Merci de recensez vos actions rps ici pour que le contexte les prenne en compte !
N'oubliez pas de voter !


Partagez | 
 

Beginning of reborn ~ Sujet en commun

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

avatar
Civils
♠ Emploi : Etudiante ♠ Gif :
MessageSujet: Beginning of reborn ~ Sujet en commun   Lun 2 Juil 2018 - 19:43


"BEGINNING OF REBORN"

The people of my village tried to burn me for being a witch... But I don't Blame them. - Oya




Village d'Oyo, premier mai 2018... ici le Dr. Jonathan Cooper au rapport... Suite au développement expérimental de l'observation et recherche massif des signes d'une manifestation du génome X. Le projet nous a permis de trouver avec succès une jeune mutante des lors de la manifestation de ses pouvoirs. À l'heure où j'enregistre, les flammes ravagent les bâtisses du village sous une nuit sombre et sans lune. Le sujet est une jeune habitante de ce même village, elle semble avoir causé l'incendie, ainsi que la mort de ses parents. Malgré les progrès de notre prototype d'observation, il semble que le Cérébro reste de très loin supérieur, une X-Woman a malheureusement récupéré le sujet avant que j'aie pu mettre la main dessus. Je pense que la jeune mutante possède un potentiel qu'il nous faut étudier et exploiter. J'ai pu voir comment elle a fait fuir ses oppresseurs via son pouvoir à peine éveillé. Un plan pour récupérer l'enfant ne serait que trop tarder, son ADN est un mets de choix que nous ne pouvons ignorer. C'était le Dr. Jonathan Cooper, fin de l'enregistrement.

Jour 1... La première chose que je vois quand je me réveille, se sont toutes ses lumières qui défilent devant mes yeux. Elles m'éblouissent, pourtant je suis incapable de tourner le regard. Ma vue est floue et j'ai l'impression que ma tête est incroyablement lourde, comme le reste de mon corps. L'idée de bouger me semble alors éprouvante. Je me sens tellement épuisée que je lutte pour rester éveillée, une lutte que je finis par perdre.

Jour 2... Je me réveille et il est toujours difficile pour moi d'émerger, je me sens d'ailleurs toujours épuisée et lourde. Combien de temps ai-je fermé l'oeil, impossible de le dire. Ai-je vraiment dormi ? Je suis incapable d'en être sûre, mes rêves étant silencieux. Cette fois j'ai la force de rester éveillée plus longtemps, assez longtemps pour apercevoir un homme en blouse blanche, plantant son aiguille dans mon bras. Injectant à travers mes veines un liquide transparent qui se trouve à l'intérieur de la seringue. Je perds de nouveau connaissance.

Jour 3... J'ai mal et c'est horrible, cette fois la souffrance m'arrache de force à cette litanie d'inconscience. Les lumières m'éblouissent, mais je n'ai pas de mal à apercevoir à nouveau un homme en blouse blanche m'injecter ce même liquide transparent. Et quand je vois mes veines noircir même à travers ma peau, sous la peur et la douleur qu'engendre le liquide à travers mon bras, je tente de me débattre. Je constate alors que je suis attachée. Il s'écarte aussitôt pour appuyer sur un bouton juste au-dessus de moi. Une vitre vient se refermer à la suite au-dessus de moi sur laquelle je frappe. Je sens peu après une drôle d'odeur, tandis que je frappe de plus une plus lentement de mes mains ensanglantées. Je m'endors à nouveau...

Jour 4... Lorsque je me réveille, je suis beaucoup moins épuisée que d'habitude. Mais je sens encore les attaches. Mes veines semblent normal, et maintenant que j'ai enfin le temps de penser un peu, je réalise ma situation. Je ne me souviens pas comment j'ai atterri ici, j'étais pourtant à l'institut... Non. J'étais sur le point de rentrer à l'Institut après ce que j'ai vécu avec Gunhild. Je ne saurais dire ce que qui s'est passé. Je sursaute quand je réalise que la silhouette immobile est celle d'une personne à son mouvement. Il feuillette un dossier silencieusement, buvant entre temps une tasse probablement de café. « Idie veut parti-in ! Laisse-moi parti-é, kyama mai datti ! » Ai-je alors craché en Haoussa, la langue que je parlais au Nigéria. « Ne te fatigue pas inutilement en supplication, tu vas bientôt avoir besoin de toutes tes forces... » A ses mots, plusieurs personnes entrèrent dans la pièce. « Le sérum semble stable dans son corps, enclenchez la phase suivante. » Les regards se relèvent, l'inquiétude marque le visage des hommes en blouse blanche, l'un deux réponds alors. « Il nous faut faire analyser davantage l'effet du sérum à long terme, si nous passons à l'étape suivante trop rapidement cela pourrait être dangereux pour le sujet... Son corps pourrait ne pas résister. » J'écarquille les yeux tandis que ma respiration s'accélère... Intérieurement, je me demande pourquoi tout ceci m'arrive... Est-ce là ce que certains appellent le Karma ? Dois-je payer pour mes péchés passés. « Obéissez, c'est un ordre ! »  
    Je me débats à nouveau lorsqu'il me détache... Frappant, mordant. Mais ma force est ridicule à côté de celui d'un adulte et ils sont plusieurs à me traîner vers cette espèce de machine. L'un deux prend alors l'initiative de me gifler, le genre de gifle qu'on n'adresse pas à un enfant. Je sens alors immédiatement mon sang couler d'une de mes narines, alors que je prends le temps de me remettre du choc, de ce qui vient de m'arriver. L'homme qui m'a frappé ne semble pas être un scientifique, il ne porte pas de blouse blanche, mais plutôt une veste en cuire. Si la colère me submergea l'instant d'après, faisant s'intensifier la chaleur dans la pièce... Elle disparut aussitôt après le coup de feu dont la balle fit giclé sur le mur la cervelle de l'homme qui m'avait frappé. Du sang avait éclaboussé sur mon visage. L'homme qui tient l'arme est celui qui semble être le chef, celui qui tient la tasse de café. Je me fige lorsqu'il pointe son arme dans ma direction avant de poser le bout de l'arme sur mon front. « Fascinant, le canon est pourtant brûlant, mais tu ne ressens rien. » Dit-il avant de rajouter... « Monte dans cette putain de capsule où je te fonds le crâne ! »

    Je m'exécute alors que les larmes tracent leur chemin sur mes joues. Les hommes en blouse blanche s'activent autour de moi. Un attacha mes sangles, tandis qu'un autre plaça une série d'élément que je ne saurais expliquée au niveau de ma tête, j'entends appeler ça électrode... Il en place d'autre sur le reste de mon corps à moitié nue. Après quelques minutes, la capsule se ferme et je n'entends plus rien d'autre que ma propre respiration agitée. L'attente de ce qui est sur le point de m'arriver me semble plus horrible encore qu'un cauchemar éveillé. Pourtant, lorsque le cauchemar en question commence vraiment, je comprends que j'ai tort... C'est bien pire.
    Mon corps se raidit, mes yeux convulsèrent et j'étais incapable de respirer, paralysé par cette violence qui ne m'offrait aucun répit. Dès que le courant est coupé, je suis déjà sur le point de sombrer dans l'inconscience. « Montez le voltage, ce n'est pas assez. » Douleur, cauchemar, douleur, cauchemar... Est-ce là mon Karma pour les crimes que j'ai commis ? Pour le fait que je sois un monstre. La douleur est telle qu'elle m'empêche de hurler. Je veux que ça s'arrête. Oui. Je veux juste que ça s'arrête.

Jour 15... La pièce est différente, mais la capsule est la même et la douleur est la même... Ils m'empêchent de perdre connaissance en augmentant un peu plus le voltage à chaque fois. Le seul moment où je suis tranquille, c'est quand je dois manger un peu. Il réactive le courant juste après... Aujourd'hui, j'ai entendu une chose. Comme quoi, il ne pouvait plus continuer l'expérience, qu'il fallait me déplacer, qu'ils étaient sur le point de me trouver. Qui ? Quelqu'un me cherche ? Me déplacer, ils le font très souvent, on m'injecte quelque chose pour que je perde connaissance lors des déplacements. On peut alors dire que c'est aussi mon deuxième moment de répit, bien que je n'aie pas vraiment conscience de le passer.

Jour 16... Le chef veut encore augmenter le voltage, mais les médecins présents pensent que mon coeur pourrait ne pas supporter. Mais peu importe pour le chef, rien n'importe plus que le résultat à ses yeux. Rajoutant, que si je n'étais pas capable de lui donner ce qu'il voulait, autant que je meure. Le fait qu'il dise cela devant moi avec ce ton hautain et ironique provoque en moi un sentiment que je ne connais pas, que je ne peux définir. Mais pour la première fois, j'imagine une personne immolée par les flammes de ma main dans ma tête.... Pour la première fois, j'ai envie que mes pouvoirs me servent à quelque chose. Lorsque le courant démarra, ce fut un bref instant, mais je n'avais plus mal et tout me semblait paisible, ce avant qu'il fasse noir soudainement.

Ici l'officier scientifique Jonathan Cooper au rapport... C'est le 15 juin 2018 à 21h32 que le sujet expérimental 78, Idie Okonkwo rencontre une expérience de mort imminente. Ce qui a eu pour résultat de déclencher le sérum imprégné dans chacune des cellules du sujet. Alors qu'elle était pourtant inconsciente, ses pouvoirs se sont déclenchés peu de temps après que son coeur se soit remis à battre à nouveau. La capsule fut détruite sur le coup, une partie du laboratoire était en feu, tandis que l'autre était recouvert d'un mur de glace ne semblant pas fondre malgré le feu à proximité, du moins pas immédiatement. Nous sommes aujourd'hui le 20 juin 2018, Idie semble être restée plongée dans le coma depuis que son coeur a redémarrée. Entre ce moment et aujourd'hui, Idie a grandi... Alors qu'elle devait avoir 13 ans ou à peine 14 ans, elle semble avoir pris deux années durant ces cinq jours et il semble qu'elle continue à vieillir. Nous continuons à stimuler son système via les électrodes, afin que le sérum use de ses dernières qualités pour stopper le problème qu'il cause au corps du sujet. C'était l'officier scientifique Jonathan Cooper, fin de l'enregistrement.
   

    2 Juillet 2018, bateau de croisière au large des côtes de Normandie... Je sens une main glissée le long de mon bras nu d'une manière étrange. Une main qui se déplace jusqu'à mon ventre avec cette même délicatesse et se toucher qui n'a rien de naturel, rien de ce que j'ai connu jusqu'à maintenant du moins. Je sens et j'entends tout, tandis que j'émerge d'un long, très long sommeil. « Une beauté ! » C'est là ce que j'entends avant que j'ouvre enfin les yeux sur un homme au-dessus de moi. Par réflexe je tente de le repousser de ma main gauche quand un jet de glace le propulse au fond de la pièce, l'emprisonnant dans un mur de glace recouvrant tout le fond en question. Je regarde ma main à la suite, impressionnée par ce qu'il venait de se passer. Lorsque je me lève, je réalise que je me sens bien et en forme, au point que j'ai l'impression d'être plus forte qu'avant physiquement parlant, en plus du fait de me sentir plus grande... Je me dirige vers un miroir non-loin pour constater que je suis différente. Je ressemble beaucoup plus à maman, beaucoup moins à moi-même... Je m'attarde sur mes hanches et ma poitrine, ainsi que l'étrange accoutrement que je porte : une combinaison blanche.
    Mais je ne m'attarde pas plus longtemps dessus, je sors du labo pendant qu'il est peu surveillé... Pourquoi l'est-il d'ailleurs ? Et pourquoi cet homme était au-dessus de moi de la sorte ? Je regarde autour de moi sans avoir la moindre idée par où aller. Entre l'environnement étrange, les canalisations qui font un boucan et l'impression de bruit de pas constant, je sens le stress me regagner rapidement. Mais, j'ai finalement le courage de prendre un chemin, décidant de monter instinctivement. Je ne croise personne sur mon chemin. Puis, j'arrive enfin à l'extérieur, mes yeux se posant sur le paysage : un ciel rougeoyant avec un soleil semblant lentement se coucher à l'horizon, par-delà un océan qui s'étend à perte de vue. Je suis sûr un bateau !

Ici l'agent scientifique Jonathan Cooper au rapport. Le projet est une grande réussite contenue des données que nous avons prélevées sur le sujet expérimental 78, Idie Okonkwo. Son corps a étonnant évolué, mais le processus de vieillissement s'est stoppé, les cellules du sujet s'étant de nouveau stabilisées. La musculature de la jeune mutante s'est drastiquement développée, elle pourrait certainement devenir une excellente combattante avec un entraînement adéquate. Je ne pense pas que cela soit dû au sérum, elle possédait déjà enfant une très bonne morphologie corporelle via probablement ses origines et ses ancêtres. L'expérience est un franc succès, nous avons pu voir l'étendu manifeste des pouvoirs du sujet alors qu'elle n'était qu'au repos et le niveau maximum reste toutefois encore un élément inconnu. Mais, il est certain que le sujet a le potentiel pour atteindre la classe 4. Désormais, nous allons passer à la dernière étape qui consistera à éteindre les émotions de sujet 78 afin d'en faire une parfaite marionnette pour l'organisme. Bien sûr quand nous aurons remis la main sur elle. Je me tiens présentement dans le laboratoire où elle était censée être paisiblement plongée dans le coma, devant le corps emprisonné dans ce mur de glace, d'un de mes agents qui avait pour rôle de garder le labo. Je me doute de la raison pour laquelle il a fait congédier ses hommes et le fait qu'il se trouve à l'intérieur du laboratoire... Étant donné que les sangles qui retenaient le sujet semble avoir été détachée plutôt que détruit par le feu ou la glace. Au vu de sa dernière expression, la mort a dû être douloureuse. Et il ne sera pas le seul à connaître une mort douloureuse, ses complices suivront très bientôt. Quant au sujet expérimental 78, Idie Okonkwo, des hommes sont déjà à sa recherche... Elle n'ira pas bien loin de toute façon, au vu de l'endroit où nous sommes. Et je pense me diriger vers les cuisines, la petite doit avoir faim. C'était l'agent scientifique Jonathan Cooper, fin de l'enregistrement.
 

    Je passe légèrement ma tête à travers la fenêtre pour y percevoir des gens de différentes ethnies, assis, mangeant. Un restaurant ? Je me fais alors bousculer par un garçon, je peux dire rien qu'à le regarder qu'il a mon âge. « Pardon madame, je ne vous avais pas vu. » Dit-il avant de continuer sa course en direction du restaurant où il rejoint sa famille. Il m'a appelé madame comme si j'étais une adulte, je me concentre à nouveau sur mon reflet. J'ai beau voir un peu de ma mère dans ce visage qui est désormais le mien, je n'ai pas l'impression d'avoir changé... Je suis toujours Idie Okonkwo, j'ai toujours 14 ans. Je me déplace à mon tour vers le restaurant avant de me faufiler vers les cuisines. Et pour avoir souvent infiltré la cuisine de l'institut avec Laura, je sais comme marcher sans trop me faire repérer. J'attrape tous les aliments qui me passent sous la main et que je mets en bouche sans tarder. J'ai tellement faim, plus que d'habitude, plus que la normal. Je suis soudainement arrêtée dans mon mouvement quand une assiette vient être posée au sol à l'endroit où je me croyais cachée... « Tiens, mange si tu as faim. » Annonce alors l'homme que je reconnais immédiatement, il ne porte pas de blouse blanche cette fois, mais je sais que c'est le chef au café. Comment pourrais-je oublier celui qui m'a menacé de son arme ?
    Je recule par réflexe, prête à courir dans la direction opposée quand les cuisiniers, du moins certain d'entre eux se rejoignent pour m'empêcher de m'enfuir, bloquant le passage. « Allez, Sujet 78... Comme tu viens de détruire le dernier labo, il nous faut partir vers le prochain. Suis-moi calmement veux-tu ! » Il acquiesce de la tête en direction d'un de ses hommes avant que ce dernier me saisisse fermement et douloureuse par l'épaule. Encore par réflexe et dans l'intention de le bousculer seulement, je tente de le pousser de ma main gauche quand un nouveau jet de glace propulse l'homme vers le fond la cuisine qui gèle complètement.... Les cuisiniers lambda fuient sous l'horreur de la scène, moi de même quand je réalise l'expression de douleur que fait l'homme piégé dans ce mur de glace. Et pendant que je coure à travers le restaurant tandis que je suis poursuivie par les hommes de main, je repense à celui que j'avais repoussé à mon réveil. Je n'avais même pas réalisé que je l'avais probablement tué. Mais j'ai à peine le temps de songer à mes péchés... Je coure aussi vite que mes jambes peuvent m'emporter comme jamais j'ai couru aussi vite auparavant. Ce n'est pas à cause de la peur, je sens vraiment mes jambes capables de me porter plus fortement.    

    Pourtant, je n'arrive à distancer les hommes qu'en courant à travers la foule surprise par la course poursuite... Et je profite d'une intersection pour réellement leur échapper et me cacher à la suite...



Code by Sleepy


The Girl Who Wouldn't Burn


Clic si tu l'oses:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
X-Men
♠ Classe et nom de code : Classe 5 - Marvel Girl ou Phénix ♠ Emploi : Professeur et médecin à l'Institut Charles Xavier ♠ Gif :
MessageSujet: Re: Beginning of reborn ~ Sujet en commun   Mar 3 Juil 2018 - 17:11
Un mois …

Ce faisait maintenant un mois que la jeune Idie avait disparu sans laisser de trace. Un mois qu'elle n'étais jamais rentrée à l'Institut suite à une chasse au trésor. Un mois qu'elle n'avait donné aucun signe de vie.

Dans les premiers temps, pétrie d'angoisse pour la jeune nigérienne mais également d'une culpabilité dévorante, Jean avait cru devenir folle lorsque le Professeur s'était avéré dans l'incapacité de la localiser à l'aide du Cerebro. Si même lui n'y parvenait pas alors qui le pourrait ? Jean se sentait responsable de cette enfant, l'ayant ramenée en personne à l'Institut depuis son village en Afrique. Elle l'avait ensuite aidée, comme d'autres avec elle, à s’acclimater à son nouveau mode de vie, à trouver sa place au sein de cet établissement … à surmonter son lourd passé, pour finalement espérer un jour s'épanouir comme une mutante assumée. Pour toutes ces raisons, Jean s'était particulièrement attachée à cette élève qu'elle voyait encore comme la gamine fragile et vulnérable qu'elle avait sauvée d'une milice enragée au cœur d'une église.

Malgré le manque évident de la moindre trace d'Idie, la rousse refusait de croire au pire, tout comme elle refusait que l'on abandonne les recherches. Elle en était convaincue : Idie était toujours en vie … quelque part. Elle en avait la certitude … une conviction viscérale que la télépathe était incapable d'expliquer … de la même manière qu'elle savait que chacun des habitants de l'Institut était en vie. Elle le savait. Point. Un phénomène propre à la télépathe que Charles n'avait jamais nié.

Mais les jours étaient passés sans aucune amélioration. Le Professeur avait poursuivi ses tentatives de localiser la jeune mutante, ne comptant plus le nombre d'heures qu'il avait passé, installé dans le Cerebro, en quête de la moindre trace synaptique de son élève perdue. De leur côté, les autres occupants du manoir avaient peu à peu repris leurs activités habituelles au sein de l'école, conservant dans une premier temps une petite pensée pour Idie et la place vide qu'elle laissait derrière elle. Mais avec les semaines qui avaient fini par succéder aux jours, la majorité avait commencé à se faire une raison, silencieusement ou seulement à mi-mot … à envisager que finalement, ils ne la retrouveraient peut-être jamais … qu'il n'y avait peut-être plus rien à retrouver. Mais d'autres gardaient encore espoir qu'un jour, elle leur serait rendue, si bien que régulièrement Charles tentait de nouveau sa chance.

Jusqu'à ce qu'un jour de juillet, où le directeur était enfin parvenu à déceler une signature psychique significative au large des côtes françaises. Ses efforts avaient fini par payer. En apprenant la nouvelle, Jean avait été tiraillée entre un soulagement évident et le réveil de ses angoisses pour Idie, alors que ces dernières s'étaient peu à peu estompées avec le temps. A présent, ils avaient la preuve qu'elle était encore en vie … et donc que potentiellement, le pire pouvait encore lui arriver. D'ailleurs, les nouvelles n'étaient pas uniquement bonnes. D'après Charles, l'esprit de la petite africaine était perturbé, mais également apeuré. Elle était en danger … tout du moins, elle se sentait menacée, plongée dans la panique et désorientée. Mais après tout, que pouvait ressentir d'autre une jeune fille de quatorze ans, perdue et loin de tous ses repères, oubliée de tous depuis des semaines ? Que lui était-il arrivé durant cette période ? Jean s'imaginait déjà le pire. Encore aujourd'hui, nombreux étaient ceux qui haïssaient les mutants, n'hésitant pas à leur faire endurer les pires des sévices, ou encore à les exploiter. Il fallait donc agir au plus vite afin de lui venir en aide, c'était une évidence. Rapidement, une équipe de sauvetage fut organisée, et le Black Bird préparé afin de pouvoir assurer un voyage aller et retour qui lui ferait traverser le pays, puis un océan entier, tout en pouvant servir de base logistique de fortune en cas de besoin.

A présent, l'appareil supersonique des X-men approchaient des côtes européennes. Derrière les commandes, Jean s'assurait du bon réglage des paramètres d'approche, vérifiant une énième fois les coordonnées fournies par le Professeur la dernière fois où il avait pu localiser Idie. La rousse avait tenu à piloter l'appareil. Une façon de s'occuper l'esprit le temps du trajet, histoire de ne pas trop gamberger durant le vol … et d'arriver sur place la moins préoccupée possible. Un navire de croisière. C'était, semblait-il, leur destination, et alors que le bleu de l'Atlantique défilait à vive allure sous le ventre du Black Bird, Jean commença à réduire l'altitude de l'appareil, en prévision de leur arrivée imminente.

« Préparez-vous … nous y serons bientôt », annonça-t-elle à l'ensemble de ses coéquipiers d'une voix légèrement étranglée.

Puis, ouvrant un canal de communication, Jean contacta le navire afin de prévenir le commandant de bord de leur arrivée. Même si le Black Bird était équipé d'une technologie suffisante pour rester en vol stationnaire au dessus de la terre ferme, en pleine mer, c'était une autre affaire. Le mieux était donc de se servir de l'un des ponts du navire comme piste d'atterrissage … un pont dégagé de préférence. Et pour se faire, il n'y avait d'autre choix que de s'annoncer. Tant pis pour la furtivité.

« MSC Atlantica, ici les SHIELD. Nous demandons un atterrissage d'urgence pour l'un de nos Quinjet sur l'un de vos ponts pour cause d'avarie. Je répète, nous devons nous poser de toute urgence sur votre navire. A vous », annonça-t-elle d'un ton pressant comme pour simuler l'urgence de la situation.

Se tournant vers les autres X-men, elle haussa les épaules. Oui, cela lui arrivait de mentir … d'autant que c'était pour la bonne cause.

« Il sera trop tard pour qu'ils changent d'avis quand ils réaliseront qu'on n'a rien à voir avec le SHIELD. »

Après plusieurs longues secondes, Jean reçut enfin une réponse dans son oreillette, lui indiquant qu'une piste de fortune allait être aménagée pour eux au plus vite.

« Bien reçu, MSC Atlantica. Terminé. »

Moins de dix minutes plus tard, le Black Bird se posait sur le plancher impeccable du paquebot.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Indépendants
♠ Classe et nom de code : Classe 1 - L'Alchimiste ♠ Emploi : Vétérinaire ♠ Gif :
MessageSujet: Re: Beginning of reborn ~ Sujet en commun   Lun 9 Juil 2018 - 23:25
Beginning of reborn


Depuis que Jake a accepté de suivre les cours dispensés à l'Institut, il réussit tant bien que mal à jongler entre son boulot, son appartement et l'Institut, en attendant qu'il puisse embaucher quelqu'un qui l'aide à tenir la clinique. C'est qu'il y tient, à son indépendance... Mais il est quand même assidu à tous les cours de maîtrise de sa mutation, conscient de la nécessité de savoir utiliser ses pouvoirs à bon escient et sans faire de catastrophe.

Cependant, il se rend compte, après quelques temps, que quelque chose ne va pas. Oh, ce n'est lié à lui, mais à une pensionnaire qui a disparu depuis un mois et dont personne n'a de nouvelles. Comment peut-on se volatiliser d'un coup, sans prévenir et sans qu'on puisse la retrouver ? S'il n'est pas du genre à laisser traîner ses oreilles un peu partout, il est conscient de l'inquiétude qui règne à l'Institut, et regrette de ne pas pouvoir faire grand-chose à part espérer qu'ils finiraient par la retrouver en un seul morceau.

Et puis, alors qu'il sort d'une session d'entraînement, il surprend une conversation ; ils ont fini par retrouver la jeune fille, un peu à quelques dizaines de milliers de kilomètres de Los Angeles, dans un état... La pauvre est très probablement en état de choc, mais tant qu'ils la tiennent, ils doivent se dépêcher de la retrouver et la sortir du pétrin où elle est. Il jette un coup d’œil à sa montre, puis marque un temps d'hésitation avant de se décider : il veut donner un coup de main pour remercier l'Institut de l'aider à s'entraîner, c'est le moment ou jamais.

Il s'approche donc de la conversation et attend sagement que Jean, une des professeurs de l'Institut, sorte de la pièce pour lui faire part de sa volonté de l'accompagner, en échange de la permission qu'ils lui ont faite de s'entraîner à l'Institut. Si elle a pu paraître quelque peu surprise, elle finit par accepter, en lui indiquant où il pouvait espérer trouver une tenue à sa taille - car hors de question d'y aller en civil - et il se rend à la pièce où il trouve un ensemble de tenues officielles de l'Institut, dénichant pile celle dans laquelle il rentre à la perfection. Ce serait largement suffisant pour la mission, en espérant qu'elle se déroule sans trop d'accroc...

Une fois prêt, il rejoint Jean et toute l'escouade qu'elle a monté et embarque avec eux dans un Quinjet, s'accrochant au mieux pour ne pas être trop secoué, à l'affût des directives de Jean. Si le trajet se déroule plutôt bien au début, ils doivent cependant atterrir sur un bateau de croisière, sous la houlette de Jean qui lance un appel radio :

MSC Atlantica, ici les SHIELD. Nous demandons un atterrissage d'urgence pour l'un de nos Quinjet sur l'un de vos ponts pour cause d'avarie. Je répète, nous devons nous poser de toute urgence sur votre navire. A vous.

Jake hausse un sourcil amusé alors qu'elle se tourne vers eux en haussant les épaules :

Il sera trop tard pour qu'ils changent d'avis quand ils réaliseront qu'on n'a rien à voir avec le SHIELD.

Plus qu'à espérer qu'ils ne soient pas trop virulents... Encore quelques secondes d'attente, et Jean reçoit enfin l'autorisation d'atterrir, ce qu'elle fait avec douceur. Si Jake semble d'apparence plutôt serein, au fond, il ne peut s'empêcher d'être aux aguets.



   
Take me, pull me all around. Break me, I'm yours.
- in this moment
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Civils
♠ Emploi : Etudiante ♠ Gif :
MessageSujet: Re: Beginning of reborn ~ Sujet en commun   Sam 4 Aoû 2018 - 3:49


"BEGINNING OF REBORN"

The people of my village tried to burn me for being a witch... But I don't Blame them. - Oya




    Je suis à peine essoufflée malgré ma course, une chose qui me semble sur le moment fugace mais qui en réalité est impressionnant. J'ai grandi dans la chaleur et l'effort, l'endurance ça me connaît, mais j'avais des limites qui ne semblent désormais plus les mêmes. Je me suis arrêtée dans un couloir, nerveuse... La peur est progressivement changée en colère quand peu à peu les souvenirs de mon séjour prennent place au-dessus de ma confusion. L'adrénaline dans le sang, la respiration saccadée, une main posée contre le mur. Je tente en vain de retrouver une forme de calme... Hantée par la douleur, par mes propres cris, dans un vicieux cauchemar éveillé qui tourne en boucle dans mon esprit. C'est un cri lointain qui me sort de cette spirale infernale, une femme témoin non-loin des flammes parcourant le mur et le plafond dans un violent souffle qui semble comme sortir d'une porte donnant voie vers les enfers... Mais qui n'est autre que ma propre main contre ce mur. La vision des flammes me plonge de nouveau dans l'enfer d'un souvenir déchirant et traumatisant : celui de mes parents immolés par mes propres flammes.
    Monstre ! Monstre ! C'est tout ce que tu es Idie... Me crachais-je mentalement à moi-même, dans une fureur intérieure insondable. Me mordant la lèvre inférieure alors que je fixe cette femme fuir dans la direction opposée. Je n'ai même pas eu le courage de me justifier ou bien tenter de la rassurer. Comment le pouvais-je ? L'image qu'elle a de moi est probablement ce qu'il y a de plus vrai. « Elle est là ! » Cria l'un des hommes qui était apparu à l'endroit où la femme avait disparu. Mon regard se pose sur lui, ainsi que sur ses camarades qui arrivèrent peu après lui. Tandis que l'un pointait une arme dans ma direction, celui qui crache des flèches tranquillisants. Je ne cherche même plus à ce moment-là à retenir la bourrasque de colère qui submerge tout mon être. « Des montres... oui... Ce sont des monstres... » Les flammes viennent l'espace d'un instant enlacer l'entièreté de mon corps sans que pour autant cette étrange combinaison en soit affectée, mon oeil droit brillant bien plus fortement qu'à l'habitude. « Je suis un monstre aussi. » Rajoutais-je alors avant qu'un torrent de flammes quitte ma main pointée dans leur direction et s'abat sur les hommes.

    C'est facile... Oui... C'est plus simple de se libérer dans la colère... Une flèche a été tirée, mais lorsqu'elle m'atteint, le bout de l'aiguille n'est plus qu'un fondu métallique non-identifiable. D'autres hommes arrivent, je les entends... Mais ce n'est que l'odeur de chair brûlée qui me frappe dans cette soudaine litanie de contemplations morbides. Je recule de quelques pas, avant de me remettre à courir dans la direction opposée. La mort de ces hommes est plus facile quand la colère guide nos pas... Tout est plus facile quand on ferme son esprit à la douleur... Quand on repousse le coeur dans les abysses où les émotions y sont absentes. Oui. La mort me suit et ne craint guère de provoquer une morne solitude autour de mon existence. Quelle idée ai-je eu que de croire que quelqu'un comme moi pouvait avoir un jour une vie normale ? Quelle blague... putain de connerie comme dirait Logan. J'ai assez souffert... J'ai assez versé de larmes... Les monstres n'ont guère plus le droit à ce genre de choses, si ce n'est que le doux baiser de l'amer cruauté qui s'en vient d'une vie dans l'obscurité.
    Je fuis... Fuir comme si l'espoir de trouver à nouveau une forme de lumière guida mes jambes. Pourquoi ai-je à ce point envie de me bercer dans mes illusions ? Pourquoi continuer à chercher la lumière ? Ils ne sont jamais venus me chercher malgré mes cris, malgré la douleur... Seule entre leurs mains. Non. Idie n'est plus qu'une cause perdue et ils l'ont peut-être accepté. Mes pas ralentissent alors que ceux des hommes se rapprochent, plus nombreux. Inutile de fuir l'obscurité, car c'est finalement là où se trouver la place des monstres. « Putain, la gamine s'est arrêtée... Rien à foutre des ordres, on passe aux armes létales, je ne veux pas crever ! » Et avant même que je me retourne vers eux, une immense douleur m'arrache un hurlement presque strident sous l'intensité de ma fluette voix, ce après la détonation d'un horrible coup de feu résonnant à travers le couloir où flammes et fumée s'étendent. Sous la force de l'impact je m'écroule au sol agrippant mon épaule par réflexe, accompagnée de mes gémissements. « On ne prend plus de risque, abattez-la ! On trouvera une excuse pour le patron ! »

L'obscurité... Elle me fait peur aussi.



Code by Sleepy


The Girl Who Wouldn't Burn


Clic si tu l'oses:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Beginning of reborn ~ Sujet en commun   
Revenir en haut Aller en bas
 

Beginning of reborn ~ Sujet en commun

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1


 Sujets similaires

-
» Sujet-commun : Intrigue 1
» 2. Bal masqué - Sujet commun
» Commun - Intrigue 13 - A new beginning - Earthquake
» Conflits entre les syndicats au sujet du CEP et des elections.
» 02. Crying shame [sujet terminé]





Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Marvel Evolution Reborn :: Les mondes connus :: Le reste du monde-