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Arizona Dream (feat. Logan)

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MessageSujet: Arizona Dream (feat. Logan)   Mer 4 Juil 2018 - 20:06
Arizona Dream Nightmare
Statut du sujet : Privé ft. Logan ▬ Envoyez moi un mp pour nous rejoindre
Date du rp : courant 2018
Météo & moment de la journée : Une chaleur à crever et un soleil de plomb
Autre : Le RP se déroule dans un bar en bord de route, au milieu de l'Arizona.




Au volant de son cabriolet de luxe, Sarah Hagen dévorait l'asphalte brûlante d'une nationale s'étendant à perte de vue à travers l'Arizona. La décapotable rouge roulait depuis Los Angeles, ayant quitté la Californie quelques heures plus tôt pour s'enfoncer toujours plus loin dans ce désert hostile. La blonde, cheveux aux vents et une paire de lunettes de soleil hors de prix sur le nez, affichait un sourire en coin presque inquiétant pour qui la connaissait un tant soit peu, tenant fermement le volant de son véhicule des deux mains. Depuis quelques mois maintenant, elle arpentait le pays, ou bien envoyait ses minions à sa place, afin de dégoter quelques artefacts magiques pour en dérober l'essence mystique qui les habitait, et ainsi, renflouer ses propres réserves afin de ralentir l'inévitable fuite de ses propres pouvoirs. Et aujourd'hui, elle était sur une piste … de nouveau en chasse.

Les Navajo, ce peuple amérindien à la longue et riche histoire, était également détenteur de savoirs et de coutumes mystiques qui, bien que considérées comme purement folkloriques par la majorité des humains, étaient en réalité composés de véritables rituels reposant sur une magie belle et bien réelle. Et aujourd'hui encore, une partie de ce peuple continuait de perpétuer leurs traditions. Mais ce qui intéressait véritablement l'Enchanteresse, c'était d'avantage l'héritage matériel que ces tributs de l'Arizona avaient laissé derrière elles, plutôt que leur histoire et leurs coutumes. Nombreux étaient les amulettes et autres colifichets de cette société éparpillés à travers le pays, suite aux pillages et aux massacres perpétués contre eux. Et il semblait bien qu'Amora avait remonté la trace de l'un de ces précieux objets. Avec un peu de chance, les informations qu'elle avait collectées seraient exactes … et avec encore plus de chance, le talisman en question contiendrait encore un peu de sa précieuse magie.

Le Coyote qui Fume … à l'idée qu'un bar puisse porter un nom pareil, Amora en avait levé les yeux au ciel de désespoir. Les midgardiens étaient une espèce si étrange. Mais qu'importait le nom de ce bouge … il semblait bien que c'était dans cet endroit miteux que se trouvait ce que l'ensorceleuse cherchait. C'était donc là sa destination. Et lorsqu'elle arriva enfin sur place, elle ne fut pas déçue du voyage … C'était au-delà de ce qu'elle avait pu imaginer. La quintessence du concept de 'pittoresque' avait forcément pris consistance ici … il n'y avait pas d'autre explication. En plus, bien entendu, des concepts de 'crasse' et de 'cheap' … voire de 'suicide'. Son véhicule garé sur l'espace prévu à cet effet entre la route et l'établissement, Amora resta pourtant un instant assise derrière son volant, abaissant légèrement ses lunettes sur le bout de son nez d'une main, regardant par dessus les verres teintés le triste spectacle qui s'offrait à elle.

« Par les bourses d'Odin … qu'est-ce que c'est que ce truc … ?, commenta-t-elle. Ils se foutent de moi, là. »

L'extérieur du bar était comme tout droit sorti d'un mauvais far west, sa façade composée de lattes de bois horizontales grisonnantes qui n'avaient sans doute plus vu un seul coup de peinture ou de vernis depuis la construction de cette baraque. C'était à se demander comment tout ça pouvait encore tenir debout. L'environnement désertique autour ne devait sans doute pas aider à donner un aspect propre à l'endroit, avec sa poussière et son sable, ainsi que ses quelques végétaux brûlés par le soleil, exception faite des rares cactus qui n'avaient pas été retirés par le propriétaires des lieux. Mais tout de même … il y avait un minimum pour tenter de rester attractif. Malgré tout, il semblait bien y avoir des clients à l'intérieur, comme en attestaient la quinzaine de Harley parfaitement alignées devant l'établissement. A en juger par les écriteaux et les motifs peints sur les réservoirs des deux roues, c'était sans doute tout un groupe de bikers qui avait dû décider de faire une halte ici … à moins que ce bar ne soit un genre de repaire pour eux. Une moto se détachait du lot. Et pour cause. Elle n'était pas garée avec les autres, seule sur une autre portion du terrain, et totalement dépourvue de la moindre inscription sur sa carlingue.

Déposant ses lunettes de soleil dans la boite à gants, Amora finit par descendre du véhicule. Puis, s'avançant, elle marqua toutefois une dernière pause avant de passer les portes du bar, levant la tête pour poser son regard émeraude sur l'enseigne lumineuse du bar. En plus du nom écrit en toutes lettres, figurait également une tête de canidé avec un calumet à la gueule, la fumée sortant de ce dernier, animée par une série de néons s'allumant à intervalle régulier.

« Qu'Hela m'emporte si jamais cette saloperie ne se trouve pas là ! », pesta-t-elle les dents serrées.

Passant les doubles portes battantes, Amora pénétra dans le bar. Immédiatement, la majorité des regards se posèrent sur elle, alors que de son côté, elle resta un instant à l'entrée, cherchant à distinguer le barman dans la pénombre des lieux. Le contraste de lumière entre ici et l'extérieur était évident, mais pour une asgardienne, le temps d'adaptation ne nécessita pas bien longtemps. Un débardeur vert foncé sous une veste de tailleur noire, ainsi qu'un pantalon de cuir noir particulièrement moulant et une paire de bottines de matière et de couleur identiques. Voilà ce que portait Sarah Hangen … rien qu'une humaine n'aurait choisi pour une virée dans le désert … et encore moins, pour se rendre dans un tel endroit. Mais voilà, Sarah n'était pas une humaine.

D'un rapide coup d’œil, la magicienne remarqua le groupe de bikers sur sa gauche. Ils occupaient plusieurs tables, certains assis en train de boire et de discuter, d'autres se livrant à une partie de billard. Blousons de cuir noir avec les armoiries de leur club, gueules de tueurs, tatouages et longues barbes pour certains. Tout était réuni. L'archétype par excellence. Certains la dévoraient du regard, d'autres se contentaient de poser sur elle des yeux suspicieux. Rapidement, ils échangèrent entre eux quelques commentaires bien salaces, suivis de rires gras que l'asgardienne se contenta tout simplement d'ignorer.

A la place, elle préféra fendre la pièce de sa démarche de femme fatale, en direction du comptoir, pour venir se planter en face du seul type qui se tenait derrière. Le barman, à n'en pas douter.

« Un sex on the beach, s'il vous plaît , lui annonça-t-elle tout en affichant un air glacial.

- Ici, c'est bière ou sky … pour le sexe, on n'a pas d'plage dans l'Arizona, lui répondit-il sur un ton légèrement hostile qui fit hausser un sourcil à la cliente.

- A en juger par la tronche que tu te tapes … tu dois pas avoir beaucoup de sexe non plus. Une bière, ça ira bien », répliqua-t-elle si sèchement qu'elle le surprit et lui coupa la chique.

En attendant d'être servie, la magicienne retira sa veste, la pliant soigneusement avant de la déposer sur le dossier de la chaise de comptoir sur laquelle elle avait jeté son dévolu, suite à quoi, elle s'installa à son tour.

Sa commande réceptionnée, Amora porta la pinte à ses lèvres, avant de grimacer de dégoût. De la pisse aurait sans doute eu meilleur goût. Reposant son verre, elle porta son regard sur le décor. C'était aussi pitoyable qu'à l'extérieur … pire même, si l'on prenait en compte le barman et les gusses qu'il servait. Alors, sur sa droite, la blonde remarqua pour la première fois depuis son arrivée, un homme, seul, lui aussi installé au comptoir. Devant lui, une bière à moitié vidée. Avec sa veste en cuir marron, sa barbe curieusement taillée et sa coupe de cheveux hirsute, il n'avait rien de semblables avec les autres énergumènes, tirant lentement sur son cigare. Sans doute le gars à la moto isolée.

Lorsqu'Amora reporta son regard sur sa boisson, ce fut pour constater qu'à présent, elle avait un compagnon de discussion … pour son plus grand déplaisir. L'un des motards, un type bedonnant mais aux bras épais comme des troncs d'arbre et couverts de tatouages, s'était rapproché d'elle, lui adressant un sourire aussi lubrique qu'idiot. Face à cela, la blonde roula des yeux, tout en soupirant.

« Manquait plus que ça …, marmonna-t-elle.

- Alors, on aime le cuir et le noir à ce que je vois, annonça-t-il, tout fier de lui, sur un ton de lourdingue. Ça tombe bien, moi aussi.

- Ecoute-moi bien ma belle … j'vais nous faire gagner du temps à toutes les deux et t'épargner quelques ecchymoses au passage, lui répondit l'asgardienne d'un ton tranchant en le fixant dans les yeux. Je. Ne. Suis. Pas. Intéressée ! »

S'en suivit un long silence dans le bar … au point que l'on pouvait à présent y entendre les mouches voler, ainsi que quelques raclements de pieds de chaises sur le parquet fatigué.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Arizona Dream (feat. Logan)   Jeu 5 Juil 2018 - 22:34
Arizona Dream


Je suis dans ce bar depuis maintenant... Cinq heures... Trente-sept minutes. Et... Ah: Trente-huit minutes. Je peux vous assurer que des bouibouis qui puent la pisse et la sueur, j'en ai visité un paquet. Mais celui là? Il atteint la note admirable de cinq pots d'échappement sur cinq dans le guide du motard qui fouette.

Si je bois l'une des pires bières de ma vie - même celles partagées avec Kitty étaient moins dégueulasses, et pourtant, y avait une absence de niveau assez flagrante - dans un bouge infâme et ce, pour la septième fois, c'est pour une simple et bonne raison. Le Kick.

Le kick est une drogue spécifique. Elle n'affecte que les personnes dotées d'un gène X actif. Les mutants, si vous préférez. Quand New-York était encore une ville où l'on pouvait vivre, cette substance a été mise en circulation. Et son nom est rapidement devenue une évidence tant le coup de pied au cul que ça vous mettait vous secouait. Puis ça a disparu. Parce qu'une équipe dont l'emblème est une jolie croix avait fait le nécessaire. Malheureusement, un dérivé est en train de faire son apparition sur la côte Ouest du pays, et on ne peut pas laisser faire cela.

Plusieurs des "nôtres" sont morts à cause d'overdose. Je n'ai pas envie que cela se reproduise. Pour des raisons évidentes, je suis celui qu'on a mis sur cette mission. Parce qu'il va falloir faire des choses vraiment pas belles, à des gens vraiment pas bien. Et être ensuite capable de dormir avec sa conscience qui fait du foin. J'ai donc remonté une piste qui m'a fait passer par une fête sur la plage. Puis par un marché aux poissons. Puis par plein d'autres étapes dont je n'ai pas envie de parler ici. Pour finalement arriver dans cet établissement.

Normalement, le dealeur - ou la dealeuse, ne soyons pas étroit d'esprit - doit venir ici. Aujourd'hui. Pour récupérer une lourde cargaison de Kick. Comment je le sais? Les magiciens ne révèlent jamais leurs secrets. Surtout quand ils impliquent de sectionner quelques phalanges. Bref. Me voici donc attablé depuis bien - trop - longtemps, à attendre l'arrivée d'un potentiel revendeur. Mais aussi d'un dealeur.

Et à quoi j'ai droit? Au gang de bikers. Histoire de parfaitement cadrer avec le décor. Cela fait je ne sais pas combien de temps qu'ils sont là. Ils m'ignorent. C'est parfait. Je ne veux pas leur parler. Ou les frapper. Pour l'instant. Malheureusement, comme dans toute mission qui peut se passer "normalement" et rapidement, un élément perturbateur vient faire son apparition.

Une jeune femme. Blonde. Etrangement habillé étant donné la chaleur qu'il fait! Moi-même, j'ai tombé ma veste, ma chemise à carreaux, pour simplement rester en débardeur blanc et en jean, mais revenons-en à la petite bombe qui risque de tout faire péter et fuir ma proie.

Elle vient de se faire deux amis. Le barman, dans un premier temps, en s'adressant à lui comme s'il était son chien, puis le Don Juan qui est allé tenter sa chance avec elle. Comme si y avait moyen, rhalala... La réponse formulée par la blondinette jette comme un gros froid dans l'établissement. Et je sens que ça va partir en sucette. Et faut pas que ce soit le cas. Faut que les choses soient normales pour que mon gars se pointe!

C'est la raison pour laquelle, je prends appui sur le mobilier devant moi et me redresse. J'attrape au passage mon petit chapeau de cow-boy que je mets sur la tête et me déplace lentement en direction du biker. Ce dernier est passablement énervé de s'être pris un vent, mais soyons francs: elle et lui ne jouent clairement pas dans la même catégorie.

- Pour qui tu te prends, pétasse? Tu crois pouvoir débarquer dans mon bar...
- C'est mon bar, Joe, précisa le barman.
- Toi, ta gueule, vociféra le motard en pointant du doigt l'homme derrière son comptoir. Puis il reporte son attention sur la demoiselle. J'disais quoi déjà? Ah oui! Tu te pointes dans mon bar, et tu penses que tu vas pouvoir t'en aller sans que tous mes potes et moi t'ayons bai...

- Hey. Oui, non, je le coupe avant que ça n'aille trop loin. Je peux supporter pas mal de truc, mais ce genre de propos, c'est pas ma tasse de thé.

- Attends deux minutes poupée...
Le gars se retourne. Il a des bras énormes! On dirait ceux de Piotr. En poilu. Et plus grassouillet. Qu'est-ce'tu veux, le nabot?

Je lève lentement la tête vers le gars, qui est maintenant dos à la femme à qui il parlait. Réajustant mon chapeau, je tire une bonne grosse latte sur mon cigare, puis je crache la fumée au visage du type, qui y voit donc ici l'offense que je lui fais.

- J'attends quelqu'un. Donc si tu pouvais éviter de saigner partout, ce qui risque d'arriver si tu te tiens pas tranquille, ça m'arrangerait. Car la personne que je veux voir est plutôt...
Je marque une pause... timide?

Hey? Et si celui - ou celle - que j'attendais, c'était la femme derrière le gros gars! Pour en avoir le coeur net, il faudra donc que je puisse aller m'adresser à elle directement. Mais on dirait bien que "Joe", n'est pas d'accord.
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MessageSujet: Re: Arizona Dream (feat. Logan)   Ven 6 Juil 2018 - 15:34
Et voilà … son ego froissé, et ne sachant pas véritablement à qui il avait à faire, le motard s'emporta face à la réflexion de la blonde, convaincu de sa supériorité tant physique que numérique. Et forcément, un biker qui voit rouge, c'est un biker qui devient grossier. Si bien qu'Amora ne fut pas réellement étonnée de se voir affublée d'un nouveau nom d'oiseau 'exotique'. Et le pire dans tout ça, c'était qu'à présent que ce tas de merde s'était mis à vociférer de rage, il faisait pleinement profiter à l'asgardienne de son haleine de chiotte, inspirant chez la dame une expression de dégoût … totalement dépourvue de la moindre trace d'inquiétude ou de peur.

Face à l'un des propos du fameux Joe, le barman se sentit obligé d'intervenir, cherchant à recadrer le colérique, qui le rembarra aussi sec. Pourquoi est-ce que quand un homme disait à un autre de ne pas insister, cela fonctionnait dés la première semonce, alors que quand c'était une femme qui le disait à un autre homme … l'effet escompté était rarement obtenu ? Ah … et comme s'y était attendue la magicienne, à présent, le balourd impliquait le reste de sa bande dans cette petite histoire … tellement original et courageux. Une moue dépitée par toutes ces menaces plus ridicules les unes que les autres, Amora était sur le point de répliquer sèchement lorsque le loup solitaire de la taverne intervint. Ce dernier s'était rapproché, interrompant le biker dans sa menace avant qu'il n'ait l'occasion de la prononcer dans sa totalité. Dommage, ça aurait pu être drôle.

Quoi qu'il en fut, cette irruption dans la conversation déplut particulièrement au molosse bedonnant qui à présent, portait toute son attention sur le type en marcel qui maintenant, portait également un chapeau de cowboy. Joe le dépassant facilement d'une bonne tête, le toisa de son regard haineux et imbibé de bière, que toute forme d'intelligence avait déserté depuis des années. Silencieuse, Amora se tourna légèrement sur sa chaise, afin de pouvoir suivre la scène, intriguée et un sourire en coin. Ce type avait des couilles, c'était le moins que l'on pouvait dire … venir de frotter à un loubard de ce style, escorté de toute sa bande … soit il était suicidaire, soit il avait un atout dans sa manche. Sachant parfaitement que l'habit faisait rarement le moine, l'asgardienne misa d'avantage sur la seconde possibilité.

Déjà, dans le fond gauche du bar, les potes de Joe s'étaient levés de leur chaise, ou avaient mis un terme à leur partie de billard sans pour autant reposer leur queue. Tous sans exception, observaient à présent la scène, n'attendant sans doute qu'un seul geste ou mot pour intervenir et rendre cette confrontation bien plus déloyale. Pendant que les deux coqs se regardaient en chien de faïence, Amora soupira d'ennui, tout en levant les yeux au ciel. Dans un même temps, elle pivota une nouvelle fois sur sa chaise, histoire de faire face au bar. Elle but par réflexe une nouvelle gorgée de sa boisson, avant de se rappeler tout en grimaçant que ce n'était pas une expérience à renouveler. Elle eut alors largement l'occasion de s'attarder sur le décor de l'établissement, alors que d'une oreille attentive, elle suivait la suite de l'échange dans son dos.

Avec un calme et une froideur qui en auraient désarmé plus d'un, le solitaire répondit à la question de Joe, en profitant au passage pour lui glisser une menace des plus explicites. Ainsi donc, lui était ici pour une rencontre. Décidément, ce taudis avait l'art d'attirer les foules pour des raisons à chaque fois différentes de son activité de base. Ceci dit … vu la gueule des occupants et le goût de la bière … il n'y avait rien d'étonnant à cela.

Plissant son regard perçant, Amora fixa un détail parmi l'amas grotesque de conneries accrochées sur les murs de ce bouge. Entre les animaux endémiques empaillés, les crânes de buffle, les pièces de motos et autres images pornographiques et enseignes lumineuses à moitié fonctionnelles, elle repéra un vieux coyote assis sur une étagère, son pelage délavé par les années, un calumet coincé entre les crocs. Voilà d'où venait le nom de ce bar ! Voilà ce qu'elle cherchait !

Mais lorsqu'elle s'apprêta à se lever, prête à passer à l'action pour prendre ce qu'elle était venue chercher, la bagarre éclata derrière elle.

Le gros Joe avait vraisemblablement ouvert les hostilités d'après le beuglement que l'asgardienne l'avait entendu pousser. Pourtant, à présent, il venait de s'écraser lourdement à côté d'elle, la tête à moitié sonnée sur le comptoir. Amusée, Amora lui adressa un sourire moqueur, tout en prenant sa chope de bière dans une main.

« N'insiste pas … je ne suis pas intéressée, je te l'ai déjà dit », lui annonça-t-elle sur un ton taquin.

Du bout de l'index au milieu de son front, elle le repoussa lentement, jusqu'à le faire s'affaler sur le sol, à moitié inconscient. Puis, elle se tourna vers l'homme qui avait pris sa défense. Il affichait un air particulièrement hostile : les sourcils froncés, le regard aiguisé et les lèvres légèrement retroussées, la respiration lourde et les poings serrés. A priori, il savait se battre vu la vitesse avec laquelle il s'était débarrassé de Joe … et il savait frapper pour mettre une montagne pareille à genoux. Un sourire en coin, Amora s'accouda dos au bord du comptoir, se cambrant légèrement en arrière à l'intention du barman, qui déjà commençait à vouloir calmer le jeu, connaissant sans doute très bien ses clients habituels, et la manière dont ils réagissaient face à ce genre de provocation.

« Attends … laisse faire …, lui dit-elle calmement et à mi-voix, sans quitter le solitaire du regard, son indéfectible sourire toujours présent.

- Vous plaisantez ?! Ils vont le tuer !, paniqua légèrement le barman.

- Je tiens le pari.

- Quoi ?!, réagit-il avec incompréhension et stupeur.

- S'il gagne … je repars avec le calumet que l'horrible chose morte tient dans sa gueule sur l'étagère derrière nous.

- Et s'il se fait massacrer ?, s'osa le type avec hésitation.

- Tu gardes le cabriolet garé devant », annonça l'asgardienne sortant les clés de sa poche arrière pour les poser sur le zinc.

Le barman récupéra les clés d'un geste vif, n'ayant même pas hésité une fraction de seconde. Visiblement, l'accord tenait, pour le plus grand amusement de l'ensorceleuse qui s'était à présent redressée, fixant de nouveau son 'poulain'. D'un geste de la main tenant la pinte, Amora lui indiqua avec amusement la direction dans laquelle le reste de la bande se trouvait. Ses membres se rapprochaient, et à en juger par leur attitude et leurs regards, ce n'était pas pour parler de layette.
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MessageSujet: Re: Arizona Dream (feat. Logan)   Ven 6 Juil 2018 - 21:50
Arizona Dream


Dans un univers parallèle, il m'est possible d'entrer dans un bar sans avoir à me battre avec la majorité - ou la totalité- des occupants. Mais bon, je vis dans cette réalité, et je n'ai donc pas cette chance. Le fameux "Joe" n'a pas vraiment apprécié que je m'adresse à lui de cette manière. C'est pourquoi il ouvre les festivités. Son premier crochet me passe à quelques centimètres devant le visage, car un léger recul me permet d'esquiver se premier assaut sans trop d'effort. Il est emporté par son élan, j'ai juste à lui mettre un coup de pied au cul pour qu'il aille s'affaler sur le bar, juste à coté de la demoiselle qu'il importunait.

Visiblement plus secoué que ce que je pensais, il est dégagé du bout de l'index avec délicatesse par la jeune femme. Il reste assis, semi-inconscient. Malheureusement, ce genre de gars, c'est assez courageux pour s'en prendre à une femme ou se déplacer uniquement en compagnie de toute une meute... Meute qui s'apprête à m'attaquer. Certains sortent des lames, ce qui me fait sourire. D'autres gardent en mains les queues de billards. Je fais craquer ma nuque à m'apprête à faire face à toute la troupe quand un grognement, qui vient depuis la position du fameux Joe...

J'ai été trop confiant. Le bougre s'est redressé et m'a pris en traire. Si c'est une belle raclure sans honneur, je dois avouer qu'il sait cogner. La beigne qu'il me décoche en plein visage doit me faire décoller sur deux bons mètres. Une fois à terre, j'entends le bruit des grosses chaussures de motards qui frappent le sol. Qui se rapprochent. Et qui viennent finalement me faire passer un sale moment. Je suis roué de coups, quelque chose de violent.

Pendant ce temps, Joe, titubant, retourne vers la femme qui pourrait bien être la personne que je cherchais. S'accoudant au bar, il regarde le barman. Puis la jeune femme. Puis le barman à nouveau.

- Remets m'en une.
- Comme tu veux Joe. Mais si tes gars le tuent, c'est toi qui...
- Ta gueule. Son regard se porte maintenant sur l'inconnue qui parait incroyablement détendue. On en était où ma belle?

Les compagnons de Joe pensent que j'ai eu mon compte, et rejoignent donc leur boss, me laissant quasiment pour mort. Bien, bien. Laissez à mon pouvoir mutant le temps de faire effet... Si Joe cognait comme une brute, les autres sont des petits joueurs. C'est pourquoi je peux quasiment me relever directement après que le dernier gars me quitte des yeux pour aller reluquer la cliente.

Je ne sais pas ce qu'est en train de dire le loubard, et très honnêtement, je m'en cogne, je bouscule la troupaille, qui ne réalise que trop tard ce qui se passe, pour atteindre celui qui semble être le chef, finalement. Et là, je case quelque chose que Peter m'a montré en salle des Dangers. Cela demande de la force, mais aussi un bon timing. Je ceinture donc le gros lard au niveau de la taille, et ponte en arrière. J'accompagne mon geste d'un grognement animal, faut dire qu'il pèse son poids, le bougre! Le pauvre gars finit donc sur la tête, son énorme bide et son cul volumineux rendant mon entreprise bien plus facile! L'inertie, ses jambes affaiblies, tout ça.

Parait qu'on appelle ça un German Suplex. Une des rares choses que l'on pourra porter au crédit des allemands, si c'est bien de chez eux!

Je me redresse, laissant mon adversaire du moment planté dans le sol. Un temps, je regarde la jeune femme, dont je ne connais toujours pas le nom - mais faut dire que nous n'avons pas vraiment eu le temps de nous présenter.

Me voici donc face à la horde qui vient de me frapper alors que j'étais à terre. Je ne capte même pas une once de regret dans leur regard. C'est désolant.

- Vous pouvez partir maintenant ou...


Pourquoi ils ne me laissent jamais finir mes phrases? Le premier gars, le plus proche, armé d'une queue de billard, essaie de me fracasser le crâne avec son bout de bois. Je fais simplement un pas de coté, et l'objet vient s'exploser sur le comptoir. De là, j'ai champ libre pour lui décocher un bon uppercut au niveau des côtes. Je sens que ça craque, et vu comment le gars s'affale, mon coup devait donc être bien placé.

Le barman essaie de calmer le jeu, mais je lui glisse un petit "Toi ta gueule" qui le calme directement. Il doit avoir l'habitude de ce genre de traitement. Le second qui s'approche est armée d'une chaine, qu'il fait tournoyer au-dessus de sa tête. Le temps qu'il rabatte son bras vers moi, je me suis déjà glissé trop prêt de lui et son coup part dans le vide. De là, j'ai le placement idéal pour lui caser un coup de tête qui éclate son nez qui se met à pisser le sang.

- Vous voyez? Je m'adresse au reste de la troupe. Du sang... Je rajoute un coup de genou dans les noix du gars qui se tenait le pif. Il est fini, là...

Je pensais que cela découragerait les autres - qui ne réalise toujours pas que j'étais à terre il y a même pas une minute, et que je suis maintenant en train de coller une branlée à tous ceux qui se présentent à moi - mais non.L'un d'eux se présente avec un grand couteau... Et un autre fait quelque chose d'idiot: il met la bonne femme en joue, avec une arme à feu de petit calibre. Aussi surprenant que cela puisse paraître, la blondinette semble toujours aussi détendue. Comme si ce qui se passait ne l'atteignait pas.

Pour ma part, hors de question que j'ai une mort sur la conscience aujourd'hui. Et en ce qui concerne les amputations, cela ne m'empêche pas de dormir. Le mec est pas loin. Un bras. Plus une quarantaine de centimètres. Je fais donc ce que l'on me reproche trop souvent: j'agis instinctivement.

D'un seul et unique mouvement, je lève mon bras droit et sors mes lames, tranchant la main du loubard, main qui tombe au sol sans avoir tiré de coup de feu. Le flot de sang est assez impressionnant. Celui avec la lame se rue sur moi, et là, y a plus de pitié. Les lardoires de ma main gauche jaillissent et viennent de planter en plein milieu du front du gars. Mort instantanée.

Je sais pas ce que baragouine le barman, et je m'en fous. L'autre, là, assise au bar à boire sa pisse chaude... Elle est pas normale, loin de là. Trop chic, trop classe, trop décontractée pour ce genre d'endroit.

On dirait que le reste de la bande a compris, et décide de ne pas me tomber dessus.

- Cassez-vous, lançai-je avec mépris tout en rentrant mes lames, ce qui eut pour effet de laisser tomber le guignol qui y était empalé au sol.

Je tire un tabouret et viens m'asseoir à coté de la spectatrice qui a l'air d'avoir apprécié le spectacle.

- Faut qu'on cause, toi et moi. Mais avant... Je regarde derrière le comptoir. Barman. Sers-nous un truc. Mais un truc bon. Pas comme la merde que je me force à boire depuis des heures...

Voila. Je peux désormais reporter toute mon attention sur ma potentielle dealeuse de Kick.



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MessageSujet: Re: Arizona Dream (feat. Logan)   Sam 7 Juil 2018 - 17:43
Finalement, le fameux Joe parvint à récupérer ses esprits, se relevant et s'appuyant de toute sa masse sur le rebord du comptoir, faisant grincer le bois sous l'effort. Durant ce temps là, le chevalier servant improvisé d'Amora avait maille à partir avec le reste de la bande, qui déjà, s'était rapprochée pour venger leur pote. Mais finalement, ce fut la barrique qui retourna à la charge, prenant son adversaire par surprise et lui décrochant une droite de titan, expédiant au sol le loup solitaire d'un violent crochet, ce dernier retombant lourdement sur le parquet poussiéreux. Sans plus attendre, le reste de l'équipe alla le rouer de coups, telle une bande de charognards passant à l'assaut à présent qu'il n'y avait plus de risque : la curée était lancée.

A présent débarrassé de son emmerdeur, Joe revint au bar, et suite à quelques amabilités échangées avec le barman et une nouvelle bière commandée, le maniaque du guidon reporta une nouvelle fois son attention sur l'asgardienne, retentant sa chance avec un numéro de charme local. Suivant la scène qui était en train de se dérouler sous ses yeux, la blonde ne prêta même pas attention à lui, affichant une mine dubitative. Les rixes qui éclataient dans des tavernes étaient monnaie courante sur Asgard, elles étaient comme un élément incontournable du décor. En revanche, l'honneur y était toujours présent. Ici … il n'était point question de tout ceci. L'honneur était le grand absent de cette histoire.

« Nous n'en étions nulle part …, répondit finalement Amora sans même le regarder, d'un ton plein d'ennui. Je te l'ai dit : tu n'es pas mon style. »

Devant cette réponse jugée sans doute trop insolente, Joe s'empourpra, vidant nerveusement et d'un seul trait plus de la moitié de sa pinte, avant de la reposer en faisant claquer le bock sur le zinc. Alors, Amora lui offrit un sourire plein de satisfaction, au grand étonnement du motard, qui soudain fut ceinturé par son adversaire de nouveau sur pied, et projeté en arrière cul par dessus tête dans un effort digne d'un lutteur de compétition.

Suivant la scène du regard, la magicienne afficha un sourire en coin bien plus large en voyant son champion de nouveau debout. Oui, celui-là était spécial. C'était indéniable. En plus d'être fort comme un grizzly, il semblait ne porter aucune trace des coups précédents. Pourtant, elle l'avait vu être passé à tabac par tous ces types. Et maintenant, il était encore debout, intact, prêt à en découdre. D'un rapide coup d’œil au barman, elle mit la pression à celui-ci. Une manière de rappeler à ce dernier leur accord passé. D'un ton rude, le solitaire intima au reste de la bande de partir. Mais ces derniers, trop stupides pour analyser les détails les plus évidents, et convaincus de leur force, n'en firent rien. Au contraire, devenant plus menaçant que jamais, ils se ruèrent sur leur adversaire.

Un nouveau gars fut envoyé au tapis, avec quelques côtes en moins. Un coup placé avec génie, selon l'asgardienne, qui avait légèrement ri en entendant le son de l'os de brisé sous le poing du redoutable guerrier. Le barman tenta bien de calmer le jeu, comprenant sans doute qu'il n'avait pas misé sur le bon cheval. Mais c'était trop tard. Les jeux étaient faits. Si bien que le combat se poursuivit, le poulain d'Amora esquivant chaque coup, avant de contre-attaquer avec brio à chaque fois.

Mais, les choses s'envenimèrent … du moins, d'apparence. Alors qu'un nouveau biker s'approchait de son rival avec une lame, un second braqua une arme à feu en direction de l'asgardienne. A quoi jouait-il ce gros naze ? Face à cette tentative primitive de faire basculer la situation, Amora leva les yeux au ciel avec un long soupir, sans pour autant être inquiétée. Alors, avec une dextérité surhumaine et un sang froid hors norme, le type en marcel blanc frappa de taille, une rangée de lames acérées surgissant de son poing pour venir trancher net la main qui tenait le flingue. Privé de son membre, le tireur tomba à genoux, hurlant de douleur, tout en tenant son moignon de sa seule main restante, dans une pitoyable tentative de stopper l'hémorragie. Sous le choc, la plus part des motards reculèrent, alors qu'Amora observait le minable amputé avec délectation, avant de reposer sa pinte sur le comptoir et de faire un pas en avant en direction de l'homme muni de griffes de métal.

Quand le motard au couteau tenta de venger son pote, il finit avec une nouvelle rangée de lames plantée dans le front, figé dans sa charge, raide mort. Intéressant … ce type était vraiment très intéressant. Amora ignora totalement ce que venait de dire le barman. Sur un ordre des plus directs, le champion de la dame déconseilla aux autres de poursuivre. Face au massacre qui venait d'avoir lieu, aucun n'insista, finissant par reculer, abandonnant leur mort et leurs blessés.

S'approchant de la blonde, le grand vainqueur tira un tabouret vers lui, la toisant d'un regard sévère qui pourtant, n'intimida nullement l'asgardienne. Il voulait discuter … excellent. D'un geste de la main, elle l'invita donc à se joindre à elle. Lorsque le barman encore tout tremblotant leur apporta deux verres et une bouteille de whisky, elle ne le regarda même pas, ses yeux totalement focalisés sur le type dont les poings ruisselaient encore de sang. Pourtant, un bras accoudé sur le comptoir, Amora présenta une main au barman et d'un geste rapide des doigts, elle lui indiqua qu'il lui devait plus qu'un verre. Dans un soupir, il fouilla alors dans la poche arrière de son pantalon, en sortant les clés du cabriolet qu'il reposa dans la main de la magicienne. De nouveau, l'asgardienne réitéra le geste.

« Vous êtes sérieuse ?, demanda-t-il dans un nouveau soupir.

- Tu ne voudrais pas le contrarier, n'est-ce pas ?, répondit-elle simplement, tournant cette fois-ci son regard vers le barman, tout en désignant d'un signe de tête son voisin.

- Bon … ok … j'vais vous chercher ça », finit-il par accepter, visiblement résigné.

Ses clés rangées, Amora reporta son attention sur l'homme assis à côté d'elle, lui adressant un sourire plein de satisfaction. Sans hésiter, elle lui tendit une main. Le sang n'était pas le genre de chose qui l'effrayait … elle avait déjà vu bien pire.

« Sarah Hagen. Vous voir en action fut un véritable plaisir … Wolverine. »

Car oui, elle l'avait reconnu. Pas dans un premier temps. Mais, lorsqu'il avait fait surgir ses lames d'adamantium, elle avait fait le lien avec les autres détails qu'elle avait relevés plus tôt : ses capacités martiales et sa faculté à encaisser les pires coups sans broncher. La suite n'avait pas été bien difficile. Les présentations faites, l'asgardienne se saisit de la bouteille, remplissant alors les deux verres, avant de saisir le sien et de le lever devant elle.

« Comme tout le monde, j'ai beaucoup entendu parler de vous … mais vous voir à l'œuvre de mes propres yeux, je dois bien avouer que c'est autre chose. Alors … effectivement, je crois qu'il 'faut qu'on cause' »
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MessageSujet: Re: Arizona Dream (feat. Logan)   Jeu 12 Juil 2018 - 21:32
Arizona Dream


On m'a rarement confondu avec d'autres personnes. Peut-être une fois ou deux avec Hank, avant que sa mutation ne lui donne l'apparence qu'il a aujourd'hui. On avait le même style de coup de cheveux. Donc pas impossible que dans la pénombre, Summer ou même Ororo aient pu nous confondre.

Mais là, je me retrouve face à une inconnue qui sait qui je suis - les griffes, sans doutes. Enfin, l'inconnue n'en est plus vraiment une, puisqu'elle me dit son nom. Tout en me tendant la main, comme si le sang qui tentait les miennes ne la dérangeait en rien. L'essuyant donc sur le haut que je porte - je ne suis pas un animal. Enfin, pas trop - je lui serre donc la paluche. Mais je ne la lâche pas. Ni sa main, ni du regard.

Si elle me connait, elle sait de quoi je suis capable. Et elle vient de me voir à l'oeuvre. Le fait qu'elle soit si étrangement détendue... Y a un truc qui cloche avec cette femme. Je ne sais pas encore quoi. Cet air qu'elle affiche. Je n'arrive pas à définir s'il s'agit de satisfaction, de joie, de... Elle a simplement l'air de passer du bon temps.

Je finis par desserrer ma poigne pour me saisir du verre de whisky. Je vois le barman en train d'aller placer une chaise sous une étagère poussiéreuse pour y récupérer un truc vraiment particulier. Particulièrement moche serait en fait le terme le plus adéquat. Il revient avec l'objet, silencieux, qu'il dépose sur le comptoir avant d'être sommé de quitter les lieux.

- Je... Je suis derrière, si vous avez besoin de quoi que ce soit...

- C'est ça, ponctuai-je sans vraiment prêter attention à ce que disait le bonhomme. Il disparait donc de notre champ de vision, pour nous laisser seuls. Enfin, "seuls"... C'est si on ne tient pas compte de Joe, dont le crâne est encore bien appuyé contre le sol, de Marvin - je ne sais pas si c'est son nom, mais ça lui va bien - qui est lui aussi à terre, avec trois trous au milieu du front, et de la main de Luis.

Accoudé au bar, je descends le verre qui m'a été offert en une seule fois avant de le reposer. Je toise la personne à coté de moi. Je viens appuyé mon menton sur le dos de ma main, fronçant les sourcils. Et je finis par prendre la parole - ce qui est utile, quand on veut causer.

- J'comprends pas. T'es trop classe pour cet endroit. Et vu la pisse qu'on y sert, c'est pas pour la boisson que tu viens. Je regarde vite fait l'affreux bibelot sur le comptoir, laissé par le barman quelques secondes plus tôt. Et ça... même moi qui n'ai pas un gout prononcé pour la décoration, je peux te dire que je m'en servirai même pas pour décorer mes chiottes.

Je me gratte la base de la nuque, avant de croiser mes bras sur la poitrine.

- Tu vois un mec en découper d'autres, et tu ne pars pas. Tu te présentes à lui, lui serrant la main, tout ça... Je tourne la tête vers elle, arrêtant de la regarder du coin de l'oeil. Donc je n'ai qu'une question: pourquoi t'es là?

Cela ne marche jamais. De quoi? Bah poser une question afin d'obtenir une réponse. Ce serait trop simple. Et ce qui serait trop simple, c'est que cette fameuse Sarah Hagen soit ma dealeuse. Faut pas être con pour comprendre que si t'as Wolverine aux trousses et que tu marchandes une drogue qui n'affecte que les mutants, t'es mal barré, toute mignonne que tu puisses être.

Donc la probabilité pour qu'elle soit la personne que je recherche s'éloigne de plus en plus. Mais quelque chose... Quelque chose que je ne peux expliquer. C'est pas que ça m'attire. Mais de façon inexplicable, donc, la présence de cette femme dans ce bouge infâme attise ma curiosité.



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MessageSujet: Re: Arizona Dream (feat. Logan)   Sam 14 Juil 2018 - 13:14
L'ambiance dans le bar était redescendue aussi rapidement qu'elle était montée. C'était souvent ce qui arrivait quant on laissait derrière soi un type refroidi, une main tranchée et le leader du groupe local en piteux état. Pourtant, tout ceci n'avait aucunement détérioré la bonne humeur de l'asgardienne. C'était même tout le contraire. Si en arrivant ici, elle était plutôt morose, avec cette petite bagarre et sa rencontre avec Wolverine, Amora avait retrouvé le sourire. D'autant plus qu'elle avait fini par mettre la main sur ce qu'elle était venue chercher. Finalement, les Nornes avaient peut-être fini par lui lâcher la grappe.

Face à la main tendue de la blonde, le canadien l'inspecta d'un coup d’œil aussi rapide que sceptique, avant de finalement la saisir, tout en ayant au préalable essuyé grossièrement sa propre main pour en retirer le sang de son dernier massacre.

Pour la plus grande satisfaction de l'Enchanteresse, le barman revint, déposant à côté d'elle l'animal empaillé, avant qu'elle ne le congédie d'un geste de la main, sans même prendre la peine de lui adresser un regard, trop occupée qu'elle était à observer son nouvel interlocuteur. D'une traite, celui-ci but son verre. Suivant la cadence, la blonde fit de même, amusée. Pour elle, cette alcool était tout aussi corsé qu'une tisane. Dans la foulée, elle saisit une nouvelle fois la bouteille laissée là par le barman, et remplit les deux verres.

Et enfin … le Wolverine se décida à parler, sans pour autant perdre son air taciturne et peu commode. Accoudé au bar, fixant depuis un bon moment les étagères couvertes de bouteilles plus ou moins entamées, il lançait par moment des regards en coin à sa voisine. Il lui fit alors part de ses hypothèses. Il avait raison sur un point : Amora n'était pas à sa place ici. Elle faisait clairement tâche dans le décor … ce qui était un comble lorsque l'on savait qu'elle était sans doute l'élément le plus propre de ce bouge immonde. D'un coup d’œil dédaigneux au coyote, le mutant fut également savoir qu'il ne comprenait pas ce qu'elle trouvait d'attirant à cette horreur. En réponse, la magicienne se laissa aller à un rire léger. Finalement, il ne savait pas que taper et trancher … il savait également réfléchir. Un point que le démarquait du reste des occupants de ce taudis. Le fait que la boucherie précédente n'avait pas fait fuir la blonde n'avait pas non plus échappé au canadien, qui finit par se tourner vers elle. Dans son regard, elle pouvait y voir tant le fait qu'il était circonspect que le besoin de réponse. Il voulait connaître les raisons qui l'avait conduites ici.

Vidant son second verre avec la même vitesse que le premier, Amora le reposa une fois vide sur le comptoir, avant de reporter son attention sur le mutant. Elle lui adressa un sourire charmeur, une habitude chez elle, tout en venant caresser d'une main la tête de l'animal mort.

« Tu vas le vexer, annonça-t-elle avec amusement. Il n'est pas rare que les animaux sauvages attirent les jolies jeunes femmes … n'est-ce pas ? »

Avec précision, l'ensorceleuse attrapa entre ses doigts la mâchoire du coyote. D'un geste sûr, elle la brisa, libérant par la même occasion le calumet qu'elle eut alors tout le loisir de récupérer. Ne prêtant plus attention à la boule de poils, la magicienne reporta toute son attention sur la pipe, faisant courir sur sa surface sculptée ses doigts délicats. Oui … elle pouvait la sentir … cette magie si particulière qui habitait encore ce talisman. Alors, la blonde afficha un sourire satisfait.

« Mais … tu as raison. A quel sujet ? Tous à dire vrai », poursuivit-elle sans lâcher du regard l'artefact qu'elle tenait à la hauteur de ses yeux.

Sans perdre son sourire, l'asgardienne  reposa le calumet sur le comptoir, avant de jeter un regard presque moqueur à Joe, toujours affalé à même le sol. Enfin, elle reporta son attention sur le canadien, son sourire s'étirant.

« Si je suis venue ici, ce n'est ni pour le décor, ni pour les clients, ni pour l'alcool … ni pour l'ambiance. Mais bien pour ceci. »

Du bout de l'index, elle tapota l'artefact.

« Je suis collectionneuse. Et crois-moi … ils n'avaient pas conscience de ce qu'ils possédaient ici … »

Alors, Amora fit quelques pas en avant, réduisant la distance la séparant de Logan, sans le quitter du  regard, ni cesser de lui sourire.

« … tout comme je n'avais pas idée de ce que j'y trouverais », conclut-elle d'un timbre chaleureux et sensuel.

C'était indéniable. Jamais Amora n'aurait imaginer trouver dans cet endroit et en ce jour un guerrier aussi redoutable. A bien y réfléchir, il avait sans doute bien plus de valeur que le bibelot mystique posé sur le comptoir … bien que leur fonction n'était pas la même. Mais Wolverine restait un combattant d'exception : virtuellement indestructible, doté d'arme que presque rien ne pouvait arrêter … D'une certaine façon, il lui rappelait ce brave Skurge. Oui … ce mutant pourrait faire un excellent garde du corps, il n'y avait aucun doute là-dessus.

Toujours aussi proche de Logan, l'Enchanteresse conserva son sourire, son regard émeraude toujours intensément plongé dans celui beaucoup plus sombre du canadien.

« Et toi ? Ne me dis pas que tu es simplement venu ici pour casser du bouseux. »
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Arizona Dream (feat. Logan)

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