégager son visage, adressant ensuite un sourire à Logan. Puis, d'un rapide coup d’œil, elle observa le ciel dans son camaïeu de teintes rosées et orangées. La journée touchait à sa fin. Il leur faudrait ne plus tarder à quitter cette île pour rejoindre Madripoor s'ils ne voulaient pas devoir faire le voyage de retour de nuit. S'étirant doucement, la mutante finit par se lever pour rejoindre le canadien.

* * *

Assise dans le canapé du salon, les jambes ramenées sous elle, Jean tenait une tasse de café entre ses mains au niveau de ses lèvres. Machinalement, elle soufflait par intermittence sur la boisson chaude, alors que son regard était perdu dans le vide. Ce matin, elle était seule dans le loft à son réveil, il y avait presque une heure de cela. Logan semblait s'être absenté. La veille déjà, elle ne l'avait que peu vu de la journée, préférant ne pas le déranger alors qu'il se préparait pour cette histoire de tournoi. Sans doute avait-il des gens à voir, ainsi que des préparatifs à mettre en place pour la suite des événements. A moins qu'il ne fut question d'en apprendre un peu plus sur les intentions de Momoko, et sur ce qu'elle leur réservait. Mais il s'agissait avant tout des affaires personnelles de Logan, si bien que la rousse avait fait en sorte d'être la moins intrusive, tout en restant disponible si jamais il avait besoin de son aide.

Et à présent, le grand jour était arrivé. D'ici quelques heures, ils se rendraient dans ce fameux dojo tant convoité, y retrouvant le reste des héritiers de Kesuke. Jean n'avait de cesse de ressasser cette idée dans son esprit, sans parvenir à se débarrasser d'une sorte d'angoisse. Etait-ce de l'appréhension ? Un mauvais pressentiment ? Elle n'aurait su le dire. Peut-être s'inquiétait-elle tout simplement pour rien, trop attachée à Logan pour être objective et se rendre compte qu'il n'avait rien à craindre de ses rivaux. Sans même prendre la peine de boire une gorgée de ce café qu'elle s'était évertuée à refroidir depuis maintenant plusieurs minutes, elle reposa sa tasse sur la table basse, avant de passer nerveusement une main dans ses cheveux, les rabattant en arrière, tout en poussant un long soupir. Avec la boule d'anxiété qu'elle avait au ventre, boire ce genre de boisson n'était peut-être pas la meilleur chose à faire.

Décidée, Jean finit par se lever pour regagner la chambre et la salle de bain, afin de se préparer. Ainsi, elle serait prête lorsque le canadien reviendrait. Pour l'occasion, elle porta son choix sur une combinaison bordeaux en lin, une tenue légère laissant ses épaules et ses bras apparents, ainsi qu'une grande partie de son dos. Encore une fois, elle laissa ses cheveux détachés retomber naturellement. Sa paire de tropéziennes aux pieds, elle était prête pour cette journée. Qu'importait la chaleur de Madripoor, ou encore les émotions rencontrées lors de ce tournoi, Jean pourrait y faire face … ou plutôt, Rubis pourrait y faire face.

Alors qu'elle se regardait dans un miroir, effectuant quelques ajustements de dernière minute, la télépathe releva le regard lorsqu'elle entendit des bruits de pas se rapprochant depuis la pièce voisine. Dans l'encadrement de la porte de la chambre, elle vit la silhouette de Logan se dessiner, affichant alors immédiatement un sourire plein de douceur à l'intention du mutant.

« Bonjour Logan. »

Se regardant une dernière fois dans le miroir, la rousse prit une profonde inspiration avant de pivoter sur elle-même pour faire face au canadien.

« Très bien … et maintenant ? »
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Mer 3 Oct 2018 - 22:04
R.I.P, Old Friend


Instinctivement, je sais qu'il fait encore nuit quand je me réveille, et ce même si je garde les yeux fermés et que les volets clos m'empêchent de voir l'extérieur. D'un mouvement de bras, je dégage la couverture, puis me redresse pour m'asseoir finalement sur le bord du lit. D'un petit coup d'oeil derrière moi, je regarde la femme à la chevelure de feu qui dort encore. Je ne veux ni ne dois la réveiller. Il est trop tôt pour ça. Et plus longtemps elle restera dans les bras de Morphée, moins elle passera de temps à s'en faire pour moi.

Non pas qu'il y ait une quelconque raison de se faire du mauvais sang à mon sujet, mais c'est comme ça qu'elle fonctionne. Et que les gens qui tiennent à d'autres personnes fonctionnent en général, je pense. Bref, tel un félin fondant sur une proie inconsciente du danger qui la guète, je quitte la chambre à coucher, saisissant au passage une tenue de sport basique. Je me prépare dans le couloir avant de quitter le loft. Ce que je vais faire? M'entrainer.

Pourquoi je ne le fais pas au sous-sol? Parce que je préfère m'isoler. J'ai souvent fonctionner comme ça par le passé, et cela m'a plutôt réussi. Pourquoi alors changer une méthode qui fonctionne. Si mon logement est déjà un peu à l'écart du centre-ville, je choisis de m'éloigner encore plus, afin de profiter des rares espaces encore sauvage de l'île. Là, je peux pratiquer un art auquel je n'ai pas le loisir de m'exercer autant que je le souhaite: la méditation.

Si vous vous attendiez à ce que je défouraille des animaux sauvages qui n'ont rien demandé, vous repasserez. Non, je suis clairement ici pour me concentrer sur moi-même et me focaliser sur ce que je sais, sur ce que je connais. Pas la peine de taper dans le vide, ou de m'exhiber. Non, je dois juste me concentrer, faire confiance à la qualité de mes connaissances, pas à la quantité. Je dois... Non, mais c'est une blague? Je dois faire abstraction de la pluie qui commence à tomber, et qui va mettre à mal ce que j'essaie d'entreprendre. Ou qui me poussera à atteindre mon objectif, cela ne dépend que de moi.

Assis en tailleur, le dos bien droit, les yeux clos, je m'enferme dans une bulle totale. J'ignore tout ce qui se passe autour. Je reste là, dans le noir, dans le froid, sous la pluie. Combien de temps? Aucune idée. Je sais que le jour se lève, car les rayons du soleil viennent réchauffer ma peau. Cela signifie également que la pluie s'est arrêtée. Ouvrant les yeux, je décide qu'il est temps de rentrer.

Regagnant donc le logement où - normalement - je dois retrouver la rouquine, je laisse vagabonder mes pensées. Je retire mon t-shirt, que j'essore grossièrement puis garde à la main. Je me répète les règles du tournoi, histoire de voir s'il n'y a pas un truc, un piège... Je m'interromps quand le Docteur Grey s'adresse à moi., et à qui je réponds simplement:

- Bonjour, Jean.

Suite à quoi, une nouvelle question s'ensuit. Une question légitime. Et avant de répondre, je la regarde, des pieds à la tête, puis affiche un petit sourire en coin, que l'on peut facilement traduire et comprendre. Mais haussant les sourcils, je regarde ma propre dégaine, et fais une légère grimace, presque amusé.

- Visiblement, t'es déjà prête. Donc je me douche, j'me change, et on y va.


En passant devant elle, et malgré mon allure de chien mouillé, je lui vole un petit et délicat baiser du bout des lèvres. Après quoi, je m'engouffre dans la salle de bain.

Cinq minutes, montre en main. C'est le temps qu'il me faut pour être prêt. Lavé, changé. Je porte désormais un costume noir intégral, mais j'ai également un vieux sac à dos à l'épaule.

- Allons-y.

J'indique à la rouquine la direction du sous-sol. Nous allons donc prendre l'un de nos véhicules. Et étant donné ce qu'elle porte, on ne partira pas en moto. Ce n'est pas bien grave.

Le trajet est... calme. Jean, enfin "Rubi" est tendue. Je le sais, je le sens. Vivement que toute cette histoire soit passée, que l'on puisse à nouveau penser à tous ces Sapiens qu'il faut protéger alors qu'ils nous détestent - Ouah, quelle perspective! Ma main sur le levier de vitesse glisse jusqu'à celle de "mon Escort". J'essaie de la rassurer avec ce simple geste, mais je sais qu'elle ne sera pas tranquille avant que l'on en ait fini.

Après pas loin de trente minutes de route en direction de la côte, nous arrivons enfin au Dojo des Yoshikawa. Un bâtiment hors du temps. Petite construction de briques et de bois tout à fait typique. Les autres sont déjà là. Tous. Ils attendent dans le jardinet, devant le dojo - le portail ne fermant pas, ils ne se sont pas privés.

La rouquine s'accrochant à mon bras droit, mon vieux sac à dos sur l'épaule, nous les rejoignons donc. Ils sont tous là. Comme prévu, la vieille Momoko n'est pas seule. Un immense colosse dissimulé sous un peignoir de boxeur l'accompagne. Nagiri et Tetsuo sont là, seuls. Et, surprise, Noboru est seul également. A croire que ce gringalet va se battre.

* Sérieux? Il compte affronter chacun de nous?* pensai-je en regardant Jean.

Aussi présent, le notaire, qui servira en quelque sorte d'arbitre pour chacune des rencontres.

- Ne perdons pas de temps, que je puisse récupérer ce qui me revient de droit.
- Comment oses-tu, Gaigin?

Visiblement, Tetsuo est en forme! J'espère qu'il n'est pas simplement plein de bouche, et qu'il en a sous le pied.

Une fois à l'intérieur du Dojo, qui s'ouvre simplement à l'aide d'une porte coulissante, nous nous installons tous autour de l'aire de combat, après avoir retiré nos chaussures, et salué en direction du portrait peint à la main de l'ancêtre des Yoshikawa.

C'est là que le notaire prend la parole.

- Mesdames, messieurs. Je ne suis là qu'en qualité d'arbitre. Aussi, je vais faire un simple rappel des règles. Vous allez rencontrer chacun des participants - à moins que l'un d'eux ne soit plus en état de combattre. Pour gagner, il suffit de faire mettre un pied au sol en dehors de la zone délimitée par la scotch que je suis en train d'apposer au sol votre adversaire. Ou de le mettre K.O. Gagner vous rapportera un deux points. Perdre, aucun. Aucune arme autorisée. En cas d'égalité, en tête du classement, les personnes concernées s'affronteront dans une mort subite. Qui veut commencer?

Sans surprise, le gros Tetsuo s'approche de l'aire de combat. Aucune straégie de sa part. Retirant son haut, il laisse apparaitre un physique d'ancien athlète qui s'est laissé aller. "Alors Gaigin? Prêt à perdre?"

Alors que je m'apprête à y aller, Jean reste fermement accrochée à mon bras, et avant que je puisse lui demander ce qu'elle compte faire, Nagiri est déjà en place. Boah, peu d'importance, finalement. Je les affronterai tous à un moment ou un autre. Cela me laisse le temps de me changer. Je ne quitte pas la pièce, car je souhaite voir ce qui se passe. Quittant donc mon costume noir, j'enfile la tenue qui était rangée dans mon vieux sac: un Gi tout aussi vieux, et une ceinture noire. Réajustant mon patch sur l'oeil, je me rapproche de Jean pour lui souffler quelques mots.

- On en aura bientôt fini, c'est promis.

Pourquoi j'ai dit que Tetsuo avait aucune stratégie? Parce qu'il s'est lancé dans ce tournoi sans réfléchir. Il va pas chercher à s'économiser. Cela ne m'étonnerait pas qu'il enchaine avec un second match direct, par pure fierté. Il pourrait même être assez idiot pour éliminer Nagiri directement, ce qui signifierait pour les trois autres adversaires un combat de moins à faire - donc moins de fatigue.

Le truc, c'est que j'ai à peine le temps de réfléchir à tout ça et de nouer ma ceinture autour de ma taille que le combat est déjà fini. Sept coups. Il n'aura fallu à Nagiri que sept coups pour non pas sortir Tetsuo, mais bel et bien le mettre K.O. Le dégout qu'affiche la jeune femme est très clair: elle ne voulait pas que le gros ait la main basse sur le dojo.

Visiblement, c'est d'elle dont je vais devoir me méfier le plus.

Le Notaire fait signe à ses deux gardes d'évacuer Tetsuo de la zone de combat, ce qu'ils font, sans pour autant prêter plus d'attention que ça au corps inanimé de l'ancien lutteur.

Agenouillée au bord du tatami, Nagiri reste impassible.

- Bon, ça va être mon tour, je pense...
Petit clin d'oeil à la rouquine, et j'y vais, et tombe en face de Noboru.

- T'es sérieux, là?

Visiblement, il l'est, puisqu'il se met en garde. Je crois reconnaître une des positions enseignées par mon vieil ami. Mais c'est tellement mal exécuté. J'en viens presque à penser que je suis content qu'il ne soit pas là pour voir ça. L'homme d'affaires tente un... coup de pied? De genou? Je sais pas, c'est trop brouillon. Mais bref, j'esquive, lui colle un coup de pied au cul et le sors de la zone de combat.

Rapide. Humiliant. Une affaire rondement menée. Le Notaire note les résultats du second affrontement, avant que le troisième ne prenne place. Pour ma part, je retourne auprès de Rubi "Je t'avais dit que ça irait vite..."

Toutefois... En moins de trois minutes, on a déjà passé deux combats. Je n'imaginais pas que ça serait aussi rapide. Mais là, c'est Nagiri contre le monstre de Momoko. Si Testsuo est costaud, l'homme qui finit par quitter son peignoir l'est encore plus. On dirait Colossus. Sous sa forme métallique. Il est gigantesque. Typé européen, il serait Russe ou un truc du genre avec sa chevelure blonde platine, que cela ne m'étonnerait pas. Il porte un simple short, pas de gant, pas de chaussure.

Je peux pas laisser Nagiri y aller. Ce serait trop déshonorant pour moi. Encore une fois, je m'apprête à me présenter à ce nouvel adversaire, mais la jeune femme est déjà en place. Un claquement de langue trahit ma frustration. Mais soit.

Et c'est parti. Et les coups s'enchainent et pleuvent. Et si mes yeux sont braqués sur les combattants, je remarque un truc. La petite vielle, assise sur son tabouret. Appuyée sur sa canne. Avec sa main libre, à l'aide de ses doigts crochus, elle fait tout plein de petits gestes. Un peu comme... Comme si elle manipulait le gars!

Je n'interviens pas. Je préfère voir comment les choses vont évoluer. Car il se pourrait bien que l'on vienne de lever un lièvre bien plus gros que je ne l'imaginais.
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Ven 5 Oct 2018 - 13:39
Torse nu, son t-shirt roulé en boule dans sa main, les cheveux et la peau humides de sueur, le mutant répondit au salut de Jean depuis le pas de la porte. Le regard que posa Logan sur la rousse, ainsi que le sourire qui s'en suivit, en disaient long sur ses pensées, sans même que la télépathe n'ait à se servir de ses pouvoirs. Comme réponse à la question de cette dernière, le canadien l'informa qu'il allait de ce pas à la douche pour ensuite se changer. Ensuite, ils se mettraient en route pour le dojo. En chemin pour la salle de bain, Logan prit tout de même le temps de marquer une pause pour venir quémander un baiser, que Jean fut bien incapable de lui refuser. Comment aurait-elle pu ? Avec cette attitude et cette assurance naturelle qui étaient les siennes, sans parler des atouts physiques qu'il ne manquait pas de mettre en avant pour l'occasion, elle était sous son charme. Et il se savait pertinemment.

Quelques minutes plus tard, il se présenta de nouveau auprès de la rousse, affublé d'un élégant costume noir qui lui allait à la perfection, une autre situation dans laquelle elle le trouvait irrésistible, tout en portant à l'épaule un vieux sac à dos, qui pour le coup, n'était pas du tout raccord avec le reste de sa tenue. Suivant les indications de son compagnon, Jean lui emboîta le pas en direction du sous-sol et de ses véhicules stationnés. Sur le trajet, Logan tenta tant bien que mal de détendre sa compagne, afin de la rassurer. La mutante était confiante. Après tout, il s'agissait de Wolverine. Mais malgré tout, une part d'elle restait tendue et inquiète pour l'homme qu'elle aimait. Et cela, le canadien le percevait parfaitement … et à priori, il le comprenait aussi.

Après une petite demi-heure de route, le couple arriva à destination. Cette bâtisse était dans le style japonais le plus traditionnel possible. En devanture se trouvait un jardin japonais typique, avec sa pelouse rase, ses allées de graviers fins, son petit point d'eau calme et relaxant, ainsi que ses nombreuses essences d'arbres locales taillées de manière à en faire de petits massifs caractéristiques de l'art paysagé nippon. Au centre se trouvait le dojo en question. Une construction modeste de briques et de bois à l'architecture emblématique. Aux côtés de Logan, la rousse avança dans la propriété, rejoignant ainsi les autres concurrents déjà présents, ainsi que le notaire. La vieille sœurs de Kesuke était accompagnée d'un type à la carrure imposante que son peignoir satiné de boxeur ne pouvait dissimuler. Sans doute serait-il le combattant qui la représenterait au cours du tournoi. L'ancien sumo, Testuo, ainsi que la nièce du défunt étaient également présents. Et à la grande surprise de Logan, Noboru était également de la partie … sans champion pour représenter ses intérêts. Face au regard de Logan, ainsi que la pensée qu'il formula, Jean lui répondit avec un froncement de sourcils désapprobateur. Quelque part, elle avait une certaine forme de sympathie pour cet homme. Certes, il n'était pas capable de s’accommoder avec les concepts d'honneur propre à cette famille … mais après, tout, venir ainsi, seul, en cette journée … n'était-ce pas la preuve d'un minimum de bravoure. Alors, oui, il n'avait aucune chance … mais l'intention y était, et c'était déjà un bon début.

Tous ensemble, ils entrèrent dans le dojo. Prenant en exemple le reste de l'assemblée, Jean retira ses tropéziennes à l'entrée, avant de s'incliner devant le portrait d'un homme aux traits sévères, accroché sur l'un des murs du dojo. Très certainement un ancêtre des Yoshikawa. A présent dans une pièce spacieuse vraisemblablement destinée à la pratique des arts martiaux, les convives se répartirent sur les pourtours de l'aire de combat, zone que le notaire marqua à l'aide de ruban adhésif, alors que Logan et le sumo échangeaient déjà quelques railleries. Alors, l'homme de loi indiqua qu'il ferait office d'arbitre au cours de ce différent, avant d'énoncer les règles de ce tournoi.

Le ventripotent combattant fut le premier à s'avancer, avec un air de défi, tout en lançant une provocation au canadien. Un piège grossier qui força pourtant Jean à resserrer sa prise sur le bras de Logan pour le retenir. Message qu'il sembla comprendre puisqu'il n'insista pas après avoir tenté d'initier une avancée sur la zone de combat. A sa place, ce fut Nagiri qui s'avança. Visiblement, elle avait la ferme intention de remettre cet oncle encombrant à sa place. Logan profita alors de cette occasion pour se changer, troquant son costume pour une tenue de combat asiatique traditionnelle … qui ne retirait rien à son charme, d'après Jean.

Les coups échangés entre le sumo et la fluette jeune femme furent rapides, cette dernière se contentant d'esquiver avec fluidité les attaques de son aîné, tout en contre-attaquant avec précision et vitesse à chaque ouverture, portant ses frappes à des endroits bien stratégiques que la rousse connaissait bien en tant que médecin. Se méfier des apparences … cela n'avait jamais été aussi vrai que lors de cet affrontement. En une poignée d'attaques, Nagiri était parvenue à terrasser son adversaire sans se fatiguer et sans la moindre égratignure, faisant preuve d'une redoutable précision chirurgicale dans son mode de combat. Tetsuo était donc à présent disqualifié … et dégagé sur le côté de la pièce sans grand ménagement par les hommes de main du notaire.

De son seul œil visible, Logan adressa un clin d’œil à Jean, avant de s'avancer à son tour sur l'aire de combat … pour finir par se retrouver face à Noboru. Ce combat fut encore plus bref que le précédent, le canadien sortant son adversaire d'un simple coup de pied sec au postérieur, mais assez puissant pour repousser le neveu de Kesuke hors des limites de la zone. Face à ce triste et humiliant spectacle, la rousse roula des yeux lorsque le vainqueur revint à ses côtés avec un air moqueur sur le visage, tout en se ventant de la rapidité avec laquelle il avait expédié cette affaire. Pour autant, Jean ne put s'empêcher de lui saisir le bras avec tendresse avant de venir déposer un baiser sur son deltoïde.

La télépathe ne dit rien de plus. Pourtant, elle avait conscience que seul le plus simple avait été accompli. Pour le canadien, Noboru était une affaire réglée, et Testuo n'était plus en mesure de l'affronter. Ne restaient donc plus que la redoutable et surprenante Nagiri, ainsi que le mystérieux et inquiétant combattant de Momoko. D'ailleurs, l'heure était venue pour ces deux là de s'affronter.

Retirant son peignoir, le champion de la vieille dévoila une musculature impressionnante … qui ne sembla pourtant pas inquiéter la jeune femme. La télépathe se demanda d'où un type pareil pouvait sortir. D'un regard consciencieux, Jean tenta de prendre des nouvelles de Tetsuo, le médecin en elle ne pouvant s'en empêcher … jusqu'à ce que son attention soit accaparée par une sorte de fourmillement à la base de son crâne. Une sensation de picotement désagréable qui la fit légèrement grimacer.

Un nouveau combat venait de débuter, sous l’œil attentif de Logan. Nagiri était toujours aussi technique, esquivant les attaques de son rival, puis réagissant lorsqu'elle avait une opportunité. Mais face à elle, le colosse encaissait ou paraît chaque coup, faisant aussi preuve d'une très bonne maîtrise du combat. Sa musculature était-elle trop développée au point de rendre les techniques de Nagiri impuissantes, protégeant ses zones sensibles des coups toujours aussi précis de la jeune femme ? Possible.

D'une main distraite, la rousse se gratta l’occiput, dans le vain espoir de chasser la sensation inconfortable, tandis que Logan était à présent focalisé sur Momoko. La matriarche de la famille Yoshikawa était assise sur un tabouret dans l'un des angles de l'aire de combat. Dans l'une de ses mains, elle tenait fermement sa canne entre ses doigts noueux … alors que de l'autre, elle semblait pianoter dans le vide. Détail que n'avait pas manqué de remarquer le canadien.

« Tu crois qu'elle … ? », lui demanda Jean dans un murmure, sans quitter du regard les doigts plein d'arthrose de la vieille.

Face à cette idée, Jean fronça légèrement des sourcils. Tout ceci ne lui disait rien qui vaille. Elle l'avait senti depuis plusieurs jours : Momoko n'avait pas proposé ce tournoi sans la certitude de le remporter à l'aide d'une botte secrète.
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Lun 8 Oct 2018 - 16:01
R.I.P, Old Friend


Le gars qui représentait la vieille, et qui visiblement, était manipulé comme un petit pantin par la marionnettiste... Il était énorme, c'est indéniable. Mais l'écart de carrure entre lui et Tetsuo n'est pas si grand. Donc les coups que porte Nagiri devraient le faire flancher à un moment, non? Et pourtant, ce n'est pas le cas. Le monstre continue d'avancer, parant grossièrement les attaques.

La rouquine à coté de moi semble elle aussi avoir remarqué le petit manège. A son interrogation en suspens, je ne peux que simplement répondre "Pour l'instant, on n'est sûr de rien, mais regarde..." D'un mouvement de la tête, je désigne la vieille. "Elle ne cligne absolument pas des yeux."

Pour certains, je suis trop prudent, voir à la limite de la paranoïa, à soupçonner tout le monde de ne pas être ce qu'il prétend. Pour d'autres, je ne suis qu'un je-m'en-foutiste, qui prend les choses comme elles viennent sans m'embarrasser des détails ou des conséquences. La vérité? Je ne sais pas, et dans l'immédiat, je m'en moque. Non, là, ce qui compte pour moi, c'est de savoir si l'ancêtre est bien en train d'utiliser un être humain comme une arme, où si je me fais des idées.

Afin de vérifier ma petite théorie sur le contact visuel, j'amorce un début de mouvement, afin de me rendre jusqu'à Momoko, histoire de tailler le bout de gras. Mais je n'ai même pas le temps de tourner les talons que ma route est déjà bloquée par deux gardes. De la vieille? Du notaire? Je sais pas et je m'en fous. Ils font une tête de plus que moi, mais ils feraient mieux de pas trop me chercher s'ils veulent pas rapidement faire ma taille. Je peux trancher dans le vif du sujet de façon assez efficace.

Le notaire, d'un signe de la main, m'indique de ne pas bouger. Vous allez voir que cet enfoiré est de même avec l'autre! Soit. Je ne bouge pas. Pour une seule raison: je ne veux pas que l'on me disqualifie et que quelqu'un d'autre remporte le tournoi - oui, je commence à prendre goût à toute cette mascarade. Bras croisés, je profite donc du temps qui m'est imposé pour observer la façon de combattre de Nagiri. Elle plutôt que l'autre, car si elle s'en sort, elle sera nettement plus dangereuse, à mon sens.

Contrairement aux autres, elle se bat magnifiquement bien. Tout est maîtrisé, calculé. Une véritable démonstration des méthodes de combat des Yoshikawa. Néanmoins, son adversaire ne faiblit pas. Il encaisse tout comme si cela ne lui faisait rien. Alors, je ne sais pas si c'est un moment d'inattention de la part de Nagiri ou quoi, mais le colosse parvient à la saisir par le poignet. Et je sens que c'est la fin. Il n'a plus qu'à la jeter hors de l'aire de combat. Soulevant le fine silhouette, il se permet avant de l'éjecter d'exercer une pression telle qu'il en vient à lui briser l'articulation.

Sa victime hurle de douleur avant de chuter lourdement loin derrière la ligne posée au sol par l'homme de loi.

Les yeux toujours rivés sur Momoko, je m'adresse à Jean, d'une voix à peine audible.

"Elle jouait avec elle. Elle veut qu'elle reste dans la course. Soit pour m'affaiblir, soit pour la voir rager de ne pas gagner. C'est une putain de tordue..."

Ce n'est qu'une fois son monstre de retour assis à coté d'elle que celle qui a orchestré tout ceci daigne me regarder. Aurais-je raison?

Les décomptes sont faits par l'arbitre, ainsi Nagiri - qui indique qu'elle peut continuer le combat -, Momoko et moi-même nous retrouvons tous à égalité, avec une victoire. Noboru a une défaite et l'autre est disqualifié.

Le prochain combat, contrairement aux autres, est annoncé par le Notaire, qui décide arbitrairement que Noboru allait affronter le représentant de Momoko. Faisant *Non* de la tête, il me semble évident que l'issue de ce combat est jouée d'avance. Et c'est sans surprise que le neveu de mon ami abandonne avant même que l'autre n'ait pu lui mettre la main dessus. C'en est presque vexant pour moi... Je ne lui faisais donc pas autant peur que lui?

Je vole un petit baiser à Jean, car je dois maintenant affronter Nagiri. Je ne sais pas ce qu'essaie de me faire comprendre la rousse avec ce petit sourire presque désolé qu'elle affiche. Est-ce que je dois ménager mon adversaire? La laisser gagner et me rattraper plus tard? Difficile à dire. Mais passons.

La femme que je dois affronter se tient fièrement devant moi, son bras droit en écharpe. Bras croisés sur la poitrine, mes lèvres laissent échapper un long soupir, avant que je ne prenne la parole.

- T'es pas obligée de m'affronter. Fais comme Noboru, puis laisse-moi m'occuper de l'autre.

Si l'on pouvait désamorcer des situations conflictuelles avec du dialogue, cela se saurait. Elle se met en garde, je fais donc de même. Et c'est parti. Nous entamons notre combat, et je ne prends pas de gant. Toutefois, et malgré son bras hors d'usage, je ne parviens pas à la toucher. De mon coté, je n'esquive que de justesse ses coups. Je sais ce qu'elle vise. Les méridiens. En gros, elle veut me couper le jus, que je ne sois plus capable de me battre. Je n'ai malheureusement pas beaucoup d'options, quand je dois me passer de mes griffes.

La seule idée qui me vient à l'esprit, c'est de profiter du fait que l'ensemble de mon squelette est recouvert du même métal que mes lardoires. Et pour cela, je dois me laisser toucher. C'est comme ça que je perds l'usage de ma jambe droite. Je suis bien moins mobile qu'elle maintenant. Il va me falloir quelques minutes pour être de nouveau d'aplomb, faut pas que je loupe mon coup, sinon elle risque de me mettre K.O.

Elle est silencieuse, ne grimace même pas malgré la douleur. La voici qui se rapproche. Je tente un crochet du droit, elle le bloque avec sa jambe et avec deux doigts, le rend inopérant. Elle se tient en face de moi, et vient pour me murmurer quelque chose à l'oreille. Quoi? Aucune idée, car je ne lui laisse pas le temps de parler. Je lui décoche un putain de gros coup de tête! Le genre de truc que, si on est pas indestructible à l'intérieur, on le sent résonner sur cinquante générations.

Elle tombe comme une bouse au sol, inconsciente. Je sais que ce n'est pas fair-play ni classe, mais au moins c'est efficace. Elle est évacué, et j'ai le droit à quelques minutes avant d'affronter Momoko et son petit chien. Enfin, son molosse. Trainant la patte, je rejoins la rouquine.

- Je viens d'éliminer la plus coriace de tous, je pense. Je n'ai plus qu'à m'occuper de Bonnie and Clyde, et tout sera fini.

Ah, je sens comme des petits picotements dans le bras! Je crois qu'il est en train de redevenir opérationnel!
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Jeu 11 Oct 2018 - 0:21
A la manière dont Logan observait la matriarche de la famille Yoshikawa, il était évident qu'il avait lui aussi repéré le petit jeu de l'ancêtre, si bien qu'il confirma les soupçons de Jean. Tout laissait à penser dans son attitude que Momoko devait avoir une forme d'ascendance sur son champion, une sorte de capacité psychique qui lui permettait de contrôler les faits et gestes du combattant. Celui-ci était-il conscient du phénomène ? La rousse n'en avait pas la moindre idée, pas plus qu'elle ne savait si oui ou non, il avait donné son accord pour une telle entourloupe … ou même pour participer à ce tournoi. Jusqu'où pouvait aller le contrôle de la vieille femme sur l'esprit du gaillard ?

Déjà, Logan avait fait quelques pas en direction de l'aïeule, mais fut rapidement intercepté par les hommes de main du notaire, faisant craindre à Jean le pire. Avec lui, un coup de sang était si vite arrivé. Pourtant, le canadien se maîtrisa, finissant même par retourner à sa place sous les indications de l'arbitre. Témoin de cette scène, Jean fronça légèrement les sourcils. Qu'espérait-elle ? Madripoor était un foyer de corruption. Il était donc évident que cet homme roulait pour quelqu'un … et tout portait à croire que c'était Momoko qui tirait les ficelles dans ce jeu, au sens propre, comme au sens figuré. N'ayant d'autre choix, Logan reporta alors son attention sur le combat.

Face à un adversaire qui lui était physiquement supérieur, Nagiri se défendait très bien, usant du même style de combat que contre Tetsuo, à la différence que cette fois-ci, le colosse qui lui faisait face encaissait bien mieux ses frappes. Encore une fois, Jean se demanda si ce n'était simplement pas dû au fait qu'il était manipulé. Malgré ses blessures, son corps continuait peut-être de tenir debout par la simple volonté de Momoko … ce qui ne présageait rien de bon pour l'avenir de ce combattant une fois libéré du joug de sa maîtresse. Malheureusement pour la nièce de Kesuke, un moment d'inattention permit à son rival de la saisir au niveau du poignet, la soulevant sans difficulté au dessus du sol, comme s'il s'était agit d'un fétu de paille. Impressionnée, tout autant qu'inquiète pour la jeune femme, Jean se raidit. Cette impuissance devant la force brute d'un homme … ce n'était pas sans lui rappeler ce qu'elle avait elle-même vécu quelques jours plus tôt. La gorge nouée, elle déglutit péniblement, trouvant soudainement le temps long. Lorsqu'elle entendit l'os se briser sous la pression, la rousse sursauta, avant de frissonner en entendant le hurlement de douleur de Nagiri. Logan avait raison : Momoko était d'une cruauté sans limite.

Toutefois, malgré sa blessure et la souffrance qui allait de paire, la jeune femme refusa de déclarer forfait, impressionnant Jean face à tant de résilience.

A mesure que les combats se terminaient, l'ambiance dans le dojo était de plus en plus tendue. Chacun des concurrents s'était déjà adonné à un, voire plusieurs matchs. Chacun avait donc pu jauger son rival … et les choses n'étaient finalement pas si simples que ce qu'avait bien voulu le prétendre Logan les jours précédents. Malgré sa tenue, Jean sentait son dos et sa nuque se couvrir de sueur, tant ce qu'elle venait de voir l'affectait. Cet endroit était véritablement néfaste. Cette mascarade n'avait rien d'un tournoi. Dans un tournoi, on respectait son adversaire, on ne le mutilait pas.

Le combat suivant fut annoncé par l'arbitre, opposant le champion de Momoko à Noboru. Avant même d'entrer sur l'aire de combat, ce dernier déclara forfait. Visiblement, lui-aussi en avait assez vu, et surtout, il ne voulait pas prendre le risque de subir le même sort de Nagiri. Elle fut la suivante à être désignée, pour faire face à Logan. Avant de franchir la ligne de ruban adhésif collée au sol, le canadien embrassa la télépathe. De son côté, Jean lui adressa un sourire discret, espérant simplement qu'il saurait rester raisonnable. Nagiri n'était pas celle qui méritait de subir son agacement.

Un instant, la rousse hésita à regarder ou non ce combat. Elle n'avait pas envie de voir l'un des concurrents souffrir. Pourtant, elle se rappela qu'ici, ils étaient observés. Elle devait tenir son rôle. Prenant une profonde inspiration, elle serra un poing qu'elle vint placer devant sa bouche, alors que les deux combattants échangeaient quelques mots avant de commencer.

Comme à chaque fois, et ceci malgré une main en moins, Nagiri se montra efficace dans son style. Trop rapide pour Logan, elle esquivait chacune de ses attaques, parvenant même à le toucher au niveau de la jambe, l'engourdissant. En réaction, Jean ne put s'empêcher de grimacer, son empathie naturelle prenant le pas sur sa volonté. Ce fut alors que le style de combat de Logan devint … moins traditionnel et plus … 'Loganesque'. Forçant sa rivale à se rapprocher de lui, il lui asséna un violent coup de tête, mettant Nagiri au tapis. Une victoire sans appel.

La jambe traînante et le bras pendant, il regagna sa place aux côtés de Jean, alors que l'arbitre annonçait quelques minutes de pause avant le prochain combat. D'après le canadien, il venait de se débarrasser de son adversaire le plus difficile. Pourtant, Jean avait du mal à le croire. Il restait cette espèce de géant télécommandé … et du peu qu'elle avait vu, la mutante savait qu'il n'y aurait aucune limite à ce combat. Sans un mot, préférant ne pas le contre-dire ni briser la concentration de Logan, elle se contenta de s'agenouiller à côté de lui pour lui masser la jambe. Il fallait à tout pris qu'il récupère avant son prochain affrontement, et pour ce faire, aider à la circulation était sans doute ce qu'il y avait de plus efficace. Se relevant après quelques minutes, elle réajusta les pans croisés de la tenue de Logan, avant de s'adresser à lui.

« Je devrais aller voir comment vont Tetsuo et Nagiri, l'informa-t-elle à voix basse. Leurs blessures et les coups qu'ils ont pris n'ont rien d'anodin d'après moi. »

A en juger par l'expression du canadien, il n'était pas enjoué à cette idée, forçant Jean à devoir se justifier tout en lui adressant un sourire en coin désolé.

« Rubis ou pas, j'ai prêté un serment. Souviens-t-en. »

Avec calme, et pieds nus, la rousse fit alors le tour de l'aire de combat pour se rendre dans le coin de la pièce où avaient été déposés les deux combattants inconscients, sous le regard inquisiteur des hommes de main du notaire. Mais après un coup d’œil rapide à leur patron, ils laissèrent la mutante poursuivre sa route.

Le pouls de Nagiri était régulier, tout comme sa respiration. Lorsque Jean ouvrit les paupières de cette dernière afin d'évaluer les réflexes oculaires de la jeune femme, elle fut rassurée. Malgré le coup de Logan, il n'y avait à première vue aucun signe de commotion cérébrale. Avec délicatesse, elle réajusta ensuite le bandage que portait la combattante au niveau de son poignet blessé afin de limiter la douleur, ainsi que les éventuelles complications. Alors qu'elle finissait de nouer la pièce de tissu, un ronflement attira son attention. C'était Tetsuo.

« Ce gros tas ne fait que dormir … inutile de vous inquiéter pour lui. Je n'ai rien touché de vital, lui annonça Nagiri qui venait tout juste de reprendre ses esprits et qui déjà se redressait en position du lotus. Alors ? Comment c'est ?

- Cassé, comme vous devez vous en douter, répondit Jean avec une moue désolée. Et vous allez vous en sortir avec une sacrée bosse sur le front.

- Je suis certaine d'avoir entendu un bruit de métal quand il m'a frappé.

- C'est sans doute parce que vous avez le crâne très solide. »

Alors, le regard de Nagiri se releva tout en devenant plus sombre, pour se porter sur un point en hauteur. Au même moment, des bruits de pas discrets et légers couplés à l'impact régulier du bois sur les lattes du paquet du dojo se rapprochaient dans le dos de Jean. Après un dernier sourire à Nagiri et une caresse affectueuse sur l'épaule de cette dernière, elle alla pour se relever, avant d'être retenue un instant par la main valide de la jeune femme.

« Méfiez-vous ! C'est une … majo ! »

D'un hochement de tête, la rousse fit comprendre qu'elle prenait note de l'avertissement, même si elle n'avait pas compris le dernier terme. Puis, elle se releva sans précipitation, lissant sa tenue, avant de se retourner. Momoko s'approchait d'elle, lui adressant un sourire plein de douceur au milieu d'un visage de petite pomme toute ridée. La parfaite petite grand mère bonne sous tout rapport. Par politesse, Jean lui renvoya un sourire tout aussi … conventionnel avant de faire quelques pas dans sa direction.

« Rubis, c'est bien ça ?, lui demanda la femme âgée d'une voix éraillée par les années.

- Tout à fait. Toutes mes condoléances pour la perte de votre frère. »

Momoko posa alors une main noueuse sur celle de Jean, comme pour la remercier, sans omettre de secouer négativement sa petite tête à la peau parcheminée et aux cheveux gris.

« Ainsi donc, Patch a fini par trouver chaussure à son pied, annonça-t-elle avec un sourire en partie édenté.

- Je vous demande pardon ?
, s'étonna la mutante.

- Et bien … vous et Patch …


- Je pense qu'il y a une erreur. Patch est mon client. »

Amusée par la situation, la doyenne se laissa à rire un instant avant de regagner son souffle sans cesser de sourire.

« Allons jeune fille, une vieille femme comme moi sait reconnaître ce genre de chose. Vous n'avez rien à voir avec ces filles là …

- Je fais simplement mon travail, tenta Jean.

- Il ne vous regarde pas comme une meinu … et pourtant, il en a connues un bon nombre ici … ce qui m'amène à penser que vous êtes spéciale pour lui … et qu'il vous écoute, vous. »

Silencieuse, tout autant qu’inquiète et intriguée, Jean observa son interlocutrice avec des sourcils légèrement froncés.

« Dites-lui d'abandonner. C'est mieux pour lui. »

Momoko relâcha alors la main de la rousse, reprenant le chemin en direction de sa place autour de l'aire de combat de sa démarche lente et feutrée. Mais après quelques pas, elle marqua une pause, sans pour autant prendre la peine de se retourner, s'appuyant simplement sur sa canne.

« Si vous l'aimez, et je n'ai aucun doute à ce sujet … vous trouverez le moyen de le convaincre », conclut-elle avec une intonation ferme, dissimulant à peine sa menace.

A son tour, Jean retourna auprès de Logan, en silence et le plus discrètement possible. Arrivée à ses côtés, il lui lança un regard interrogateur, sans dire le moindre mot. De toute évidence, il avait vu de loin la petite scène et entendait bien avoir une sorte de résumé. Mais dans un premier temps, le regard encore légèrement froncé, Jean lui répondit simplement d'un signe de tête négatif. Etait-il nécessaire de lui parler de ceci ? Maintenant ? Très clairement, non. Finalement, elle prit une profonde inspiration, tournant son regard vers lui.

« Gagne ce dojo ! C'est pour cette raison que l'on est ici. »

Mais alors qu'il était sur le point de s'avancer pour entrer sur la zone de combat, la rousse retint Logan en lui saisissant délicatement le poignet, attendant qu'il se retourne vers elle pour être certaine d'avoir toute son attention.

« Qu'est-ce qu'une meinu ? », lui demanda-t-elle intriguée.
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Sam 13 Oct 2018 - 16:04
R.I.P, Old Friend


Pas besoin d'être un tête en mathématiques pour savoir comment les choses s'annoncent. Momoko a deux victoires. J'en ai deux également. Il n'y a plus d'autres concurrents en jeu. C'est donc entre la vieille et moi que se joue la victoire absolue de ce tournoi.

Mais nous n'y sommes pas encore. Pour l'instant, je suis simplement assis à même le sol, et une splendide rouquine me masse la cuisse. Ce genre de pratique annonce en général des suites assez... Passons, ce n'est pas le moment de penser à ça. D'ailleurs le bon Docteur Grey s'éloigne pour aller prendre soin d'autres passions. Je ne la quitte pas du regard, jusqu'à ce qu'elle atteigne les deux adversaires inconscients. Suite à quoi, je ferme les yeux, me concentrant. Je ne les réouvre que pour voir la fin de l'échange entre Momoko et Jeannie. Dans ma bulle comme je l'étais je n'ai pas trop prêté attention à ce qu'elles pouvaient se dire.

Debout, mains sur les hanches, je ne demande rien à la rouquine dont la silhouette se balance de gauche à droite au rythme de ses pas. Arrivant à ma hauteur, elle m'ordonne presque de gagner ce foutu tournoi. Jusqu'à présent, je ne l'avais pas franchement sentie emballée par tout ce cirque, et je peux la comprendre - je ne suis pas complètement buté, contrairement à ce que l'on peut croire. Mais là, pour la première fois, je sens véritablement son soutien, presque son envie d'en découdre autant que moi. Et je dois avouer que ça me plait. Cela fait naître en moi un feu ravageur qui consume lentement les éventuels doutes ou remords que je pourrai avoir, et ne laisse place qu'à une motivation inaltérable.

Resserrant le noeud de ma ceinture, j'approche de la zone de combat, alors que mon adversaire - enfin, sa marionnette - fait de même. C'est là que cette chère Rubis en profite pour me poser une petite question. Tournant légèrement la tête dans sa direction, la seule réponse que je lui propose est un petit sourire en coin, limite désolé, ainsi qu'un regard de bas en haut qui détaille l'ensemble de sa tenue. Inutile de se montrer plus précis sur ce que peut être une... Enfin bon.

- Ce combat sera le dernier. Le vainqueur remportera la demeure. Mais avant cela... Messieurs, je vous prie. D'une signe de la main, le Notaire fait évacuer Noboru, Tetsuo et Nagiri. L'un des hommes de mains se dirige vers Jean mais je le pointe du doigt.

- Si tu la touches, t'es mort. Si elle sort d'ici, t'es mort. Si elle veut s'asseoir sur un coussin garni de plumes de licornes volantes et que y en a pas, t'es mort. Donc retourne à ta niche, le toutou, avant que les choses ne deviennent trop dangereuses pour toi.

Alors que mes yeux se portent sur mes deux adversaires, je remarque la mine satisfaite de Momoko. Mais ce n'est pas à moi qu'elle adresse cet air de "J'te l'avais dit!". Non, c'est pour la femme qui m'accompagne. Qu'ont-elles bien pu se dire? Boah, cela ne me regarde pas, et si cela avait été important, Jean m'en aurait fait part, j'en suis certain.

Je fais craquer ma nuque, et fais des petites mouvements rotatifs avec les épaules, tout en avançant de quelques pas. Et tel un monstre dans lequel aucun souffle de vie ne subsiste, le colosse de la petite vieille se rapproche. Le combat commencera dans trois... Deux... Un... C'est parti!

Malgré sa grande taille, il bouge relativement bien. Mais ça, j'ai l'habitude. Le ruskov sur qui je m'exerce en salle des Dangers est lui aussi plutôt agile pour un gars de ce gabarit. Je le vois armer son poing droit pour me décrocher un coup direct. Alors je fais de même et chacun de nos poings se rencontre. Je sens très clairement les os de ses doigts se briser sur ma main dont le squelette est indestructible. Et pourtant, il ne grimace pas. Pas le moins du monde. Il se remet en garde, comme si de rien n'était.

Je recule de quelques pas - faisant quand même attention à la limite du terrain. Il envoie ses jambes, frappant le haut de mon corps que je protège à l'aide de mes bras, avec des coups circulaires puissants. J'en encaisse un, puis deux, et enfin un troisième. C'est peut-être idiot, mais je veux être certain de ce que j'avance, c'est pourquoi au lieu de parer le quatrième, je le laisse m'atteindre au niveau de la taille. Absorbant quand même une partie de l'impact, je sais la jambe et assène un coude de coude au niveau du genou. Et encore une fois, je sais exactement quel type de dégât j'ai fait: il ne devrait plus pouvoir se tenir debout... Et pourtant, il est là! Droit comme un I, et prêt à remettre ça.

Me penchant légèrement sur le côté, afin de dévisager Momoko, je m'adresse directement à elle.

- Hey, si on jouait franc-jeu?
- Je me demandais quand vous alliez me le demander, Logan-San, me répondit-elle avec un grand sourire.

Je sens comme un petit frisson me parcourir la colonne vertébrale. Elle sait qui je suis. Et moi je ne sais rien d'elle. Je retire mon cache-oeil et le jette hors de la zone de combat. Pointant la marionnette du doigt, je reprends mes petites questions.

- Je croyais qu'on n'avait pas le droit aux armes?
- Oh, vous avez remarqué? C'est rare que les gens me témoignent autant d'attention...
- Faut dire que...
- Attention à ce que tu vas dire, chien d'étranger!

Oh, mais le Notaire se découvre une paire de couilles? Et visiblement, il roule pour la vieille. Normal qu'elle ait un maximum de choses qui roule pour elle. Il doit s'assurer que tout se goupille bien pour sa boss. Mon doigt migre de la marionnette pour pointer maintenant le fameux arbitre.

- Alors? Elle utilise bien ce gars comme une arme, non?
- Pas selon nos critères. Il s'agit d'une forme ancienne d'art martial. Cela fait pour ainsi dire partie d'elle.

Ok. Donc si elle, elle me connait, lui ne sait pas qui je suis.

- Donc si cela fait partie de soi, ce n'est pas considérer comme une arme? Le Notaire fait simplement * Oui * sans prendre le temps de consulter Momoko. Bien. C'est là que je fais jaillir mes griffes.

Et que je me rue sur mon adversaire, sans prévenir. Je sens cet animal en moi qui cherche à prendre le dessus. Et vous savez quoi? Je le laisse faire. C'est pour cela que je ne sens absolument pas les coups que me portent l'être qui me fait face, je crache du sang, mais comparé à ce qui va se produire...

Je ne sais pas depuis combien de temps Momoko l'utilise. Mais cela fait un moment que ce corps n'est plus qu'une coquille vide. L'éliminer sera une sorte de libération. Le truc c'est que tant qu'il sera "entier", la vielle pourra s'en sortir. C'est donc une coquille... Une coquille qui vole en éclat sous les coups de griffes indestructibles que je lui mets dans le buffet. Les bras, les jambes, la tête... y a tout qui vole dans tout les sens, on croirait un personnage à monter soi-même à peine sorti de l'emballage.

Le truc, c'est qu'il y a un problème: il y a pas de sang. En lieu et place du liquide rougeâtre que j'ai tellement l'habitude de voir couler à flots lorsque je tranche dans la chaire de mes ennemis, une sorte de pâte visqueuse vert translucide s'écoule lentement.

Je rentre mes griffes, et attrape les morceaux de l'espèce de Momie/Zombie que je jette hors des limites du terrain. Sachant que je suis vainqueur, je me dirige vers la vieille.

- Oh, Logan-San, vous n'allez pas croire que les choses vont en rester...

Pourquoi elle s'interrompt? Parce que d'un seul mouvement, j'ai dégainé mes lames et tranché ses deux mains qui tombent au sol. Iaijutsu. Là, y a du sang - donc malgré sa face toute fripée, elle n'en demeure pas moins humaine. Le Notaire se précipite pour lui porter secours. Tout comme les hommes de mains.

- La Main... ne tolèrera pas ce genre de...
- Sortez d'ici. C'est chez moi. Et toi, n'oublie pas de laisser les documents qui prouvent que je suis le propriétaire des lieux, dis-je au notaire.

Assez rapidement, tous les intrus "disparaissent", me laissant seul avec Jean, qui a encore une fois été témoin d'une de ces actions peu héroïques dont j'ai le secret. J'ai perdu le compte de personnes à qui j'ai tranché un membre ou que j'ai simplement tué en face de la femme que j'aime.

Un petit éclaire me traverse l'esprit, suite à quoi, je pense à faire un salut respectueux face au portrait accroché au mur. Me retournant vers Jean, mains sur les hanches, je prononce simplement deux mots, sans vraiment la regarder.

- La Main... La vieille, peut-être à cause de la douleur ou de je sais pas quoi, à fait l'erreur de parler de ces Ninja en pyjamas rouges.

Quels liens pouvait avoir mon ami avec cette organisation? Savait-il pour sa soeur? Est-ce que c'est ça que Noboru essaie de cacher? De nombreux mystères viennent s'ajouter aux autres, et viennent épaissir le voile qui couvre la vérité dans sa globalité.

Mais bon... J'ai gagné, c'est déjà ça.
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MessageSujet: Re: R.I.P, Old Friend - PV Jean   Sam 13 Oct 2018 - 19:39
Pour toute réponse, Logan se contenta d'un simple sourire en coin, avec une petite moue désolée, ainsi que d'un regard qui parcourut la rousse de la tête aux pieds. Il n'était pas nécessaire qu'il en dise plus. Roulant des yeux, non sans sourire discrètement à son tour, la mutante lui fait savoir qu'elle avait compris le sens de ce mot, mais qu'elle ne lui en voulait absolument pas. Ils étaient tombés mutuellement d'accord dés le début de leur relation, sur le fait que leurs vies passées respectives appartenaient au passé. Alors, oui, Logan avait connu plusieurs femmes avant la rousse. Oui, il en avait aimées certaines … et payées d'autres. Il ne le lui avait jamais caché. Et pour cela, Jean le remerciait. Relâchant son poignet, elle laissa alors le canadien se mettre en place pour son dernier affrontement. Au même instant, alors qu'il était dos à elle pour faire face à son adversaire, Jean reporta son attention sur Momoko placée de l'autre côté de la zone de combat, son sourire ayant alors disparu. Il n'y avait qu'une seule meinu dans cette salle … et elle n'était plus de première jeunesse.

Le notaire annonça alors une évidence. Ce combat serait le dernier, et il déterminerait qui hériterait finalement du dojo. Mais avant le début de l'affrontement, il demanda à ses hommes de main de faire sortir tout le monde, exception faite des combattants et de Momoko. Un combat sans témoin … quelle surprise. Face à cette révélation, Jean haussa un sourcil en fixant alors l'homme de loi. A présent, il n'y avait plus de doute possible. Ce type avait un parti pris. Déjà, les gorilles du notaire s'occupaient d'évacuer le sumo, Nagiri et Noboru. Mais alors que l'un d'eux s'approchait de Jean, le canadien l'interpella d'une voix aussi autoritaire que brusque, lui promettant une mort certaine si d'aventure il envisageait d'aller plus loin. La rousse était … intouchable. Un bref instant, l'homme de main hésita, avant de se résigner. Devant une telle scène, Jean sentit tous les yeux se braquer sur elle, alors que ses joues prenaient une teinte rosée plus prononcée. Une fraction de seconde, elle croisa le regard de Momoko, cette dernière affichait un sourire satisfait. Une manière de lui faire comprendre qu'avec une telle réaction de la part de Patch, il était évident qu'elle était dans le vrai en prétendant qu'il y avait quelque chose entre lui et Rubis. Comme prise sur le fait accompli, Jean préféra détourner maladroitement le regard, reportant son attention sur l'homme qu'elle accompagnait. Ce dernier était de nouveau concentré dans son combat, finissant de s'échauffer avec quelques étirements de dernières minutes. En face de lui, ce colosse sorti de nulle part se mettait en place, avec son air impassible et son regard inexpressif. Rien d'humain ne se dégageait de lui … il tenait plus de l'automate que d'autre chose.

Alors, le combat commença. Les deux concurrents ne perdirent pas de temps, allant directement au contact de l'autre pour échanger les premiers coups. Logan, avec sa souplesse et sa maîtrise habituelles, esquivait les coups de la brute. Il s'agissait là d'une véritable démonstration de ses talents de combattant. Mais alors que le géant décrochait un redoutable coup, le canadien réagit de la même manière, afin que les deux poings entrent en collision. A l'impact, un bruit sourd résonna dans le dojo, faisant sursauter Jean qui se crispa. Vu de sa position, la violence du choc avait dû provoquer une douleur insoutenable. Pire, le colosse avait sans doute les os de la main en miette. Pourtant, il n'en laissait rien paraître … comme si rien ne pouvait l'affecter, que ce soit sur le plan physique ou émotionnel. Un pantin. Cette hypothèse se renforçait de plus en plus.

Toujours aussi concentré, Logan recula légèrement, assurant sa garde et se donnant également la place pour esquiver l'enchaînement de coups de pieds du colosse. Jean était tendue face à ce spectacle, imaginant sans mal la puissance du jeu de jambe du champion de Momoko. Vu sa carrure, le moindre coup aurait été à même d'éjecter n'importe qui en dehors de la zone de combat … sauf que Logan n'était pas n'importe qui. Si bien que lorsqu'il se laissa atteindre au niveau de l'abdomen, il trouva la force d'encaisser le choc, pour immédiatement riposter d'un coup direct du coude sur le genou de son adversaire. Une attaque qui aurait dû disloquer l'articulation, Jean était bien placée pour le savoir en tant que médecin … et pourtant, le gorille se tenait encore sur ses deux jambes. Sans doute le canadien estima-t-il avoir assez de preuves, puisqu'il choisit ce moment pour interpeller Momoko, et la mettre devant le fait accompli.

Ce que la matriarche lui répondit, fit frissonner Jean d'angoisse. Elle venait de l'appeler Logan ! Cette vieille manipulatrice savait depuis le début qui se cachait sous l'identité de Patch ! Un moment de panique s'empara de Jean qui sentit son cœur s'emballer dans sa poitrine, et une moiteur gagner la paume de ses mains ainsi que sa nuque. Pourtant, elle tacha de rester calme … après tout, le mutant ne semblait nullement surpris, ni même inquiété par cette révélation. Au contraire, il se débarrassa de son cache œil, accessoire à présent devenu inutile, et au contraire, handicapant pour se battre. Tournant son attention vers l'arbitre, le mutant demanda un éclaircissement sur le règlement du tournoi. Lorsque le notaire hocha de la tête de manière affirmative, Jean se raidit, comprenant parfaitement où avait voulu en venir Logan. Les dés étaient à présent jetés … le mutant venant de faire jaillir ses griffes recouvertes de métal.

Alors, il se jeta sur son adversaire, poussant ce hurlement de rage à glacer le sang si caractéristique. La rousse pouvait le sentir, reculant de quelques pas pour l'occasion … il était devenue cette arme vivante qu'on avait voulu faire de lui. Cette machine à tuer que rien pouvait arrêter. Frappant en tout sens tel un dément, sans se soucier de sa propre sécurité, laissant son facteur de régénération et son squelette d'adamantium se charger de cet aspect du combat, Logan mit littéralement en pièces son adversaire.

Cette chose n'avait rien d'humain … à présent c'était une certitude. De ses morceaux que le canadien balança sans ménagement en dehors de l'aire de combat afin de signifier sa victoire aux yeux de tous, s'écoulait un étrange liquide verdâtre épais et à l'odeur caustique. Une sorte de fluide d'embaumement issu d'une science obscure. Quel monstre pouvait faire subir cela à un corps ? Portant une main devant son nez, Jean tenta en vain de s'épargner l'odeur, tout en posant un regard désapprobateur et dégoûté sur l'aînée. Et déjà, cette dernière sous-entendait qu'elle ne comptait pas en rester là, refusant visiblement la perte de sa créature et sa défaite. Mais avant qu'elle ne puisse terminer sa phrase, Logan sectionna sans crier garde les deux mains de la vieille femme. Surprise par ce geste, la rousse détourna le regard, tout en étouffant un cri. Dans ces moments là, le mutant pouvait parfois se montrer d'une violence sans borne. Elle ne savait. Mais chaque fois, elle ne manquait pas d'être choquée par cette réalité.

Bien que mutilée, et à présent soutenue par l'arbitre et ses hommes de main, Momoko trouva la force de menacer une nouvelle fois Logan, mue par une rage sans limite, annonçant que La Main ne tolérerait pas un tel affront. N'y prêtant pas attention, le canadien leur ordonna de quitter les lieux, rappelant à tous qu'à présent, ce dojo lui appartenait.

Le silence retomba alors sur le dojo. N'ayant pas quitté sa position, Jean était restée debout, le visage détourné de l'aire de combat, les yeux clos et une main posée sur ses lèvres. Figée, elle entendit alors Logan se rapprochait d'elle, avant qu'il ne reprennent les derniers mots de cette sorcière. Visiblement, cela avait du sens pour lui. Pour la rousse, ce n'était qu'une folie sans logique de plus dans toute cette histoire.

Prenant une profonde inspiration, faisant au passage abstraction de l'odeur du cadavre, Jean chercha à regagner un peu d'aplomb avant d'ouvrir de nouveau les yeux pour reporter son attention sur le canadien. Quelques secondes, elle resta silencieuse, l'observant afin de s'assurer qu'il n'était plus habité par cette fureur destructrice dans laquelle il était encore plongé quelques instants plus tôt. Elle finit alors par resserrer ses doigts, fermant un poing qu'elle garda contre sa bouche, sans le quitter du regard. Techniquement, il n'avait tué personne cette fois-ci. Ce type était déjà mort depuis des lustres … si tant est qu'il eut été vivant un jour … ou encore, composé d'un seul individu, et non d'une sorte de patchwork glauque. Un nouveau frisson remonta le long de son échine, tandis que sa gorge restait encore serrée. Oui. Elle avait eu peur de le perdre … de le perdre à cause d'un mauvais coup … ou de cette soif de carnage qui le possédait au plus fort des combats, le déconnectant parfois de la réalité.

Mais à présent, c'était terminé.

Baissant sa main, Jean s'accorda alors un long soupir de soulagement, avant d'aller à la rencontre du canadien, franchissant la distance qui les séparait d'un pas précipité. Là, elle l'enlaça afin de s'assurer que tout ceci était bien réel, qu'il était toujours avec elle, calant son visage dans le cou de Logan. Etait-ce un lieu approprié pour ce genre de manifestation affective ? En réalité, elle s'en fichait bien. Après ce qu'ils venaient de traverser, les traditions et autres protocoles pouvaient bien attendre, n'en déplaise au type dessiné sur le portait. Finalement, elle se détacha de lui, gardant les mains sur les épaules de Logan, et le regardant dans les yeux.

« Elle sait qui tu es réellement … tout comme ce notaire, dit-elle avec une voix légèrement étranglée par l'émotion et l'angoisse. Tu n'as pas peur qu'ils compromettent ton secret ? Et puis … c'est quoi cette histoire de main ? »
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R.I.P, Old Friend - PV Jean

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